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vendredi 26 janvier 2024

Passeport


Passeport
 
Issa, un jeune Érythréen, est laissé pour mort au camp de Calais, dans la jungle. Survivant miraculeusement à ses blessures et à ses traumatismes, mais ayant totalement perdu la mémoire, il ne peut se fier qu’à son passeport, seul vestige de son passé. Aidé de deux compagnons d’infortune, Arun et Ali, il devra affronter la machine administrative et ouvrir une à une les portes qui le mèneront vers un titre de séjour. De l’autre côté de la barrière, Lucas, jeune gendarme d’origine comorienne, adopté par un couple de calaisiens, croise la route d’une jeune journaliste qui bousculera la personne qu’il croyait être. De rencontre en rencontre, nos héros entameront un voyage vers leur identité.
 

Passeport
Scénario : Alexis Michalik
Mise en scène : Alexis Michalik, Clotilde Daniault
Décors : Juliette Azzopardi, Arnaud de Segonzac
Costumes : Marion Rebmann, Violaine de Maupeou
Musique : Sly Johnson
Genre : Drame
Titre en vo : Passeport
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 10 janvier 2024
Durée : 90 mn

Casting :
Christopher Bayemi, Patrick Blandin, Jean-Louis Garçon, Kevin Razy, Fayçal Safi, Manda Touré, Ysmahane Yaqini
 
Mon avis : 
Depuis hier, j’ai eu l’occasion de vous présenter un petit nombre de critiques théâtrales et, alors que je vais aborder, par le biais de celle-ci, la toute dernière, je me dois de revenir sur un fait qui, de mon point de vu, a son importance, c’est-à-dire, le constat, prévisible, que la catégorie Spectacles ne sera pas la fournie de ce blog. Cela est dut pour la simple et bonne raison que, n’habitant pas Paris, je n’ai guère l’occasion d’aller au théâtre ou assister a des concerts. Bien entendu, si, un jour, j’ai de la chance et que je doive vivre dans la capitale, il en sera tout autrement et mes sorties seront sans nul doute plus nombreuses, cependant, malgré le peu de critiques existantes jusqu’à ce jour, il faut tout de même souligner que celles-ci ont toujours été plutôt élogieuses, dans l’ensemble, vis-à-vis des quelques pièces que j’ai eu l’opportunité de voir… Mais bon, comme il est de coutume de le dire, il y a toujours un début à tout et oui, mille fois oui, aujourd’hui, je ne vais nullement être élogieux vis-à-vis de la pièce que j’ai été voir il y a de cela quelques jours à peine… A priori, cependant, je ne m’attendais pas le moins du monde a une telle déception : il faut dire qu’une pièce d’Alexis Michalik, grand nom du théâtre français moderne, cela a de quoi mettre l’eau à la bouche ! Le Porteur d’Histoire, Edmond, Les Producteurs et Le Cercle des Illusionnistes avaient été, à mes yeux, de superbes expériences théâtrales et, grand naïf que j’étais, je ne voyais pas pourquoi il pourrait en être autrement ?! Cependant, j’aurais dut me méfier, mieux me renseigner sur le sujet de Passeport, dernière pièce en date du sieur Michalik, probablement que j’y aurais réfléchis a deux fois avant de tenter l’expérience ? Mais ce ne fut pas le cas, non, grand dadais que je suis, j’y suis allé, en totale confiance… Et ce fut la débandade ! Bon, je m’explique : a priori, je n’ai rien contre la thématique propre de cette pièce, après tout, nous proposer une histoire sur le sort des migrants, sur ce qui les a pousser a venir sur le continent européen, sur les grandes difficultés de leurs longs voyages et sur les déconvenues qu’ils subissent à l’arriver, je n’ai rien contre. Ce n’est pas un sujet qui me passionne – je ne vais pas vous mentir – mais qui, bien traité, peut-être très intéressant, c’est un fait. Le problème, hélas, avec Passeport, c’est que, plutôt que de nous raconter une histoire et d’en rester là, Alexis Michalik tombe dans le militantisme de gauche pur et dur, nous donnant de grandes leçons de morales que la culpabilité occidentale vis-à-vis du reste du monde tout en nous proposant tout un tas de protagonistes tous plus stéréotypés les uns que les autres : ainsi, le flic est forcément débile et violent, l’habitant de Calais, raciste, les provinciaux en général, ma foi, ils ne brillent pas par leur intelligence, quand à la France, eh bien, elle est coupable de tout, c’est-à-dire, du colonialisme, du fait que les pays les plus pauvres n’offrent aucun espoir a leur population, bref, de toute la misère du monde. Du coup, au bout de dix minutes, j’avais déjà envie de me barrer, me demandant ce que je faisais à un meeting de la France Insoumise et si je suis rester jusqu’au bout, c’est parce que je ne souhaitais pas laisser ma femme seule – bon et puis, il pleuvait et je me demandais ce que j’allais faire tout seul comme un con sous la pluie – mais bon, vous l’avez compris, ce ne fut pas facile, pas le moins du monde… Cela est pourtant dommage car, au-delà de ma franche déception et de ce coté militantiste de gauche oh combien détestable, Passeport n’est pas une mauvaise pièce : Alexis Michalik reste un excellent metteur en scène et son savoir faire est indéniable, de même, tout n’est pas a jeter dans cette histoire et si, effectivement, le personnage de la journaliste est à gerber, il est difficile de ne pas être toucher par le sort de ce fameux Issa, de ses difficultés, de son parcours… Ceci m’amène a penser que, comme je l’avais souligné plus haut, mieux traité, cette pièce aurait put être très bonne et, selon moi, il y avait matière à cela, hélas, lorsque l’on tombe dans le militantisme idéologique pur et dur, cela ne fonctionne plus, au contraire, cela énerve, surtout quand une salle quasiment totalement acquise a la cause, se lève et applaudit a tout rompre avant de rentrer tranquillement chez eux, sans le moindre regard pour celles et ceux qui, venus de l’autre bout du monde, vivent dans la rue et viendront leur livrer leur repas du soir pour un salaire de misère. Mais bon, se donner bonne conscience, c’est une autre chose, réfléchir aux véritables problèmes, c’en est une autre…
 

Points Positifs
 :
- Malgré le coté politisé de cette pièce, franchement énervant, il faut reconnaitre qu’il est difficile de ne pas être toucher par l’histoire qui nous est proposée ici et par ces migrants qui viennent du bout du monde, qui ont traversé bien des épreuves pour se retrouver dans une misère encore plus grande en Europe…
- S’il y a une chose que l’on ne peut enlever à Alexis Michalik, c’est, bien entendu, son talent pour la mise en scène et son savoir faire terriblement efficace. Ce n’est plus une surprise mais le bougre est tout de même doué !
- La révélation finale, prévisible, n’en reste pas moins excellente.
- Les acteurs sont bons et font parfaitement le job.
- Décors minimalistes mais efficaces, usage intéressant de la vidéo : la touche Michalik fonctionne a plein régime.
 
Points Négatifs :
- Traiter de la problématique de l’immigration de manière intelligente, c’est une chose, le faire avec militantisme de bas étage et en donnant des leçons, cela devient problématique, or, c’est de cette manière qu’Alexis Michalik nous propose ce Passeport et, franchement, si cela convient parfaitement à un certain public totalement acquis à ce genre d’idées, cela a de quoi énerver les autres…
- Les flics sont forcément idiots et violents, les habitants de Calais de parfaits racistes quand aux provinciaux, en général, bah, ils ne sont pas très intelligents, naturellement. N’oublions pas la France – et l’Occident, en règle générale – coupable de tout et, surtout, de toute la misère du monde. Ah, le coté donneur de leçons de la gauche bien pensante dans toute sa gloire !
- Le personnage de la journaliste est détestable au possible et, au demeurant, lors de sa grande tirade, elle affirme pas mal de conneries…
- Aucune finesse dans cette histoire qui avait pourtant un potentiel certain.
- L’impression d’être dans un meeting de la France Insoumise !
- Le public bobo parisien, fatalement conquis, aura longuement applaudit cette pièce, ce, avant de rentrer tranquillement chez soi, sans le moindre regard envers les SDF qui survivent tant bien que mal dans la rue, et puis, ayant la flemme de se faire a diner, ils commanderont tranquillement un repas qui leur sera livrer par un migrant, épuiser par de multiples livraisons pour un salaire de misère…

Ma note : 5/10

jeudi 25 janvier 2024

Le Cercle des Illusionnistes


Le Cercle des Illusionnistes
 
En 1984, alors que se déroule le championnat d'Europe des Nations, Décembre vole un sac dans le métro. Dans le sac, il trouve la photo d'Avril, une jeune femme plutôt jolie. Il la rappelle, ils se rencontrent dans un café. Il va lui raconter l'histoire de Jean-Eugène Robert-Houdin, horloger, inventeur, magicien du XIXe siècle. Cette histoire les mènera tous deux sous le coffre de la BNP du Boulevard des Italiens, dans le théâtre disparu de Robert-Houdin, devant la roulotte d'un escamoteur, derrière les circuits du Turc mécanique, aux prémices du kinétographe, et à travers le Cercle des Illusionnistes.
 

Le Cercle des Illusionnistes
Scénario : Alexis Michalik
Mise en scène : Alexis Michalik
Décors : Marion Rebmann
Costumes : Marion Rebmann
Musique : Romain Trouillet
Genre : Comédie
Titre en vo : Le Cercle des Illusionnistes
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 22 janvier 2014
Durée : 100 mn
 
Casting :
Clotilde Daniault, Cloé Horry, Fannie Outeiro, Charline Paul, Joséphine Berry, Déborah Krey, Pénélope Rose, Michel Derville, Olivier Claverie, Michel Robbe, Victor Boulenger, Charles Cabon, Arnaud Dupont, Guillaume Riant, Frank Cicurel, Matthieu Hornuss, Thibault Truffert, Adrien Cauchetier, Olivier Dote Doevi, Mathieu Metral, Clyde Yeguete.
 
Mon avis : 
Dans ma critique précédente, j’avais eu le plaisir de vous parler de l’un des derniers succès du sieur Alexis Michalik, Les Producteurs, excellente pièce qui était, en fait, une adaptation de l’œuvre du grand Mel Brooks et qui, d’un point de vu personnel, avait marquer mes retrouvailles, fin 2021, avec le théâtre puisque, en raison de l’épidémie de Covid-19, je n’avais guère eu l’occasion d’aller voir des pièces en 2020 et 2021. Fort heureusement, l'attente ne fut pas aussi longue pour me replonger dans le genre théâtral puisque ce fut en juin 2022 que j'ai eu l'occasion d'aller voir Le Cercle des Illusionnistes qui était, accessoirement, une des toutes premières pièces de l’auteur mais aussi, un de ses plus grands succès… Ainsi, après Le Porteur d’Histoire et Edmond, deux pièces qui m’avaient fortement convaincus, ce fut avec un enthousiasme pour le moins certain que je m'étais rendu au Splendid et, ma foi, après visionnage de la chose, disons que je n’ai nullement été déçu et que, une fois de plus, Alexis Michalik aura confirmé tout le bien que je pense de lui… Alors bien sur, désormais, après avoir vu quelques pièces de l’auteur, je suis en terrain familier et je peux affirmer que l’effet de surprise n’est plus vraiment au rendez vous : ainsi, son art de la mise en scène dynamique, ses décors plutôt simples qui ne cessent de changer sous nos yeux, son utilisation des jeux de lumières et de passages vidéos, sans oublier ses acteurs, peux nombreux mais qui interprètent plusieurs rôles, tout cela, cela sent le déjà vu. Cependant, le premier constat est que cette touche Michalik n’en reste pas moins toujours aussi efficace et que celle-ci possède le don certain de rendre les pièces de l’auteur toujours aussi captivantes. C’est donc pour cela que Le Cercle des Illusionnistes est, avant toute chose, une pièce captivante qui, une fois que l’on est happé par son scénario, qui mêle habillement diverses époques et divers personnages, nous tient en haleine jusqu’à sa conclusion. Ainsi, dans celle-ci, on retrouve, pèle mêle, les débuts des spectacles de magie avec un certain Jean-Eugène Robert-Houdin, les débuts du cinéma avec le célèbre Georges Méliès et même, en guise de clin d’œil, l’évolution actuelle du médium visuel par le biais des jeux vidéos, la pièce s’achevant en 2002 et un certain Tomb Raider faisant son apparition… Ajoutons à cela des personnages loufoques, pas mal d’humour et même un certain Championnat d’Europe des Nations 1984 et vous comprendrez que Le Cercle des Illusionnistes est, indéniablement, une pièce qui mérite le détour. Alors, si vous ne la connaissez pas, vous savez ce qui vous reste a faire, surtout que vous ne serez pas déçus, mais bon, après toutes ces années, ce n’est plus vraiment une surprise avec Alexis Michalik…
 

Points Positifs
 :
- Un formidable voyage dans le temps qui nous entraine, au fil des époques et des lieux, sur les traces de Robert-Houdin, de Georges Méliès et qui nous dévoile les origines des spectacles de magie et les débuts du cinéma. Scénaristiquement, c’est captivant au possible et le sieur Michalik nous prouve une fois de plus qu’il n’a pas son pareil pour nous proposer des pièces qui nous tiennent en haleine tout en nous amusant.
- On connait désormais la touche Michalik, mais bon, ce n’est nullement un défaut et celle-ci est toujours aussi efficace !
- Les nombreuses références a des événements et des figures historiques, a des œuvres du patrimoine et qui, bien entendu, revireront les amateurs éclairés.
- Vu que les acteurs et actrices, depuis la première de la pièce, sont interchangeables, je suis incapable de vous dire qui est qui, cependant, je ne peux que tirer mon chapeau aux interprètes qui ont alterné les divers rôles d’une main de maitre !

Points Négatifs :
- En tant que portugais, j’ai un peu fait la grimace à deux reprises : lorsque la pièce revient sur les éliminations du Portugal en demi-finales de l’Euro 1984 et 2000 face à la France.
- Certains regretteront peut-être que le style d’Alexis Michalik soit toujours, grosso modo, le même – d’un autre coté, Le Cercle des Illusionnistes est l’une de ses premières pièces, du coup, ce n’est pas avec celle-ci que l’on allait avoir une quelconque évolution…
 
Ma note : 8,5/10

Les Producteurs


Les Producteurs
 
Pour faire fortune, un producteur minable s'associe à un comptable timide et névrosé pour créer la pièce de théâtre la plus nulle possible. Ils dénichent le plus mauvais script du moment : une biographie musicale d'Hitler, choisissent le pire metteur en scène et engagent des acteurs déplorables... Une occasion exceptionnelle de retrouver l'humour caustique, irrévérencieux et déjanté de Mel Brooks.
 

Les Producteurs
Scénario : Mel Brooks, Thomas Meehan
Mise en scène : Alexis Michalik
Décors : Marion Rebmann
Costumes : Marion Rebmann
Musique : Mel Brooks
Genre : Comédie Musicale
Titre en vo : The Producers
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 26 novembre 2021
Durée : 120 mn
 
Casting :
Serge Postigo, Benoit Cauden, David Eguren, Andy Cocq, Regis Vallee, Roxane Le Texier, Alexandre Bernot, Loai Rahman, Leo Maindron, Sebastien Paulet, Herve Lewandowski, Melissa Linton, Veronique Hatat, Eva Tesiorowski, Marianne Orlowski, Carla Hugon
 
Mon avis :
 L’une des conséquences majeurs de la crise du Covid-19 est le fait que, par la force de celle-ci et des conséquences liées aux diverses fermetures décidées par le gouvernement pendant, sensiblement, un an et demi, pendant une éternité, ou presque, je n’avais pas eu l’occasion d’aller voir une pièce de théâtre. D’ailleurs, la toute dernière fois, à l’époque, remontait à octobre 2019, en une période que l’on peut depuis surnommer le monde d’avant et où personne ne pouvait se douter qu’une pandémie venue de Chine allait frapper le monde. Ainsi, un peu plus de deux ans, donc, après Elephant Man avec Joey Starr et Béatrice Dalle, j’avais enfin eu l’opportunité, en décembre 2022, d’aller au théâtre et, ma foi, si l’attente fut longue, fort longue même, disons que le jeu en valut la chandelle puisque la pièce que j’avais été voir, Les Producteurs, donc, était un véritable petit bijou ! Mis en scène par Alexis Michalik que l’on ne présente plus – Le Porteur d’HistoireEdmond – cette comédie musicale, car oui, c’en est une, est l’adaptation de deux œuvres : tout d’abord, il y Les Producteurs, le film de l’inimitable Mel Brooks et qui date de la fin des années 60, ensuite, il y a la comédie musicale du même nom, qui date du début des années 2000 et qui fut, pour la petite histoire, une des plus grandes réussites de Broadway. Forcément, au vu du succès outre-Atlantique, il était plutôt logique que Les Producteurs débarque en France et puisque c’est le toujours si-doué Alexis Michalik qui si colle, ma foi, que dire au sujet du résultat final ? Que nous avons affaire à une belle réussite ? C’est un fait, indéniablement ! Que la transposition en français et un poil plus moderne est sans faute ? Ma foi, c’est exact ! Que tout cela est diablement rythmé et terriblement drôle ? Comment nier l’évidence ! Que la flopée d’acteurs et d’actrices ne sont pas en reste pour nous faire passer un bon moment ? Bien évidement que c’est le cas ! Alors, vous l’avez compris, une fois de plus, Alexis Michalik nous livre une fort belle réussite et même si l’œuvre originale n’est pas de lui, sa patte transparait tout de même sur scène, nous prouvant, une énième fois, tout le talent du bonhomme et si vous souhaitez passer un bon moment, si vous souhaitez renouer avec le théâtre avant qu’il ne soit trop tard – après tout, avec ce gouvernement qui ne cesse de fermer et d’ouvrir les commerces ou les salles de spectacles avant de les fermer a nouveau, qui nous dit que cela ne va pas encore arriver – force est de constater que Les Producteurs est la pièce qu’il vous faut !
 

Points Positifs
 :
- A la base, Les Producteurs était un film de Mel Brooks, grand comique devant l’éternel, puis, il y a deux décennies, il devint une comédie musicale à succès qui fut un des plus grands succès de Broadway. Le voir désormais arriver en France sous la houlette du talentueux Alexis Michalik est un vrai plaisir et, indéniablement, une belle réussite !
- Le matériel de base était déjà très bon et si l’on y ajoute la touche du sieur Michalik, alors, on obtient une comédie musicale de haute volée, superbement mise en scène et qui nous fait passer un superbe moment.
- Acteurs endiablés, décors superbes, mise en scène dynamique et moult chansons pour le moins drôles pour ne pas dire ubuesques selon certaines situations font que l’on ne s’ennui pas une seule seconde !
- Pour la petite histoire, c’est la toute première fois que j’ai l’occasion d’aller voir une comédie musicale et, ma foi, disons que je ne l’ai pas regretté vu la qualité de l’ensemble.
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, si vous être totalement allergiques aux comédies musicales, alors, Les Producteurs n’est pas fait pour vous.
- On peut toujours pester contre le fait que, coté visibilité, il y a trop souvent un problème dans ces vieux théâtres parisiens mais ceci, bien évidement, n’a strictement rien à voir avec la qualité de la pièce en elle-même…

Ma note : 8/10

mercredi 24 janvier 2024

Le Porteur d'Histoire


Le Porteur d'Histoire
 
« J’ai pris un livre, machinalement. Je l’ai ouvert au milieu. Ce n’était pas un livre, c’était un carnet manuscrit. Et là, je suis rentré dans l’Histoire... » Par une nuit pluvieuse, au fin fond des Ardennes, Martin Martin doit enterrer son père. Il est alors loin d’imaginer que la découverte d’un carnet manuscrit va l’entraîner dans une quête à travers l’Histoire et les continents. Quinze ans plus tard, au cœur du désert algérien, une mère et sa fille disparaissent mystérieusement...
 

Le Porteur d'Histoire
Scénario : Alexis Michalik
Mise en scène : Alexis Michalik
Décors : Marion Rebmann
Costumes : Marion Rebmann
Musique : Manuel Peskine
Genre : Comédie, Tragédie
Titre en vo : Le Porteur d'Histoire
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 08 juillet 2011
Durée : 90 mn

Casting :
En alternance : Amaury de Crayencour, Benjamin Penamaria, Charles Lelaure, Ysmahane Yaqini, Fadila Belkebla, Emilie Blon Metzinger, Mounya Boudiaf, Magali Genoud, Justine Moulinier, Stéphanie Caillol, Vanessa Cailhol, Patrick Blandin, Michel Scotto di Carlo, Régis Vallée, Julien Jacob, Daniel Njo Lobé, Walter Hotton, Pauline Deshons, César Méric, Vincent Deniard, Marie-Ca Soyer
 
Mon avis : 
Début janvier 2018, j’avais eu le plaisir d’aller voir une pièce du sieur Alexis Michalik, un certain Edmond, œuvre théâtrale qui, ma foi, ne peut que confirmer que le genre est tout sauf mort. Ainsi, c’était fort enthousiasmer par cette première expérience avec l’auteur que je m’étais promis, à l’occasion, de tenter l’expérience Le Porteur d’Histoire, œuvre plus ancienne d’Alexis Michalik et qui, pour la petite histoire, jouissait d’une très bonne réputation qui ne pouvait, bien entendu, qu’éveiller ma curiosité. Ce fut chose faite quelques mois plus tard, en avril de la même année, au Théâtre des Béliers et, ma foi, disons que je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Pourtant, au petit jeu des comparaisons, je dois reconnaitre qu’après coup, j’ai eu une performance pour Edmond – ce, alors que, très mal situé, j’avais finit le spectacle debout, histoire de voir quelque chose ce qui ne fut pas le cas hier où j’étais placé très prêt de la scène. Cependant, affirmer cela ne signifie nullement que Le Porteur d’Histoire est moins bon, loin de là… disons plutôt que j’ai préféré l’extravagance du premier, de cette vie romancée du créateur de Cyrano de Bergerac a cette chasse au trésor a travers les siècles qui, ma foi, ne manque pas d’attraits. Car si le début de la pièce, du moins a mes yeux, fut un peu poussif – dans le genre minimaliste et avec cinq acteurs et actrices qui ne cessaient de changer de rôles en quelques secondes, on est servis – une fois rentrer dans le bain, une fois que j’ai saisis où la pièce nous entrainait, je dois avouer que je me suis pris au jeu et que, entre les multiples références a une multitudes d’œuvres ou de faits historiques – Le Comte de Monte-CristoL'Énéide, Alexandre Dumas, Le Comte de Saint-Germain, Jules de Polignac, Sixte II, la conquête de l'Algérie par la France, la Peste Noire, la Révolution Française, pour ne citer que quelques exemples – on ne s’ennui pas une seconde – surtout pour les amateurs d’Histoire qui s’y retrouveront. Bien évidement, on peut trouver l’intrigue un peu trop extravagante par moments, quand a la révélation finale, disons que je l’avais deviné depuis le début, ou presque, mais bon, vu que l’ensemble reste de très bonne qualité et que l’on se prend  facilement au jeu de ces multiples allers-retours dans le temps et de récits dans les récits, on ne boude pas notre plaisir et on passe, au final, un fort bon moment, ce qui, ma foi, est le principal.
 

Points Positifs
 :
- Une chasse au trésor qui nous fait voyager a travers les siècles et a la rencontre de figures historiques et d’événements de notre histoire, ce, d’une manière hautement dynamique et qui devient très rapidement captivante, ce qui fait que l’on n’a guère le temps de s’ennuyer.
- S’il faut un certain temps d’adaptation – selon moi – une fois que l’on est pris au jeu de l’intrigue, c’est un pur plaisir.
- Les nombreuses références a des événements et des figures historiques, a des œuvres du patrimoine et qui, bien entendu, revireront les amateurs éclairés.
- Vu que les acteurs et actrices, depuis la première de la pièce, sont interchangeables, je suis incapable de vous dire qui est qui, cependant, je ne peux que tirer mon chapeau aux cinq interprètes d’hier qui ont alterné les divers rôles d’une main de maitre !
- Les décors sont oh combien minimalistes, cependant, ils s’avèrent amplement suffisants.
 
Points Négatifs :
- La pseudo-révélation finale est prévisible dès le début. Pour le suspens, on repassera.
- L’intrigue et certains déroulement de celle-ci pourra sembler un poil trop exagérer voir extravagante pour certains.
 
Ma note : 8/10

Edmond


Edmond
 
Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi de caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de cœur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l’instant, il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac.
 

Edmond
Scénario : Alexis Michalik
Mise en scène : Alexis Michalik
Décors : Marion Rebmann
Costumes : Catherine Lainard
Musique : Romain Trouillet
Genre : Comédie
Titre en vo : Edmond
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 01 octobre 2016
Durée : 110 mn
 
Casting :
Benjamin Wangermee : Edmond Rostand
Fannie Outeiro : Rosemonde
Jean-Michel Martial : M. Honoré (le vieux cabot, un journaliste)
Stéphanie Caillol : Jeanne (Marceline)
Jacques Bourgaux : Constant Coquelin, (Constantin Stanislavski)
Clément Naslin : Courteline, Jean Coquelin, (l’employé de la gare, l’huissier)
Eric Pucheu : Leonidas Volny (un spectateur, un cadet)
Fabienne Galula : Maria Legault (Jacqueline)
Eric Mariotto : Ange Floury, Clarétie, Antoine Lumière (le vieux critique, le client raciste, Carbon, un journaliste, Lignière, le chauffeur)
Christophe Canard : Marcel Floury, le Costumier (le directeur, le réceptionniste)
Valérie Baurens : Sarah Bernhardt, la vieille actrice (la serveuse, Suzon)
Benoît Cauden : Feydeau, Melies, Lucien, Maurice Ravel, Tchekhov (le contrôleur)
 
Mon avis :
 Après vous avoir parlé du sympathique vaudeville qu’est Deux Hommes tout Nus, je poursuis mes critiques des pièces de théâtre que j’ai eu l'occasion de voir au fil de la décennie écoulée avec Edmond, pièce multiprimée aux Molières – cinq récompenses – et que j’avais eu le plaisir de regarder au Palais Royal, en janvier 2018. Enfin, plaisir, disons que celui-ci aurait peut-être tout autre si j’avais été mieux placé, si j’avais eu la bonne idée de payer un poil plus chère ma place ; cela m’aurait évité de me retrouver tout en haut, sur le coté, avec une mauvaise visibilité, ce qui m’obligea à finir la pièce debout, histoire de mieux apercevoir la scène. Mais bon, si l’on pourrait épiloguer pendant des lustres sur la vente de places que l’on peut qualifier d’indignes, ce qui compte avant toute chose, c’est la pièce en elle-même et vu que malgré mon grand inconfort, j’ai été on ne peut plus subjugué, au point même que, assez rapidement, je n’y pensais guère, c’est que cet Edmond était bon, que dis-je, excellent même ! Car oui, mille fois oui, la pièce d'Alexis Michalik est une parfaite réussite, du genre de celles qui vous font dire que oui, le genre est tout sauf mort et que si les adaptations d’œuvres anciennes sont fort plaisantes, découvrir des nouveautés est un vrai régal également, surtout quand il est, comme dans le cas présent, de qualité. Ainsi, par le biais d’une mise en scène vivante et dynamique, d’acteurs qui le sont tout autant et qui excellent dans leurs multiples rôles (pour certains) et d’un humour qui est tout sauf potache, on passe un très bon moment en regardant Edmond, a suivre les péripéties de cet Edmond Rostand, alors jeune auteur sans succès, qui, en s’aidant des événements de sa vie personnelle, va créer ce qui sera alors le plus grand succès du théâtre français : Cyrano de Bergerac. Bref, vous l’avez compris, Edmond mérite amplement tout le bien que l’on pense de cette œuvre et, après visionnage de la chose, je ne peux que le conseiller vivement a tout a chacun… après, un conseil : n’hésitez pas à mettre le prix dans les places, histoire de profiter au mieux d’une pièce qui le mérite amplement !
 

Points Positifs
 :
- Une magnifique adaptation – romancée, je n’en doute pas – de la création, par Edmond Rostand, de ce qui est le plus grand succès du théâtre français, Cyrano de Bergerac. Avec une mise en scène vivante et dynamique, des acteurs qui le sont tout autant et une histoire captivante, on passe un bon, que dis-je, un très bon moment.
- Lors des premières minutes, lorsque l’on voit les acteurs déplacer les divers éléments de décors, on est un peu déstabiliser, eh puis, on se prend rapidement au jeu et cela finit par devenir un élément positif.
- Je ne m’y attendais pas mais Edmond est une pièce drôle, très drôle même !
- Si l’on connait un peu la période historique, on prendra plaisir devant les nombreuses références citées dans les dialogues.
 
Points Négatifs :
- Une honte de vendre des places où la visibilité n’est pas bonne, voir quasi-nulle. Certes, cela n’a rien à voir avec la pièce en elle-même mais c’est tellement énervant que je ne peux l’occulter !
 
Ma note : 8,5/10