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vendredi 9 août 2024

Oppenheimer


Oppenheimer
 
En 1926, Robert Oppenheimer étudie au laboratoire Cavendish de Cambridge au Royaume-Uni. Outre son mal du pays, il est en proie à des crises d'anxiété. Il travaille sous la direction de l'exigeant Patrick Blackett et va même jusqu'à empoisonner la pomme de ce dernier. Oppenheimer se ravisera cependant, surtout quand Niels Bohr sera sur le point de la manger accidentellement. Oppenheimer termine son doctorat en physique à l'université de Göttingen en Allemagne, et rencontre notamment Werner Heisenberg lors d'une conférence à l'École polytechnique fédérale de Zurich. Il retourne ensuite aux États-Unis où il espère développer ses recherches en physique quantique. Il commence à enseigner à l'université de Californie à Berkeley et au California Institute of Technology. En 1936, il rencontre Jean Tatlock, une jeune femme membre du Parti Communiste. Ils entretiendront une relation amoureuse intermittente jusqu'à la mort de celle-ci et ce malgré le mariage d'Oppenheimer avec Katherine Puening, biologiste et ex-communiste, qui a lieu en 1940. Lié à des communistes, Robert Oppenheimer est dès lors surveillé notamment par le FBI. En 1939, au début de la Seconde Guerre Mondiale, le général Leslie Richard Groves recrute Oppenheimer pour diriger le projet Manhattan. Le but de celui-ci est de développer une bombe atomique. Le scientifique lui a alors assuré qu'il n'avait aucune sympathie communiste. Oppenheimer, qui est juif, est par ailleurs particulièrement motivé pour devancer les nazis sur leur programme d'armes nucléaires en cours, dirigé par Werner Heisenberg qu'il connaît bien.
 

Oppenheimer
Réalisation : Christopher Nolan
Scénario : Christopher Nolan, d'après la biographie de Kai Bird et Martin J. Sherwin
Musique : Ludwig Göransson
Production : Atlas Entertainment, Syncopy, Universal Pictures
Genre : Biographique, Historique
Titre en vo : Oppenheimer
Pays d'origine : Etats-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 19 juillet 2023
Durée : 180 mn
 
Casting :
Cillian Murphy : Robert Oppenheimer
Emily Blunt : Katherine « Kittie » Oppenheimer
Matt Damon : le lieutenant-général Leslie Groves et chef du projet Manhattan
Robert Downey Jr. : Lewis Strauss, président de la commission de l'énergie atomique
Florence Pugh : Jean Tatlock, maîtresse d'Oppenheimer et membre du parti communiste
Josh Hartnett : le physicien et professeur Ernest Lawrence
Casey Affleck : le colonel Boris Pash
Rami Malek : le physicien David L. Hill
Kenneth Branagh : le physicien danois Niels Bohr, Prix Nobel de physique 1922
Benny Safdie : Edward Teller
Dylan Arnold : Frank Oppenheimer
Gustaf Skarsgård : Hans Bethe
David Krumholtz : Isidor Isaac Rabi
Matthew Modine : Vannevar Bush
David Dastmalchian : William L. Borden
Tom Conti : Albert Einstein
Michael Angarano : Robert Serber
Jack Quaid : Richard Feynman
Josh Peck : Kenneth Bainbridge
Olivia Thirlby : Lilli Hornig
Dane DeHaan : Kenneth Nichols
Danny Deferrari : Enrico Fermi
Alden Ehrenreich : l'assistant parlementaire du Sénat
Jefferson Hall : Haakon Chevalier
Jason Clarke : Roger Robb
James D'Arcy : Patrick Blackett
Tony Goldwyn : Gordon Gray
Devon Bostick : Seth Neddermeyer
Alex Wolff : Luis Walter Alvarez
Scott Grimes : le conseiller
Josh Zuckerman : Giovanni Rossi Lomanitz
Matthias Schweighöfer : Werner Heisenberg
Christopher Denham : Klaus Fuchs
David Rysdahl : Donald Hornig
Guy Burnet : George Eltenton
Louise Lombard : Ruth Sherman Tolman
Harrison Gilbertson : Philip Morrison
Emma Dumont : Jackie Oppenheimer
Trond Fausa Aurvåg : George Kistiakowsky
Olli Haaskivi : Edward Condon
Gary Oldman : Harry S. Truman
John Gowans : Ward V. Evans
Kurt Koehler : Thomas A. Morgan
Michael Andrew Baker : Joe Volpe
Macon Blair : Lloyd K. Garrison
Harry Groener : Gale W. McGee
Jack Cutmore-Scott : Lyall Johnson
Máté Haumann : Leó Szilárd
James Remar : Henry Lewis Stimson
Gregory Jbara : Warren Magnuson
Tim DeKay : John O. Pastore
James Urbaniak : Kurt Gödel
 
Mon avis :
 C’était, bien entendu, le film l’été 2023, celui qui avait marquer les esprits, en bien comme en mal car, comme chacun sait, tous les gouts sont dans la nature, y compris les mauvais, bref, le film a voir même si, il faut le reconnaitre, curieusement, il n’était pas seul a faire parler de lui – il y avait aussi un certain Barbie qui connu, lui aussi, un énorme succès en salle mais bon, pour ma part, désolé mais j’avais fait l’impasse sans le moindre problème ! Il faut dire que cet Oppenheimer, cela faisait longtemps que je l’attendais et ce, pour de multiples raisons : pour la présence, dans le rôle principal, de Cillian Murphy dont je suis fan depuis Peaky Blinders et qui est toujours aussi charismatique, pour Christopher Nolan qui, pour rappel, n’est pas n’importe qui, pour l’Histoire également, celle avec un H majuscule, ce qui ne pouvait que me ravir puisque celle-ci est ma grande passion et que, sans être un spécialiste pur et dur, après tout, la physique et moi, ça ne fait pas deux, je connaissais parfaitement le sieur Oppenheimer, le Projet Manhattan, les grandes lignes de la fabrication de la bombe atomique mais aussi, une bonne flopée des scientifiques apparus à l’écran. Bref, tous les éléments étaient en place pour que je passe un grand moment de cinéma devant Oppenheimer, ce, même si, en temps normal, je ne suis pas un grand fan des biopics, comme je le souligne régulièrement sur ce blog. Alors, le résultat final fut-il à la hauteur de mes attentes ? Ma foi, disons même que celles-ci ont été largement dépassées, c’est pour dire ! Il faut dire que, ici, Christopher Nolan nous livre un film qui est quasiment parfait de bout en bout, un film qui frôle avec le chef d’œuvre et dont le seul défaut, finalement, serait d’aborder une thématique compliquée – la physique quantique, ce n’est pas donné à tout le monde même si les néophytes peuvent s’en sortir en regardant ce film. Mise en scène audacieuse, alternance entre trois intrigues qui se déroulent en parallèle et qui se renvoient les unes aux autres, casting pour le moins flamboyant, reconstitution historique proche de la perfection, bande originale angoissante et parfaite, ici, les superlatifs me manqueraient presque, quand aux fameuses trois heures que durent ce long métrage, que dire si ce n’est que je ne les ais nullement vu défilées tellement j’ai été captivé, que dis-je, happé par un scénario maitrisé de bout en bout. Ajoutons à cela un Cillian Murphy plus Bowie que jamais et qui semble être né pour interpréter Robert Oppenheimer et vous comprendrez mon enthousiasme vis-à-vis de ce film que je peux qualifier sans peine comme étant un des meilleurs si ce n’est, tout simplement, le meilleur de l’année 2023, tout bonnement ! Bref, la preuve que le cinéma peut encore être grand, même lorsqu’il traite des thématiques que l’on pourrait penser être de niche, la preuve que Christopher Nolan est un superbe réalisateur – mais en dehors de ses détracteurs, qui en doutait – le constat que même un individu dans mon genre qui n’apprécie guère par les biopics en temps normal peut s’incliner bien bas au vu d’une telle réussite. Ah, si tous les films pouvaient me procurer les mêmes émotions…
 

Points Positifs
 :
- Incontestablement, Oppenheimer est le meilleur film de l’année 2023, tout simplement ! Que cela soit pour sa mise en scène, son scénario ou sa thématique, tout frôle avec la perfection ici et le sieur Nolan nous livre un long métrage que l’on peut qualifier de magistral, ce, tout en dépoussiérant le genre biopic qui, la plupart du temps, est un peu trop conventionnel.
- Captiver le spectateur en racontant la vie d’un physicien – aussi génial fut-il – qui fut à la tête du projet américain de fabriquer une bombe atomique pendant la Seconde Guerre Mondiale, voilà un projet que l’on pouvait qualifier, de prime abord, de casse gueule, or, Christopher Nolan réussit son pari de superbe manière !
- Cillian Murphy est tout simplement parfait dans son interprétation du physicien Robert Oppenheimer et la ressemblance entre les deux hommes en est, par moments, troublante. Bref, une belle réussite pour celui qui est l’un des mes acteurs préférés.
- Un casting époustouflant et que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles : Cillian Murphy, bien entendu, mais aussi Matt Damon, Robert Downey Jr., Emily Blunt, Kenneth Branagh, Tom Conti, pour ne citer que quelques exemples.
- Un scénario divisé en trois parties qui alternent et qui se renvoient entre elles, l’ensemble étant captivant au possible.
- Certes, Oppenheimer dure trois heures, cependant, celles-ci défilent sans le moindre temps normal et, a aucun moment, je n’ai vu le temps passé n’y n’ai ressentit le moindre ennui – ce qui n’est pas le cas avec bon nombre d’autres films…
- Amateurs d’Histoire, vous allez être aux anges, surtout lorsque l’on voit le sérieux de la reconstitution historique.
- La scène de la première explosion nucléaire dans le désert de Los Alamos est tout simplement somptueuse dans son intégralité : préparatifs, angoisse, l’explosion en elle-même puis, sensiblement une minute après, le son, apocalyptique, qui emporte tout…
- Une œuvre qui amène à réfléchir sur les dangers de la science, bien entendu.
- Bande originale, décors, costumes, tout est parfait, ou presque.
 
Points Négatifs :
- Aussi excellent soit ce film, il faut reconnaitre que celui-ci n’est pas destiné à tout le monde et je pense ne pas me tromper en affirmant que nombreux seront ceux qui auront du mal à tenir trois heures devant une œuvre qui met l’accent sur les dialogues – parfois complexes – plutôt que sur l’action – ce qui est normal, après tout.
- Naturellement, les habituels détracteurs de tout ce qui a du succès – surtout lorsque c’est américain – pesteront sur des détails et pointeront du doigt le fait que les conséquences des bombardements atomiques ne sont pas mis en avant même si ce n’est pas là le propos du film…
 
Ma note : 8,5/10

mardi 21 mai 2024

Tenet


Tenet
 
Un agent de la CIA, le protagoniste, s'infiltre au sein d'une opération clandestine russe : le vol d'un objet mystérieux, supposé être du plutonium, durant une prise d'otages dans un opéra à Kiev. Alors qu'il est en danger, il est sauvé par une balle inversée tirée par un agent masqué, ayant comme signe distinctif une lanière rouge sur son sac à dos. Le protagoniste rejoint les agents russes, qui, ayant compris le but réel du protagoniste, le torturent. Ce dernier préfère se suicider en croquant une capsule de cyanure plutôt que de leur donner les informations qu'ils veulent. À son réveil, le protagoniste apprend que la capsule était vide et que tout cela n'était qu'un test, en vue de le recruter pour une opération spéciale. Parmi les rares informations, on lui révèle le mot Tenet, ainsi qu'un geste à effectuer entrecroisant les doigts des deux mains, pour reconnaître de potentiels alliés. Grâce à ce mot magique, le protagoniste rencontre Barbara, une scientifique qui lui montre certains objets dont l'entropie est inversée : par exemple, une balle revient dans le pistolet dont le chargeur était vide lorsque le protagoniste fait le geste de viser une cible. Ces objets ressemblant aux débris d'une guerre, le protagoniste apprend qu'une immense menace venue du futur plane sur l'humanité, pouvant mener à une Troisième Guerre Mondiale, de nature non définie, mais pire que nucléaire.
 

Tenet
Réalisation : Christopher Nolan
Scénario : Christopher Nolan
Musique : Ludwig Göransson
Production : Warner Bros. Pictures, Syncopy
Genre : Science-Fiction, Action, Thriller
Titre en vo : Tenet
Pays d'origine : Etats-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 26 août 2020
Durée : 150 mn
 
Casting :
John David Washington : le protagoniste
Robert Pattinson : Neil
Elizabeth Debicki : Katherine Barton
Kenneth Branagh : Andrei Sator, homme d'affaires
Dimple Kapadia : Priya Singh
Michael Caine : Sir Michael Crosby
Aaron Taylor-Johnson : Ives
Martin Donovan : Victor
Fiona Dourif : Wheeler
Yuri Kolokolnikov : Volkov
Himesh Patel : Mahir
Clémence Poésy : Barbara, scientifique
Jack Cutmore-Scott : Klaus
Andrew Howard : Stephen
Denzil Smith : Liam
Sean Avery : un soldat rouge
Wes Chatham : Agent du SWAT
 
Mon avis :
 Alors là, celui-là, on peut dire qu’il m’aura presque fait peur tant j’ai pris mon temps pour, finalement, tenter l’expérience. Pour cela, il aura donc fallut que je me replonge à nouveau dans le visionnage de Inception, œuvre du sieur Christopher Nolan qu’il est, bien entendu, inutile de présenter et qui, en son temps, en aura traumatiser plus d’un avec sa complexité que l’on peut qualifier sans peine de peu évidente – pour rappel, tous ces rêves dans les rêves et ces individus qui se baladent là-dedans comme si de rien n’était ce qui faisait que même le spectateur le plus concentré avait du mal a savoir où était le réel dans ce sacré foutoir ! Cependant, si Inception était une œuvre complexe et peu évidente, l’ensemble fonctionnait plutôt bien, or, avec Tenet – puisqu’il est tout de même temps d’aborder le cas du film qui nous préoccupe aujourd’hui – force est de constater que les choses sont un poil plus compliquées. Cela semble exagérer d’affirmer une telle chose, surtout lorsque l’on se souvient du sac de nœud scénaristique de Inception ? Pourtant, c’est bel et bien le cas ! Ainsi, dix ans après celui-ci, Christopher Nolan nous revient avec ce fameux Tenet qui réussit donc à nous donner encore plus de maux de têtes, sauf que, cette fois ci, ce ne sont pas les rêves qui sont au cœur du scénario mais le temps, les protagonistes, ici, pouvant aller et venir dans le temps mais pas dans le sens où on pourrait le penser : en effet, dans Tenet, il n’y a pas vraiment de voyages à travers le temps comme on peut le penser de prime abord – enfin si, un peu, par moments – mais davantage des voyages dans le sens normal du déroulement temporel et d’autres dans le sens contraire. Vous commencez à vous perdre dans mes explications !? Rassurez-vous, c’est normal et l’avancée du scénario du film ne vous aidera nullement, loin de là, car entre explications vaseuses pour ne pas dire incompréhensibles, protagonistes qui se baladent – géographiquement parlant, cette fois ci – un peu partout dans le monde sans que l’on comprenne bien pourquoi – mais eux-mêmes le savent-ils ? – force est de constater que la tache est ardue, très ardue même… Fort heureusement, il y a tout de même de beaux effets spéciaux qui viennent éveiller notre curiosité et qui, ma foi, nous empêchent de prendre la poudre d’escampette comme cette course poursuite filmée à l’envers puis à l’endroit qui marque vraiment les esprits. De même, pour ce qui est du casting, il n’y a rien à redire, celui-ci est plutôt bon et fait parfaitement le job, même si notre fameux protagoniste, John David Washington, semble tout autant paumé que nous tout au long d’une bonne partie du film ! Et puis, après un final explosif où l’on ne voit jamais les opposants de nos héros, le puzzle scénaristique se met enfin en place et là… bordel, on comprend pas mal de choses, pourquoi untel semblait en savoir autant, pourquoi tel événement avait-il eu lieu, etc. Et là, on se dit qu’un second visionnage est tout bonnement nécessaire, afin de mieux saisir toutes les nuances scénaristiques. Est-ce vraiment un mal ? Ma foi, pas vraiment puisque Tenet n’est pas le premier film à agir de la sorte. Le problème, en fait, est ailleurs : malgré de bonnes idées, un excellent casting et des effets visuels époustouflant, Tenet n’arrive pas à atteindre l’excellence de son prédécesseur, Inception, comme si, le sieur Nolan avait voulu répéter la formule gagnante en changeant le fond mais en se fourvoyant par moments dans une complexification que l’on peut qualifier d’inutile. Eh oui, la réussite ne peut pas toujours être au rendez vous !
 

Points Positifs
 :
- Un postulat de départ oh combien complexe mais loin d’être inintéressant avec cette idée de menace venant d’une civilisation vivant dans le futur et qui peut nous détruire en voyageant dans le temps.
- D’ailleurs, sur ce point, davantage que le traditionnel voyage dans le temps auquel on est habitué, Tenet nous propose plutôt une utilisation de celui-ci originale puisque les protagonistes peuvent aller et venir dans celui-ci, c’est-à-dire, dans le sens normal et à l’envers, ce qui nous donne quelques scènes pour le moins stupéfiantes.
- Un casting cinq étoiles : John David Washington, Robert Pattinson, Kenneth Branagh, Elizabeth Debicki et Michael Caine, ma foi, ça en jette !
- La scène de la poursuite en voiture – que l’on voit deux fois, à l’envers puis à l’endroit – est tout simplement excellente et marque les esprits !
- Le final où, enfin, tous les éléments se mettent en place et que l’on comprend pas mal de choses sur ce scénario diabolique…
- Un petit coté James Bond qui n’est pas pour me déplaire.
- Pour ce qui est des effets spéciaux, il n’y a rien à redire, ceux-ci sont excellents.
 
Points Négatifs :
- Une complexité qui en fera fuir plus d’un, indéniablement ! Il faut dire que Tenet n’est pas un film simple, bien au contraire, et beaucoup moins grand public qu’on pourrait le penser de prime abord. D’ailleurs, on peut même affirmer qu’il est trop complexe et qu’un peu de simplicité, par moments, n’aurait pas été de trop !
- Si les spectateurs sont paumés pendant quasiment tout le film, c’est également le cas pour notre protagoniste principal qui, d’ailleurs, ne semble pas s’en soucier.
- Des explications vaseuses auquel on ne comprend rien.
- L’impression d’avoir affaire à un nouvel Inception tant les points communs sont nombreux entre les deux films…
 
Ma note : 7/10

Inception


Inception
 
Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence.
 

Inception
Réalisation : Christopher Nolan
Scénario : Christopher Nolan
Musique : Hans Zimmer
Production : Warner Bros. Pictures, Legendary Pictures et Syncopy Films
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : Inception
Pays d'origine : Etats-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 16 juillet 2010
Durée : 148 mn
 
Casting :
Leonardo DiCaprio : Dominic « Dom » Cobb, « l'extracteur »
Joseph Gordon-Levitt : Arthur, « l'organisateur »
Ellen Page : Ariane, « l'architecte »
Ken Watanabe : Saito, « le touriste »
Marion Cotillard : Mallorie « Mal » Cobb, « l'ombre »
Tom Hardy : Eames, « le faussaire »
Cillian Murphy : Robert Michael Fischer Jr., « la cible »
Michael Caine : Professeur Miles
Tom Berenger : Peter Browning
Lukas Haas : Nash
Pete Postlethwaite : Maurice Fischer
Dileep Rao : Yusuf, « le chimiste »
 
Mon avis :
 Pour la petite histoire, lors de sa sortie, Inception fut présenté par certains critiques comme étant le nouveau Matrix et en toute sincérité, après coup, il me semble difficile de prétendre que le long métrage de Christopher Nolan, aussi bon soit-il, puisse marquer l’histoire du cinéma comme le fit la saga des frères Wachowski en son temps. Souvenez-vous, celui-ci, lors de sa sortie, en 1999, avait révolutionné le petit monde du septième art, pour ses effets spéciaux (le fameux Bullet Time copié depuis dans un million et quelques d’autres films) ainsi que pour son synopsis que je ne résumerais pas ici (notre monde n’est pas réel, c’est une sorte de rêve que nous vivons tout cela sous la coupe des robots, etc.), et, même si, finalement, Matrix, en fait, n’était pas si original que l’on pourrait le croire, puisque ce film puisait beaucoup ses diverses inspirations a droite et a gauche, il est incontestable, que, même si l’on n’aime pas cette trilogie, qu’il y eut un avant Matrix et un après Matrix. Prétendre la même chose d’Inception serait une exagération non justifiée. Pourtant, Inception n’en reste pas moins un excellant long métrage, assez compliquer au départ, car bon, comment dire, il faut sacrément s’accrocher dans les premières minutes, histoire de bien se mettre en tête ce méli mélo de rêves dans les rêves et d’individus qui se baladent là-dedans comme si de rien n’était. Indéniablement, l’œuvre de Christopher Nolan est ardue et ne convient pas forcement a tout le monde : certains n’accrocherons pas a l’univers proposer tandis que d’autres trouveront le tout bien trop compliquer et retournerons aux films d’action américains de base infiniment plus basiques. Quoi qu’il en soit, pour tous les autres, c’est plus de deux heures de régal qui s’annoncent, et qui valent le coup par-dessus le marché. Je passerais rapidement sur le casting cinq étoiles du film avec une belle flopée d’acteurs tout bonnement excellents, que cela soit l’archi connu DiCaprio, fidèle a lui-même, c'est-à-dire, bon, Joseph Gordon-Levitt dont j’ai bien aimé le personnage a la fois sobre et bien plus actif quand l’action le demande, Ken Watanabe, la classe personnifiée, Cillian Murphy et les autres. Non, ce qui compte dans Inception, bien plus que tous les effets spéciaux sur lesquels il n’y a rien à redire et qui en jettent, indéniablement, mais qu’on commence à avoir l’habitude depuis le temps et où mêmes les scènes les plus spectaculaires comme les rues de Paris qui partent dans tous les sens où la ville en pleine décomposition dans les fameuses limbes a la fin du film n’étonnent plus vraiment, ce qui compte, donc, c’est son postulat de base, son univers, le fait que des individus puissent se balader, voir même créer des rêves pour d’autres personnes et y glaner les informations dont ils ont besoin ou bien, y inclure une simple idée qui modifiera les pensées profondes de quelqu’un. Et là, aussi compliquer que cela soit à suivre, et même s’il faut savoir s’accrocher pour tout comprendre, Inception frappe très fort, ce, même si même sur ce point, Christopher Nolan n’a rien inventer : après tout, dans une histoire de Picsou crée par le génial Don Rosa, les Rapetous infiltraient les rêves du canard le plus riche du monde afin de découvrir la combinaison du coffre fort de celui-ci. Etonnant qu’Inception emprunte son concept à Picsou n’est ce pas ?! Quoi qu’il en soit, et c’est le principal, Inception est un superbe film, qui plaira indéniablement aux courageux et aux amateurs du genre. Certes, c’est tout sauf un chef d’œuvre, encore moins la claque annoncée (mais bon, finalement, Matrix est-il aussi bien que cela ?), cependant, pour son univers onirique, son concept, ses acteurs et le fait que l’on ne sache jamais a quel moment l’on nage dans la réalité ou en plein rêve, il mérite largement le détour. D’ailleurs, sur ce point, peut-on vraiment avoir des certitudes absolues quant au happy end final ? DiCaprio retrouve vraiment ses enfants, vous en êtes sur ? Tout cela ne serait-il pas un énième rêve, un refuge agréable dans lequel il serait plonger afin d’éviter la réalité. Et puis, qui nous dit que le film tout entier n’était pas un rêve ? Et oui, avec Inception, on ne peut décidément plus être sur de rien…
 

Points Positifs
 :
- Le postulat de départ, tout simplement excellent : cette idée que des individus peuvent se plonger dans les rêves d’hommes et de femmes, influencer ceux-ci, y faire germer une idée, imbriquer des rêves dans des rêves, ma foi, c’est complexe mais c’est franchement bien trouvé.
- Une intrigue complexe, très complexe, mais si l’on se donne la peine de s’accrocher, si l’on n’a pas peur de réfléchir et que l’on apprécie les œuvres tordues, alors, ce sera un pur régal que de se plonger dans cet Inception !
- Un casting cinq étoiles : Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt, Ken Watanabe, Tom Hardy, Cillian Murphy, Marion Cotillard, Ellen Page et Michael Caine, ma foi, ça en jette !
- Des rêves imbriqués dans des rêves, le doute, récurant, entre le fait que l’on ne sait jamais où débute le rêve, où commence la réalité…
- Les nombreuses références à d’autres œuvres du même genre, à divers mythes, que noteront, bien entendu, certains spectateurs.
- Pour ce qui est des effets spéciaux, il n’y a rien a redire, ceux-ci sont excellents ; d’un autre coté, cela fait bien longtemps que l’on est habitué a une telle qualité désormais…
 
Points Négatifs :
- Une complexité qui en fera fuir plus d’un, indéniablement ! Il faut dire qu’Inception n’est pas un film simple, bien au contraire, et beaucoup moins grand public qu’on pourrait le penser de prime abord.
- Certaines scènes d’actions durent peut-être un poil trop longtemps. Après, il en fait probablement pour tous les gouts !?
 
Ma note : 8/10

dimanche 21 avril 2024

Interstellar


Interstellar
 
Dans un futur proche, la Terre est de moins en moins accueillante pour l'humanité qui connaît une grave crise alimentaire. Une humanité tellement résignée sur son destin que les écoles enseignent désormais que les missions Apollo n'eurent pas lieu et ne servirent qu'à pousser la Russie à se ruiner en projets concurrents. Cooper, un ancien pilote d'essai et ingénieur, est devenu agriculteur suite à un accident survenu dans un vaisseau expérimental et vit dans sa ferme avec sa famille. Sa fille Murphy, âgée de dix ans, croit que leur maison est hantée par un fantôme qui tente de communiquer avec elle. Lorsque son père la défie de prouver l'existence de ce fantôme selon une démarche scientifique, elle découvre avec son aide que le « fantôme » est une forme inconnue d'intelligence qui leur envoie des messages codés au moyen d'ondes gravitationnelles qui altèrent la poussière sur le sol, et les orientent vers une installation secrète de la NASA.
 

Interstellar
Réalisation : Christopher Nolan
Scénario : Christopher Nolan et Jonathan Nolan
Musique : Hans Zimmer
Production : Syncopy Films et Lynda Obst Productions
Genre : Science-Fiction, Anticipation, Hard-Science
Titre en vo : Interstellar
Pays d'origine : Royaume-Uni et États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 26 octobre 2014
Durée : 169 mn

Casting :
Matthew McConaughey : Joseph Cooper
Anne Hathaway : Amelia Brand
Jessica Chastain : Murphy Cooper
Mackenzie Foy : Murphy Cooper enfant
Ellen Burstyn : Murphy Cooper âgée
Michael Caine : le professeur John Brand
Casey Affleck : Tom Cooper
Timothée Chalamet : Tom Cooper jeune
John Lithgow : Donald
Wes Bentley : Doyle
David Gyasi : Romilly
Matt Damon : Dr Mann
Bill Irwin : la voix du robot TARS
Josh Stewart : la voix du robot CASE
David Oyelowo : le principal
Topher Grace : Dr Getty
Leah Cairns : Loïs
William Devane : le directeur de la NASA Williams
Jeff Hephner : un docteur
 
Mon avis :
 Fin 2014 sortait sur les écrans Interstellar, film de science-fiction qui, sur le moment, ne m’intéressait guère, du moins, pas plus que cela et ce, même si je dois reconnaitre que le synopsis – voyages spatiaux par le biais de trous de vers, contraction du temps pour les voyageurs, etc. – ne m’était pas indifférent, habitué que j’étais pour connaitre la thématique depuis longtemps, que ce soit par le biais de diverses œuvres de hard-science ou par des magazines spécialisés. Du coup, je ne vais pas vous mentir, la première fois que j’ai vu ce film, quelques mois plus tard, j’étais un peu dubitatif ; certes, je ne niais pas qu’il pouvait être bon mais, parfois, je me méfie grandement de certains longs métrages, souvent, d’ailleurs, à tort… Pourtant, et ce fut une bonne, que dis-je, une agréable surprise, au bout de quelques minutes, je me suis prit au jeu et, assez rapidement, j’ai été pris par une intrigue bien plus intéressante que je ne l’aurai imaginé, et ce… jusqu’au final. Alors bien entendu, je ne vais pas rentrer dans le vif du sujet ni même dévoiler des pans du scénario, au cas où vous n’auriez pas vu ce long métrage, mais bon, disons que, si certains pourront trouver un peu gnangnan l’histoire entre le père et sa fille qui se trouve au cœur de l’intrigue et qui, d’ailleurs, est essentielle a celle-ci, pour le reste, tout amateur de SF digne de ce nom, enfin, plutôt de hard-science, trouvera sans nul doute son bonheur. En effet, avec Interstellar, Christopher Nolan s’attaque a un genre finalement peu présent au grand écran, le cinéma d’anticipation et la première chose qui saute aux yeux lorsqu’on regarde ce film, c’est qu’il nous fait penser a un certain… 2001, L’Odyssée de l’Espace ; bien sur, ce dernier, culte, reste quelques crans au-dessus, mais après coup, je reconnais a Interstellar ses lettres de noblesse. En effet, si le néophyte ne verra dans les trous de vers et ces personnages qui ne vieillissent pas a la même allure que de la pure science-fiction et si bon nombre de scientifiques trouveront a redire sur des points de détails du scénario, les amateurs de hard-science, eux, familiers de la chose, seront en terrain connu et ne seront en aucune façon choquer ou surpris par les aléas du voyage spatial des protagonistes du film. Alors bien sur, Interstellar ne vaut pas que pour la mise en avant de ces fameuses théories de voyages spatiaux et, comme je l’ai dit, c’est avant toute chose une belle histoire d’amour filial entre un père et sa fille, un père qui désire sauver celle-ci et, surtout, qui fera tout pour revenir. Ajoutons a cela des effets spéciaux tout bonnement magnifiques et un Hans Zimmer qui nous livre une belle bande sonore et vous comprendrez, sans nul doute, pourquoi j’ai fortement apprécié cette œuvre ; un film qui n’est peut-être pas parfait, qui peut être compliqué par moments pour certains mais qui n’en reste pas moins une fort belle expérience cinématographique.
 

Points Positifs
 :
- Je n’irais pas jusqu’à prétendre que Interstellar est le 2001 moderne, cela serait exagéré mais, néanmoins, cela reste un bon, un très bon film de science fiction comme on aimerait en voir plus souvent, surtout qu’il est plutôt crédible dans son ensemble, du moins, pour ce qui est des hypothèses mises en avant dans le scénario : trous de vers, etc.
- Mine de rien, cela reste une très belle histoire d’amour filiale entre un père et sa fille.
- Une thématique forte et assez dans l’air du temps : la planète est mourante et l’humanité essaie de trouver un moyen de quitter la Terre pour survivre.
- Crédible : c’est qui ressort principalement de Interstellar et ce, même dans les petits détails comme le fait que dans l’espace, comme la plupart des gens ne le savent pas, le son ne se propage pas donc… c’est le silence complet et on n’entend pas les explosions… suivez mon regard…
- Pour ce qui est du casting, force est de constater que l’on peut qualifier celui-ci de cinq étoiles : Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain et Michael Caine, cela impose le respect et il y a même un certain Timothée Chalamet, bien jeune à l’époque.
- C’est franchement magnifique et sur les effets spéciaux, il n’y a rien à redire ; et puis, ces visions de planètes extrasolaires, de voyage dans un trou de ver, du trou noir, un pur régal pour les yeux.
- L’apparence des robots peut apparaitre un peu singulière au départ mais l’on finit par s’y faire, au bout d’un moment et ces derniers sont plutôt sympathiques.
- La bande originale, plutôt inspirée, de Hans Zimmer – mais bon, celui-ci, même quand il n’est pas en forme, il nous pond un truc potable…

Points Négatifs :
- Bien entendu, quand on est familier de certaines théories sur le voyage spatial, c’est beaucoup plus facile de tout comprendre.
- Bon, le passage dans le trou noir et ce qui s’y déroule ensuite, c’est plus de la science-fiction que de la hard-science, mais bon…
- Vu le rythme du film, qui sait prendre son temps, et sa thématique plutôt sérieuse, les amateurs d’actions risquent de s’ennuyer.
- Un peu trop de drapeaux américains à mon gout…

Ma note : 8,5/10