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mercredi 25 septembre 2024

Une Année Difficile


Une Année Difficile
 
Dans un centre commercial, le matin du Black Friday 2019, des activistes écologistes essayent d'empêcher la foule des clients de rentrer dans un magasin, afin de dénoncer la surconsommation. Leur discours passe mal auprès des nombreux clients bloqués, parmi lesquels se trouve Albert Laprade, venu acheter une télévision. La police intervient, le magasin peut ouvrir, et la ruée des clients en quête de prix bradés tourne au pugilat grotesque. Avec sa télévision neuve, Albert se rend chez Bruno Ambrosi. Ils sont entrés en contact via Leboncoin, Albert veut revendre la télévision à Bruno. Mais un huissier de justice est en train d'organiser la vente aux enchères des meubles de Bruno, surendetté. Bruno est assommé par les comprimés qu'il est en train d'avaler par poignées, puis finit par perdre conscience. Son téléphone sonne, Albert répond : Henri, bénévole d'une association de lutte contre le surendettement, est au bout du fil. Lorsqu'il apprend que Bruno est inconscient, il dit à Albert d'appeler les pompiers, et arrive immédiatement. Il invite Albert à s'adresser à son association, car il a deviné que ce dernier est également surendetté. Il lui explique notamment qu'il est possible, sous certaines conditions, d'obtenir l'effacement de ses dettes par la Banque de France. Albert se montre très intéressé.
 

Une Année Difficile
Réalisation : Éric Toledano, Olivier Nakache
Scénario : Éric Toledano, Olivier Nakache
Musique : Grandbrothers
Production : Gaumont, Quad Productions, Ten Cinéma
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Une Année Difficile
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 18 octobre 2023
Durée : 118 mn

Casting :
Pio Marmaï : Albert Laprade / Poussin
Jonathan Cohen : Bruno Ambrosi / Lexo
Noémie Merlant : Valentine / Cactus
Mathieu Amalric : Henri Tomasi
Grégoire Leprince-Ringuet : Quinoa
Luàna Bajrami : Antilope
Gaïa Warnant : Pomme Pomme
Sandrine Briard : Solange / Sirène
Oussama Kheddan : Sofiane
Danièle Lebrun : Madeleine
Alexandra Roth : Corinne
Jean-François Cayrey : Marco
Margot Bancilhon : Claire
Christiane Bopp : la présidente de la commission de surendettement
Aïssatou Diallo Sagna : l'infirmière
 
Mon avis :
 Comme vous l’avez peut-être remarquer, ce mois de septembre, pour ce qui est de ma rubrique cinéma, est fortement marqué par la présence du duo composé d’Éric Toledano et d’Olivier Nakache, deux réalisateurs français que j’apprécie depuis longtemps. En effet, depuis presque deux décennies, les deux compères sont devenus, sans aucune contestation possible, deux des têtes d’affiches du cinéma français et il suffit de se souvenir de certains de leurs plus belles réussites comme Nos Jours Heureux, Tellement Proches, Intouchables et Le Sens de la Fête pour s’en convaincre. Par la force des choses et comme je suis plutôt fan du duo, je savais parfaitement que, tôt ou tard, j’allais m’attaquer a leur dernier film en date, Une Année Difficile, paru il y a de cela presque un an et qui avait pour vedette Pio Marmaï et, surtout, l’inimitable Jonathan Cohen, ce dernier étant un peu à la mode ces derniers temps, il faut le reconnaitre. Bref, tous les éléments étaient en place pour que l’on ait droit à une bonne petite comédie des familles comme le duo Toledano et Nakache à le secret, alors, le résultat fut-il à la hauteur de mes espérances ? Eh bien, si je dois être tout a fait objectif, je dois reconnaitre que je suis un peu mitigé a l’issu du visionnage de ce film. Bon, tout d’abord, je dois admettre que je n’étais pas emballé par la mise en avant de ces activistes écologistes ai sein de l’intrigue : je vais probablement en faire hurler certains mais bon, comment dire, les petits fils a papa qui n’ont jamais manquer de rien et qui adorent donner de grandes leçons de morales a tous ceux qui ne pensent pas comme eux tout en hurlant a la fin du monde, sincèrement, je ne les aimes pas ! Fort heureusement, ici, le duo Toledano et Nakache est suffisamment malin pour ne pas glorifier le mouvement, les activistes apparaissant ici comme étant des individus tout aussi paumés que nos acheteurs compulsifs parfaitement bien représentés par nos deux compères, Pio Marmaï et Jonathan Cohen qui, au demeurant, forment un duo plutôt sympathique a défaut d’être inoubliable. Une bonne chose, certes, sauf que, malheureusement, cela ne suffit nullement a sauver les meubles car si, effectivement, il y a pas mal de scènes plutôt amusantes et si oui, sans surprises, Cohen fait du Cohen, force est de constater que l’on a déjà connu mieux, beaucoup mieux même… Bref, vous voyez où je veux en venir : Une Année Difficile est une bonne petite comédie qui se laisse regarder mais qui ne restera nullement dans les annales, loin de là, quand a nos amis Éric Toledano et Olivier Nakache, reconnaissons qu’ils ont fait beaucoup mieux avant…
 

Points Positifs
 :
- Incontestablement, Une Année Difficile est une bonne petite comédie qui se regarde plutôt bien et même si nous sommes loin d’avoir à faire a un incontournable, c’est un fait, ce film possède suffisamment de qualités pour ravir les amateurs du genre.
- Les occasions de rigoler sont nombreuses, Cohen fait du Cohen sans tomber dans l’excès, bref, il y a de quoi passer un bon moment sans prise de tête.
- Fort heureusement, nous n’avons pas droit a une glorification des activistes écologistes, ces derniers apparaissant comme étant tout aussi paumés que les autres protagonistes…

Points Négatifs :
- Reconnaissons que Éric Toledano et Olivier Nakache ont fait beaucoup mieux avant et que nous sommes loin de leurs plus belles réussites – d’ailleurs, sur ce point, leur dernière réussite incontestable remonte tout de même a 2017 avec Le Sens de la Fête, ce qui commence à dater…
- C’est une comédie sympathique, cela se regarde, mais sans plus.
- Vu le potentiel de Jonathan Cohen, je trouve tout de même celui-ci sous-exploité ici.

Ma note : 7/10

vendredi 20 septembre 2024

Le Sens de la Fête


Le Sens de la Fête
 
Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd'hui c'est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d'habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l'orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie... Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d'émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu'à l'aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.
 

Le Sens de la Fête
Réalisation : Éric Toledano et Olivier Nakache
Scénario : Éric Toledano et Olivier Nakache
Musique : Avishai Cohen
Production : Quad Films, Ten Films
Genre : Comédie
Titre en vo : Le Sens de la Fête
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 4 octobre 2017
Durée : 117 mn
 
Casting :
Jean-Pierre Bacri : Max, l'organisateur de mariage
Jean-Paul Rouve : Guy, le photographe
Gilles Lellouche : James, l'animateur
Eye Haïdara : Adèle, l'adjointe de Max
Vincent Macaigne : Julien, le beau-frère de Max engagé comme serveur
Alban Ivanov : Samy, un ami d'Adèle engagé comme serveur
Suzanne Clément : Josiane, une organisatrice, amante de Max
Hélène Vincent : Geneviève, la mère du marié
Benjamin Lavernhe : Pierre, le futur marié
Judith Chemla : Héléna, la future mariée
William Lebghil : Seb, un serveur
Kévin Azaïs : Patrice, un serveur
Khereddine Ennasri : Nabil, un serveur
Antoine Chappey : Henri, le serveur délégué pour parler à Max
Manmathan Basky : Roshan, le serveur tamoul des « prétextes »
Gabriel Naccache : Bastien, le stagiaire du photographe
Grégoire Bonnet : Valéry Laprade
Sam Karmann : Hubert, l'ami de Max qui sauve le repas
Nicky Marbot : Bernard, le chef (de la brigade)
Sébastien Pouderoux : le futur marié au début du film
Pauline Clément : la future mariée au début du film
Manickam Sritharan : Kathir, un serveur tamoul
Rishab Prasanna : flûtiste plongeur
Jackee Toto : Nico, un serveur
Yves Heck : l'invité « au jour d'aujourd'hui »
Delphine Théodore : la chorégraphe du show hélium
 
Mon avis : 
Force est de constater que ce qui ressort en priorité après le visionnage de ce Sens de la Fête, c’est qu’en regardant ce long métrage des sieurs Éric Toledano et Olivier Nakache, on en ressort avec le même plaisir qu’on avait put ressentir avec ces deux véritables petites pépites que furent, en leur temps, Nos Jours Heureux et Tellement Proches. Par cela, je veux dire que nous avons a faire avec une comédie avec un C majuscule, une comédie qui nous fait rire (oui, cela semble évidant pour le genre mais la plupart du temps, ce n’est pas vraiment le cas) une comédie dont on se souviendra longtemps et que l’on pourra revoir, encore et encore, toujours avec le même plaisir. Car ici, tout est parfait, ou presque : ainsi, que ce soit l’intégralité du casting, haut en couleur et tous plus parfaits les uns que les autres dans leurs rôles de bras cassés formidables, que ce soit par ces très nombreuses scènes hilarantes qui se succèdent, ces dialogues qui touchent juste a chaque fois et ces situations ubuesques, on ne s’ennui pas une seconde et on rigole, on rigole jusqu’à n’en plus finir – pour la petite histoire, cela faisait fort longtemps que cela ne m’arrivait pas. Du coup, des premières aux dernières minutes de ce film, on prend un plaisir certain, on s’amuse de voir ce mariage partir en cacahuète, de voir cet organisateur complètement dépassé – excellent Jean-Pierre Bacri – ce chanteur raté qui se croit a l’Olympia, ce pseudo-photographe d’une lourdeur indicible et puis ce marié, monstruosité égocentrique qu’il en devient hilarant… bref, je pourrais vous donner encore bien des exemples, m’attarder sur telle scène au détriment d’une autre, mais pourquoi donc, autant aller voir Le Sens de la Fête et vous comprendrez ce que je veux dire ! Alors bien sur, certains me rétorqueront que tout cela n’est qu’une comédie, que c’est plutôt léger voir convenu dans l’ensemble, et a ceux-là, je leur dirais : eh alors !? Une bonne comédie, ce n’est pas du cinéma ?
 

Points Positifs
 :
- Une comédie parfaitement réussie et qui remplit son rôle, c’est-à-dire, nous faire rire. Eh oui, il faut reconnaitre que c’est loin d’être le cas la plupart du temps et que, de ce coté là, Le Sens de la Fête rempli à la perfection son cahier des charges, et de fort belle manière tellement on ne s’ennui pas une seule seconde.
- Un humour omniprésent de la première a la dernière scène du film mais pas un humour potache et débile, comme ont en voit trop souvent dans bien des longs métrages mais un humour plus subtil, qui tombe juste a chaque fois et qui est servis pas de magnifiques acteurs.
- Un organisateur jaloux et colérique, un chanteur raté, un photographe qui se la raconte et qui n’est qu’un looser magnifique, un marié tellement égocentrique qu’il en devient culte et beaucoup d’autres font qu’on a droit a un casting de bras cassés inoubliables.
- Si l’intégralité des acteurs est bien évidement au top, une petite mention au regretté Jean-Pierre Bacri – il nous a quitté en 2021 – qui est tout bonnement excellent !
- La confirmation, après Nos Jours Heureux, Tellement Proches ou Intouchables que le duo Éric Toledano et Olivier Nakache excelle toujours pour ce qui est de nous proposer des comédies hautes en couleurs et qui nous font passer a chaque fois un très bon moment.
 
Points Négatifs :
- Aussi bon soit ce Sens de la Fête, il faut savoir relativiser les choses et reconnaitre que tout cela reste une comédie, oh combien sympathique et réussie, certes, mais avec les qualités et les défauts du genre. De même, ce n’est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais bon, vu que ce film remplit de fort belle manière son rôle, on ne s’en plaindra pas.
 
Ma note : 7,5/10

vendredi 13 septembre 2024

Intouchables


Intouchables
 
Philippe, riche tétraplégique, fait passer un entretien d'embauche pour recruter un auxiliaire de vie. Driss, qui figure parmi les candidats mais ne se fait aucune illusion sur ses chances de décrocher le poste, réclame simplement une signature pour attester de sa recherche d'emploi auprès de l'Assedic afin de toucher des indemnités chômage. Désinvolte, il drague effrontément Magalie, la secrétaire de Philippe, fait des blagues à ce dernier concernant ses goûts musicaux et dérobe un œuf de Fabergé de sa collection. Il est invité à revenir le lendemain matin pour chercher son attestation. Driss, de retour dans sa banlieue, évolue au milieu d’un appartement surpeuplé d’enfants. Sa tante est excédée puisqu'il n’a pas donné signe de vie durant six mois ; pour l'amadouer, il lui donne l'œuf, mais cette dernière, qui ne connait pas la valeur de l'objet, le chasse. Le lendemain, Driss revient à l'hôtel particulier de Philippe pour chercher sa signature et apprend, à sa grande surprise, qu'il est pris à l'essai. Après avoir découvert l'ampleur du handicap de Philippe, il prend connaissance de son appartement de fonction, qui lui offre un confort sans comparaison avec celui de l'ancien HLM. Malgré la gêne que lui inspirent les soins qu'il doit prodiguer à Philippe, Driss s'acclimate peu à peu.
 

Intouchables
Réalisation : Olivier Nakache, Éric Toledano
Scénario : Olivier Nakache et Éric Toledano, d'après le livre de Philippe Pozzo di Borgo
Musique : Ludovico Einaudi
Production : Quad production, Ten Films, Chaocorp, Gaumont
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Intouchables
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français, anglais
Date de sortie : 02 novembre 2011
Durée : 112 mn
 
Casting :
Omar Sy : Bakari « Driss » Bassari, auxiliaire de vie de Philippe
François Cluzet : Philippe, le milliardaire tétraplégique
Anne Le Ny : Yvonne, la gouvernante de Philippe
Audrey Fleurot : Magalie, la secrétaire de Philippe
Clotilde Mollet : Marcelle, l'infirmière
Alba Gaïa Kraghede Bellugi : Élisa, la fille de Philippe
Cyril Mendy : Adama Bassari, le petit frère de Driss
Christian Ameri : Albert, le jardinier de Philippe
Grégoire Oestermann : Antoine
Marie-Laure Descoureaux : Chantal
Absa Dialou Toure : Mina Bassari, la sœur de Driss
Salimata Kamaté : Fatou Bassari, la tante et mère adoptive de Driss
François Bureloup : un candidat au poste d'auxiliaire de vie de Philippe
Jean-François Cayrey : le second candidat au poste d'auxiliaire de vie de Philippe
Joséphine de Meaux : Nathalie Lecomte, la recruteuse de la société de camions
Thomas Solivérès : Bastien, petit ami d’Élisa
Dorothée Brière-Meritte : Éléonore, l'amie épistolaire de Philippe
Caroline Bourg : Frédérique
Philippe Le Fèvre : le chef d'orchestre
Michel Winogradoff : le serveur des Deux Magots
Jérôme Pauwels : le premier voisin mal garé
Émilie Caen : la galériste
François Caron : un ami de Philippe
Dominique Daguier : une amie de Philippe
Sylvain Lazard : le nouvel auxiliaire
Ian Fenelon : un candidat
Renaud Barse : un candidat
Nicky Marbot : un policier
Benjamin Baroche : un policier
Antoine Laurent : le voisin mal garé
Fabrice Mantegna : le chanteur d'opéra
Hedi Bouchenafa : le garagiste
Kévin Wamo : un ami de Driss
Elliot Latil : un lycéen
Alain Anthony : un pilote de parapente
Dominique Henry : un pilote de parapente
Pierre-Laurent Barneron : le majordome
Philippe Pozzo di Borgo : lui-même
Abdel Sellou : lui-même
 
Mon avis :
 Remontons un peu le temps, revenons au mois de novembre de 2011 qui, comme chacun sait, commence à être lointain désormais et souvenons nous que, ce fut à cette date que paru dans les salles obscures françaises ce qui est, encore aujourd’hui, un des plus grands succès du cinéma hexagonal, un film qui, accessoirement, marcha également très bien à l’étranger, ce qui, il faut le reconnaitre, est bien plus rare. Et donc, ce long métrage, vous l’avez compris, c’est Intouchables. Œuvre du duo Olivier Nakache et Éric Toledano qui, pour rappel, avaient déjà fait parler d’eux auparavant avec ces deux véritables petits bijoux dont je vous ai parler il y a quelques jours, je veux, bien entendu, parler de Nos Jours Heureux et de Tellement Proches, ce film, Intouchables donc, est une œuvre qu’il est, selon moi, inutile de présenter même si une petite piqure de rappel n’est jamais tout à fait inutile : ainsi, d’un coté, nous avons un pauvre gars des banlieues, Omar Sy, noir, magouilleur, sortant de prison avec tous les poncifs du genre, de l’autre, un riche, François Cluzet, blanc bien entendu, ayant fait les grandes écoles, avec lui aussi tous les poncifs du genre mais tétraplégique ; bref, deux hommes, deux milieux, deux styles de vie que tout oppose et pourtant, tout cela va accoucher d’une belle histoire d’amitié. Naturellement, dit ainsi, il n’y avait pas vraiment de quoi s'emballer et il fallait reconnaitre que le postulat de départ manquait plutôt d’originalité, que les protagonistes étaient caricaturaux au possible et que l’on n’allait pas échapper à la mièvrerie habituelle propre au genre. Pourtant, malgré ses défauts apparents, Intouchables fonctionne bien, très bien même, la preuve, sans doute, que l’on peut toujours tirer de bonnes choses en usant des vieilles recettes mais aussi, que le public peut être friand de simplicité et de belles histoires, du moins, quand celle-ci sont traitées fort habillement, ce qui est le cas ici… Ainsi, certains pourront descendre en flèche ce film, pointer du doigt tous ses défauts, son manque d’originalité, son coté décalé, son humour omniprésent – et oui, certains trouvent que rire, c’est bon pour les beaufs et les cons, alors j’assume, je suis un beauf et un con et je suis fier – cette rencontre improbable entre deux hommes que tout oppose – alors que, pour rappel, Intouchables est tiré d’une histoire vraie – voir même que tout cet humour vis-à-vis des handicapés n’est pas bien, que ca ne se fait pas, qu’ils vont trop loin etc. et ben, tout cela ne me fera pas changer d’avis sur ce que je pense : Intouchables est un putain de bon film qui traite certes d’un sujet sérieux mais par le biais de l’humour, un humour omniprésent qui nous fait rire de la première a la dernière minute mais un humour – comme dirait ma femme – d’une finesse rarement atteinte dans les productions modernes. Alors oui, on peut se moquer des handicapés, surtout que cela n’est jamais méchant ni gratuit, bien au contraire, oui Omar Sy confirma dans ce film, par sa prestation, qu’il était bien plus qu’un simple comique de la télé et oui, même si cela semble improbable, même si tout cela semble tirer par les cheveux et même si les personnages semblent plus être des archétypes qu’autre chose, et cela fonctionne, exceptionnellement bien par-dessus le marché et je pense que le public, lui, justement, ne s’y est pas tromper… Sans grande surprise, lors de la sortie de ce film, certains ont détesté Intouchables et sans grande surprise, c’est bien entendu du coté de Libération et des Inrockuptibles qu’il faut, une fois de plus, se tourner. Car bon, comment dire, fatalement, pour eux, une œuvre comme Intouchables ne peut qu’être suspecte : on rigole trop, les protagonistes principaux ne sont pas des schizophrènes dépressifs prêts a se pendre et en plus, cela plait au grand public, donc, forcement, ca ne peut qu’être suspect, un truc de beaufs quoi ! Mais comme je l’ai déjà dit, alors, je suis fier, dans ce cas la, d’être un beauf ! Cependant, a un moment donné, je pense qu’il faut arrêter de se la peter plus haut que son cul et savoir reconnaître la véritable valeur d’une œuvre. Sincèrement, la toute première fois que j’ai vu Intouchables, au cinéma, j’avais eu la surprise de voir le public applaudir à la fin du film mais aussi, de voir une salle remplie, des gens qui faisaient la queue uniquement pour ce long métrage, tandis que celles des autres étaient vides mais aussi, j’avais eu la sensation agréable de ne pas avoir dépenser mon argent pour rien, bien au contraire. Alors oui, Intouchables n’est pas le film du siècle, oui il est surtout fait pour qu’on rigole – quoi que, il est plus profond qu’on ne le pense de prime abord – mais franchement, je pense que quand une œuvre est autant plébiscitée par le public, les eternels grincheux qui ne jurent que par d’obscures productions wokistes, ces fameux grincheux des Inrocks et compagnie, ils feraient mieux de se taire car, au bout d’un moment, ils en deviennent pathétiques…
 

Points Positifs
 :
- Sans être un grand film, il faut le reconnaitre, Intouchables n’en reste pas moins comme étant une des plus belles productions du cinéma hexagonal de la décennie écoulée. Quasiment parfait de bout en bout dans son genre, à la fois drôle et subtil, voilà une comédie dramatique qui aura grandement méritée son succès.
- Deux hommes que tout oppose et qui sont stéréotypés au possible, pourtant, la mayonnaise prend à merveille, comme quoi, on peut toujours user des bonnes vieilles ficelles quand la chose est faite d’une manière intelligente !
- Un casting qui, est, naturellement, pour beaucoup pour la réussite de ce film et si François Cluzet est égal à lui-même, c’est bien entendu Omar Sy qui crève l’écran, démontrant au passage qu’il était davantage qu’un simple comique de sketchs télévisuels…
- Oui, on peut se moquer des handicapés, n’en déplaise aux éternels grincheux qui s’indignent de tout et de rien.
 
Points Négatifs :
- Comme je l’ai souligné, aussi plaisant soit-il, Intouchables n’est pas non plus un chef d’œuvre absolu et entre un certain manque d’originalité, des protagonistes stéréotypés et un scénario prévisible, force est de constater que ce film n’est pas exempt de défauts.
- Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux violences policières, si vous êtes un inconditionnel de Mélenchon, un membre de la France Insoumise, des Ecolos ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche, si vous faites partis d’une de ces fameuses associations racissées et si vous êtes un des derniers lecteurs de L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les Inrockuptibles, alors, vous n’allez guère apprécier ce film…
 
Ma note : 7,5/10

jeudi 5 septembre 2024

Tellement Proches


Tellement Proches
 
Famille : Groupe de personnes réunies par des liens de parenté et un fort sentiment de solidarité morale et matérielle. Quand Alain a épousé Nathalie, il ne savait pas qu'il épouserait aussi sa famille. Ce samedi, comme toutes les semaines, ils sont invités à dîner chez son beau-frère, Jean-Pierre à Créteil. Mais ce soir, plus que d'habitude, Alain est à bloc, il bout comme une cocotte prête à exploser. Il en a marre, marre de se planter à chaque fois sur le chemin pour aller à Créteil, marre de se taper les petits conseils de vie de Jean-Pierre et de sa femme Catherine qui élève ses enfants comme des chevaux, marre d'attendre de dîner l'estomac vide en regardant les spectacles soporifiques de leur fille Gaëlle, marre de regarder pour la énième fois la vidéo de leur mariage, marre aussi de son autre belle-sœur Roxane, qui, affolée par son horloge biologique, a jeté son dévolu sur Bruno, jeune interne en médecine qui se demande un peu comment il a atterri à ce dîner. C'est vrai, Alain en a marre de ces dîners familiaux, mais il ne sait pas encore ce qui l'attend véritablement ce soir-là... Ni les jours qui suivent…
 

Tellement Proches
Réalisation : Olivier Nakache et Éric Toledano
Scénario : Olivier Nakache et Éric Toledano
Musique : Frédéric Talgorn
Production : Quad Productions
Genre : Comédie
Titre en vo : Tellement Proches
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 10 septembre 2009
Durée : 102 mn
 
Casting :
Vincent Elbaz : Alain Marciano
Isabelle Carré : Nathalie Marciano
François-Xavier Demaison : Jean-Pierre
Joséphine de Meaux : Roxane
Audrey Dana : Catherine
Omar Sy : Bruno
Jean Benguigui : Prosper Marciano
Max Clavelly : Lucien Marciano
Lionel Abelanski : Charly
Renée Le Calm : Geneviève Grimperai
Talina Boyaci : Gaëlle, dite Yaëlle
Jade Samba Seale : Juliette
Lizzie Brocheré : Clara
Arsène Mosca : Patrice
Laurence Février : Colette
Jean-Pierre Clami : Étienne
Laurentine Milebo : Fatou
Catherine Hosmalin : Nicole
Alain Guillo : Jérôme Lefèvre
Éric Naggar : Monsieur Kadoche
Matthieu Boujenah : Lucien Marciano adulte
Valérie Karsenti : Chantal, la maîtresse
Oumar Diaw : prévenu 1
Steve Tran : prévenu 2
Adrien Ruiz : prévenu 3
Rachid Chaib : prévenu 4
Cyril Couton : homme hôpital plateau-repas
Isaac Sharry : homme hôpital énervé
Peggy Leray : jeune mère supermarché
Wahid Bouzidi : Redo
Soufiane Guerrab : Francky
Guillaume Viry : le prof de tennis
Lannick Gautry : le prof de judo
Charlie Dupont : le prof de poterie
Serpentine Teyssier : la pédopsychiatre
Lise Lamétrie : directrice crèche
Ary Abittan : Moshé Benhamou
Nicky Marbot : flic perquisition 1
Nicolas Wanczycki : flic perquisition 2
Arnaud Duléry : vendeur crêpes
Joël Pyrène : chauffeur car
Jérôme Paquatte : agent sécurité
Josette Ménard : Infirmière
François Toumarkine : Langueteau, le voisin
Paule Daré Meer : femme IKEA
Guy Faucher : Roger
Raphaël Toledano : Maurice
Géraldine Nakache : religieuse école
Jézabel Marques-Nakache : la prof de danse
Noah Pinto : Doublure Prosper Marciano bébé
Zinedine Soualem : Alexandre
Éric Toledano : un magasinier au supermarché
 
Mon avis :
 N’y allons pas par quatre chemins, la toute première fois que j’ai vu ce Tellement Proches, le premier constat qui m’est apparu à l’esprit fut que cela faisait des années que je ne rigolais pas autant devant un film ! Oui, je sais que j’ai souvent tendance à m’emballer et a exagérer les choses, c’est mes origines latines qui veulent ca, mais en toute sincérité, faites moi confiance pour une fois, je peux vous assurer que, dans le cas présent (ce qui ne signifie pas qu’en temps normal, je raconte n’importe quoi), il ne faut voir dans mon enthousiasme a l’égard de cette comédie aucune exagération, loin de là. Comédie, oui, le mot est lâché et si un film mérite le qualificatif de comédie, c’est bel et bien ce Tellement Proche. Bien évidement, ce n’est pas le seul, d’autres sont dans le même cas, et, pourquoi le nier, lui sont infiniment supérieurs, mais sincèrement, prenez donc ce petit film sans prétention avec des acteurs connus, mais loin d’être des stars du septième art, un synopsis de base loin d’être original, les relations familiales, saupoudrez le tout d’une sacrée bonne dose d’humour, mélangez bien l’ensemble et vous obtenez ce Tellement Proches, et là, c’est partit pour une heure quarante de franche rigolade, entre situations ubuesques, tellement hallucinantes que l’on en est presque a se décrocher la mâchoire et des personnages – ah ces personnages ! – à la fois littéralement loufoques, pathétiques, extrêmes dans ce qu’il faut bien appeler leur folie, leur habitudes, leur coups de gueule, il est tout bonnement impossible pour le spectateur de ne pas rire aux éclats tout au long du film. Car tout est drôle, de bout en bout et ca démarre au quart de tour avec une première partie d’anthologie où, pendant près d’une demi-heure non stop, on se marre quasiment en permanence devant ce que l’on voit a l’écran, et là, en toute sincérité, je peux vous assurez que des comédies, dans ma vie, j’en ai vu des tonnes, mais que cette première demi-heure dans Tellement Proches, c’est quasiment du jamais vu. Et je n’exagère toujours pas. Mais vous croyez que la suite est plus calme ? Détrompez vous, ca n’arrête jamais ou presque car si l’on n’atteint pas les sommets de cette première partie, la suite du film se poursuit de la plus belle façon et les éclats de rire, pour ne pas dire les fous rires se succèdent tandis que l’on se demande franchement comment cela peut être possible de rigoler autant !? Mais peut être que, tout simplement, en plus d’acteurs en pilotage automatique dans le bon sens du terme, comme en particulier le couple François-Xavier Demaison (Jean-Pierre)/ Audrey Dana (Catherine), l’avocat commis d’office qui rêve de grandes affaires et la maitresse de maison parfaite qui se font passer pour juifs car leur fille est inscrite dans une école juive (en primaire) car celle-ci a le meilleur taux de réussite au bac, la sœur, Joséphine de Meaux (Roxanne) totalement halluciné dans sa relation avec Omar (Bruno) qui se demande bien pourquoi il est toujours largué sur l’autoroute, sans oublier, bien évidement Vincent Elbaz (Alain) eternel gamin devant l’eternel qui ne supporte pas sa belle famille, ce qui nous fait le plus rire, ce sont, justement, ces fameuses situations familiales : qui n’a jamais râler en devant aller a un repas de famille (hum…) ? Qui n’as jamais invité que les adultes pour ne pas avoir à supporter les enfants (tient tient, ca me rappelle l’une de mes dernières soirées) ? Qui n’a jamais mis en avant ses propres enfants, montrer leurs œuvres au grand désespoir de ses invités ? Qui n’a jamais eu à se taper sa belle famille, hein, qui ? Et oui, si Tellement Proches fonctionne aussi bien, en plus de la qualité des acteurs, c’est grâce a la justesse de toutes ces scènes que tout le monde a vécu dans sa vie, des scènes de la vie quotidienne, des situations, des rapports familiaux, des tensions qui font tout le sel de l’existence. Alors, non seulement on meurt de rire devant le comique de ces fameuses scènes, mais celles-ci sont amplifier par nos propres souvenirs, notre propre expérience. Oui, Tellement Proches, c’est vous, c’est nous, c’est moi, et c’est pour cela que ca marche aussi bien. Mais alors, car il y a un mais, pourquoi une telle fin aussi misérable ? Pourquoi venir presque tout gâcher avec cet épilogue franchement inutile, qui n’apporte rien du tout au film, par ailleurs excellent, où l’on retrouve les personnages mal vieillis pour la plupart (décidément en France, on a du mal avec le vieillissement des acteurs dans les films), certains plus que d’autre ce qui en devient ridicule, pleine de bons sentiments et qui, a aucun moment, ne fonctionne ? Oui, franchement, pourquoi ? Alors, un conseil : si vous regardez un jour Tellement Proches, zappez dès que débute la scène finale, cela vous évitera cette sensation de gâchis final. Mais pour le reste, tout le reste… oh mes amis, un pur régal !!!
 

Points Positifs
 :
- Une des meilleures comédies françaises qu’il m’a été donné de voir depuis bien longtemps, probablement supérieure a Nos Jours Heureux des mêmes auteurs. Bien entendu, tout cela n’est qu’une simple comédie sans grande prétention, mais bon, dans son genre, elle est terriblement efficace et réussi parfaitement son but, c’est-à-dire, nous faire rire du début à la fin !
- Une flopée d’acteurs et d’actrices qui ne sont certes pas de grands noms du septième art – ou qui ne l’étaient pas encore à l’époque – mais qui n’en restent pas moins excellents dans leurs rôles respectifs et qui sont pour beaucoup pour la réussite de ce film. Petite mention spéciale a Joséphine de Meaux, toujours aussi barrée…
- Scènes cultes, répliques qui le sont tout autant, situations ubuesques… on ne s’ennui jamais dans ce film.
- Si vous détestez les réunions familiales, si vous avez de mauvais souvenirs de ces dernières, alors, Tellement Proches est fait pour vous !
 
Points Négatifs :
- Un final beaucoup trop gnangnan qui, à force de jouer sur les bons sentiments, gâche un peu l’impression générale que l’on se fait du film. Dommage…
- De plus, dans celui-ci, les personnages sont plus agés or, au vu de leur maquillage complètement ratés pour ne pas dire ridicules, ces derniers ne sont pas crédibles pour un sou.
- Evidement, Tellement Proches n’est pas un grand film et je ne prétendrais jamais le contraire, tout juste une sympathique comédie sans prétention qui vous fera passer un bon moment. Après, si vous êtes allergiques au genre…
 
Ma note : 7,5/10