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lundi 4 novembre 2024

Monsieur Aznavour


Monsieur Aznavour
 
Fils de réfugiés, petit, pauvre, à la voix voilée, on disait de lui qu'il n'avait rien pour réussir. À force de travail, de persévérance et d'une volonté hors normes, Charles Aznavour est devenu un monument de la chanson, et un symbole de la culture française. Avec près de 1200 titres interprétés dans le monde entier et dans toutes les langues, il a inspiré des générations entières.
 

Monsieur Aznavour
Réalisation : Grand Corps Malade, Mehdi Idir
Scénario : Grand Corps Malade, Mehdi Idir
Musique : Varda Kakon
Production : Kallouche Cinéma, Mandarin et Compagnie
Genre : Biographie
Titre en vo : Monsieur Aznavour
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français, arménien, allemand, anglais
Date de sortie : 23 octobre 2024
Durée : 133 mn

Casting :
Tahar Rahim : Charles Aznavour
Camille Moutawakil : Aïda Aznavour
Bastien Bouillon : Pierre Roche
Marie-Julie Baup : Édith Piaf
Hovnatan Avédikian : Misha Aznavourian
Petra Silander : Ulla Thorsell
Ella Pellegrini : Micheline Rugel
Lionel Cecilio : Gilbert Bécaud
Victor Meutelet : Johnny Hallyday
Sharon Mann : l'interprète
Rupert Wynne-James : Frank Sinatra
Tiffany Hofstetter : Kimberly
Elisabeth Duda : Jeanne
Anaïs Spinelli-Herry : Michèle Mercier
Gulia Avetisyan : Mélinée Manouchian
Tigran Mekhitarian : Missak Manouchian
Cécile Auxire-Marmouget : Régine
Roxane Barazzuol : Seda Aznavour, jeune
 
Mon avis :
 Comme il est de coutume de le dire a chaque fois que j’aborde le cas des biopics, je ne peut m’empêcher de souligner le fait que je ne suis pas vraiment fan du genre, préférant, de loin, un bon reportage consacré a telle figure historique ou autre qu’un quelconque long métrage qui, fatalement, ne pourra que nous présenter une version pour le moins romancée de celle-ci. Bien entendu, comme il est de coutume de le souligner en certaines occasions, alors que je ne suis pas fan du genre, il m’arrive, parfois, de tomber sur certains longs métrages qui, en toute franchise et a ma grande surprise, s’avère être de véritables petites réussites. Vous l’avez compris, dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, force est de constater que, dans l’ensemble, j’ai été plus que ravis par ce biopic dont, en toute franchise, je n’attendais ni monts ni merveilles. Alors certes, Charles Aznavour est un véritable monument de la chanson française et certains pourraient me rétorquer qu’une telle figure de la scène musicale méritait un film. Ce n’était pas forcément mon idée, surtout en raison de ce que vous ai dit précédemment, cependant, après visionnage de ce Monsieur Aznavour, comment ne pas reconnaitre que oui, nous avons bel et bien affaire a un bon film et que oui, le pari du sieur Grand Corps Malade qu’il est, selon moi, inutile de présenter, est plus que réussi. Car bon, comment dire, malgré le coté un peu conventionnel de la chose et qui est plus ou moins lié au genre lui-même, malgré le fait que, sans grande surprise, on aura droit a une présentation attendue des moments les plus importants de la vie du sieur Aznavourian, de ses débuts bien difficiles a la gloire international en passant par sa rencontre avec la grande Edith Piaf, ses premières tournées peu enthousiasmantes, l’arrivée du succès a force de travail et ses propres drames personnels, Monsieur Aznavour s’avère être un film plutôt captivant, franchement captivant même et qui, curieusement, a de quoi vous tenir en haleine de la première à la dernière minute. Une franche surprise, donc, surtout pour un genre bien trop conventionnel en temps normal. Les raisons ? Disons qu’elles sont multiples : il y a, bien évidement, la mise en scène du duo composé par Grand Corps Malade et Mehdi Idir, que l’on peut qualifier de sans faute, mais aussi, la fascination en découvrant la vie de cet homme décidément pas gâté par la nature et qui, a force de travail et d’abnégation, est devenu un véritable monument de la chanson. Mais ce n’est pas tout, ainsi, s’il est difficile de ne pas être emballer par les différents tubes de Charles Aznavour qui parsèment les deux heures que dure ce film, comment ne pas s’incliner bien bas devant l’excellence de la prestation d’un Tahar Rahim inspiré comme jamais et en état de grâce ? En toute sincérité, celui-ci, entièrement habité par son rôle, démontre définitivement qu’il est davantage qu’un simple bon acteur ! Bref, vous l’avez compris, d’un simple biopic dont je n’attendais pas grand-chose, Monsieur Aznavour est devenu, à mes yeux, un excellent film dont je n’ai pas regretté le visionnage une seule seconde, ce qui, en toute franchise, était loin d’être gagner. Au point même que je finisse par considérer celui-ci comme étant un des meilleurs longs métrages de cette année 2024 ? Ma foi, pourquoi pas !?
 

Points Positifs
 :
- Un excellent biopic, maitrisé de bout en bout, terriblement captivant et qui nous permet de mieux connaitre voir, tout bonnement, de découvrir une partie notable de la vie de celui qui est un des plus grands noms de la musique française du vingtième siècle, je veux, bien entendu, parler de Charles Aznavour !
- La performance exceptionnelle, et je pèse mes mots, de Tahar Rahim, complètement habité par son rôle et qui nous propose un Charles Aznavour plus vrai que nature, au point même que cela en devient troublant par moments.
- Une bande originale tout simplement excellente, ce qui, bien entendu, est logique puisqu’on y retrouve les plus grands succès du sieur Aznavourian.
- Le plaisir de découvrir la vie plutôt fascinante de Charles Aznavour et si, bien entendu, certains passages de celle-ci étaient plus ou moins connus – rencontre avec Edith Piaf, origines – force est de constater qu’on y apprend pas mal de choses.
- Chapeau bas au duo composé par Grand Corps Malade et Mehdi Idir pour la réussite de ce projet qui était plutôt casse gueule au départ.
- Un casting de qualité qui, bien entendu, n’est pas pour rien dans la réussite de ce film.
- Photographie, décors, costumes, ma foi, il n’y a rien à redire et l’on a l’impression de replonger dans une bonne partie de la seconde moitié du vingtième siècle.

Points Négatifs :
- Bien évidement, cela reste un biopic avec les qualités et les défauts du genre et si vous souhaitez en découvrir davantage au sujet de Charles Aznavour, il ne faut pas, bien entendu, prendre pour argent comptant tout ce que vous voyez à l’écran…
- Une conclusion un peu ratée selon moi avec ces images d’archives qui n’avaient pas lieu d’être.

Ma note : 8/10

dimanche 3 novembre 2024

Akira – Tome 1


Akira – Tome 1
 
En 2019, trente-huit ans après la Troisième Guerre mondiale, Néo-Tokyo se reconstruit et se prépare à accueillir les Jeux Olympiques l’année prochaine. Kaneda et sa bande sont des jeunes de 15 ans un peu paumés qui aiment faire des virées nocturnes en moto, se droguer et se battre contre les gangs de motards rivaux. Cette nuit n’échappe pas à la règle et le groupe s’élance à vive allure dans les rues. Soudain, en plein milieu d’une route désaffectée, un des garçons, Tetsuo, aperçoit la silhouette d’un enfant. Il tente de l’éviter et sa moto explose avant même de percuter l’enfant. Les autres jeunes hommes s’arrêtent et Kaneda assiste à un spectacle étrange : l’enfant, intact, a l’apparence d’un vieillard et un numéro 26 tatoué dans la paume de sa main. Soudain, ce dernier se met à devenir transparent jusqu’à disparaître. C’est alors que l’armée, qui semble à la poursuite du gamin, débarque à son tour et embarque Tetsuo, gravement blessé. Le lendemain matin, Kaneda et les autres membres du gang ont le droit à un sermon musclé par le directeur de leur centre d’apprentissage professionnel en mécanique et au prof de sport qui leur assène quelques coups de poing pour leur apprendre la discipline. Ils n’ont pas de nouvelles de Tetsuo mais l’enfant au corps de vieil homme va refaire surface. Quant à Tetsuo, il se réveille dans un hôpital de l’armée avec des pouvoirs étonnants après qu’on l’a opéré pour lui trafiquer le cerveau. Loin de se soumettre comme les autres cobayes, le jeune homme décide de s’évader de manière sanglante, et va utiliser ses nouveaux dons pour se faire respecter, n’hésitant pas pour cela à tuer tous ceux qu’il croise...
 

Akira – Tome 1
Scénariste : Katsuhiro Otomo
Dessinateur : Katsuhiro Otomo
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Fantastique, Anticipation
Titre en vo : Akira – vol 1
Parution en vo : 14 septembre 1984
Parution en vf : 01 juin 2016
Langue d'origine : Japon
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 362
 
Mon avis :
 Si cela fait sensiblement trois décennies que je connais Akira, le manga culte du grand Katsuhiro Otomo, et si je la qualifie depuis longtemps, donc, de pur chef d’œuvre – ce qu’elle est, la chose est claire – jusqu’à aujourd’hui, je ne la connaissais que par sa version colorisée, celle faite par les américains et qui fut publiée en France au tout début des années 90. Bien évidement, celle-ci en elle-même était déjà extraordinaire et, quelque part, me suffit pendant fort longtemps, or, a un moment donné, il aurait été dommage de passer a coté de la version originale, bref, du manga d’Otomo en noir et blanc, tel qu’il fut publié au début des années 80, et s’il m’a fallut bien du temps pour franchir le pas, force est de constater qu’après la lecture de ce premier tome de Akira, il apparait grandement que non seulement le plaisir est toujours au rendez vous mais qu’en plus, avec cette version en noir et blanc, j’en suis presque a redécouvrir une œuvre que je croyais connaitre sur le bout des doigts… Car oui, cette énième version de Akira, dirigée par Otomo en personne depuis le Japon, totalement identique au manga original, est un must absolu que tout fan se doit de posséder absolument. Bien évidement, rejeter la version couleur, celle qui nous aura fait découvrir Akira du temps de notre jeunesse est peut-être excessif, mais bon, a bien y réfléchir, comment ne pas reconnaitre que le noir et blanc magnifie superbement une œuvre qui flirtait déjà allègrement avec la perfection. Ainsi, sans rentrer dans les détails d’un scénario grandiose, que tout fan connait – on y suit des jeunes paumés de 15 ans qui parcourent la ville à moto la nuit pour affronter des gangs rivaux, et qui vont se retrouver dans des affaires qui les dépassent avec des expérimentations de l’armée sur des enfants porteurs de pouvoirs aussi puissants que dangereux, des révolutionnaires qui en savent beaucoup sur ces derniers et un nom, celui d’Akira, qui revient sans cesse et qui semble lié a la guerre mondiale qui eut lieue quelques décennies auparavant – et qui ira en s’améliorant au fil des volumes, il y également les dessins de Katsuhiro Otomo, d’un dynamisme et d’une précision redoutable et qui restent, encore aujourd’hui, comme étant le point d’orgue de sa carrière. Bref, un premier tome génial, tout simplement, et qui, d’emblée, pose les jalons d’une œuvre grandiose et culte qui est classée, depuis longtemps, au firmament des plus grandes bandes dessinées de l’histoire, rien que ça ! Alors, que vous soyez un vieux fan ou un parfait néophyte, n’hésitez pas une seconde et lancez vous dans cette intégrale, Akira faisant partit de ces œuvres qu’il faut avoir lut avant de mourir… et je n’exagère pas en disant cela…
 

Points Positifs
 :
- Encore une énième version du manga culte de Katsuhiro Otomo diront certains ?! Certes, mais jamais le lecteur n’a eu droit a une version respectant aussi bien le matériel original – nouvelle traduction, onomatopées sous-titrées (au lieu de retouchées comme dans certaines versions), sens de lecture japonais, et jaquette originale. Du coup, c’est presque une redécouverte de l’œuvre, même pour les vieux de la vieille.
- Le scénario, bien entendu, tout bonnement génial et qui ira en s’améliorant, au passage, au fil des tomes. A la base, les choses semblent simples avec ces jeunes motards qui sont mêlés aux manipulations génétiques de l’armée et a des révolutionnaires mais les choses se compliquent très rapidement lorsque l’un des adolescents, Tetsuo, se voit affublé de pouvoirs qui le dépassent et qui finiront par… mais je n’en dit pas plus pour l’instant…
- Les dessins de Katsuhiro Otomo, tout simplement somptueux ! D’une précision incroyable, détaillés au possible, ces derniers nous montrent bien qu’il y aussi de très grands artistes au Japon, contrairement a ce que certains pensent. Et puis, comment ne pas mettre en avant ce cadrage dynamique, ce coté cinématographique ? Bref, un pur régal !
- Kaneda, Kei, Tetsuo, le Colonel, Ryu, le Clown, Yamagata… des protagonistes cultes et certains ne sont pas encore apparus.
- Même si les plus vieux ont été élevés a la version colorisée, force est de constater que la version originale en noir et blanc a de la gueule !
- Quelques scènes cultes, déjà, dans ce premier tome : ainsi, la mort du pauvre Yamagata marque durablement les esprits…
 
Points Négatifs :
- Sur les premières pages, les dessins de Katsuhiro Otomo, en étant bons, manquent encore un peu de précision mais cela s’améliore très rapidement au fil de l’album.
- Les inconditionnels de la version colorisée risquent de pinailler, mais bon, c’est plus une version de gouts qu’autre chose…
 
Ma note : 9/10

samedi 2 novembre 2024

Dune


Dune
 
Le duc Leto Atréides, chef de la Maison Atréides, règne sur son fief planétaire de Caladan, une planète constituée de jungles et de vastes océans dont il tire sa puissance. Sa concubine officielle, dame Jessica, est une adepte du Bene Gesserit, une école exclusivement féminine qui poursuit de mystérieuses visées politiques et qui enseigne des capacités non moins étranges. Par amour pour son concubin, Jessica donne à Leto un fils, Paul, désobéissant en cela aux directives de ses supérieures du Bene Gesserit, dont le programme génétique prévoyait qu’elle engendre une fille. Les Bene Gesserit cherchent, avec ces accouplements contrôlés, à créer par sélection génétique un être mâle, le Kwisatz Haderach, qui pourra voir ce qu’elles ne peuvent voir. C'est alors que l'empereur Shaddam IV ordonne au duc Leto d'occuper le fief d'Arrakis, lui confiant la gestion de la planète Dune et de son Épice, jusqu'alors gérée par la Maison Harkonnen, l'ennemi héréditaire des Atréides. L’Empereur, avec cette décision, joue en fait un double jeu. Il complote en secret avec les Harkonnen afin de détruire les Atréides dans le piège d’Arrakis, irrité par la popularité grandissante de son cousin Leto auprès de l'assemblée des nobles des Grandes Maisons de l'Imperium, le Landsraad.
 

Dune
Auteur : Frank Herbert
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 10 juin 1965
Edition Française : 26 août 2021
Titre en vo : Dune
Pays d’origine : États-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Michel Demuth
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 928
 
Mon avis :
 Sur ce coup, je ne pourrais que remercier infiniment Denis Villeneuve pour son adaptation de Dune, une saga qui est, sans aucune discussion possible, un des plus grands chefs d’œuvres de la science-fiction mais aussi, sans exagération aucune, un des romans les plus marquants du vingtième siècle. Car bon, comment dire, si ce n’avait pas été ce portage – oh combien réussi – sur grand écran du monument de Frank Herbert, force est de constater que je ne serais pas ici à écrire cette critique, car oui, sans ce film, me serais-je enfin décidé à me plonger dans l’univers de Dune et de ses suites ? Probablement pas, ce qui, j’en conviens, peut sembler être une véritable hérésie, mais bon, quelque part, qui avait attendu presque cinq décennies pour le faire aurait put attendre encore bien longtemps, n’est ce pas ? Fort heureusement, le Dune de Denis Villeneuve m’aura finalement convaincu de réparer cette erreur et, donc, enfin, après tant d’années, de découvrir par moi-même ce que valait cette œuvre dont tant d’amateurs de science-fiction chantent les louanges depuis des décennies. Alors, ais-je été convaincu par celui-ci ? Excellente question auquel je ne peux répondre que oui, indéniablement oui ! Bien évidement, par la force des choses, je n’étais pas, sur ce coup, en terrain totalement inconnu puisque le film était passé par là ce qui fait que les personnages, les lieux, les enjeux et, grosso modo, une bonne moitié du bouquin – le long métrage paru en 2021 ne traitait que de la première partie de celui-ci et j’ai lu la saga avant de voir le second volet, paru il y a quelques mois – m’étaient familiers et que, reconnaissons le, pour le plaisir de la découverte, on repassera. Cependant, en dehors du fait que le film m’aura permis de mettre un visage sur les nombreux protagonistes, disons que le visionnage de celui-ci m’aura un peu aidé a ne pas trop être perdu au départ car bon, il faut reconnaitre que Dune est une œuvre complexe, tout autant voir plus que Le Seigneur des Anneaux qui date, sensiblement, de la même époque. Mais bon, ne soyez pas effrayés par ce constat : pour peu que vous vous accrochiez, et encore, il existe des romans autrement plus complexes, la lecture de Dune vous transportera dans un univers oh combien fascinant qui vous captivera totalement au vu de son extrême richesse, peu commune par ailleurs. Car oui, Dune, entre sa planète des sables, ses habitants du désert, les Fremen, ses gigantesques et fascinants vers des sables, ses luttes entre grandes familles, son empire galactique, ses bien singulières Bene Gesserit, ses femmes qui manipulent les lignées humaines au fil du temps, mais aussi, ne l’oublions pas, son coté mystique, ses légendes, pour ne citer que quelques exemples, est d’une richesse incomparable. Ajoutons à cela une galerie de protagonistes tous plus charismatiques les uns que les autres et qui sont fort nombreux et, ma foi, on ne peut que constater que l’on flirte allègrement, ici, avec la perfection et que oui, mille fois oui, Dune est bel et bien le chef d’œuvre de la SF tant vanté, enfin, science-fiction, vraiment ? Ma foi, Dune ressemble davantage, par son scénario, à un pur récit de fantasy mais cela, finalement, n’a pas une grande importance, non, ce qui importe, surtout, c’est que je viens, enfin, après tant d’années, d’achever la lecture du premier volet de la saga et que je suis prêt à me lancer dans la suite de celle-ci, ce qui signifie, naturellement, que je n’en suis qu’au tout début…
 

Points Positifs
 :
- Un chef d’œuvre absolu et, incontestablement, un des plus grands récits de science-fiction de tous les temps, voir, un des plus grands de la littérature fantastique, tout bonnement. Il faut dire que Frank Herbert nous livre ici un roman d’une densité peu commune, quasiment parfait de bout en bout et qui fait partit de ces incontournables absolus que tout amateur du genre se doit de lire au moins une fois dans sa vie !
- Arrakis la planète des sables, les Fremen, les gigantesques et fascinants vers des sables, ses luttes entre grandes familles, son empire galactique, ses singulières Bene Gesserit, ses femmes qui manipulent les lignées humaines au fil du temps, sans oublier, bien entendu, tout ce coté mystique car Dune est une œuvre bourré de mysticisme. Bref, un univers d’une richesse peu commune et qui ne laissera pas les lecteurs indifférents.
- Un casting impressionnant, que ce soit en nombre ou en charisme. En effet, si certains personnages sont plus importants, naturellement, ce qui marque le plus les esprits, ici, c’est que ces dizaines de protagonistes sont tous terriblement charismatiques et qu’ils marquent tous les esprits. Décidément, Frank Herbert possédait un don certain pour créer des personnages inoubliables…
- Malgré son ambiance de Science-Fiction, Dune est davantage une œuvre de Fantasy dont il reprend entièrement les codes. Bien évidement, les fans des deux genres y trouveront leur compte.
- Un premier volet parfait qui ne donne qu’une seule envie : découvrir la suite du cycle, bien sur !
 
Points Négatifs :
- Une conclusion peut-être un peu trop abrupte au vu de tout ce qui s’est déroulé auparavant et si celle-ci, dans l’ensemble, est plutôt bonne, j’aurais préféré qu’elle soit un peu plus longue, surtout au vu des nombreux événements qui s’y déroulent.
- Frank Herbert ne sait jamais trop pris la tête pour ce qui est des descriptions des lieux, des personnages, des décors, du coup, cela peut un peu décevoir et il nous reste que notre imagination… ou le film, bien sur !
Dune n’est pas une œuvre simple d’accès et il se peut que certains aient un peu de mal à se plonger dans cette quête mystique et cet univers si vaste…
 
Ma note : 9/10

Saga – Tome 5


Saga – Tome 5
 
Pour attirer les regards des plus puissants héritiers du Royaume, Dengo a kidnappé le nouveau-né princier. Le robot homme de ménage ne s'est pas arrêté là puisqu'il a en plus pris en otage Alana, Klara et Hazel. Sur une planète lointaine et gelée, Dengo passe un appel à la Révolution, un groupe de soldats héroïques, afin de voir si ses prisonniers ont une certaine valeur... Sur la planète Demimonde, Gwendolyn, Marque et ses compagnons sont à la recherche d'un remède pour sauver le tueur à gages nommé Testament. L'ingrédient qu'il leur reste à obtenir n'est pas forcément le plus simple puisqu'il s'agit de semence de dragon ! Or, il ne resterait plus qu'un seul mâle sur Demimonde... Marko, Yuma, le prince robot et Ghüs essaient de retrouver le signal émis par le vaisseau de Dengo. Distancés, ils ne parviennent pas vraiment à rattraper le retard initial. La perte d'Hazel plonge Marko dans la déprime, à un tel point qu'il n'hésite pas à consommer la fameuse drogue proposée par Yuma...
 

Saga – Tome 5
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Fiona Staples
Encrage : Fiona Staples
Couleurs : Fiona Staples
Couverture : Fiona Staples
Genre : Science-Fiction, Space Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Saga - Vol 5
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 15 septembre 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 23 octobre 2015
Nombre de pages : 160
 
Liste des épisodes
Saga 25-30
 
Mon avis :
 S’il y a bien un comics qui, à mes yeux, au cours de la décennie écoulée, s’est démarqué nettement de la masse, c’est bel et bien Saga, œuvre de Science-Fiction du duo composé de Brian K. Vaughan pour ce qui est du scénario et de Fiona Staples pour ce qui est des dessins. Ainsi, dès le premier volume, il y a de cela une décennie déjà, j’étais tombé sous le charme d’une bande dessinée décidément pas comme les autres et qui, mais faut-il le rappeler, est la preuve éclatante que les comics, ce n’est pas uniquement que des histoires de types costumés en collants qui se tapent dessus. Bien évidement, depuis ce jour, chaque sortie d’un nouveau tome de Saga est un événement en soit a mes yeux, cette œuvre représentant quasiment ce qui se fait de mieux, de nos jours, outre-Atlantique, du coup, à chaque fois, c’est toujours avec impatiente et enthousiasme que je me plonge dans chaque nouveau volet, ce qui avait été le cas, naturellement, en son temps, avec ce cinquième tome où j’allais retrouver la suite des aventures de Marko, Alana et leur petite fille, Hazel… Bon, inutile de tourner autour du pot avant de livrer mon verdict, c’est toujours aussi bon : oh, certes, le quatrième tome, plus intimiste et qui faisait la part belle aux sentiments avait placer la barre très haut et peut-être qu’ici, avec un récit qui s’éparpille sur trois fronts et plus axé action, c’est un peu inférieur, mais dans l’ensemble, le duo Vaughan/Staples nous livre une nouvelle fois une pure merveille du comics indépendant US… Scénaristiquement, c’est excellent et les trois groupes de protagonistes dont on suit les péripéties nous permettent de varier les plaisirs et les situations, surtout que ceux-ci ne sont pas seuls et qu’une foule de nouveaux personnages pointent le bout de leur nez. Ensuite, il y a les dessins avec une Fiona Staples qu’il est désormais inutile de présenter et dont le style, certes spécial mais dynamique et haut en couleur, ravira les fans de la première heure. Reste une histoire toujours aussi plaisante, parfois drôle, souvent inattendue et riche en rebondissements, surtout que certains protagonistes que l’on commençait tout juste à apprécier passent l’arme a gauche – oui, Brian K. Vaughan est impitoyable avec ses personnages, c’est fou le nombre de morts depuis le début ! Bref, vous l’avez compris, ce cinquième tome de Saga est dans la lignée de ses prédécesseurs : le fan de la première heure sera une fois de plus ravi de retrouver ses personnages préférés, une histoire captivante et un univers décidément original tandis que les autres… bah, justement, il serait peut-être temps qu’ils s’y mettent a ce petit bijou qu’est Saga !
 

Points Positifs
 :
- Bien évidement, vu que nous en sommes déjà au cinquième volume (et donc, a trente épisodes), l’effet de surprise est passé depuis longtemps et nous sommes donc en terrain plus que connu, cependant, cela est tout sauf un défaut, surtout que tout ce qui fait la qualité de Saga depuis ses débuts – univers original, intrigue captivante, personnages hauts en couleurs et charismatiques, violence non dissimulée, langage cru, scènes de sexe, coté transgressif assumé, humour ainsi qu’une profondeur plus importante qu’il n’y parait – est toujours au rendez vous : Saga était exceptionnel a ses débuts, il l’est toujours aujourd’hui !
- Dans ce cinquième volume, on suit trois groupes différents, nos protagonistes étant tous séparés (les premiers se sont fait enlever, les seconds les recherchent tandis que les derniers sont en quête d’un certain élément afin de sauver un de leur proches), ce qui permet ainsi de varier les situations et de maintenir la tension tout au long des épisodes proposés.
- Attention, il ne faut pas trop s’attacher aux personnages dans Saga (bon, sur ce point, les têtes d’affiche s’en sortent bien, mais les autres) car une fois de plus, il y en a quelques uns qui passent a la trappe, dont un que j’appréciais énormément et que je vais regretter…
- Il y a bien entendu les dessins de Fiona Staples toujours aussi bons. Alors bien sur, son style peut choquer le non-initié, cependant, il apparait qu’il est moins naïf qu’on pourrait le penser et, accessoirement, est tout bonnement indissociable de la série.
- J’ai rarement eu le plaisir de lire une œuvre qui fourmille d’autant de bonnes idées, qui n’arrête pas de se renouveler, qui présente de nouvelles situations, qui nous entraine dans des directions inattendues…
- Il y a tout de même un humour particulier dans Saga : entre la scène hilarante où Gwendoline et les autres se font pisser dessus par une espèce de dragon-salamandre, la scène, toujours avec notre trio de filles, où un autre dragon se fait une auto-fellation (ce n’est pas une blague) et les relations pour le moins conflictuelles entre Marko et son allié du moment, le Prince Robot IV, on rigole bien !
 
Points Négatifs :
Saga est tellement bon qu’il n’y a pas vraiment de points négatifs, disons juste que ce tome est un peu plus axé action que le précédant qui lui, et de fort belle manière, faisait la part belle a la réflexion sur la vie de couple et ses dangers.
- Ce n’est absolument pas un défaut pour moi mais il pourrait l’être pour certains, je veux bien évidement parler du style de Fiona Staples qui ne plaira pas a tout le monde.
 
Ma note : 8,5/10

vendredi 1 novembre 2024

Au Revoir Là-Haut


Au Revoir Là-Haut
 
En 1920, Albert Maillard, ex-comptable, ancien poilu, qui vient de fuir la France, est interrogé par un officier de la Gendarmerie française, au Maroc, où il a été arrêté. À travers son récit, il raconte son histoire et celle d'Édouard Péricourt, dessinateur génial et fantasque, fils de la haute bourgeoisie politique, orphelin de mère et rejeté par son père Marcel, depuis la fin de la Première Guerre Mondiale. Leur relation de camaraderie, au front, dans les tranchées, prend une autre tournure, le 9 novembre 1918, juste avant la fin de la Grande Guerre. Albert est le témoin d'un crime effroyable : le lieutenant Henri d'Aulnay-Pradelle, alors qu'il a reçu l'ordre formel de cesser les hostilités, parvient à lancer une dernière offensive en faisant croire que les Allemands, qui attendent pourtant l'armistice comme les Français, ont tué deux éclaireurs. Or, pendant l'assaut, Albert s'aperçoit que c'est le lieutenant qui leur a tiré dans le dos. Pendant l'offensive, Pradelle, se voyant démasqué, pousse Albert dans un trou d'obus, où ce dernier se retrouve sur le point d'être enterré vivant. Édouard, in extremis, sauve Albert d'une mort atroce, mais au prix de sa défiguration par un éclat d'obus à quelques mètres de là, faisant de lui une gueule cassée.
 

Au Revoir Là-Haut
Réalisation : Albert Dupontel
Scénario : Albert Dupontel, Pierre Lemaitre
Musique : Christophe Julien
Production : Stadenn Prod., Manchester Films, Gaumont
Genre : Drame
Titre en vo : Au Revoir Là-Haut
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 25 octobre 2017
Durée : 117 mn

Casting :
Nahuel Pérez Biscayart : Édouard Péricourt, gueule cassée, dessinateur génial et fantasque
Albert Dupontel : Albert Maillard, ex-comptable, ex-poilu, ami d'Édouard
Laurent Lafitte : Henri d'Aulnay-Pradelle, lieutenant puis capitaine, entrepreneur de pompes funèbres
Niels Arestrup : Marcel Péricourt, père d'Édouard et de Madeleine, président des maires de Paris
Émilie Dequenne : Madeleine Péricourt, sœur d'Édouard, épouse de Pradelle
Mélanie Thierry : Pauline, domestique des Péricourt
Heloïse Balster : Louise, adolescente orpheline
André Marcon : officier gendarme interrogeant Albert au Maroc
Michel Vuillermoz : Joseph Merlin, inspecteur tatillon et incorruptible
Kyan Khojandi : Dupré, adjoint de Pradelle
Philippe Uchan : Labourdin, le maire du 8e arrondissement de Paris
Carole Franck : Sœur Hortense
Philippe Duquesne : le gendarme de la gare
Gilles Gaston-Dreyfus : le maire, au cimetière
Frédéric Épaud : le livreur des catalogues
Frans Boyer : le sergent de la Côte 113
Bing Yin : le Chinois
Travis Kerschen : Arnaud Dulac-Fennel
Denis Podalydès : le ministre (voix)
 
Mon avis :
 Si je dois reconnaitre que je ne connaissais absolument pas le roman original d’où est tiré ce long métrage, il en est tout autrement du sieur Albert Dupontel qui est, à mes yeux, un des rares auteurs dont le cinéma français peut être fier. Audacieux, original, n’ayant pas peur de prendre des risques en nous proposant des œuvres qui sortent franchement des sentiers battus, chacun de ses films mérite, selon moi, le détour et il est évidant que Au Revoir Là-Haut est l’exemple parfait de tout ce que le talent du sieur Dupontel est capable de nous offrir. Il faut dire que le synopsis de départ semblait, en quelque sorte, avoir été fait pour le réalisateur, ainsi, dans celui-ci, on retrouve deux survivants de la Grande Guerre dont l’un, brisé physiquement par celle-ci vu qu’il en est ressortit avec une gueule cassée (dans tous les sens du terme) qui sont liés par une belle histoire d’amitié et qui vont décidé, tout en se vengeant d’un officier pour le moins sadique, de créer une arnaque pour le moins peu commune – en gros, ils décident de vendre de vrais-faux monuments aux morts dans une France traumatisée par le million et quelques de décès suite au conflit – force est de constater que nous avions affaire à une histoire pour le moins peu banale. Mais là où les choses basculent et que, justement, Dupontel y est tel un poisson dans l’eau, c’est que notre sympathique gueule cassée en plus d’être un artiste pour le moins talentueux, va se fabriquer moult masques, tous plus extravagants les uns que les autres et qui, accessoirement, sont un véritable régal pour les yeux tout au long du film. Les protagonistes, à la fois loufoques et touchants, vont donc faire leur petite affaire et si le coté dramatique est bel et bien présent, l’humour et quelques situations pour le moins coquasses ne sont pas absentes – après tout, on est chez du Dupontel, ne l’oublions pas ! Bref, Au Revoir Là-Haut est un film par moments surprenants, a la fois touchant et drôle mais aussi enchanteur, un film qui possède suffisamment d’éléments qui ne peuvent que nous combler par le biais de toute une palette de sentiments et d’émotion que nous réserve ce cinéaste décidément plus que doué, un sacré bonhomme vraiment ! Un véritable festival qui sait savamment osciller du drame profond à une légèreté apparente et bienfaisante, et dont rien que la scène finale d’une intensité et d’une tension à couper le souffle, vaut à elle seule le coup d’être découverte !
 

Points Positifs
 :
- Un film sans grande prétention mais qui s’avère être une belle réussite, démontrant, accessoirement, tout le talent du sieur Albert Dupontel qui n’a pas son pareil pour apporter une certaine touche de folie là où on ne l’attends pas, ce, sans dénaturer l’œuvre en elle-même.
- Un film terriblement enchanteur et touchant, ce, malgré le coté dramatique qui n’est jamais bien loin.
- Les nombreux et divers masques usé par l’ancien soldat Péricourt tout au long de l’intrigue et qui sont franchement superbes.
- Un casting de qualité et qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film : Albert Dupontel, bien entendu, Nahuel Pérez Biscayart, bien évidement, mais aussi Laurent Lafitte, Niels Arestrup et Mélanie Thierry.
- La mise en avant de quelques éléments moins connus de la Première Guerre Mondiale ou, plus précisément, de l’après guerre comme les Gueules Cassées mais aussi les divers scandales liés aux enterrements des soldats tués au combats ainsi que les monuments aux morts qui ont fleuris un peu partout en France dans les années 20.
- Une belle reconstitution historique qui nous replonge dans la France d’il y a un siècle.

Points Négatifs :
- C’est du Dupontel ce qui fait que, bien évidement, on n’échappe pas à quelques exagérations propre au réalisateur. Certains n’y trouveront rien à redire, certes, mais ce ne sera probablement pas le cas de tout le monde, c’est un fait.
- Des protagonistes peut-être un poil trop stéréotypés, surtout pour ce qui est du Lieutenant Pradelle, interprété par Laurent Lafitte, et qui est un véritable salaud !
- Sachons remettre les choses telles qu’elles doivent l’être, c’est-à-dire que Au Revoir Là-Haut est un bon film mais pas un chef d’œuvre, il ne faut pas exagérer non plus…

Ma note : 7,5/10

Marshal Bass – L’Ange de Lombard Street


Marshal Bass – L’Ange de Lombard Street
 
Philadelphie, Octobre 1876, Marshall Bass arpente les chemins étroits de l’exposition universelle. Il s'arrête boire une bière avec le colonel à proximité du pavillon français qui exhibe fièrement la torche de la statue de la liberté. Profitant de l’ambiance cordiale, le colonel Helena demande à Bass depuis combien de temps il n’est pas rentré chez lui, auprès de sa femme et ses enfants. Sujet sensible pour le Marshall qui s’empresse de finir sa bière et de se lever. Dans la précipitation, il heurte un bourgeois blanc qui, outré de se faire bousculer par un noir, s’empresse de faire la morale au Marshall. Prenant sa défense, Helena présente ses excuses et évite au Marshall la punition du fouet. Les deux hommes se séparent et le Marshall continue seul l’exploration de l’exposition universelle. Il glisse alors sa main dans sa poche de veste, il s’aperçoit que quelqu’un y a glissé un papier. Ne sachant pas lire, il demande naïvement à un couple de bien vouloir lui lire le mot. Outré qu’un noir leur adresse la parole, le couple crie au voleur. Les pandores embarquent le Marshall, sans omettre de lui taquiner le foie avec leur matraque. Arrivé au poste, le lieutenant Schutz est très surpris d’avoir affaire un Marshall noir. Bass apprend du lieutenant que le colonel Helena est parti à Washington pour mener l’enquête sur la mystérieuse morte d’un membre du Congrés. D’après les informations fournies, le tueur serait un homme borgne. Et comme le hasard fait bien les choses, il serait à Philadelphie. Il n’en fallait pas plus au Marshall pour proposer son aide...
 

Marshal Bass – L'Ange de Lombard Street
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Nikola Vitkovic
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Western
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 27 novembre 2019
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 On ne va pas se mentir, Marshal Bass, œuvre des sieurs Darko Macan pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est de la partie graphique, ne sera jamais un chef d’œuvre. Ce constat, je pense que tout le monde sera d’accord. Cependant, si l’on doit être tout à fait objectif, il faut reconnaitre, également, que dans le genre divertissement sans grande prise de tête, ce western qui nous présente les aventures du tout premier marshal noir coche toutes les cases et a de quoi ravir a la fois les amateurs du genre ainsi que celles et ceux qui souhaitent, avant toute chose, passer un bon moment en se délectant des dessins toujours aussi clivant mais franchement attirants du sieur Kordey – eh oui, le croate possède son petit lot de fans, croyez moi ! Et donc, après un quatrième tome, Yuma, qui avait confirmé tout le bien que l’on pensait de cette saga, que peut-on dire au sujet de L'Ange de Lombard Street, cinquième volet, donc, de Marshal Bass ? Ma foi, si dans l’album précédent, River Bass avait été faire un petit tour en prison pour une mission pour le moins étonnante, ce nouveau volet est encore plus original puisque, abandonnant les contrées désolées habituelles et traditionnelles du western, notre marshal découvre la grande ville et, plus précisément, Philadelphie. Un changement de lieu pour le moins bienvenu qui change la donne et si l’on pouvait estimer que le sieur Bass risquait de ne pas être aussi à l’aise dans un environnement urbain, force est de constater qu’il n’en n’est rien, bien au contraire. Quant à l’intrigue du jour, nous voici avec une enquête où notre héros est sur les traces d’un meurtrier qui, curieusement, semble prendre grand soin des gueules cassés de la Guerre de Sécession toute proche… Bien entendu, je n’en dirais pas plus afin de ne pas gâcher le plaisir de la découverte, me contentant d’affirmer que si, naturellement, vous êtes fans de Marshal Bass, ce cinquième volet vous confortera une fois de plus quand à votre ressentit vis-à-vis de cette BD, un western toujours aussi plaisant et qui s’avère être, d’un point de vu personnel, une des mes très bonnes surprises de cette fin d’année 2024 !
 

Points Positifs
 :
- Un cinquième volet qui confirme, une fois de plus, tout le bien que l’on pouvait penser de Marshall Bass, une BD qui est toujours aussi plaisante à la lecture et qui vous fera passer, comme à son habitude, un très bon moment.
- Igor Kordey reste égal à lui-même et si vous êtes fans du dessinateur, alors, vous serez totalement conquis par sa prestation dans cet album. Qui plus est, le voir officier dans une ambiance western est plutôt une bonne chose et l’artiste s’en sort à merveille.
- Changement de décor radical dans ce cinquième tome puisque les auteurs entrainent River Bass dans un environnement urbain, du coté de Philadelphie et, ma foi, c’est une bonne chose !
- Une intrigue intéressante avec, au cœur de celle-ci, la problématique des gueules cassés de la Guerre de Sécession et dont le sort est pour le moins misérable…
 
Points Négatifs :
- Un scénario qui manque tout de même d’un peu de finesse puisque c’est le meurtrier qui vient à River Bass et non le contraire !
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
 
Ma note : 7,5/10