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samedi 4 mai 2024

Blackstar


Blackstar
 
David Bowie

1 - Blackstar (Bowie) 9:57
2 - 'Tis a Pity She Was a Whore (Bowie) 4:52
3 - Lazarus (Bowie) 6:26
4 - Sue (Or in a Season of Crime) (Bowie) 4:40
5 - Girl Loves Me (Bowie) 4:51
6 - Dollar Days (Bowie) 4:44
7 - I Can't Give Everything Away (Bowie) 5:47
 

Blackstar
Musicien : David Bowie
Parution : 8 janvier 2016
Enregistré : 2014 – 2015
Durée : 41:13
Genre : Rock expérimental, Art rock, Jazz
Producteur : David Bowie, Tony Visconti
Label : ISO

Musiciens :
David Bowie : chant, guitare acoustique, guitare Fender sur Lazarus, arrangements des cordes, mix, production
Jason Lindner : piano, orgue, claviers
Ben Monder : guitare
Tim Lefebvre : basse
Donny McCaslin : flûte, saxophone, bois
Mark Guiliana : batterie, percussion
 
Mon avis :
 Le 10 janvier 2016, le monde apprenait le décès de celui qui restera comme l’un des artistes les plus talentueux de ces cinquante dernières années, je veux bien évidement parler de David Bowie, décédé alors qu’il venait tout juste de fêter son soixante-neuvième anniversaire et qu’il venait de sortir ce qui restera donc comme son dernier album, Blackstar. Bien entendu, comme vous avez put le remarquer si vous me suivez depuis les débuts de ce blog, étant et restant un fan inconditionnel du bonhomme, j’ai eu le plaisir, au cours des premiers mois de celui-ci, de vous proposer les critiques de quasiment tous les albums du Mince Duc Blanc et, par la force des choses, ce fameux Blackstar sera donc son tout dernier, celui qui conclura une carrière pour le moins exceptionnelle. Disque testament, cet opus n’est pas un simple cadeau d’adieu offert a ses fans et au monde de la musique, la chose serait trop simpliste, mais un véritable excellent album, un opus étonnant, novateur, mélangeant habillement les genres, Bowie, ici, nous prouvant, a près de 70 ans et proche de la mort, qu’encore de nos jours, il restait le meilleur, pour ne pas dire l’unique musicien capable de prises de risques musicales, Blackstar étant un album de rock expérimental et de jazz de très haute volée. Alors bien sur, avec le décès de Bowie, le paysage musical restera orphelin de l’un de ses plus beaux représentants, l’un des derniers d’ailleurs, mais bon, comme cadeau d’adieu, notre Major Tom ne pouvait guère faire mieux que ce Blackstar, et, quelque part, le voir partir sur une si bonne note, après une si longue histoire d’amour musicale, cela a quelque chose de réconfortant et aide a faire passer la pilule. Alors bien sur, ici, s’il n’y a pas de mauvais titres, deux chansons se démarquent largement du lot : l’excellent Lazarus, bien entendu, ainsi que le monumental Blackstar, cette dernière m’apparaissant, et je n’exagère pas, comme l’une des plus belles chansons de Bowie tout album confondus, c’est pour dire… Un excellent album pour conclure une carrière et une vie qui aura modifié, et de quelle manière, le paysage musicale de ces cinquante dernières années, avec Blackstar, David Bowie s’en est allé rejoindre les étoiles et si, bien entendu, la chose est triste, tel est le lot des mortels… et puis, il reste ses albums, nombreux, pour la plupart, de qualité et intemporel, alors, quelque part, Bowie, restera toujours présent, même si le Major Tom a définitivement rejoint l’étoile noire…
 

Points Positifs
 :
- Ce n’est pas parce que David Bowie est mort que Blackstar est un bon album, non, il l’était déjà a la base, disons que l’on comprend mieux la chose après coup et que, entre l’esthétique de la chose, les paroles de certaines chansons, les clips de Lazarus et de Blackstar, on découvre la mise en scène de la mort de l’artiste.
- Pour un dernier opus, Bowie nous prouve une dernière fois qu’il était capable des plus incroyables innovations et autres prises de risques musicales : jazz, musique expérimental, art-rock, Blackstar est l’ultime preuve musicale du génie novateur de Bowie.
- L’album est bon du début à la fin, cependant, il faut reconnaitre que deux titres se démarquent : Lazarus, qui est excellent, Blackstar, qui est monumental !
- Jusqu’au bout, la voix de David Bowie sera restée égale à elle-même, c’est-à-dire, envoutante au possible.
- Les clips, pour moi, n’ont rien à voir avec les albums, c’est un autre média, pourtant, je vous invite à voir et revoir ceux de Lazarus et de Blackstar.
- Bowie finit sur une bonne note ; mine de rien, sur ce point, ce ne sera pas donner a tout le monde.

Points Négatifs :
- Aussi bon soit-il, Blackstar n’est pas un disque simple d’accès pour le grand public. Après, quand on est fan de Bowie et que le rock expérimental ne nous déplait pas, c’est une autre chose.
- David Bowie est mort.

Ma note : 8,5/10

The Next Day


The Next Day
 
David Bowie

1 - The Next Day (Bowie) 3:51
2 - Dirty Boys (Bowie) 2:58
3 - The Stars (Are Out Tonight) (Bowie) 3:56
4 - Love Is Lost (Bowie) 3:57
5 - Where Are We Now? (Bowie) 4:08
6 - Valentine's Day (Bowie) 3:01
7 - If You Can See Me (Bowie) 3:15
8 - I'd Rather Be High (Bowie) 3:53
9 - Boss of Me (Bowie, Gerry Leonard) 4:09
10 - Dancing Out in Space (Bowie) 3:24
11 - How Does the Grass Grow? (Bowie, Jerry Lordan) 4:33
12 - (You Will) Set the World On Fire (Bowie) 3:30
13 - You Feel So Lonely You Could Die (Bowie) 4:41
14 - Heat (Bowie) 4:25
 

The Next Day
Musicien : David Bowie
Parution : 8 mars 2013
Enregistré : 2010 – 2012
Durée : 53:14
Genre : Rock, Pop
Producteur : Tony Visconti, David Bowie
Label : Iso, Columbia

Musiciens :
David Bowie : chant,  guitare, guitare acoustique, claviers, percussions
Gail Ann Dorsey : basse, chœurs
Zachary Alford : batterie, percussions
Sterling Campbell : batterie, percussions
Tony Visconti : guitare, cordes, basse
Earl Slick : guitare
Gerry Leonard : guitare, claviers
David Torn : guitare
Steve Elson : saxophone, contrebasse, clarinette
Henry Hey : piano
Tony Levin : basse
Janice Pendarvis : chœurs
Maxim Moston : cordes
Antoine Silverman : cordes
Hiroko Taguchi : cordes
Anja Wood : cordes
 
Mon avis :
 Peu enthousiaste a l’égard de la production du Duke qui suivit l’extraordinaire et original Earthling, c’est-à-dire, les albums parus au tournant des années 2000, lorsqu’était paru, en 2013, c’est-à-dire, une décennie après RealityThe Next Day, dernier album à l’époque, donc, du sieur Bowie, je ne m’étais guère pressé de me le procurer, ayant peur d’être déçu par la chose, et ce, malgré moult critiques pour le moins dithyrambiques. Ainsi, il aura fallut un certain temps pour que, finalement, quelques mois plus tard, je me décide, enfin, a aborder le cas The Next Day dont, jusqu’alors, je ne connaissais que quelques titres comme Valentine's Day et The Stars (Are Out Tonight)… Et là, dès la première écoute, ce fut le choc, et, je le reconnais, une sacrée bonne surprise ! Car oui, mille fois oui, et d’autres écoutes ne firent que le confirmer, oh combien, la chose, sous une jaquette décidément peu engageante – désolé mais autant je comprends le concept, autant je ne suis pas fan – qui reprend celle du légendaire HeroesThe Next Day renferme, en son sein, quatorze chansons qui sont autant de petites pépites comme le Major Tom ne nous en offrait plus depuis…oh, la fin des années 90, tout bonnement ! Car si effectivement, il est clair que toutes les chansons ne sont pas des chefs d’œuvres, que certaines sont légèrement en deçà, dans l’ensemble, la qualité, indéniable, elle, est au rendez vous, et que de belle manière : ainsi, Bowie, qui avait enregistré cet album dans le plus grand secret et que l’on disait mourant depuis des années, avait pris son temps de peaufiner ses chansons, de s’entourer, une fois de plus, de la crème des crème des musiciens, nouveaux comme anciens, et, en quelque sorte, de renaitre littéralement de ses cendres alors que plus personne n’attendait plus rien de lui depuis belle lurette. Le résultat, en toute sincérité, est étonnant, et entre des titres aussi variés et divers que The Stars (Are Out Tonight)The Next DayLove Is LostValentine's DayHow Does the Grass Grow?, pour ne citer que quelques exemples, voir même un If You Can See Me qui semble échapper de Earthling, force est de constater que l’on a droit a un grand, un très grand Bowie. Alors bien sur, dans ce The Next Day, il est clair que David Bowie n’est plus capable des performances vocales de jadis et que oui, indéniablement, il manque sur certains titres une certaine énergie qu’à l’époque, le Duke ne possédait plus, mais bon, lorsque l’on écoute cet album et que l’on fait les comparaisons avec les musiciens de la même génération – je ne parle même pas des plus jeunes, histoire de ne pas être méchant envers ces derniers – on ne pouvait se dire qu’une seule et unique chose : qu’indéniablement, Bowie est le tout dernier des grands, incontestablement, ou, du moins, le dernier être encore génial…
 

Points Positifs
 :
- Indéniablement, l’un des derniers grands albums de Bowie et, mine de rien, le meilleur – et de loin – depuis Earthling qui datait de 1997. Quasiment parfait de bout en bout, d’une richesse étonnante, il voit notre Mince Duc Blanc renaitre de ses cendres pour livrer une prestation remarquable, et ce, avec tout un tas de chansons assez diverses et de fort bonne qualité.
The Stars (Are Out Tonight)The Next DayLove Is LostValentine's DayHow Does the Grass Grow?If You Can SeeDancing Out in SpaceHeat… et ce ne sont que quelques exemples car, quelque par, quasiment toutes les chansons de cet album auraient mérité d’être citées tellement elles sont bonnes.
- Le plaisir, pour le fan de base, de découvrir, lorsque sortit cet album, que Bowie en avait encore sous la semelle et qu’il était encore capable de nous pondre un grand album !
- La production de Tony Visconti, toujours aussi efficace, la présence de Gail Ann Dorsey, selon moi, l’une des meilleures choses qui soit arrivé à Bowie, musicalement parlant, au cours de ses vingt dernières années.

Points Négatifs :
- Je comprends le concept de la pochette mais franchement, ce n’est pas ma tasse de thé, loin de là.
- Bowie a encore de beaux restes mais il est clair que, d’un point de vu vocal, il n’était plus capable de rééditer les performances de jadis, sauf occasionnellement : mais bon, vu son age lorsqu’était sortit The Next Day, cela n’avait rien d’illogique non plus.
- De la même manière, il manque une certaine fougue par moments et cela se remarque surtout sur un titre comme If You Can See qui lorgne largement sur Earthling… sauf que l’extraordinaire énergie de ce dernier n’y est pas…

Ma note : 8/10

vendredi 3 mai 2024

Glastonbury 2000


Glastonbury 2000
 
David Bowie

1 - Introduction (Greensleeves) (traditionnel) 1:48
2 - Wild Is the Wind (Dimitri Tiomkin, Ned Washington) 6:54
3 - China Girl (David Bowie, Iggy Pop) 4:24
4 - Changes (David Bowie) 3:40
5 - Stay (David Bowie) 7:12
6 - Life on Mars? (David Bowie) 4:42
7 - Absolute Beginners (David Bowie) 7:50
8 - Ashes to Ashes (David Bowie) 5:21
9 - Rebel Rebel (David Bowie) 4:12
10 - Little Wonder (David Bowie, Reeves Gabrels, Mark Plati) 3:57
11 - Golden Years (David Bowie) 4:07
12 - Fame (David Bowie, Carlos Alomar, John Lennon) 4:25
13 - All the Young Dudes (David Bowie) 3:43
14 - The Man Who Sold the World (David Bowie) 3:51
15 - Station to Station (David Bowie) 9:49
16 - Starman (David Bowie) 4:50
17 - Hallo Spaceboy (David Bowie, Brian Eno) 5:28
18 - Under Pressure (David Bowie, Roger Taylor, Freddie Mercury, John Deacon, Brian May) 5:23
19 - Ziggy Stardust (David Bowie) 3:54
20 - "Heroes" (David Bowie, Brian Eno) 5:57
21 - Let's Dance (David Bowie) 7:06
22 - I'm Afraid of Americans (David Bowie, Brian Eno) 5:43
 

Glastonbury 2000
Musicien : David Bowie
Parution : 30 novembre 2018
Enregistré : 25 juin 2000
Durée : 114:16
Genre : Rock
Producteur : Tony Visconti
Label : Parlophone

Musiciens :
David Bowie : chant
Earl Slick : guitare
Mark Plati : guitare, chœurs
Gail Ann Dorsey : basse, chœurs
Sterling Campbell : batterie
Mike Garson : claviers, piano
Holly Palmer : claviers, chœurs
Emm Gryner : claviers, chœurs
 
Mon avis :
 Alors que celui-ci nous accompagne depuis les tous débuts de ce blog, je conclurais bientôt la quasi-intégralité de la longue discographie du grand David Bowie – décédé, comme chacun sait, le 10 janvier 2016 – avec les critiques de ses ultimes opus solos – du moins, pour le moment, car bon, comment dire, il se pourrait bien qu’à l’avenir, ne paraisse un album inédit, un nouveau live comme cela arrive régulièrement avec les artistes passés de vie à trépas. Et, justement, ce Glastonbury 2000 est l’exemple parfait de ce que je viens de vous affirmer puisque ce live, enregistré lors d’un concert donné à Glastonbury, dans le cadre du festival consacré au rock underground et folk et où il ne s’était plus produit depuis 1971 est paru en 2018, c’est-à-dire, deux ans après la mort de Bowie. Alors bien entendu, des opus live du chanteur aux yeux vairons, j’ai eu l’occasion de vous en parler de plus d’un : ainsi, entre Ziggy Stardust – The Motion PictureDavid LiveStage et A Reality Tour (qui est, sans discussion, le meilleur du lot), il y a de quoi faire, alors, me direz-vous, a quoi bon mettre en avant un énième live du maitre ? Eh bien, tout simplement pour la simple et bonne raison qu’un inédit de Bowie, bien évidement, cela ne se jette pas et que, concert ou pas, le jeu en vaut la chandelle, de plus, l’époque de ce dernier, l’an 2000, nous propose ce qui est, sans discussion possible, un des meilleurs groupes d’accompagnateurs du chanteur aux yeux vairons, c’est-à-dire, Earl Slick, Mark Plati, Sterling Campbell, Mike Garson et, bien évidement, la fabuleuse Gail Ann Dorsey – je pense qu’a l’époque, je devais être un peu amoureux d’elle. De plus, quand on s’attarde un peu sur les titres proposés dans cet album, ces derniers alternent entre chansons majeures de la discographie de Bowie – ZiggyLife on MarsHeroes – titres plus récents – Little WonderI'm Afraid of Americans – mais aussi et, surtout, une bonne partie du contenu de Station to Station qui est, de mon point de vu, un des tous meilleurs albums de David Bowie. Bref, vous l’avez compris, à mes yeux, Glastonbury 2000 est un opus indispensable pour les fans qui auront le plaisir de retrouver leur idole avec ce live inédit qui est très loin de ne pas être dénué d’intérêt. Après, il faut le reconnaitre, A Reality Tour, datant de 2003, est composé du même casting et reste plus complet en chansons, cependant, cela n’enlève rien aux qualités de cet opus, ne serais-ce que pour les prises de risques sur certains titres archi-connus qui apparaissent, ici, sous un jour nouveau…
 

Points Positifs
 :
- Un live de Bowie inédit, avec son groupe phare de l’époque qui était vraiment excellent !? Franchement, cela ne se repousse nullement, bien au contraire ! Ainsi, les fans du Major Tom se jetteront dessus sans la moindre hésitation et ne le regretteront nullement, bien au contraire !
- Des chansons cultes de la discographie de Bowie, des titres plus récents et, grosso modo, la moitié de Station to Station qui reste un des meilleurs albums du maitre. Que demander de plus !?
- Earl Slick, Mark Plati, Sterling Campbell, Mike Garson et Gail Ann Dorsey auront accompagné David Bowie pendant bien des années et auront été, incontestablement, un de ses meilleurs groupes – en tous cas, le dernier. Bref, les fans de ces derniers les retrouveront avec plaisir dans ce live.
- Une fois de plus, je tenais à mettre en avant Gail Ann Dorsey, toujours aussi génial – basse, chœurs, chant – mais bon, suis-je vraiment objectif avec celle-ci ?
- Une prise de risque intéressante sur certains des gros succès de Bowie même si cela ne fonctionne pas toujours.

Points Négatifs :
- Aussi bon soit ce Glastonbury 2000, il reste inférieur à A Reality Tour qui est composé du même casting et qui est nettement plus complet en nombre de chansons.
- Suivant les gouts de chacun, on appréciera la présence de certaines chansons et l’absence d’autres. Après, les gouts et les couleurs ne se discutent pas et, sur ce point, on ne mettra jamais tout le monde d’accord.
- Bowie avec des cheveux longs, non, définitivement, cela ne passe pas…
 
Ma note : 7,5/10

A Reality Tour


A Reality Tour
 
David Bowie

1 - Rebel Rebel (David Bowie) 3:30
2 - New Killer Star (David Bowie) 4:59
3 - Reality (David Bowie) 5:08
4 - Fame (Bowie, Lennon, Alomar) 4:12
5 - Cactus (Black) 3:01
6 - Sister Midnight (Bowie, Alomar, Pop) 4:37
7 - Afraid (David Bowie) 3:28
8 - All the Young Dudes (David Bowie) 3:48
9 - Be My Wife (David Bowie) 3:15
10 - The Loneliest Guy (David Bowie) 3:58
11 - The Man Who Sold the World (David Bowie) 4:18
12 - Fantastic Voyage (Bowie, Eno) 3:13
13 - Hallo Spaceboy (Bowie, Eno) 5:28
14 - Sunday (David Bowie) 7:56
15 - Under Pressure (Bowie, Mercury, Deacon, May, Taylor) 4:18
16 - Life on Mars? (David Bowie) 4:40
17 - Battle for Britain (The Letter) (Bowie, Gabrels, Plati) 4:55
18 - Ashes to Ashes (David Bowie) 5:46
19 - The Motel (David Bowie) 5:44
20 - Loving the Alien (David Bowie) 5:17
21 - Never Get Old (David Bowie) 4:18
22 - Changes (David Bowie) 3:51
23 - I'm Afraid of Americans (Bowie, Eno) 5:17
24 - "Heroes" (Bowie, Eno) 6:58
25 - Bring Me the Disco King (David Bowie) 7:56
26 - Slip Away (David Bowie) 5:56
27 - Heathen (The Rays) (David Bowie) 6:24
28 - Five Years (David Bowie) 4:19
29 - Hang on to Yourself (David Bowie) 2:50
30 - Ziggy Stardust (David Bowie) 3:44
31 - Fall Dog Bombs the Moon (David Bowie) 4:18
32 - Breaking Glass (Bowie, Davis, Murray) 2:27
33 - China Girl (Bowie, Pop) 4:18
 

A Reality Tour
Musicien : David Bowie
Parution : 25 janvier 2010
Enregistré : 22-23 novembre 2003
Durée : 154:00
Genre : Rock, Pop
Producteur : Tony Visconti
Label : Columbia

Musiciens :
David Bowie : chant, guitare, stylophone, harmonica
Earl Slick : guitare
Gerry Leonard : guitare
Mark Plati : guitare, basse
Gail Ann Dorsey : basse, chœurs
Sterling Campbell : batterie
Mike Garson : claviers, piano
Catherine Russell : claviers, percussions, guitare acoustique, chœurs
 
Mon avis :
 Quatrième album live de David Bowie dont je vous parle sur ce blog, après le légendaire Ziggy Stardust – The Motion PictureDavid Live et StageA Reality Tour, s’il ne possède pas le coté légendaire des autres opus en public du Mince Duc Blanc, n’en reste pas moins, probablement, le plus aboutit – le meilleur diront certains. Car bon, comment dire… si ce live, sortit en 2010 mais proposant un enregistrement sur deux concerts de la tournée Reality réalisée en 2003, n’est pas comme les autres auréolés du coté culte des années 70, force est de constater que, non seulement, il est plus complet avec une bonne trentaine de titres, que ceux-ci permettent aux fans comme aux néophytes d’avoir une bonne vision de la longue carrière du chanteur mais aussi, et ce n’est pas rien, que Bowie, une fois de plus, avait sut s’entourer de tout un tas de bons voir de très bons musiciens ! Car bon, si je ne citerais pas Gail Ann Dorsey car, décidément, je ne serais jamais objectif a son sujet (ah je l’adore), force est de constater que le reste de la troupe accompagne fort bien Bowie, un Bowie, par ailleurs, plus en forme que jamais et qui s’amuse avec son public tout en livrant une prestation parfaitement maitrisée de bout en bout. Bien entendu, selon les gouts de tout à chacun, les préférences de telle période de la carrière du chanteur, chacun appréciera telles chansons au détriment d’autres, mais bon, dans l’ensemble, il apparait clairement que A Reality Tour, s’il lui manque le coté culte de l’age d’or du Mince Duc Blanc n’en reste pas moins comme un bon, que dis-je, un excellent live, et cela, ma foi, c’est le principal !
 

Points Positifs
 :
- Un excellent live, fort complet et qui nous permet de revenir sur la longue carrière de David Bowie : titres anciens et plus récents se côtoient sans problèmes, le son est très bon, les musiciens sont inspirés, quand a Bowie, eh bien, il nous montre une fois de plus pourquoi il fut considéré comme étant l’un des plus grands artistes de la fin du vingtième siècle.
- Justement, c’est ce coté compilation qui fait de A Reality Tour un album presque incontournable et tout bonnement indispensable pour tout fan de Bowie qui se respecte.
- Peut-être le meilleur live de toute la carrière de David Bowie.
- Le duo Bowie/ Gail Ann Dorsey sur Under Presure, histoire de souligner ce qui est l’un des grands moments d’un album qui en comporte pas mal.

Points Négatifs :
- Suivant les gouts de chacun, on appréciera la présence de certaines chansons et l’absence d’autres. Après, les gouts et les couleurs ne se discutent pas et, sur ce point, on ne mettra jamais tout le monde d’accord.

Ma note : 8/10

lundi 8 avril 2024

Reality


Reality
 
David Bowie

1 - New Killer Star (David Bowie) 4:40
2 - Pablo Picasso (Jonathan Richman) 4:06
3 - Never Get Old (David Bowie) 4:25
4 - The Loneliest Guy (David Bowie) 4:11
5 - Looking for Water (David Bowie) 3:28
6 - She'll Drive the Big Car (David Bowie) 4:35
7 - Days (David Bowie) 3:19
8 - Fall Dog Bombs the Moon (David Bowie) 4:04
9 - Try Some, Buy Some (George Harrison) 4:24
10 - Reality (David Bowie) 4:23
11 - Bring Me the Disco King (David Bowie) 7:45
 

Reality
Musicien : David Bowie
Parution : 16 septembre 2003
Enregistré : janvier 2003 – mai 2003
Durée : 49:25
Genre : Rock, Rock Alternatif
Producteur : Tony Visconti
Label : Iso

Musiciens :
David Bowie : chant, guitare, claviers, percussions, saxophone, stylophone, synthétiseur
Earl Slick : guitare
Mike Garson : piano
David Torn : guitare
Gail Ann Dorsey : chœurs
Sterling Campbell : batterie
Matt Chamberlain : batterie sur Bring Me the Disco King
Catherine Russell : chœurs
Tony Visconti : basse, guitare, claviers, voix
Gerry Leonard : guitare
Mark Plati : basse, guitare
Mario J. McNulty : batterie et percussions sur Fall Dog Bombs the Moon
 
Mon avis :
 Un an tout juste après Heathen, ce qui était une sacrée surprise – on se croyait être revenu au bon vieux temps de la musique pop où les grands n’hésitaient pas à nous pondre des opus chaque années – David Bowie nous revenait avec ce Reality qui, accessoirement, connu des avis nettement plus mitigés des critiques et de bon nombre de fans. Pour ma part, à l’époque, j’avais d’autres chats à fouetter que de me plonger dans l’analyse d’un nouveau Bowie et ce ne fut que bien plus tard que j’ai véritablement abordé le cas de cet opus. Et, sur ce point, je ne vais pas vous mentir, à mes yeux, Reality n’est pas un grand album. En effet, ici, nous sommes loin des heures de gloire du Mince Duc Blanc voir même de ces deux merveilles des années 90 que furent  Outside et Earthling, ce vingt-troisième opus de Bowie se contente d’être bon. Certes, au vu, à l’époque – et de nos jours, c’est encore pire – de la concurrence, Reality se démarquait nettement, mais bon, quand on connait la carrière du bonhomme, quand on se souvient de chef d’œuvres absolus comme LowStation to Station ou Ziggy Stardust, il est évidant que, qualitativement parlant, nous sommes, au moins, deux tons en-dessous. De plus, après un Heathen salué par la critique et les fans, Reality eu bien du mal à tenir la comparaison et, comme en plus, la pochette était horriblement moche, il y avait de quoi craindre une baisse notable de l’inspiration de Bowie. Or, a bien y regarder, si tout, ici, n’est pas parfait, si certains titres apparaissent comme trop moyens, comment ne pas reconnaitre qu’il y a quelques belles chansons, quelques petites perles qui, indéniablement, sauvent les meubles : New Killer Star, single imparable et gros succès sur les ondes fin 2003, Never Get Old et la fameuse pub Evian, sans oublier, bien entendu, la véritable arlésienne – cela faisait des lustres que Bowie essayait de nous la caser quelque part – que fut Bring Me the Disco King qui conclut a merveille cet opus. Ajoutons deux reprises réussies et quelques titres assez sympas et l’on obtient, au final, un album qui, certes, est loin d’être parfait mais qui n’en est pas moins supérieur a ce que l’on pourrait penser. Et dire, mais personne ne le savait alors, qu’il fallut, ensuite, patienter une décennie pour avoir droit a un nouvel opus de Bowie…
 

Points Positifs
 :
- Un opus loin d’être un chef d’œuvre, certes, ni même un incontournable, mais qui, malgré tout, s’avère être bien plus intéressant qu’on pourrait le penser de prime abord, surtout après quelques écoutes. Plus enjoué que Heathen, moins sophistiqué, Bowie livre, avec Reality, un album sympathique et assez plaisant.
New Killer Star, single imparable, fut un gros succès à l’époque. Il faut dire que le titre, assez simple dans sa conception, n’en reste pas moins terriblement efficace. Personnellement, ma chanson préférée de cet opus.
New Killer Star, donc, mais aussi Never Get OldRealityBring Me the Disco King et les deux bonnes reprises que sont Pablo Picasso et Try Some, Buy Some sont les titres qui marquent le plus les esprits.
- Musicalement, il n’y a rien à redire, Bowie a sut, comme souvent, fort bien s’entourer par une belle petite flopée de musiciens talentueux.

Points Négatifs :
- Bon, il faut reconnaitre que, malgré quelques titres assez réussis et plaisant, l’ensemble reste un peu trop moyen à mon gout. Nous sommes, ici, assez loin des heures de gloire de Bowie, voir même, par moments, de la seconde moitié des années 90 où celui-ci fut, artistiquement parlant, fort productif.
- Il y a, tout de même, deux ou trois chansons un peu limites, qualitativement parlant…
- Peut-être une des pochettes les plus moches de toute la discographie de David Bowie, et je n’exagère nullement. Mais qu’est ce qu’il lui a pris de choisir un tel étron ?!

Ma note : 7/10