Pages

Affichage des articles dont le libellé est Cillian Murphy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cillian Murphy. Afficher tous les articles

vendredi 9 août 2024

Oppenheimer


Oppenheimer
 
En 1926, Robert Oppenheimer étudie au laboratoire Cavendish de Cambridge au Royaume-Uni. Outre son mal du pays, il est en proie à des crises d'anxiété. Il travaille sous la direction de l'exigeant Patrick Blackett et va même jusqu'à empoisonner la pomme de ce dernier. Oppenheimer se ravisera cependant, surtout quand Niels Bohr sera sur le point de la manger accidentellement. Oppenheimer termine son doctorat en physique à l'université de Göttingen en Allemagne, et rencontre notamment Werner Heisenberg lors d'une conférence à l'École polytechnique fédérale de Zurich. Il retourne ensuite aux États-Unis où il espère développer ses recherches en physique quantique. Il commence à enseigner à l'université de Californie à Berkeley et au California Institute of Technology. En 1936, il rencontre Jean Tatlock, une jeune femme membre du Parti Communiste. Ils entretiendront une relation amoureuse intermittente jusqu'à la mort de celle-ci et ce malgré le mariage d'Oppenheimer avec Katherine Puening, biologiste et ex-communiste, qui a lieu en 1940. Lié à des communistes, Robert Oppenheimer est dès lors surveillé notamment par le FBI. En 1939, au début de la Seconde Guerre Mondiale, le général Leslie Richard Groves recrute Oppenheimer pour diriger le projet Manhattan. Le but de celui-ci est de développer une bombe atomique. Le scientifique lui a alors assuré qu'il n'avait aucune sympathie communiste. Oppenheimer, qui est juif, est par ailleurs particulièrement motivé pour devancer les nazis sur leur programme d'armes nucléaires en cours, dirigé par Werner Heisenberg qu'il connaît bien.
 

Oppenheimer
Réalisation : Christopher Nolan
Scénario : Christopher Nolan, d'après la biographie de Kai Bird et Martin J. Sherwin
Musique : Ludwig Göransson
Production : Atlas Entertainment, Syncopy, Universal Pictures
Genre : Biographique, Historique
Titre en vo : Oppenheimer
Pays d'origine : Etats-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 19 juillet 2023
Durée : 180 mn
 
Casting :
Cillian Murphy : Robert Oppenheimer
Emily Blunt : Katherine « Kittie » Oppenheimer
Matt Damon : le lieutenant-général Leslie Groves et chef du projet Manhattan
Robert Downey Jr. : Lewis Strauss, président de la commission de l'énergie atomique
Florence Pugh : Jean Tatlock, maîtresse d'Oppenheimer et membre du parti communiste
Josh Hartnett : le physicien et professeur Ernest Lawrence
Casey Affleck : le colonel Boris Pash
Rami Malek : le physicien David L. Hill
Kenneth Branagh : le physicien danois Niels Bohr, Prix Nobel de physique 1922
Benny Safdie : Edward Teller
Dylan Arnold : Frank Oppenheimer
Gustaf Skarsgård : Hans Bethe
David Krumholtz : Isidor Isaac Rabi
Matthew Modine : Vannevar Bush
David Dastmalchian : William L. Borden
Tom Conti : Albert Einstein
Michael Angarano : Robert Serber
Jack Quaid : Richard Feynman
Josh Peck : Kenneth Bainbridge
Olivia Thirlby : Lilli Hornig
Dane DeHaan : Kenneth Nichols
Danny Deferrari : Enrico Fermi
Alden Ehrenreich : l'assistant parlementaire du Sénat
Jefferson Hall : Haakon Chevalier
Jason Clarke : Roger Robb
James D'Arcy : Patrick Blackett
Tony Goldwyn : Gordon Gray
Devon Bostick : Seth Neddermeyer
Alex Wolff : Luis Walter Alvarez
Scott Grimes : le conseiller
Josh Zuckerman : Giovanni Rossi Lomanitz
Matthias Schweighöfer : Werner Heisenberg
Christopher Denham : Klaus Fuchs
David Rysdahl : Donald Hornig
Guy Burnet : George Eltenton
Louise Lombard : Ruth Sherman Tolman
Harrison Gilbertson : Philip Morrison
Emma Dumont : Jackie Oppenheimer
Trond Fausa Aurvåg : George Kistiakowsky
Olli Haaskivi : Edward Condon
Gary Oldman : Harry S. Truman
John Gowans : Ward V. Evans
Kurt Koehler : Thomas A. Morgan
Michael Andrew Baker : Joe Volpe
Macon Blair : Lloyd K. Garrison
Harry Groener : Gale W. McGee
Jack Cutmore-Scott : Lyall Johnson
Máté Haumann : Leó Szilárd
James Remar : Henry Lewis Stimson
Gregory Jbara : Warren Magnuson
Tim DeKay : John O. Pastore
James Urbaniak : Kurt Gödel
 
Mon avis :
 C’était, bien entendu, le film l’été 2023, celui qui avait marquer les esprits, en bien comme en mal car, comme chacun sait, tous les gouts sont dans la nature, y compris les mauvais, bref, le film a voir même si, il faut le reconnaitre, curieusement, il n’était pas seul a faire parler de lui – il y avait aussi un certain Barbie qui connu, lui aussi, un énorme succès en salle mais bon, pour ma part, désolé mais j’avais fait l’impasse sans le moindre problème ! Il faut dire que cet Oppenheimer, cela faisait longtemps que je l’attendais et ce, pour de multiples raisons : pour la présence, dans le rôle principal, de Cillian Murphy dont je suis fan depuis Peaky Blinders et qui est toujours aussi charismatique, pour Christopher Nolan qui, pour rappel, n’est pas n’importe qui, pour l’Histoire également, celle avec un H majuscule, ce qui ne pouvait que me ravir puisque celle-ci est ma grande passion et que, sans être un spécialiste pur et dur, après tout, la physique et moi, ça ne fait pas deux, je connaissais parfaitement le sieur Oppenheimer, le Projet Manhattan, les grandes lignes de la fabrication de la bombe atomique mais aussi, une bonne flopée des scientifiques apparus à l’écran. Bref, tous les éléments étaient en place pour que je passe un grand moment de cinéma devant Oppenheimer, ce, même si, en temps normal, je ne suis pas un grand fan des biopics, comme je le souligne régulièrement sur ce blog. Alors, le résultat final fut-il à la hauteur de mes attentes ? Ma foi, disons même que celles-ci ont été largement dépassées, c’est pour dire ! Il faut dire que, ici, Christopher Nolan nous livre un film qui est quasiment parfait de bout en bout, un film qui frôle avec le chef d’œuvre et dont le seul défaut, finalement, serait d’aborder une thématique compliquée – la physique quantique, ce n’est pas donné à tout le monde même si les néophytes peuvent s’en sortir en regardant ce film. Mise en scène audacieuse, alternance entre trois intrigues qui se déroulent en parallèle et qui se renvoient les unes aux autres, casting pour le moins flamboyant, reconstitution historique proche de la perfection, bande originale angoissante et parfaite, ici, les superlatifs me manqueraient presque, quand aux fameuses trois heures que durent ce long métrage, que dire si ce n’est que je ne les ais nullement vu défilées tellement j’ai été captivé, que dis-je, happé par un scénario maitrisé de bout en bout. Ajoutons à cela un Cillian Murphy plus Bowie que jamais et qui semble être né pour interpréter Robert Oppenheimer et vous comprendrez mon enthousiasme vis-à-vis de ce film que je peux qualifier sans peine comme étant un des meilleurs si ce n’est, tout simplement, le meilleur de l’année 2023, tout bonnement ! Bref, la preuve que le cinéma peut encore être grand, même lorsqu’il traite des thématiques que l’on pourrait penser être de niche, la preuve que Christopher Nolan est un superbe réalisateur – mais en dehors de ses détracteurs, qui en doutait – le constat que même un individu dans mon genre qui n’apprécie guère par les biopics en temps normal peut s’incliner bien bas au vu d’une telle réussite. Ah, si tous les films pouvaient me procurer les mêmes émotions…
 

Points Positifs
 :
- Incontestablement, Oppenheimer est le meilleur film de l’année 2023, tout simplement ! Que cela soit pour sa mise en scène, son scénario ou sa thématique, tout frôle avec la perfection ici et le sieur Nolan nous livre un long métrage que l’on peut qualifier de magistral, ce, tout en dépoussiérant le genre biopic qui, la plupart du temps, est un peu trop conventionnel.
- Captiver le spectateur en racontant la vie d’un physicien – aussi génial fut-il – qui fut à la tête du projet américain de fabriquer une bombe atomique pendant la Seconde Guerre Mondiale, voilà un projet que l’on pouvait qualifier, de prime abord, de casse gueule, or, Christopher Nolan réussit son pari de superbe manière !
- Cillian Murphy est tout simplement parfait dans son interprétation du physicien Robert Oppenheimer et la ressemblance entre les deux hommes en est, par moments, troublante. Bref, une belle réussite pour celui qui est l’un des mes acteurs préférés.
- Un casting époustouflant et que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles : Cillian Murphy, bien entendu, mais aussi Matt Damon, Robert Downey Jr., Emily Blunt, Kenneth Branagh, Tom Conti, pour ne citer que quelques exemples.
- Un scénario divisé en trois parties qui alternent et qui se renvoient entre elles, l’ensemble étant captivant au possible.
- Certes, Oppenheimer dure trois heures, cependant, celles-ci défilent sans le moindre temps normal et, a aucun moment, je n’ai vu le temps passé n’y n’ai ressentit le moindre ennui – ce qui n’est pas le cas avec bon nombre d’autres films…
- Amateurs d’Histoire, vous allez être aux anges, surtout lorsque l’on voit le sérieux de la reconstitution historique.
- La scène de la première explosion nucléaire dans le désert de Los Alamos est tout simplement somptueuse dans son intégralité : préparatifs, angoisse, l’explosion en elle-même puis, sensiblement une minute après, le son, apocalyptique, qui emporte tout…
- Une œuvre qui amène à réfléchir sur les dangers de la science, bien entendu.
- Bande originale, décors, costumes, tout est parfait, ou presque.
 
Points Négatifs :
- Aussi excellent soit ce film, il faut reconnaitre que celui-ci n’est pas destiné à tout le monde et je pense ne pas me tromper en affirmant que nombreux seront ceux qui auront du mal à tenir trois heures devant une œuvre qui met l’accent sur les dialogues – parfois complexes – plutôt que sur l’action – ce qui est normal, après tout.
- Naturellement, les habituels détracteurs de tout ce qui a du succès – surtout lorsque c’est américain – pesteront sur des détails et pointeront du doigt le fait que les conséquences des bombardements atomiques ne sont pas mis en avant même si ce n’est pas là le propos du film…
 
Ma note : 8,5/10

dimanche 7 juillet 2024

Peaky Blinders – Saison 6


Peaky Blinders – Saison 6
 
Au fil des années, le clan Shelby a vaincu ses rivaux de Birmingham, des gangsters londoniens, des mafieux américains, des flics véreux et un prêtre pédophile. Cependant, les plans de Tommy pour assassiner le leader fasciste britannique Oswald Mosley se sont retournés contre lui, causant la mort de sa Tante Polly… Hanté par des visions de sa première épouse décédée, Grace, et de « l’homme inconnu que je ne peux pas vaincre », Tommy souhaite se suicider, appuie sur la gâchette et découvre qu’Arthur a retiré les balles de son arme avant de s’effondrer ignominieusement face contre terre dans la boue… Arrive alors sa seconde épouse, Lizzie, toujours bien vivante, qui le trouve vautré dans la boue, le traite de lâche et lui donne des balles au cas où il souhaiterait terminer le travail…
 

Peaky Blinders – Saison 6
Réalisation : Colm McCarthy
Scénario : Steven Knight
Musique : Nick Cave
Production : BBC
Genre : Drame historique
Titre en vo : Peaky Blinders – Season 6
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two, Netflix
Diffusion d’origine : 27 février 2022 – 03 avril 2022
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 55 minutes
 
Casting :
Cillian Murphy : Thomas Shelby
Paul Anderson : Arthur Shelby Junior
Sophie Rundle : Ada Thorne, née Shelby
Finn Cole : Michael Gray, le fils de Polly
Natasha O'Keeffe : Lizzie Shelby, née Starke
Kate Phillips : Linda Shelby, la femme d'Arthur Shelby
Harry Kirton : Finn Shelby, plus jeune frère Shelby
Sam Claflin : Oswald Mosley
Amber Anderson : Diana Mitford
James Frecheville : Jack Nelson
Stephen Graham : Hayden Stagg
Conrad Khan : Erasmus « Duke » Shelby
Charlène McKenna : Laura McKee
Anya Taylor-Joy : Gina Gray
Brian Gleeson : Jimmy McCavern
Benjamin Zephaniah : Jeremiah Jesus
Daryl McCormack : Isaiah Jesus
Tom Hardy : Alfie Solomons
Aimee-Ffion Edwards : Esme Shelby-Lee
Helen McCrory : Polly Gray, née Shelby
Aidan Gillen : Aberama Gold
Charlie Murphy : Jessie Eden
Jack Rowan : Bonnie Gold
Ned Dennehy : Charlie Strong
Packy Lee : Johnny Dogs
Andrew Koji : Brilliant Chang
Stephen Graham : Hayden Stagg
Aneurin Barnard : Docteur Holford
Emmett J. Scanlan : Billy Grade
Neil Maskell : Winston Churchill
Darragh O'Toole : Liam
Peter Coonan : Connor Dunn
Assaad Bouab : Henri
Abbie Hern : Mary Bone
Ian Peck : Curly
Simon Wan : Han
Naomi Yang : Li
 
Mon avis :
 Toutes les bonnes choses ont naturellement une fin et c’est donc avec cette sixième saison, qui, pour la petite histoire, se sera fait attendre – en raison, bien entendu, de la pandémie de Covid-19 qui aura bouleversé les plans initiaux prévus pour cette série – que Peaky Blinders, sans aucun doute possible, une des meilleures séries de ces dernières années, ce sera achevé. Certes, ces six nouveaux épisodes ne seront pas tout à fait la conclusion des aventures du charismatique Thomas Shelby et de ses compagnons puisqu’un film est prévu pour les années à venir, long métrage qui, lui, à défaut d’une septième saison passée aux oubliettes, mettra bel et bien fin à l’histoire, mais bon, en dehors de cette promesse à venir, cette sixième saison de Peaky Blinders n’en reste pas moins comme étant une conclusion fort acceptable et, accessoirement, franchement réussie ! Cependant, d’entrée de jeu, il y avait un problème, que dis-je, un énorme problème, je veux, malheureusement, parler du décès d’Helen McCrory – la charismatique Tante Polly – qui eut lieu en 2021. Non seulement, la mort de l’actrice fut un drame, naturellement, mais en plus, il fallait trouver un artifice pour que son personnage – un des plus importants de la série – n’apparaisse plus dans cette sixième saison. Sur ce point, on pourra affirmer que les scénaristes s’en sont fort bien sortis et, par ailleurs, il est difficile, en regardant la scène des funérailles de Polly, de ne pas être touché… Ceci étant dit, quid, donc, de cette sixième saison de Peaky Blinders ? Eh bien, disons que si, jusque là, cette série avait toujours frôlée avec une quasi-perfection, le spectateur, lui, pouvait toujours craindre une baisse de régime où cette fameuse saison de trop, lot commun de bon nombre de séries, faut-il le rappeler. Fort heureusement, avec Peaky Blinders, ce ne fut pas le cas et cette sixième saison, avec du recul, apparait comme étant une des plus réussies du lot, tout simplement ! Plus sombre que jamais, le scénario qui, naturellement, est la suite directe des événements dramatiques de la saison précédente, nous entraine dans une intrigue où se mêlent événements historiques – la montée du fascisme en Europe, la fin de la Prohibition – et où la mort ne cesse de roder autour d’un Thomas Shelby plus omniprésent que jamais. Ce constat qui fait du personnage incarné par Cillian Murphy l’épicentre de l’intrigue était déjà présent dans la cinquième saison, cependant, ici, cela se justifie nettement plus et, accessoirement, cela passe plutôt bien : en dehors de Thomas Shelby, il n’y a rien, ou presque, et tous les autres protagonistes, membres de sa famille, épouse, adversaires, ne sont finalement que des satellites qui tournent autour de notre gangster préféré. Le résultat est tout simplement excellent et même si le désespoir et la noirceur sont les maitres mots de cette ultime saison, comment ne pas reconnaitre que, une fois lancer dans celle-ci, il est fort difficile de ne pas aller jusqu’au bout ?! Et lorsque survint un final innatendu qui relance totalement ce que l’on croyait savoir sur le sort de notre antihéros, on comprend alors l’utilité d’un film futur et on se dit, satisfait, que même si nous en avons finit avec la série, ce n’est pas encore le cas pour Peaky Blinders. Mais bon, pour cela, il va falloir patienter bien longtemps…
 

Points Positifs
 :
- Une dernière saison qui s’avère être, tout simplement, probablement une des toutes meilleures de la série depuis ses débuts. Magistrale, d’une noirceur indicible, Peaky Blinders nous fait ses adieux – ou plutôt, son au revoir en attendant le film – de la plus belle des manières !
- Un Thomas Shelby omniprésent et au centre de tout, un scénario sombre, désespéré mais qui n’en reste pas moins toujours aussi captivant !
- Comme cela avait été le cas dans la saison précédente, l’intrigue est de plus en plus liée avec l’Histoire et, une fois de plus, nos héros ont maille à partir avec quelques figures réelles de l’époque comme Oswald Mosley et Diana Mitford.
- Pour ce qui est des acteurs, comme je le dis depuis le début de la série, il n’y a rien à redire tant ceux-ci sont tout simplement parfaits. Bien évidement, Cillian Murphy est toujours aussi impérial !
- Pour ce qui est de l’esthétique, comme je le disais dans mes critiques précédentes, c’est tout simplement une pure merveille et si, désormais, nous y sommes habitués, comment ne pas reconnaitre que certaines scènes sont tout simplement à couper le souffle – ah, la fusillade du dernier épisode est un pur régal !
- Un bien bel et touchant hommage à Helen McCrory.
- Une bande originale toujours aussi rock et toujours aussi parfaite : Nick Cave, Division Joy, ma foi, il y a de quoi faire !
 
Points Négatifs :
- Thomas Shelby est tellement omniprésent que la plupart des autres protagonistes ont un peu de mal à exister, ce qui est dommage selon moi – je pense, particulièrement, à Arthur qui reste une figure marquante de la série et qui joue presque les utilités ici.
- Dommage qu’Alfie Solomons apparaisse à peine dans cette saison…
 
Ma note : 8,5/10

mardi 2 juillet 2024

Peaky Blinders – Saison 5


Peaky Blinders – Saison 5
 
Le krach boursier de 1929 entraîne une grave perte financière pour Tommy Shelby : Michael, envoyé aux États-Unis, n'a pas revendu à temps les actions du clan. La famille, éparpillée aux quatre coins de la planète, se réunit pour faire le point sur la situation. Tommy compte malgré tout sur la débâcle générale pour en tirer de nouveaux profits. Plus isolé que jamais, malgré sa position influente et son siège au Parlement, il doit répondre aux questions particulièrement gênantes d'un journaliste du London Times. Une mission lancée contre la mafia chinoise laisse présager un redoutable retour de flamme...
 

Peaky Blinders – Saison 5
Réalisation : Colm McCarthy
Scénario : Steven Knight
Musique : Nick Cave
Production : BBC
Genre : Drame historique
Titre en vo : Peaky Blinders – Season 5
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two, Netflix
Diffusion d’origine : 15 novembre 2017 – 20 décembre 2017
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 55 minutes
 
Casting :
Cillian Murphy : Thomas Shelby
Helen McCrory : Polly Gray, née Shelby
Paul Anderson : Arthur Shelby Junior
Sophie Rundle : Ada Thorne, née Shelby
Finn Cole : Michael Gray, le fils de Polly
Natasha O'Keeffe : Lizzie Shelby, née Starke
Kate Phillips : Linda Shelby, la femme d'Arthur Shelby
Harry Kirton : Finn Shelby, plus jeune frère Shelby
Annabelle Wallis : Grace Burgess
Sam Claflin : Oswald Mosley
Brian Gleeson : Jimmy McCavern
Aidan Gillen : Aberama Gold
Charlie Murphy : Jessie Eden
Jack Rowan : Bonnie Gold
Kingsley Ben-Adir : Colonel Ben Younger
Tom Hardy : Alfie Solomons
Ned Dennehy : Charlie Strong
Packy Lee : Johnny Dogs
Ian Peck : Curly
Benjamin Zephaniah : Jeremiah Jesus
Daryl McCormack : Isaiah Jesus
Anya Taylor-Joy : Gina Gray
Elliot Cowan : Michael Levitt
Kate Dickie : Mère supérieur
Andrew Koji : Brilliant Chang
Neil Maskell : Winston Churchill
Emmett J. Scanlan : Billy Grade
Cosmo Jarvis : Barney
 
Mon avis :
 Depuis ses débuts, il est clair que Peaky Blinders aura flirté, allègrement, avec la perfection. Il faut dire que suivre les péripéties de ce gang de gangsters charismatiques de Birmingham, a l’allure aussi cool et sous une bande originale complètement anachronique, mais oh combien jouissive pour les amateurs de rock, est un pur régal. Bien entendu, au fil des saisons, il y eut quelques très légères baisses de régime et si, dans l’ensemble, la série aura maintenu un certain degré de qualité, on ne peut nier que la saison précédente, la quatrième, était apparue comme étant un poil en-dessous. Alors, quid donc de cette cinquième saison ? Y allait-il avoir un sursaut qualitatif ou bien, comme beaucoup d’autres séries, Peaky Blinders allait-il continuer, tranquillement, à s’enfoncer jusqu’à ce que l’on arrive à ce que l’on appelle la saison de trop ? Bon, je vous rassure tout de suite : il n’en est rien ! Pourtant, j’ai longtemps hésité avant de pouvoir affirmer cela… Ainsi, après les premières minutes du premier épisode de cette cinquième saison qui, esthétiquement, sont tout simplement grandioses, et, un synopsis ma foi, intéressant puisqu’abordant la Crise de 1929, j’ai eu un peu de mal avec ce qui a suivit : de bonnes idées, indéniables, comme l’utilisation du sieur Oswald Mosley, fondateur du parti fasciste britannique et une des figures majeures de l’extrême droite européenne du vingtième siècle. De même, voir un Tommy Shelby politicien a un petit coté jouissif quand on repense aux débuts du personnage… Hélas, la suite, un peu confuse par moments, partant dans tous les sens, multipliant les sous-intrigues, l’apparition de moult nouveaux protagonistes et d’enjeux dont on a un peu de mal a comprendre le lien entre eux, voir même leur utilité. Fort heureusement, dans la seconde partie de saison, alors que l’on approche de la conclusion, que tombent petit a petit les explications, que les liens se font et se défont et que de nouvelles scènes marquantes viennent émerveiller nos yeux, il est clair que notre opinion change, que l’on se dit que, décidément, les maitres d’œuvres de la série en avaient encore sous la dent et que, non, indéniablement non, ce n’est pas encore pour cette fois que l’on sera déçu par une saison de Peaky Blinders, bien au contraire. Alors, si vous êtes fans des gangsters les plus cools du petit écran, n’hésitez pas une seconde, vous allez encore passer un très bon moment !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver une série qui, au bout de cinq saisons, n’a rien perdu de ses nombreuses qualités – esthétique irréprochable, bande-originale très rock et protagonistes tellement classe –  et qui nous entraine une fois de plus, pour notre plus grand plaisir, dans une nouvelle virée en compagnie des gangsters les plus cools du petit écran.
- Une évolution des protagonistes plutôt logique et qui permet a l’intrigue de se renouveler de fort belle manière – et puis, Thomas Shelby en politicien, cela en jette !
- Historiquement, la série met en avant la montée en puissance d’un certain Oswald Mosley, figure plutôt méconnue de nos jours mais qui, en son temps, fut le créateur du parti fasciste britannique et l’une des plus grandes figures de l’extrême droite européenne du siècle dernier.
- Pour ce qui est des acteurs, comme je le dis depuis le début de la série, il n’y a rien à redire tant ceux-ci sont tout simplement parfaits. Bien évidement, Cillian Murphy est toujours aussi impérial !
- Pour ce qui est de l’esthétique, comme je le disais précédemment, c’est tout simplement une pure merveille et si, désormais, nous y sommes habitués, comment ne pas reconnaitre que certaines scènes sont tout simplement à couper le souffle – revoyez donc le début du premier épisode, un pur instant de grâce !
- Une bande originale toujours aussi rock et toujours aussi parfaite.
 
Points Négatifs :
- Même si le plaisir est toujours au rendez vous, il faut reconnaitre que, qualitativement parlant, le garde une préférence pour les premières saisons – après, c’est peut-être la force de l’habitude…
- Une saison un peu trop centrée sur Thomas Shelby. Certes, c’est le personnage principal, mais bon, du coup, vu qu’il est quasiment omniprésent de bout en bout, cela se fait un peu au détriment des autres protagonistes comme Poly par exemple qui, quelque part, joue un peu les utilités au cours de cette saison.
 
Ma note : 8/10

dimanche 23 juin 2024

Peaky Blinders – Saison 4


Peaky Blinders – Saison 4
 
1924. Tout le clan Shelby, dont les affaires sont de plus en plus prospères, est réuni à Birmingham pour le mariage de Tommy avec Grace. Une tension palpable marque la rencontre des deux familles, les rigides militaires de la Couronne toisant sévèrement la tribu gitane enrichie dans l'illégalité. Alors que la fête, somptueuse, bat son plein, un invité mystérieux exige d'être reçu par Tommy, se prévalant d'une promesse ancienne et du soutien de Winston Churchill en personne. C'est l'aboutissement de tractations financières que le chef des Peaky Blinders tente depuis des mois de faire aboutir, sans se douter de la vraie nature de l'accord qu'il s’apprête à conclure. Déterminé à poursuivre son ascension vers les hautes sphères de la société, tout en assurant la sécurité des siens, le jeune marié va se retrouver piégé dans une machination aux ramifications internationales.
 

Peaky Blinders – Saison 4
Réalisation : Colm McCarthy
Scénario : Steven Knight
Musique : Nick Cave
Production : BBC
Genre : Drame historique
Titre en vo : Peaky Blinders – Season 4
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two
Diffusion d’origine : 15 novembre 2017 – 20 décembre 2017
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 55 minutes
 
Casting :
Cillian Murphy : Thomas Shelby
Helen McCrory : Polly Gray, née Shelby
Paul Anderson : Arthur Shelby Junior
Sophie Rundle : Ada Thorne, née Shelby
Finn Cole : Michael Gray, le fils de Polly cousin des frères Shelby
Natasha O'Keeffe : Lizzie Starke
Adrien Brody : Luca Changretta
Tom Hardy : Alfie Solomons
Charlotte Riley : May Carleton
Aidan Gillen : Aberama Gold
Jack Rowan : Bonnie Gold
Joe Cole : John Shelby
Aimee-Ffion Edwards : Esme Shelby, épouse de John Shelby
Harry Kirton : Finn Shelby
Ned Dennehy : Charlie Strong
Jacopo Menicagli : Frederico
Ian Peck : Curly
Benjamin Zephaniah : Jeremiah Jesus
 
Mon avis :
 Force est de constater que, depuis ses débuts, Peaky Blinders flirte allègrement avec la quasi-excellence et même si, au fil des saisons, il y a bien eu quelques épisodes un peu en deçà, dans l’ensemble, entre une mise en scène parfaite, une photographie enchanteresse, une bande originale très rock mais qui ne dénote nullement, des acteurs tout bonnement excellents et auxquels s’ajoute, au fil des saisons, de grands noms du septième art, sans oublier, bien sur, une intrigue oh combien captivante, Peaky Blinders fait parti des meilleurs séries actuelles, c’est un fait incontestable. Du coup, l’impatience de découvrir cette quatrième saison était grande mais aussi une certaine crainte, celle, compréhensible, que cela ne soit plus aussi bon qu’avant, ce qui, rassurez vous, n’est pas encore arrivé cette fois ci – ou alors, un tout petit peu mais sans que cela prête a la déception, loin de là. Car oui, après visionnage de cette quatrième saison de Peaky Blinders, il apparait que celle-ci est bonne, que le plaisir de retrouver la famille Shelby est toujours au rendez vous et que, ma foi, ces derniers, au look tellement cool, restent égal a eux-mêmes, plus particulièrement le charismatique Thomas – Cillian Murphy – sans nul doute, l’archétype même du gangster cool par excellence. Certes, tout n’est pas parfait dans cette quatrième saison qui commence très fort – avec la mort de l’un des frères Shelby, John, dans le premier épisode – et qui se conclut de manière acceptable – mais sans atteindre l’intensité du final de la troisième – mais qui possède, malheureusement, quelques longueurs vers le milieu de la saison. Mais bon, malgré ces quelques imperfections et un final qui aurait dut s’achever avec la scène de la plage, force est de constater que, dans l’ensemble, cela reste très bon, et puis, entre le plaisir de retrouver un Tom Hardy égal a lui-même et, surtout, Adrien Brody en chef de la Mafia, il est clair que tous les éléments sont en place pour nous faire passer, une fois de plus, un très bon moment devant notre petit écran – oh, peut-être pas aussi bon que lors des débuts de cette série, mais suffisamment, tout de même, pour que le plaisir soit au rendez vous !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver une série qui, au bout de quatre saisons, n’a rien perdu de sa force avec ses nombreuses qualités – esthétique irréprochable, bande-originale très rock et protagonistes tellement classe –  et qui nous entraine une fois de plus, pour notre plus grand plaisir, dans une nouvelle virée en compagnie des gangsters les plus cools du petit écran.
- Une fois de plus, je ne peux que m’incliner devant Cillian Murphy, incontestablement la tête de gondole de cette série, car bon, comment dire, si le casting reste de haute volée, si le reste des acteurs est tout bonnement parfait, notre Tommy est tellement charismatique que, par moments, on ne voit que lui !
- Les Peaky Blinders face à la Mafia, cette fois ci, l’opposition est de taille et certains resteront sur le carreau !
- Adrien Brody en chef de la Mafia, la chose peut paraitre incongrue mais force est de constater qu’il s’en sort plutôt pas mal.
- La fin du premier épisode, avec la mort de l’un des personnages principaux : John Shelby !
 
Points Négatifs :
- Un léger coup de mou vers le milieu de la saison, ce qui est dommage car sans cela, celle-ci aurait été du niveau des précédentes.
- Quel dommage que cette quatrième saison ne ce soit pas achevée lors de la scène de la plage où Cillian Murphy est opposé a Tom Hardy, cela aurait été un final parfait !
- Pas vraiment été conquis par la sous intrigue avec les communistes et les grèves…
 
Ma note : 7,5/10