Pages

Affichage des articles dont le libellé est François Civil. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est François Civil. Afficher tous les articles

lundi 28 octobre 2024

L'Amour Ouf


L'Amour Ouf
 
Dans les années 1980, dans le Nord de la France, deux adolescents, Clotaire et Jackie, tombent éperdument amoureux et vivent une passion dévorante, malgré des origines sociales et des aspirations opposées. Jackie, rêve d’émancipation, tandis que Clotaire plonge peu à peu dans la délinquance. Dans les années 1990, après avoir passé dix années en prison, Clotaire toujours hanté par Jackie, tente désespérément de la revoir. Mais Jackie est désormais mariée, installée dans une nouvelle vie rangée, et semble avoir définitivement tourné le dos à leur passé. Mais en réalité aucun des deux n’a oublié cet amour ouf qui les consumés adolescents et qui pourrait bien ressurgir et bouleverser à nouveau leurs vies.
 

L'Amour Ouf
Réalisation : Gilles Lellouche
Scénario : Gilles Lellouche, Audrey Diwan
Musique : Jon Brion
Production : Chi-Fou-Mi Productions, Trésor Films, StudioCanal
Genre : Drame romantique
Titre en vo : L'Amour Ouf
Pays d'origine : France, Belgique
Langue d'origine : français
Date de sortie : 16 octobre 2024
Durée : 161 mn

Casting :
Adèle Exarchopoulos : Jackie
François Civil : Clotaire
Mallory Wanecque : Jackie à 15 ans
Malik Frikah : Clotaire à 17 ans
Alain Chabat : le père de Jackie
Benoît Poelvoorde : La Brosse
Vincent Lacoste : Jeffrey
Jean-Pascal Zadi : Lionel
Élodie Bouchez : la mère de Clotaire
Karim Leklou : le père de Clotaire
Raphaël Quenard : Kiki
Anthony Bajon : Tony
 
Mon avis :
Quelle surprise, oui, quelle surprise que ce film que j’avais certes hâte de voir, dont je me disais bien qu’il serait bon voir très bon même et dont j’en avais entendu le plus grand bien, ce, particulièrement par le biais de mon épouse qui, quelques jours après l’avoir regarder une première fois au cinéma, aura eu la fort bonne idée de m’accompagner afin que je puisse le découvrir et que dire, justement, que je ne l’ai absolument pas regretter, bien au contraire. Car oui, mille fois oui, L’Amour Ouf, malgré son titre que l’on peut qualifier de passable est un superbe film, un long métrage qui mérite non seulement le détour mais qui apparait comme étant, sans aucune discussion possible, comme étant une des plus belles réussites de cette année 2024, une année qui, pourtant, avait déjà connu quelques beaux petits incontournables des familles. Cependant, si certains étaient des réussites annoncées, on ne peut pas vraiment dire que L’Amour Ouf en faisait partit ce qui fait que, plus qu’une simple réussite, c’est l’effet de surprise qui marque le plus les esprits, une fort belle surprise même tant ce film restera longtemps dans les mémoires tout en prouvant que le cinéma français est loin, très loin même d’être aussi inintéressant que certains pourraient le penser de prime abord… Pourtant, a priori, on pourrait se dire que les choses sont loin d’être aussi originales qu’on pourrait le penser au vu du résultat final, ainsi, scénaristiquement, qu’avons-nous si ce n’est qu’une banale histoire d’amour entre deux adolescents qui se rencontrent, s’aiment à la folie, se séparent par la force du destin et finissent par se retrouver, bien des années plus tard, alors qu’ils sont désormais adultes et que les aléas de le vie n’ont pas été tendres avec eux. Oui, tout cela n’est guère original et pourtant, cela fonctionne terriblement bien comme quoi, même en usant et abusant des bonnes vieilles ficelles, si l’on a de bonnes idées et un tant soit peu de talent, la réussite peut-être au rendez vous. Et donc, sur ce point, le sieur Gilles Lellouche, plus inspiré que jamais et qui portait ce projet depuis des années, nous livre donc un film que l’on peut qualifier sans peine de quasiment parfait de bout en bout, un film a la fois simple et complexe, un film qui joue la carte a fond de la nostalgie pour celles et ceux de ma génération qui ont vécus les années 80 et 90 et qui, donc, peuvent parfaitement accrocher aux protagonistes, un film servi par une BO du tonnerre – The Cure, Billy Idol, Sinéad O'Connor, The Alan Parsons Project pour ne citer que quelques exemples – mais aussi et surtout, par un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles – Adèle Exarchopoulos, François Civil, Benoît Poelvoorde, Alain Chabat, Vincent Lacoste, Élodie Bouchez, Raphaël Quenard, Anthony Bajon sans oublier les plus jeunes, Mallory Wanecque et Malik Frikah – et qui est pour beaucoup pour la réussite de cette œuvre véritablement stupéfiante. Car au-delà d’une banale histoire d’amour dans une ambiance de misère sociale et de violence pure et dure, L’Amour Ouf brille également de par une mise en scène maitrisée de bout en bout avec ses plans audacieux, ses nombreuses excellentes idées visuelles et son ambiance oh combien particulière, ce, jusqu’à un final pour le moins stupéfiant et innatendu – quand on se rappelle des premières minutes du film – qui vient définitivement assoir ce film comme étant un des plus beaux fleurons du genre de l’année et, excusez du peu, un incontournable absolu !
 

Points Positifs
 :
- Un excellent film qui frôle même par moments avec le chef d’œuvre, et je pèse particulièrement mes mots ! Il faut dire que malgré une intrigue que l’on peut qualifié de banale, le sieur Gilles Lellouche, inspiré comme jamais, nous livre un long métrage superbe, qui fourmille de bonnes idées et qui est tout simplement captivant de bout en bout. Une réussite incontestable et, accessoirement, un des meilleurs films de cette année 2024 !
- Une histoire d’amour a priori banale mais terriblement efficace, des protagonistes charismatiques, touchants et qui marquent les esprits, une violence omniprésente mais qui ne gènes nullement le propos du film, des rebondissements pour le moins bienvenus et une intrigue parfaitement maitrisée, bref, de quoi tenir en haleine le spectateur pendant les presque trois heures que dure ce film !
- Adèle Exarchopoulos, François Civil, Benoît Poelvoorde, Alain Chabat, Vincent Lacoste, Élodie Bouchez, Raphaël Quenard, Anthony Bajon : voilà donc un casting que l’on peut qualifier sans exagération aucune de cinq étoiles et qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film !
- Mention spéciale aux deux jeunes acteurs, Mallory Wanecque et Malik Frikah, qui brillent particulièrement dans la première partie du film et qui sont tout simplement excellents.
- Une bande originale excellente qui rappellera bien des souvenirs a ceux de ma génération : The Cure, Billy Idol, Sinéad O'Connor, The Alan Parsons Project, Deep Purple.
- Justement, L’Amour Ouf marque principalement celles et ceux qui ont connu les années 80 et 90, les années de notre jeunesse désormais lointaine et, fatalement, si vous êtes de cette génération, ce film vous touchera davantage…

Points Négatifs :
- Il se peut que les plus agés et les plus jeunes seront moins touchés que celles et ceux de ma génération ?
- A moins d’être totalement allergique aux films français, j’ai un peu de mal à saisir comment on peut ne pas apprécier ce film. Bien entendu, les gouts et les couleurs ne se discutent pas, mais bon…
- Je me suis retrouvé avec la chanson D’aventures en aventures de Serge Lama dans la tête !

Ma note : 8/10

vendredi 18 octobre 2024

BAC Nord


BAC Nord
 
En 2012, Grégory, Yassine et Antoine, sont des agents de la BAC Nord de Marseille, et officient dans les quartiers nord, une des régions aux plus hauts taux de criminalité de France. À la suite d’une intervention musclée pour saisir un charbonneur, ils ont un accident sur le trajet, ce qui leur est reproché par leur officier, Jérôme, qui ne veut pas que leurs opérations soient trop coûteuses : pour la préfecture de police, un contrôle ou une interpellation a la même valeur. Malgré les soucis, Greg, Antoine et Yass continuent leur vie normalement. Ce dernier s'apprête d'ailleurs à devenir père. Au cours d'une intervention, le trio se retrouve à pourchasser un véhicule, qui se réfugie dans le quartier des Aigues douces. L'entrée est gardée par des caïds, faisant la loi dans la cité. Malgré les provocations, Greg, Antoine et Yass sont forcés de reculer et d'obéir à leur hiérarchie, qui leur impose de ne pas entrer dans la cité, pour ne pas créer d'incident. Se sentant humilié, Greg fait remonter son ressentiment à son officier, qui va par la suite lui proposer de réaliser un démantèlement d'un immense réseau de trafic de drogue dans ce même quartier, afin de satisfaire le préfet.
 

BAC Nord
Réalisation : Cédric Jimenez
Scénario : Cédric Jimenez et Audrey Diwan
Musique : Guillaume Roussel
Production : Chi-Fou-Mi Productions, France 2 Cinéma, StudioCanal
Genre : Policier, Drame
Titre en vo : BAC Nord
Pays d’origine : France
Parution : 18 août 2021
Langue d'origine : français
Durée : 104 min
 
Casting :
Gilles Lellouche : Grégory Cerva
Karim Leklou : Yassine
François Civil : Antoine
Adèle Exarchopoulos : Nora
Kenza Fortas : Amel
Cyril Lecomte : Jérôme
Michaël Abiteboul : Jacques
Idir Azougli : Kévin
Jean-Yves Berteloot : Yvon
Kofs : homme du TMAX à Castellane
 
Mon avis :
 Ce fut, sans aucune discussion possible, un des films les plus marquants de l'année 2021, du moins, pour ce qui concerne la France, bien entendu. Il faut dire que la sortie de BAC Nord aura été un sacré beau succès pour ce qui est des entrées du public mais aussi des critiques, celles-ci, dans l’ensemble, ayant été plus qu’élogieuses, cependant, à coté de cela, le long métrage du sieur Cédric Jimenez (qui revient sur l’affaire de la BAC Nord de Marseille qui fit un sacré scandale en 2012) aura connu une belle petite polémique des familles comme seul, hélas, notre bien triste époque sait en pondre quotidiennement. Ainsi, aux yeux d’une extrême gauche toujours aussi détestable et prompt à l’indignation, BAC Nord aura été vouée aux gémonies, considérée par celle-ci comme étant un film oh combien caricatural sur la banlieue, un film pro-flic et, bien évidement, un film raciste – ah bah oui ! Du coté de l’autre spectre politique – car il ne faut pas les oublier – BAC Nord aura été portée au pinacle, Marine Le Pen louant celui-ci – ce qui, par la force des choses, n’aura pas aidé ce dernier, ses détracteurs y voyant là la confirmation de leurs dires. Bien entendu, les choses, sont à la fois plus compliquées et plus simples que toutes ces polémiques stériles et le seul tord de BAC Nord, finalement, aura été de nous présenter une certaine réalité que certains ne souhaitent pas voir, en prenant, certes, finalement, le coté de la police – mais bon, si certains préfèrent prendre le coté des trafiquants de drogue, ma foi, je les laisse dans leurs délires – cette fameuse police responsable, aux yeux d’un Jean-Luc Mélenchon de plus en plus halluciné et dangereux, de toute la violence de la société française actuelle – ben voyons ! BAC Nord, finalement, aura connu les mêmes soucis que La Journée de la Jupe en son temps, c’est-à-dire, un démontage en règle de la part de journaux comme L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les Inrockuptibles qui préfèrent bien évidement des films où la banlieue est présentée de manière positive, où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et où la police est forcément méchante, violente et raciste… Or, le public, lui, ne s’y est pas tromper – d’un autre coté, vu les trois ou quatre lecteurs qui lisent encore des journaux, qui s’intéressent encore à l’avis de ces derniers – et se sera ruer sur ce film coup de poing, ce film terrible qui nous montre sans fard ce qu’est la réalité marseillaise – mais cela est valable en d’autres points de France – et qui est, surtout, un sacré bon film, que dis-je, un excellent film ! Oui, BAC Nord est un superbe film, tout bonnement parfait de bout en bout et qui fut, sans aucune contestation possible, un des meilleurs de l’année 2021… Mise en scène, acteurs, rythme, ambiance a coupé le couteau, on frôle la perfection tout au long des presque deux heures que dure le film et on en ressort estomaqué par la qualité générale de ce dernier, bien entendu, mais en se disant que, décidément, les choses vont vraiment très mal dans notre société actuelle où, finalement, les pires crapules et les voyous sont mieux vus, mieux protégés, mieux considérés que ceux qui sont censés nous protéger, je veux, bien entendu, parler de la police…
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs films de l’année 2021, tout simplement ! Il faut dire que BAC Nord est une réussite indéniable qui frôle avec la perfection de bout en bout. Film coup de poing et sans aucune concession sur la réalité des banlieues – ici Marseillaise mais cela est valable un peu partout – celui-ci, en revenant sur une affaire célèbre qui défraya la chronique en 2012, est davantage qu’un simple film policier, c’est davantage un film sociétal bien sombre sur l’état de notre société actuelle…
- Un excellent casting qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film : Gilles Lellouche, Karim Leklou et François Civil, bien entendu, sont brillantissimes et crèvent l’écran, surtout le premier qui fut, à mes yeux, une belle surprise – il faut dire que j’avais l’habitude de le voir dans des rôles nettement plus légers.
- Il est rare qu’un film français soit aussi bon – oui, je sais, je ne vais pas me faire que des amis en affirmant cela – mais force est de constater que, ici, tant l’ambiance que le rythme, la mise en scène, la bande originale ou l’intrigue oh combien captivante sont à mille lieux des productions hexagonales.
- Il faut voir BAC Nord puis s’intéresser un petit peu à ce qui est sortit de la fameuse affaire de la BAC Nord de Marseille, c’est-à-dire, finalement, pas grand-chose. Mais bon, cela, certains médias qui préféreront toujours les voyous aux policiers ne vous le diront pas…
- Quand je vois Bac Nord, je ne vois pas un film raciste mais davantage un film sur l’impuissance actuelle de la police.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux violences policières, si vous êtes un membre de la France Insoumise, des Ecolos ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche, si vous faites partis d’une de ces fameuses associations racissées et si vous êtes un des derniers lecteurs de L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les Inrockuptibles, alors, vous allez détester BAC Nord et vous traiterez ce film de raciste et celles et ceux qui l’apprécient de fachos qui votent pour Le Pen et qui vouent un culte à Zemmour…
 
Ma note : 8/10

dimanche 13 octobre 2024

Fiasco


Fiasco
 
Raphaël Valande entame le tournage de son premier long-métrage : une aventure traversant les époques depuis la préhistoire jusqu’au débarquement en passant par les vikings… pour rendre hommage à la vie héroïque de sa grand-mère résistante. Mais rapidement, les problèmes s’accumulent et le tournage tourne peu à peu au cauchemar. Et pour cause: quelqu’un de l’équipe tente de saborder son film de l’intérieur...
 

Fiasco
Réalisation : Igor Gotesman
Scénario : Igor Gotesman, Pierre Niney, Nicolas Slomka, Tania Gotesman
Musique : Paul-Marie Barbier, Julien Grunberg
Production : Five Dogs, Ninety Films
Genre : Comédie
Titre en vo : Fiasco
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 30 avril 2024
Langue d'origine : français
Nombre d’épisodes : 7 x 40 minutes

Casting :
Pierre Niney : Raphaël Valande, le réalisateur
Géraldine Nakache : Magali Verès, la première assistante
Pascal Demolon : Jean-Marc Torrosian, le producteur
Leslie Medina : Ingrid Flamenbaum, l’actrice principale
François Civil : Tom / Bartabé, l’ami d'enfance de Raphaël et le faux producteur
Igor Gotesman : Jean-Robert / Slice, le réalisateur making-of
Juliette Gasquet : Gabrielle, la stagiaire
Marie-Christine Barrault : Huguette Valande, la grand-mère de Raphaël
Vincent Cassel : Robin Jacomet, l’acteur principal
Évelyne El Garby-Klaï : Nora Zelmati, la productrice exécutive et ex-femme de Jean-Marc
Louise Coldefy : Ludivine, la maquilleuse
Djimo : Karim, le cantinier
Ethann Isidore : Eliott Torrosian, le fils de Jean-Marc et Nora
Eve Duranceau : Tatiana, la cascadeuse
Soraya Garlenq : Wanda Valande, la sœur de Raphaël
François de Brauer : Chris Valande, le frère de Raphaël
Michaël Perez : Diego
Antoine Berry Roger : Victor
Jessy Salomée Ugolin : Aya
Claire Chazal : elle-même
 
Mon avis :
 Si le sieur Pierre Niney est, sans aucune discussion possible, un des acteurs français les plus présents sur le grand écran depuis quelques années et si cela a le don d’en agacer certains, il est difficile de ne pas reconnaitre que celui-ci n’en possède pas moins un talent certain, talent que, pour la petite histoire, on n’aurait peut-être pas deviné lors de ses débuts, désormais lointains. Cependant, si, au fil du temps, les spectateurs se sont donc familiarisés au Pierre Niney que l’on peut qualifier de traditionnel, capable de jouer un peu tous les rôles y compris les plus surprenants comme on a put le voir dans Le Comte de Monte-Cristo, il y a de cela quelques mois, s’il y a bien un genre dans lequel je ne l’attendais pas, c’était bien celui de la comédie. Ainsi, comme je vous en ai parlé il y a de cela quelques semaines, telle ne fut pas me surprise de le découvrir dans un rôle a contre-emploi dans La Flamme, mini-série parodique où l’on découvrait les talents de comique du sieur Niney mais ce n’était pas tout puisque, il y a tout juste quelques jours, c’était au tour du Livre des Solutions d’avoir droit de citer sur ce blog, un long métrage complètement lunaire où Pierre Niney jouait le rôle d’un réalisateur loin d’être talentueux et complètement loufoque. Et donc, après ce film plutôt sympathique, nous retrouvons notre brave Pierre Niney dans un énième rôle comique avec Fiasco, mini-série qui, vous l’avez compris, est a classée dans le registre de la comédie pure et dure ! Bon, la première chose qui saute aux yeux avec Fiasco, c’est que, curieusement, celle-ci reprend, grosso modo, la même thématique que celle du Livre des Solutions puisque, dans cette mini-série, le sieur Niney reprend un rôle de réalisateur loufoque et pour le moins incompétent. Fatalement, cela sent un peu la réédite, c’est un fait, cependant, assez rapidement et, par ailleurs, heureusement, on se laisse prendre au jeu par les nombreuses péripéties et nombreux coups du sort qui parsèment ce tournage que l’on peut qualifier sans peine de chaotique. Naturellement, il faut apprécier avant toute chose ce genre d’humour que certains qualifieront de débile où tout, mais absolument tout peut arriver, surtout le grand n’importe quoi. Ensuite, il ne faut pas être très regardant sur la chose puisque Fiasco, aussi sympathique soit cette mini-série, est loin d’être un incontournable, bien au contraire. Mais bon, si vous appréciez l’humour débile et sans prise de tête, si vous êtes fans de situations ubuesques et de protagonistes que l’on peut qualifier, au mieux, de cons, alors, Fiasco est fait pour vous, c’est un fait ! Quand a des choses plus sérieuses ? Ma foi, nous avons le temps pour cela surtout qu’un peu de légèreté ne fait pas de mal, bien au contraire…
 

Points Positifs
 :
- Une mini-série franchement débile mais qui ne se prend nullement au sérieux tout en vous faisant passer un bon moment, ce qui, ma foi, est déjà pas mal lorsque l’on souhaite se vider un peu l’esprit sans se prendre la tête.
- Un Pierre Niney qui nous démontre une fois de plus qu’il n’a pas son pareil pour des rôles plus légers et comique et qui est tout simplement excellent dans ce rôle de réalisateur pour le moins incompétent et maladroit.
- Nombreuses sont les scènes loufoques et ubuesques qui vous feront rire à de multiples reprises.
- On retrouve quelques têtes connues pour ne pas dire habituelles comme François Civil, Géraldine Nakache ou Pascal Demolon qui sont de très bons seconds rôles. Bref, coté casting, c’est du tout bon !

Points Négatifs :
- Si Fiasco est une mini-série plutôt sympathique, il ne faut pas se mentir, nous sommes tout de même très loin d’une œuvre vraiment incontournable, il faut le reconnaitre.
- Un certain sentiment de déjà-vu avec Le Livre des Solutions…
- L’intrigue va tellement loin par moments dans le délire et le grand n’importe quoi que je ne sois pas tout à fait persuader que cette mini-série plaira à tout le monde.
- Quoi qu’il en soit, ce n’est pas Fiasco qui va réconcilier les détracteurs de Pierre Niney avec ce dernier.

Ma note : 7,5/10

samedi 21 septembre 2024

La Flamme


La Flamme
 
La vie lui a tout donné... sauf une co-pilote. Pendant neuf semaines dans une sublime villa, treize femmes vont s'affronter pour séduire Marc, pilote de ligne, et tenter d'allumer en lui... La Flamme. Alors, armez les toboggans, vérifiez la porte opposée, Marc va emmener ses prétendantes au septième ciel !
 

La Flamme
Réalisation : Jonathan Cohen, Jérémie Galan
Scénario : Jonathan Cohen, Jérémie Galan, Florent Bernard
Musique : Daniel Salomon
Production : Les Films entre 2 et 4, Makingprod
Genre : Comédie, Parodie
Titre en vo : La Flamme
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : Canal+
Diffusion d’origine : 12 octobre 2020 – 26 octobre 2020
Langue d'origine : français
Nombre d’épisodes : 9 x 28 minutes
 
Casting :
Jonathan Cohen : Marc, le prétendant
Vincent Dedienne : le présentateur de l'émission
Ana Girardot : Anne, l'institutrice que Marc n'aime pas
Géraldine Nakache : Marina, la kinésithérapeute lesbienne
Leïla Bekhti : Alexandra, la juriste psychopathe
Adèle Exarchopoulos : Soraya, la gardienne de zoo au cœur de singe
Doria Tillier : Valérie, la styliste pleureuse
Camille Chamoux : Chataléré, l'esthéticienne exhibitionniste
Laure Calamy : Victoire, la fleuriste religieuse
Marie-Pierre Casey : Claude, la retraitée
Florence Foresti : Émilie, la photographe aveugle
Céline Sallette : Manon, la SDF
Léonie Simaga : Sarah, l'hôtesse d'accueil enceinte
Youssef Hajdi : Orchidée, l'assistant(e) de direction
Angèle : Anna, l'intermittente du spectacle (déguisée en panda)
Gilles Lellouche : Milo
Laetitia Casta : Lila
Pierre Niney : docteur Bruno Juiphe
Orelsan : Fabulo
Ramzy Bedia : Tony Tonic, le coach sportif
Olivier Baroux : Pascal, le fils de Claude
Jérémie Galan : l'infirmier de l'émission sans compétences
Florent Bernard : le vendeur de costumes
Chloé Lemarinel : la fille malade
Marina Rollman : la chirurgienne
Stephan Wojtowicz : le médecin
Jean-Toussaint Bernard : Lolo
Vincent Macaigne : Ludo
Cédric Meusburger : le serveur aveugle
François Civil : Luc
Inès d'Assomption : Tina, la fille de Tony Tonic
Serge Bagdassarian : Giovani Farfalle
Gilbert Melki : Jacques, le père de Marc
Sarah Zaghroun : Jessica, la compagne de Jacques
Laurent Bateau : Daniel, le père d'Anne
Carole Franck : Danielle, la mère d'Anne
Seth Gueko : Dan, le frère d'Anne
Charles Clément : Ange, le père de Valérie
Héléna Noguerra : Marie-Ange, la mère de Valérie
Noémie Lvovsky : Patricia, la mère de Marina
Samir Decazza : le pâtissier
Jean-Rachid : Michel Benssoussan
Edouardo Sainz : José
Yannig Samot : le vigneron
Axel Baille : le couturier
 
Mon avis :
 Alors là, c’est peut-être le truc le plus improbable et le plus stupéfiant qu’il m’a été donné de voir depuis bien longtemps. Il faut dire que si j’avais déjà entendu vaguement parler de La Flamme, depuis sa sortie, en octobre 2020, bref, en pleine période Covid, histoire de mieux situé la chose, sur Canal+, je dois reconnaitre également que ce que je pensais n’être qu’une émission qui parodiait d’autres émissions ne m’intéressait pas le moins du monde. Et puis, quelque part, après une vingtaine d’années, grosso modo, à tomber sur des émissions de téléréalité toutes plus débiles les unes que les autres (au point même que je me dise à quel point il est tout bonnement impossible pour les jeunes générations d’imaginer ce qu’a put être la télévision autrefois, c’est-à-dire, un média hautement critiquer par les élites intellectuelles mais au contenu tellement supérieur à ce que l’on nous propose depuis un quart de siècle) je ne me voyais pas me lancer dans une parodie de téléréalité. Mais je n’avais pas compté sur mon épouse et ses bonnes idées et donc, après que celle-ci ait regardé les deux premiers épisodes de La Flamme, cette dernière m’a convaincu de tenter l’expérience, ce, même si j’étais grandement dubitatif… Et là, comment dire… ce fut la révélation ! Tirer d’une série américaine, Burning Love de Ben Stiller, La Flamme parodie donc de la plus délicieuse des façons des émissions débiles comme Bachelor, le Gentleman Célibataire ou Greg le Millionaire (les connaisseurs savent bien de quoi je parle) et ce, avec une qualité pour le moins impressionnante. Ainsi, le concept de ces émissions de téléréalité est repris avec justesse et si vous êtes un habitué de celles-ci ou, tout simplement, si vous avez déjà eu l’occasion d’en regarder, occasionnellement, cela fonctionne encore mieux puisque vous serez en terrain familier. Alors bien évidement, ici, tout est traité d’une manière parodique, celle-ci étant poussée à son paroxysme et même si certaines scènes tombent souvent dans le grand guignolesque, il faut reconnaitre que celles-ci fonctionnent de fort belle manière au point que les fous rires seront légions tout au long des neuf épisodes qui composent La Flamme. Ajoutons à cela un casting pour le moins impressionnant composé de très nombreuses têtes d’affiches qui ne se prennent absolument pas au sérieux et vous obtiendrez, incontestablement, une belle réussite. Innatendu, certes, mais qui vous fera passer un bon, que dis-je, un très bon moment ! Histoire de prolonger le plaisir, La Flamme aura connu une suite, Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra qui, comme son nom l’indique, parodie Koh-Lanta, mais bon, ceci est une autre histoire dont je vous parlerai très bientôt…
 

Points Positifs
 :
- Une excellente parodie d’émissions de téléréalité comme Bachelor, le Gentleman Célibataire ou Greg le Millionaire et qui vous fera hurler de rire tout au long de neuf épisodes hauts en couleurs et qui se dévorent avec un plaisir certain !
- Un casting pour le moins impressionnant et bourré de têtes d’affiches hexagonales qui, au demeurant, ne se prennent absolument pas au sérieux.
- Chapeau bas à Jonathan Cohen dans le rôle de Marc : un mec tellement con et prétentieux qu’on ne peut que l’adorer !
- Amateurs d’humour débile, de situations ubuesques et de blagues par-dessous la ceinture, La Flamme est, naturellement, fait pour vous !
- Les amateurs de téléréalité seront, naturellement, en terrain familier.
 
Points Négatifs :
- Bon, il faut tout de même apprécier ce genre d’humour et ce coté parodique qui ne se prend absolument pas au sérieux. Si vous n’aimez pas le genre, La Flamme vous laissera de marbre, bien entendu…
- Le premier épisode est grandiose, ensuite, on tombe un peu dans un certain traintrain qui reste bon mais convenu.
- Certains gags sont tout de même un peu trop débiles, il faut le reconnaitre.
 
Ma note : 7,5/10

samedi 1 juin 2024

Les Trois Mousquetaires – Milady


Les Trois Mousquetaires – Milady
 
D'Artagnan, jeune gascon sans le sou qui est décidé à entrer au service des Mousquetaires du Roi Louis XIII, est laissé pour mort après avoir tenté de sauver une jeune femme d'un enlèvement. Une fois arriver à Paris, il réussi la gageure d’être provoquer en duel par les trois Mousquetaires les plus célèbres de la compagnie : Athos, Aramis et Portos mais les quatre hommes décident de faire cause commune contre les hommes du Cardinal de Richelieu. Alors qu’un complot a été déjoué contre le Roi Louis XIII, Constance Bonacieux est enlevée sous les yeux de D'Artagnan. Dans une quête effrénée pour la sauver, le jeune mousquetaire est contraint de s'allier à la mystérieuse Milady de Winter. Alors que la guerre est déclarée, Athos, Porthos et Aramis ont déjà rejoint le front. Par ailleurs, un terrible secret du passé va briser toutes les anciennes alliances.
 

Les Trois Mousquetaires – Milady
Réalisation : Martin Bourboulon
Scénario : Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, d'après l’œuvre d'Alexandre Dumas
Musique : Guillaume Roussel
Production : Chapter 2, Pathé Films, M6 Films, Constantin Film, ZDF, DeAPlaneta
Genre : Cape et Épée, Action, Aventure
Titre en vo : Les Trois Mousquetaires – Milady
Pays d'origine : France, Allemagne, Espagne, Italie
Langue d'origine : français
Date de sortie : 13 décembre 2023
Durée : 115 mn

Casting :
François Civil : D'Artagnan
Vincent Cassel : Athos
Romain Duris : Aramis
Pio Marmaï : Porthos
Eva Green : Milady de Winter
Lyna Khoudri : Constance Bonacieux
Louis Garrel : Louis XIII
Vicky Krieps : Anne d'Autriche
Jacob Fortune-Lloyd : le Duc de Buckingham
Éric Ruf : le Cardinal de Richelieu
Marc Barbé : le Capitaine de Tréville
Patrick Mille : le Comte de Chalais
Ralph Amoussou : Hannibal
Julien Frison : Gaston d'Orléans
Dominique Valadié : Marie de Médicis
Camille Rutherford : Mathilde d'Herblay
Thibault Vinçon : Horace Saint Blancard
Alexis Michalik : Villeneuve de Radis
Gabriel Almaer : Benjamin de La Fère
Olivier Le Montagner : Ventadour, un mousquetaire
 
Mon avis :
 Dans ma critique précédente, j’avais eu le plaisir de vous parler d’un long métrage qui m’avait plutôt enthousiasmé, Les Trois Mousquetaires – D'Artagnan. Enième adaptation sur le grand écran du célèbre roman du grand Alexandre Dumas, cette production française que l’on peut qualifier d’hors-norme avait tenté le pari plutôt audacieux de renouer avec un genre qui avait particulièrement brillé dans l’Hexagone dans les années 60, je veux, bien entendu, parler des films de Cape et d’Épée – avec des œuvres aussi cultes que Le Bossu ou Le Capitaine Fracasse et où brillait un certain Jean Marais… Et, dans l’ensemble, sans être parfait, il faut le reconnaitre, Les Trois Mousquetaires – D'Artagnan avait sut satisfaire une bonne partie du public avec cette version moderne de l’œuvre culte du sieur Dumas, ce, en nous proposant un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles : François Civil, Vincent Cassel, Romain Duris, Pio Marmaï, Louis Garrel et, bien entendu, la sublime Eva Green. Bref, on aurait put penser qu’il n’y avait plus grand-chose à tirer d’une œuvre qui avait été adaptée une bonne centaine de fois au cinéma et, a notre grande surprise, cette énième version des Trois Mousquetaires avait prouver le contraire et, naturellement, ce n’était pas tout à fait finis puisque, a peine ce long métrage paru dans les salles obscures, une suite était annoncée, un certain Milady qui allait nous proposer la suite des péripéties de D’Artagnan, Athos, Aramis et Portos ! Je ne vous le cache pas, j’avais grande hâte de découvrir cette suite même si, il faut le reconnaitre, je n’en n’attendais ni monts ni merveilles : en effet, si j’avais plutôt apprécié le premier volet, c’était davantage pour le plaisir simple que celui-ci m’avait procuré et j’avais parfaitement conscience que cette suite serait tout bonnement dans la même lignée, sans que cela soit un quelconque chef d’œuvre. Et donc, sans la moindre surprise, j’ai accueillis Milady pour ce qu’il était, c’est-à-dire, un film franchement sympathique et plaisant, agréable à regarder, sans grande surprise puisque, comme beaucoup de personnes, je connais les grandes lignes de l’œuvre d’Alexandre Dumas, et qui me ferait passer un bon moment. Du coup, en partant avec cet état d’esprit, je n’ai nullement été déçu par ce Milady, bien au contraire, celui-ci remplissant à merveille son cahier des charges, c’est-à-dire : de l’action, de l’aventure, de la romance, des drames, des scènes d’actions, le tout, toujours servis par un casting haut en couleur qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film ! Alors bien sur, l’effet de surprise n’est plus au rendez vous, c’est un fait et, quelque part, Milady fonctionne un peu moins bien que son prédécesseur, mais quelque part, peu importe : ici, on ne se prend nullement la tête et l’on est juste là pour passer un bon moment, ce qui, ma foi, est le principal… en attendant la sortie d’un éventuel troisième volet ? Eh bien, vu la fin ouverte et l’œuvre de Dumas, nous ne pouvons pas en rester là, c’est un fait !
 

Points Positifs
 :
- La suite de ce qui est une excellente adaptation du roman culte d’Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, et qui, au demeurant, sort nettement du lot, qualitativement parlant. A la fois fidèle et moderne, celle-ci renoue fort bien avec les vieilles heures de gloire des films de cape et d’épée qui ont marqué l’histoire du cinéma français, dans les années 60.
- Même si l’intrigue est archi-connue, même si tout le monde, ou presque, connait par cœur les protagonistes et le déroulement de l’histoire, on se prend très rapidement au jeu et on est tout bonnement captiver par une intrigue haute en couleur.
- Un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles : François Civil, Vincent Cassel, Romain Duris, Pio Marmaï, Louis Garrel et, bien entendu, la sublime Eva Green dans un rôle qui lui va à ravir, c’est-à-dire, Milady de Winter !
- Les vieux de la vieille qui auront été bercés avec les films de Jean Marais renoueront un peu avec leurs anciens amours de jeunesse.
- Une reconstitution historique de qualité et qui nous plonge dans l’ambiance.
- Photographie, décors, costumes, ma foi, c’est du tout bon !
- Comment ne pas s’extasier devant certains lieux qui apparaissent à l’écran comme Saint-Malo et Fort la Latte – accessoirement, cela me rappelle quelques bons souvenirs…

Points Négatifs :
- Bien entendu, l’effet de surprise n’est plus au rendez vous et, par la force des choses, on est un peu moins ébloui par ce Milady…
- Naturellement, on ne va pas se mentir, Les Trois Mousquetaires, avec tant d’adaptations sur grand écran depuis une centaine d’années, ce n’est pas le truc le plus original qui soit.
- Sans grande surprise, ce premier volet des Trois Mousquetaires n’aura pas vraiment plu à une intelligentsia parisienne toujours aussi imbue d’elle-même et qui dédaignera totalement un film trop américain à leurs yeux…
- Les habituels détracteurs des films français qui ne jurent que les productions américaines passeront tranquillement leur chemin, estimant que celui-ci est trop français à leurs yeux…

Ma note : 7,5/10