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vendredi 30 août 2024

Let it Be


Let it Be
 
The Beatles
 
1 - Two of Us (John Lennon, Paul McCartney) 3:37
2 - Dig a Pony (John Lennon, Paul McCartney) 3:55
3 - Across the Universe (John Lennon, Paul McCartney) 3:49
4 - I Me Mine (George Harrison) 2:26
5 - Dig It (John Lennon, Paul McCartney, George Harrison, Ringo Starr) 0:50
6 - Let It Be (John Lennon, Paul McCartney) 4:00
7 - Maggie Mae (Traditionnel, arr. The Beatles) 0:41
8 - I've Got a Feeling (John Lennon, Paul McCartney) 3:37
9 - One After 909 (John Lennon, Paul McCartney) 2:56
10 - The Long and Winding Road (John Lennon, Paul McCartney) 3:37
11 - For You Blue (George Harrison) 2:33
12 - Get Back (John Lennon, Paul McCartney) 3:07
 

Let It Be
Musicien : The Beatles
Parution : 08 mai 1970
Enregistré : janvier – mars 1969
Durée : 35:00
Genre : Pop Rock, Folk Rock, Blues Rock
Producteur : Phil Spector
Label : Apple
 
Musiciens :
John Lennon : chant, guitare électrique, guitare acoustique, lap Steel Guitar, basse
Paul McCartney : chant, basse, guitare acoustique, piano, piano électrique, orgue Hammond
George Harrison : chant, guitare électrique, guitare acoustique, tambûra, basse
Ringo Starr : batterie, percussions
Billy Preston : orgue Hammond, piano, piano électrique
 
Mon avis :
 Douzième et dernier album des Beatles, Let It Be, depuis sa sortie, divise a la fois les fans, les membres du groupe et les critiques musicaux. En effet, déjà, pour commencer, il y a tromperie sur la marchandise puisque, en fait, c’est Abbey Road qui fut en fait le tour dernier opus enregistré par le groupe, Let It Be ayant trainé sensiblement un an dans les cartons avant que ce diable de Phil Spector ne vienne y jeter son grain de sel, pour le plus grand plaisir de John Lennon et au grand désarroi d’un McCartney furieux. De plus, lors de la sortie de cet album, de fait, le groupe en tant que tel n’existait plus depuis belle lurette, ce que le grand public ne savait pas encore. Ajoutons à cela le fait que, en comparaison de Abbey Road – sans oublier les productions plus anciennes – Let It Be apparait comme étant inférieur et l’on comprend, parfaitement, pourquoi cet album divise depuis plus de quatre décennies. Pourtant, tout n’est pas à jeter dans Let It Be, bien au contraire : déjà, pour la simple et bonne raison que les Beatles n’ont jamais fait de mauvais albums et que, même divisés, même ne se supportant absolument, ces quatre là étaient capables de ce sublimer, encore et encore. Ensuite, il y a le concept même de cet opus, cette volonté d’abandonner la complexité de la musique du groupe pour revenir à ses origines, à un son plus épuré et que nos quatre garçons de Liverpool auraient été capables de jouer sur scène – ce qui, pour la petite histoire, sera fait sur les toits de Apple. Ajoutons a cela le fait que cet album comporte tout un tas de bonnes chansons et, surtout, un chef d’œuvre absolu, Let It Be (la chanson, pas l’album) et vous comprendrez, sans nul doute, que Let It Be (l’album, pas la chanson) mérite le détour. Après, il est évidant que les Beatles avaient fait beaucoup mieux auparavant, cela est incontestable, mais bon, comme je vous l’ai dit, jamais le groupe ne fit de mauvais albums, alors, cela veut dire que ça veut dire…
 

Points Positifs
 :
- Dernier album sortit mais en fait, avant dernier enregistré par le groupe, Let It Be mérite le détour pour cette volonté assumée par les quatre musiciens de revenir à leurs racines, ce qui nous vaut un opus moins sophistiqué, au son plus simple et aux compositions plus rock et blues.
- De bonnes voir de très bonnes chansons dans cet album mais, surtout, un pur bijou, je veux bien évidement parler de Let It Be.
- Une pochette certes simple dans sa conception mais qui n’en reste pas moins culte.
- Curieusement, alors que le couple Lennon/McCartney ne se supportait plus, celui-ci chante allègrement en duo sur quelques titres : Two of Us, I've Got a Feeling et One After 909.
- Cette impression d’enregistrement live alors qu’en fait, ce n’est pas vraiment le cas. C’est la seule fois où ce procédé est utilisé dans un album du groupe et force est de constater que c’est plutôt efficace.
 
Points Négatifs :
- Si Let It Be, en tant qu’album, est bon, il est clair qu’il est inférieur aux productions majeures du groupe, et de loin. Il manque en effet des titres plus marquants et, en voulant renouer avec le son des débuts, les Beatles perdent en complexité et, quelque part, en qualité.
- Le pseudo beauf qu’est Dig It et la chanson traditionnelle de Liverpool qu’est Maggie Mae ne servent à rien et nuisent considérablement à l’ensemble.
- Je comprends parfaitement McCartney quand a ce qu’il pense de la production de Phil Spector ; peut-être pas sur tous les titres mais certains en souffrent beaucoup…
- Déjà connu un George Harrisson en plus grande forme. Mais bon, un certain All Things Must Pass allait bientôt démontrer au monde toute l’étendue de son talent !
 
Ma note : 8/10

mercredi 28 août 2024

Abbey Road


Abbey Road
 
The Beatles
 
1 - Come Together (John Lennon/Paul McCartney) 4:20
Chant : John Lennon
2 - Something (George Harrison) 3:05
Chant : George Harrison
3 - Maxwell's Silver Hammer (John Lennon/Paul McCartney) 3:27
Chant : Paul McCartney
4 - Oh! Darling (John Lennon/Paul McCartney) 3:26
Chant : Paul McCartney
5 - Octopus's Garden (Ringo Starr) 2:50
Chant : Ringo Starr
6 - I Want You (She's So Heavy) (John Lennon/Paul McCartney) 7:47
Chant : John Lennon
7 - Here Comes the Sun (George Harrison) 3:03
Chant : George Harrison
8 - Because (John Lennon/Paul McCartney) 2:45
Chant : George Harrison, John Lennon et Paul McCartney
9 - You Never Give Me Your Money (John Lennon/Paul McCartney) 4:02
Chant : Paul McCartney
10 - Sun King (John Lennon/Paul McCartney) 2:25
Chant : John Lennon, George Harrison et Paul McCartney
11 - Mean Mr. Mustard (John Lennon/Paul McCartney) 1:06
Chant : John Lennon
12 - Polythene Pam (John Lennon/Paul McCartney) 1:12
Chant : John Lennon
13 - She Came in Through the Bathroom Window (John Lennon/Paul McCartney) 1:57
Chant : Paul McCartney
14 - Golden Slumbers (John Lennon/Paul McCartney) 1:31
Chant : Paul McCartney
15 - Carry That Weight (John Lennon/Paul McCartney) 1:36
Chant : George Harrison, Paul McCartney et Ringo Starr
16 - The End (John Lennon/Paul McCartney) 2:20
Chant : Paul McCartney, John Lennon et George Harrison
17 - Her Majesty (John Lennon/Paul McCartney) 0:23
Chant : Paul McCartney
 

Abbey Road
Musicien : The Beatles
Parution : 26 septembre 1969
Enregistré : 22 février – 20 août 1969
Durée : 47:00
Genre : Pop Rock
Producteur : George Martin
Label : Apple
 
Musiciens :
John Lennon : guitares acoustique et électrique, orgue, piano, chant, effets sonores
Paul McCartney : guitare basse, guitare acoustique et électrique, piano, orgue, chant, effets sonores
George Harrison : guitare acoustique, guitare électrique, guitare basse, orgue, synthétiseur Moog, chant
Ringo Starr : batterie, percussions, chant
Mal Evans : piano, harmonica, harmonium, percussions, enclume, chant
George Martin : clavecin, orgue, piano, harmonium
Billy Preston : orgue (sur I Want You (She's So Heavy))
 
Mon avis : 
Abbey Road ! Un disque des Beatles, peut être le plus connu dans l’histoire du rock, grâce à sa pochette légendaire, la plus parodiée et copiée au monde : les quatre de Liverpool, traversant la rue sur un passage piéton, devant leurs studio. Tout simplement mythique ! Alors, que pourrais je ajouter de plus à un tel monument de la musique du vingtième siècle, à une œuvre qui appartient incontestablement à l’histoire, le genre d’albums comme on en fera plus jamais (et je n’exagère pas en affirmant cela). Car, quelque soit nos préférences musicales, que l’on veuille l’admettre ou non, il y a les Beatles et les autres. Et ceux-ci, malgré les immenses talents d’innombrables groupes ou chanteurs solos ne peuvent que se battre que pour la seconde place (les Stones ? Forcement), sans que cela soit désobligeant. Car les Beatles, c’était la classe à l’état pur, le génie, le charisme et tant d’autres choses. Et comme par la force des choses, ils ne pourront jamais se reformer, ils garderont intact cette aura de perfection qui se serait perdu avec le temps. Mais alors, comment critiquer Abbey Road ? L’affaire pourrait être inutile, bon nombre de personnes l’ont fait avant moi, et avec infiniment plus de talent. Alors, comment ? Tout simplement en vous parlant de ce que disque représente pour moi. Si pour les spécialistes, le plus grand album des Beatles (accessoirement de l’histoire du rock) est, a tord ou a raison, mais la n’est pas le problème, Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, Abbey Road est souvent considérer comme étant aussi bon, voir meilleur. S’il est incontestable que tout n’était plus rose entre les quatre de Liverpool lors des enregistrements de celui-ci, à l’été 1969, et que ça ne datait pas d’hier, ceux-ci tinrent à finir en beauté, et sur ce sujet, ce fut une réussite. Car Abbey Road est le véritable dernier album des Beatles, et non Let it Be, paru en 1970, mais enregistrer début 69, et lorsqu’il parut, Lennon annonça aux autres qu’il quittait le groupe, même si l’annonce officielle de la séparation ne se fit que plus tard. A l’époque, les fans espéraient encore, et en attendant de devoir apprendre à vivre sans les Beatles, ils avaient de quoi être gâtés. Cette fois ci, plus de Double Blanc « fourre tout », plus de fausses BO peu intéressantes (mais tellement supérieures à tant de productions musicales que cela en ait effrayant), mais un album atypique en raison de son medley de la face 2 (oui, à l’époque du vinil, il fallait tourner le disque) mais rempli de perles inoubliables comme seul les scarabées avaient le don de pondre. Et à ce propos, je tenais à revenir plus particulièrement sur les deux titres de George Harrison, Something et Heres Comes the Sun, pour moi, les deux sommets d’un disque qui en comporte beaucoup. Ces deux chansons sont tout bonnement ses meilleures, et avec elles, Harrison prouvait au monde entier qu’il était lui aussi un très grand compositeur, mais aussi que la vie pour lui dans l’ombre des deux génies ne devait pas être évidente… Mais Something, repris par les crooners de la terre entière pendant des siècles et des siècles, aura connu toute la reconnaissance qu’elle mérite, et est peut être, l’une des plus belles chansons de tous les temps, si ce n’est la plus belle. Et les génies ? Franchement, cela devait être déprimant pour la concurrence à l’époque : même plus trop concerné par le groupe, John Lennon nous pond un Come Together monumental, un I Want You aux paroles si « simplistes » mais extraordinaire de part son intensité, et un Because enchanteur, chanté par les trois Beatles a capela à trois reprises avant de mixer le tout, donnant l’impression d’entendre neuf chanteurs ; un régal. Si le brave Ringo nous amuse avec une petite composition de son cru, c’est bien entendu Paul McCartney qui est, une fois de plus, le maître d’œuvre de l’album. Et ce, surtout grâce au medley qui clôt l’album, constitué de chansons qui n’en étaient qu’au stade d’ébauches, et qui, jointes les unes aux autres, nous offre un inoubliable festival long de 16 minutes où les Fab Four se donnent à cœur joie et sont, tout simplement au sommet de leur art (pas mal pour des types sensés s’engueuler en permanence !). Un medley, on pourrait croire que nos barbus ne sont pas foulés pour une fin. Détrompez vous, écoutez le, et vous comprendrez ce que je veux dire…Abbey Road est l’un de mes disques préférés, à l’intensité toujours aussi forte, comme si c’était la première fois que je le découvrais, à chaque écoute. Et rien que pour les deux inoubliables chansons de George Harrison, j’ai envie de le réécouter. Un monument du rock, et de la musique tout simplement. Alors, à tous ceux qui se prennent pour des soit disant « stars » à notre époque, qu’ils prennent quelques petites leçons car, visiblement, la claque pourrait être magistrale. Mais bon, il parait que l’on ne doit pas comparer les époques, alors, autant rappeler les derniers vers de The End : « and in the end, the love you take is equal to the love you make »… Cela peut paraître simpliste mais le pire, c’est que c’est vrai.
 

Points Positifs
 :
- Probablement l’un des plus grands disques de tous les temps, tous genres confondus, en tous cas, celui qui possède la pochette la plus copiée et parodiée de l’histoire de la musique populaire depuis une quarantaine d’années. Pour un groupe génial mais en fin de course et qui allait se séparer ensuite, force est de constater que les Beatles prouvent, une dernière fois, tout leur immense talent !
- Selon moi, Something et Heres Comes the Sun, les deux titres de George Harrison et qui sont tout simplement les meilleurs de cet album ; accessoirement, le regretté George prouvait enfin au monde a quel point il n’avait rien à envier au duo Lennon et McCartney.
- Le sieur Lennon n’est plus vraiment concerné par le groupe et il arrive encore à nous pondre deux perles monumentales : Come Together et l’extraordinaire et étonnant I Want You (She's So Heavy).
- McCartney est extraordinaire sur Oh! Darling.
- Le medley de la face B, bien entendu. Vous croyez que ce n’est que du remplissage ? Oh que non, réécoutez le et admirez !
- George Harrisson qui se lance dans l’utilisation d’un synthétiseur… une première dans l’histoire de la musique, eh oui !
- La pochette, encore et toujours…
 
Points Négatifs :
- Bah, franchement, pas grand-chose à dire en dehors du fait que certains resterons allergiques a tout jamais au medley qui clôture l’album ; d’un autre coté, je me suis toujours demandé ce qu’auraient donné ces chansons si elles avaient été plus travaillées ? Mais bon, on ne peut pas refaire le passé, encore moins quand il est entré dans la légende.
 
Ma note : 10/10

samedi 24 août 2024

The Beatles


The Beatles
 
The Beatles
 
1 – Back in the U.S.S.R. (John Lennon, Paul McCartney) 2:43
2 – Dear Prudence (John Lennon, Paul McCartney) 3:54
3 – Glass Onion (John Lennon, Paul McCartney) 2:18
4 – Ob-La-Di, Ob-La-Da (John Lennon, Paul McCartney) 3:09
5 – Wild Honey Pie (John Lennon, Paul McCartney) 0:53
6 – The Continuing Story of Bungalow Bill (John Lennon, Paul McCartney) 3:14
7 – While My Guitar Gently Weeps (George Harrison) 4:45
8 – Happiness Is a Warm Gun (John Lennon, Paul McCartney) 2:43
9 – Martha My Dear (John Lennon, Paul McCartney) 2:28
10 – I'm So Tired (John Lennon, Paul McCartney) 2:03
11 – Blackbird (John Lennon, Paul McCartney) 2:18
12 – Piggies (George Harrison) 2:40
13 – Rocky Raccoon (John Lennon, Paul McCartney) 3:41
14 – Don't Pass Me By (Ringo Starr) 3:50
15 – Why Don't We Do It in the Road? (John Lennon, Paul McCartney) 1:42
16 – I Will (John Lennon, Paul McCartney) 1:46
17 – Julia (John Lennon, Paul McCartney) 2:54
18 – Birthday (John Lennon, Paul McCartney) 2:43
19 – Yer Blues (John Lennon, Paul McCartney) 4:01
20 – Mother Nature's Son (John Lennon, Paul McCartney) 2:48
21 – Everybody's Got Something to Hide Except Me and My Monkey (John Lennon, Paul McCartney) 2:25
22 – Sexy Sadie (John Lennon, Paul McCartney) 3:15
23 – Helter Skelter (John Lennon, Paul McCartney) 4:30
24 – Long, Long, Long (George Harrison) 3:04
25 – Revolution 1 (John Lennon, Paul McCartney) 4:16
26 – Honey Pie (John Lennon, Paul McCartney) 2:41
27 – Savoy Truffle (George Harrison) 2:55
28 – Cry Baby Cry (John Lennon, Paul McCartney) 3:02
29 – Revolution 9 (John Lennon, Paul McCartney) 8:21
30 – Good Night (John Lennon, Paul McCartney) 3:11
 

The Beatles
Musicien : The Beatles
Parution : 22 novembre 1968
Enregistré : 30 mai 1968 – 14 octobre 1968
Durée : 93:45
Genre : Rock, Pop, Blues Rock, Hard Rock, Rock Expérimental
Producteur : George Martin
Label : Apple
 
Musiciens :
John Lennon : Chant, harmonies vocales et chœurs, guitare acoustique et électrique, guitare solo, basse, piano, orgue Hammond, harmonium, mellotron, harmonica, percussions, tapes, effets sonores sur Revolution 9.
Paul McCartney : Chant, harmonies vocales et chœurs, guitare acoustique et électrique, basse, piano, orgue Hammond, percussions, batterie (Back in the USSR, Dear Prudence, Wild Honey Pie et Martha My Dear), flûte à bec.
George Harrison : Chant, harmonies vocales et chœurs, guitare acoustique et électrique, basse, orgue Hammond (While My Guitar Gently Weeps), percussions, effets sonores
Ringo Starr : Chant (Don't Pass Me By, Good Night), harmonies vocales (The Continuing Story of Bungalow Bill), batterie, percussions, piano, cloches de traîneau (Don't Pass Me By).
George Martin : celesta sur Good Night, piano bastringue sur Rocky Raccoon.
Eric Clapton : guitare solo While My Guitar Gently Weeps.
Mal Evans : harmonies vocales et claquements de mains sur Dear Prudence, claquements de mains sur Birthday, trompette sur Helter Skelter.
Jack Fallon : Fiddle sur Don't Pass Me By.
Pattie Harrison : chœurs sur Birthday.
Jackie Lomax : chœurs et claquements de mains sur Dear Prudence.
Yoko Ono : chant, chœurs et claquements de mains sur Bungalow Bill, chœurs sur Birthday, effets sonores divers sur Revolution 9.
Maureen Starkey : chœurs sur Bungalow Bill.
Ted Barker : trombone sur Martha My Dear.
Leon Calvert : trompette et bugle sur Martha My Dear.
Henry Datyner, Eric Bowie, Norman Lederman et Ronald Thomas : violons sur Glass Onion.
Bernard Miller, Dennis McConnell, Lou Soufier et Les Maddox : violons sur Martha My Dear.
Reginald Kirby : violoncelle sur Glass Onion et Martha My Dear.
Eldon Fox : violoncelle sur Glass Onion.
Frederick Alexander : violoncelle sur Martha My Dear.
Harry Klein : saxophone sur Savoy Truffle et Honey Pie.
Dennis Walton, Ronald Chamberlain, Jim Chest et Rex Morris : saxophone sur Honey Pie.
Raymond Newman et David Smith : clarinette sur Honey Pie.
Art Ellefson, Danny Moss et Derek Collins : saxophone ténor sur Savoy Truffle.
Ronnie Ross et Bernard George : saxophone baryton sur Savoy Truffle.
Alf Reece : tuba sur Martha My Dear.
The Mike Sammes Singers : chœurs sur Good Night.
Stanley Reynolds et Ronnie Hughes : trompette sur Martha My Dear.
Chris Shepard : Fiddle sur The Continuing Story of Bungalow Bill.
Tony Tunstall : cor français sur Martha My Dear.
John Underwood et Keith Cummings : violon alto sur Glass Onion.
Leo Birnbaum et Henry Myerscough : violon alto sur Martha My Dear.
 
Mon avis :
 Voici l’un des disques les plus connus de tous les temps (mais vu que c’est un Beatles, cela n’a rien d’extraordinaire) et, probablement le double album le plus célèbre de l’Histoire du rock et je pèse mes mots, je veux, bien entendu, parler du fameux White Album comme il est nommé à tord puisque son titre exact est The Beatles. Mais bon, pourquoi chercher la petite bête, comme on dit : « Lorsque la légende est plus belle que la réalité, c’est celle là que l’on écrit »…enfin, quelque chose comme ça. Un disque vendu par dizaine de millions d’exemplaires de part le monde, qui n’a rien perdu de son intensité première, tout en gardant une certaine part de polémique. Bien entendu et comme chacun sait, celui-ci annonçait des lendemains qui ne seraient plus vraiment les mêmes, des lendemains où les quatre de Liverpool iraient chacun leurs chemins. Si l’on en était encore loin, les tensions commençaient à se faire jour, Yoko était là désormais, y compris en studio (au grand dam des trois autres), et les plus perspicaces notaient que la plupart des chansons sentaient moins le travail collectif d’autrefois (quoi que…). Alors, du coup, avec du recul, The White Album est parfois considéré comme un fourre tout précurseur de la fin du groupe. Pourtant, cela serait fort réducteur de ne le voir qu’ainsi. Car si l’une des grandes questions de l’Histoire du rock, ou tout simplement de la musique en règle générale, est de se demander ce qu’aurait donner ce double album s’il avait été un simple, uniquement rempli des meilleures compositions des Beatles, je met au défi quiconque trouverait une liste parfaite de ces fameuses et indispensables chansons. Certes, il y a bien quelques trucs limites, et, forcement, Revolution 9 rend toujours perplexe, presque cinquante ans après son enregistrement, mais, si l’on compare les titres prétendus faibles à la majeure partie de la concurrence de l’époque, on reste à un niveau largement acceptable pour certains... Alors oui, au final, sur ce coup là, les Beatles ont eu raison de nous pondre un double. Surtout que cette fois ci, ils abandonnent pour de bon le psychédélisme des derniers albums pour un retour aux racines du rock sous toutes ses formes, d’où un mélange des genres étonnant qui a put donner cette impression de fourre tout. Et, à ce petit jeu, c’est John Lennon qui en ait incontestablement le grand vainqueur. Retrouvant, grâce à son amour tout neuf pour sa « mère supérieur » Yoko Ono, sa verve d’antan, celui-ci nous gratifie de nombreuses chansons de haute volée comme Dear Prudence, The Continuing Story of Bungalow Bill, I'm So Tired, Julia, Yer Blues et, plus particulièrement à mes yeux, l’hallucinant Happiness Is a Warm Gun – trois chansons en une, des paroles inoubliables, des changements de tempo extraordinaires – et Sexy Sadie, véritable charge envers l’ancien leader spirituel du groupe, le Maharishi Mahesh Yogi. Bref, un Lennon comme on n’en voyait plus depuis belle lurette, et qui, pour moi, s’en sort bien mieux que son comparse McCartney. Car si celui-ci soutient la comparaison, et aisément d’ailleurs, avec des pépites inoubliables comme Back in the U.S.S.R., I Will, et surtout l’incroyable Helter Skelter, véritable précurseur du Heavy Metal dont on regrette que la version de 26 minutes n’ait pas été conservée dans l’album, le reste de ses compositions n’est pas du même calibre, tout en gardant une qualité certaine mais à laquelle, personnellement, j’accroche bien moins. Et si notre brave Ringo nous gratifie de sa toute première composition personnelle, et que Georges Harrison s’en sort fort bien avec quatre titres, c’est bel et bien celui-ci qui nous sort la plus belle chanson de ce double album, le légendaire et enchanteur While My Guitar Gently Weeps, précurseur de bien des chef d’œuvres à venir, à laquelle son ami, Eric Clapton, participa. Bref, The Beatles est un monument de l’Histoire du rock, même s’il est incontestable que les Beatles firent mieux dans leur carrière. Et si, toutes les chansons n’ont pas forcement la même qualité ou intérêt, je pense que cela est surtout une affaire de goût personnel et que, du coup, chacun saura y trouver son compte (quoique pour Revolution 9, j’éprouve quelques doutes). Alors, si nous nous trouvons là avec un fourre tout, il ne serait pas faux de dire que celui-ci est de fort bonne qualité, bien au contraire.
 

Points Positifs
 :
- Le seul double album des Beatles et, accessoirement, un des plus connus de l’histoire de la musique populaire. Il faut dire que cet opus oh combien pléthorique – trente chansons, une heure et demi de musique – a de quoi marquer les esprits de par la qualité de son contenu mais aussi de par les divers genres abordés dans celui-ci. Bref, un fourre tout, certes, mais de très bonne qualité !
- John Lennon est, incontestablement, le grand vainqueur de cet album avec des titres aussi superbes que Dear Prudence, The Continuing Story of Bungalow Bill, I'm So Tired, Julia, Yer Blues, Happiness Is a Warm Gun et Sexy Sadie. Un Lennon davantage inspiré que dans les opus précédents, probablement la présence de Yoko…
- George Harrison, également, retrouve sa verve et nous livre avec While My Guitar Gently Weeps la meilleure chanson de tout l’album ! Et puis, il y a la guitare d’Eric Clapton bien sur !
- Même si McCartney marque moins les esprits ici, des titres comme Back in the U.S.S.R., I Will, et surtout Helter Skelter, sont loin d’être anodins, bien au contraire…
- Oublié les délires psychédéliques, retour aux sources rock et au blues et, ma foi, c’est une très bonne chose !
 
Points Négatifs :
- Un double album, trente titres dont un tiers peut être qualifié de dispensable, s’il faut être tout à fait objectif. Bref, j’aurais été bien curieux de voir ce qu’aurait donner un simple album avec, uniquement, les titres cités précédemment et un ou deux autres en plus, histoire de compléter…
- Bon, la pochette toute blanche, ce n’est pas trop mon truc.
 
Ma note : 8,5/10

mardi 20 août 2024

Magical Mystery Tour


Magical Mystery Tour
 
The Beatles
 
1 – Magical Mystery Tour (John Lennon, Paul McCartney) 2:51
2 – The Fool on the Hill (John Lennon, Paul McCartney) 3:00
3 – Flying (John Lennon, Paul McCartney, George Harrison, Ringo Starr) 2:16
4 – Blue Jay Way (George Harrison) 3:56
5 – Your Mother Should Know (John Lennon, Paul McCartney) 2:29
6 – I Am the Walrus (John Lennon, Paul McCartney) 4:37
7 – Hello Goodbye (John Lennon, Paul McCartney) 3:27
8 – Strawberry Fields Forever (John Lennon, Paul McCartney) 4:10
9 – Penny Lane (John Lennon, Paul McCartney) 3:02
10 – Baby You're a Rich Man (John Lennon, Paul McCartney) 3:03
11 – All You Need Is Love (John Lennon, Paul McCartney) 3:48
 

Magical Mystery Tour
Musicien : The Beatles
Parution : 27 novembre 1967
Enregistré : 24 novembre 1966 – 07 novembre 1967
Durée : 37:03
Genre : Rock Psychédélique, Pop Rock
Producteur : George Martin
Label : Parlophone
 
Musiciens :
John Lennon : chant, guitare, piano, piano électrique, mellotron, orgue, clavioline, harmonica
Paul McCartney : chant, basse, piano, mellotron, flûte à bec
George Harrison : chant, guitare, orgue, harmonica
Ringo Starr : batterie, percussions
George Martin : piano
Mal Evans : percussions
Neil Aspinall : percussions
Christoper Taylor, Richard Taylor, Jack Ellory, Ray Swinfield, P. Goody, Manny Winters, Dennis Walton : flûte
David Mason, Elgar Howarth, Roy Copestake, John Wilbraham, Tony Fisher, Greg Bowen, Derek Watkins, Stanley Roderick, Leon Calvert, Freddy Clayton, Bert Courtley, Duncan Campbell, Sidney Sax, Patrick Halling, Eric Bowie, Jack Holmes, Stanley Woods : trompette
Rex Morris, Don Honeywill : saxophone
Neill Sanders, Tony Tunstall, Morris Miller, Dick Morgan, Mike Winfield, Frank Clarke, David Morgan, Evan Watkins, Henry Spain : cuivres
Sidney Sax, Jack Rothstein, Ralph Elman, Andrew McGee, Jack Greene, Louis Stevens, John Jezzard, Jack Richards : violon
Lionel Ross, Eldon Fox, Brian Martin, Terry Weil, John Hall, Derek Simpson, Norman Jones, Brian Martin : violoncelle
Ken Essex, Leo Birnbaum : alto
Jack Emblow : accordéon
Brian Kramer : vibraphone
Mick Jagger, Brian Jones, Keith Richards, Marianne Faithfull, Keith Moon, Eric Clapton, Pattie Harrison, Jane Asher, Mike McCartney, Maureen Starkey, Graham Nash, Gary Leeds, Hunter Davies, Peggie Allen, Wendy Horan, Pat Whitmore, Jill Utting, June Day, Sylvia King, Irene King, G. Mallen, Fred Lucas, Mike Redway, John O'Neill, F. Dachtler, Allan Grant, D. Griffiths, J. Smith, J. Fraser : chœurs
 
Mon avis :
 Force est de constater que Magical Mystery Tour est un cas à part dans la discographie des Beatles et qu’il n’est pas évidant, à première vue, d’en écrire une critique. La raison est toute simple puisque celui-ci n’est pas un disque officiel comme peuvent l’être Revolver ou Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band par exemple. En effet, cet opus est la bande originale du film (si l’on peut qualifier cette chose de film, ce qui est loin d’être acquis) du même nom, sorti fin 67, en pleine période psychédélique des quatre de Liverpool, et encore, cette fameuse BO ne comportait uniquement que six titres (les premiers en fait), ce qui fait que, franchement, avec du recul, il est incontestable que celle-ci était loin d’être vraiment indispensable puisque bon, sans vouloir être méchant mais je le suis tout de même un peu, a part The Fool on the Hill de McCartney et l’extraordinaire I Am the Walrus de Lennon, le reste était loin d’être à la hauteur de ce que les Beatles nous avaient habituer jusque alors (mais, car il y a toujours un mais, encore une fois, ces mêmes titres sois disant inférieurs, valaient largement bon nombre de productions de l’époque, pourtant riche en talents divers). Bref, on ne peut pas dire que ce Magical Mystery Tour débutait bien sa carrière : film où personne ne comprenait rien, y compris les principaux protagonistes, BO bien courte et bancale, il fallut attendre quelques années (1976 en Grande Bretagne pour être exact) et l’ajout de cinq autres titres, tous issus de 45 tours, pour rendre la chose bien plus intéressante. Car là, le niveau de l’ensemble monte en flèche, ne serais ce que par le duo inséparable Strawberry Fields Forever et Penny Lane, les deux titres qui auraient dut apparaître sur l’extraordinaire Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band et qui l’auraient rendu encore meilleur (comme si cela était possible vu la qualité de celui-ci), deux bijoux magnifiques auxquels on joint le célèbre All You Need Is Love, véritable hymne de l’été de l’amour ainsi que le sympathique Hello Goodbye. Du coup, pris dans son ensemble et pour quelqu’un qui ne connaît pas grand-chose en Beatles, l’album peut s’avérer être excellant, au vu des titres proposés, pour la moitié de très haute volée. Mais bon, pour tous les autres, cela ne reste qu’une espèce de compilation, sympathique et indispensable lorsque l’on est collectionneur, mais d’un moindre niveau que les albums officiels. Mais bon, malgré cela, Magical Mystery Tour vaut le détour, ne serais ce que par le fait que c’est plus agréable de retrouver des titres aussi bons que I Am the Walrus ou Penny Lane (pour ne citer qu’eux) dans ce qui reste un vrai faux album, que dans une compilation avec une soixantaine de titres.
 

Points Positifs
 :
- Un album un peu particulier dans la discographie des Beatles puisque, de la BO du film du même nom a l’album tel qu’on le connait, il y a quelques années d’écart et, surtout, l’ajout de quelques hits absolus du groupe. Le résultat ? Un opus assez bon voir excellent dans l’ensemble mais qui tient davantage du best-of que de l’album inédit a proprement parler.
- Un opus qui comporte des merveilles comme The Fool on the Hill, I Am the Walrus, Hello Goodbye, Strawberry Fields Forever, Penny Lane et All You Need Is Love ne peut qu’être un bon album, c’est indéniable !
- I Am the Walrus, probablement la chanson la plus barrée de Lennon et, accessoirement, une de ses meilleures. Un pur chef d’œuvre !
- Bien entendu, si vous êtes un fan absolu des Beatles, Magical Mystery Tour reste un incontournable absolu.
 
Points Négatifs :
- Ce n’est pas vraiment un véritable album, plus une espèce de bande originale d’un film franchement mauvais à laquelle on a ajouté, quelques temps après, quelques hits du groupe uniquement parus en 45 tours. Bref, nous sommes loin, ici, des meilleures productions des Beatles.
- En dehors des hits indéniables que comporte cet album, nous avons droit a quelques chansons franchement moyennes, la pire étant Flying, instrumental oh combien mauvais et inutile.
- George Harrison est encore en plein trip indien et, ma foi, semble peu concerné, musicalement parlant…
- Une pochette que l’on peut qualifier, sans problème, de moche.
 
Ma note : 7,5/10