Pages

Affichage des articles dont le libellé est Cate Blanchett. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cate Blanchett. Afficher tous les articles

samedi 23 mars 2024

Le Seigneur des Anneaux – Le Retour du Roi


Le Seigneur des Anneaux – Le Retour du Roi
 
Les armées de Sauron ont attaqué Minas Tirith, la capitale de Gondor. Jamais ce royaume autrefois puissant n'a eu autant besoin de son roi. Mais Aragorn trouvera-t-il en lui la volonté d'accomplir sa destinée ? Tandis que Gandalf s'efforce de soutenir les forces brisées de Gondor, Theoden exhorte les guerriers de Rohan à se joindre au combat. Mais malgré leur courage et leur loyauté, les forces des Hommes ne sont pas de taille à lutter contre les innombrables légions d'ennemis qui s'abattent sur le royaume... Chaque victoire se paye d'immenses sacrifices. Malgré ses pertes, la Communauté se jette dans la bataille pour la vie, ses membres faisant tout pour détourner l'attention de Sauron afin de donner à Frodon une chance d'accomplir sa quête. Voyageant à travers les terres ennemies, ce dernier doit se reposer sur Sam et Gollum, tandis que l'Anneau continue de le tenter...
 

Le Seigneur des Anneaux – Le Retour du Roi
Réalisation : Peter Jackson
Scénario : Peter Jackson, Fran Walsh et Philippa Boyens, d'après le roman éponyme de J. R. R. Tolkien
Musique : Howard Shore
Production : New Line Cinema
Genre : Fantasy
Titre en vo : The Lord of The Rings – The Return of the King
Pays d’origine : Nouvelle-Zélande, États-Unis
Parution : 1 décembre 2003
Langue d'origine : anglais
Durée : 251 min

Casting :
Elijah Wood : Frodon Sacquet
Sean Astin : Samsagace Gamegie
Viggo Mortensen : Aragorn
Sir Ian McKellen : Gandalf
Andy Serkis : Sméagol/Gollum
Orlando Bloom : Legolas
John Rhys-Davies : Gimli
Billy Boyd : Pippin
Dominic Monaghan : Merry
David Wenham : Faramir
Miranda Otto : Éowyn
Karl Urban : Éomer
Bernard Hill : Théoden
John Noble : Denethor
Cate Blanchett : Galadriel
Liv Tyler : Arwen Undómiel
Hugo Weaving : Elrond
Ian Holm : Bilbon Sacquet
Thomas Robins : Déagol
Bruce Hopkins : Gamelin
Paul Norell : le roi de l'armée des Morts
Lawrence Makoare : le Roi-Sorcier d'Angmar
Sarah McLeod : Rose Chaumine
Christopher Lee : Saroumane
Sean Bean : Boromir
Brad Dourif  : Gríma
Bruce Spence : Bouche de Sauron
John Rhys-Davies : Sylvebarbe
 
Mon avis :
 Après vous avoir proposé sur ce blog des deux premiers volets du Seigneur des AnneauxLa Communauté de l’Anneau et Les Deux Tours, le moment est venu d’en finir avec l’adaptation cinématographique du chef d’œuvre de Tolkien avec ce Retour du Roi qui, ma foi, est l’apothéose d’une trilogie dont beaucoup doutaient au départ. Mais il faut dire que la tache semblait impossible, et pour que le résultat final soit à la hauteur de nos rêves les plus fous, il fallait deux choses : déjà, et ce n’est pas le moindre, que la technologie soit au rendez-vous, ce qui n’était pas le cas auparavant et aurait rendu toute adaptation impossible, ensuite, tout aussi important, la vision d’un homme, Peter Jackson, qui se battit bec et ongles pour un projet où d’autres auraient abandonné rapidement. Le résultat, connu de tous et de toutes depuis plus d’une décennie, fut une réussite quasi absolue et même si ces dernières années, la mode veut qu’il est de bon ton de critiquer Jackson et de dénigrer sa trilogie, force et de constater que c’est amplement exagéré : son Seigneur des Anneaux n’est pas parfait (mais de toutes façons, et au risque de faire hurler les ayatollahs de Tolkien, le roman ne l’était pas non plus) mais il n’en est pas loin, justement, de cette perfection si rare au cinéma. Et Le Retour du Roi est le final que tout le monde attendait, surtout après un second volet un peu en-deçà, pour ses longueurs et l’amputation de certaines scènes : porteur d’un souffle épique magnifié par la bataille de Minas-Tirith, poussé à son intensité dramatique lorsque Frodon et Sam parviennent, exténués, à la Montagne du Destin, riches en scènes marquantes (l’arrivée des Rohirims et leur chevauchée, face à l’ennemi, Aragorn et ses « hommes de l’ouest »), Le Retour du Roi ne possède que peu de défauts, même s’ils sont notables – pas de nettoyage de la Comté, les fantômes verts un peu ridicules par moments. Mais ceux-ci, même s’ils marquent les esprits, sont bien peu de choses au final et c’est donc, avec le départ des derniers Elfes pour l’ouest que s’achève ce qui est désormais perçu comme l’une des plus grandes trilogies de l’histoire du cinéma ; ça tombait bien, c’était déjà la meilleure de la littérature fantastique…
 

Points Positifs
 :
- Une conclusion à la hauteur de ce que l’on pouvait espérer : prenons tous les nombreux points positifs des deux volets précédant – effets spéciaux, décors, costumes, acteurs, musique – et ajoutons un souffle épique et tout un tas de scènes inoubliables et l’on obtient au final un film tout bonnement grandiose, qui dépasse mêmes nos espérances.
- Certaines scènes sont tellement marquantes que je ne me lasse jamais de les revoir, encore et encore, avec, en tête de celles-ci, et, selon moi, la plus marquante, l’arrivée des Rohirims devant Minas-Tirith assiégé, le discours de Theoden et la chevauché face à l’ennemi ; tout bonnement grandiose !
- Pas de temps morts comme dans Les Deux Tours, oublions les scènes à la limite du ridicule également : ici, et malgré les presque quatre heures que dure le film, on ne s’ennuie pas une seule seconde !
- Mine de rien, le passage dans la Montagne du Destin est l’un des plus réussis des trois films, et la chute finale de Gollum, une pure merveille ; et, accessoirement, plutôt drôle.

Points Négatifs :
- Les fantômes : bon, le problème, ce n’est pas forcément qu’ils soient vert, ça encore, ça passe, mais lorsqu’ils attaquent les forces de Sauron a Minas-Tirith, ça devient un peu ridicule de les voir grimper sur des oliphants, surtout que c’est un peu mal fait.
- Pas de nettoyage de la Comté, Saroumane qui meurt prématurément ; mouais, une fois de plus, certains choix de Peter Jackson sont discutables.
- J’étais satisfait de pouvoir voir le passage avec La Bouche de Sauron dans cette version longue, or, au final, on se tape un gus qui n’arrête pas de faire des grimaces avec ces tics débiles ; super la crédibilité…
- Jackson n’avait pas cinq minutes de plus pour nous éclairer davantage sur la relation Éowyn/Faramir ; au point où on en était, c’était toujours mieux que de se taper les états d’âme d’Arwen tout au long de la trilogie qui n’étaient là que pour justifier le salaire de Liv Tyler…

Ma note : 8,5/10

Le Seigneur des Anneaux – Les Deux Tours


Le Seigneur des Anneaux – Les Deux Tours
 
Après la mort de Boromir et la disparition de Gandalf, la Communauté s'est scindée en trois. Perdus dans les collines d'Emyn Muil, Frodon et Sam découvrent qu'ils sont suivis par Gollum, une créature versatile corrompue par l'Anneau. Celui-ci promet de conduire les Hobbits jusqu'à la Porte Noire du Mordor. A travers la Terre du Milieu, Aragorn, Legolas et Gimli font route vers le Rohan, le royaume assiégé de Theoden. Cet ancien grand roi, manipulé par l'espion de Saroumane, le sinistre Langue de Serpent, est désormais tombé sous la coupe du malfaisant Magicien. Eowyn, la nièce du Roi, reconnaît en Aragorn un meneur d'hommes. Entretemps, les Hobbits Merry et Pippin, prisonniers des Uruk-haï, se sont échappés et ont découvert dans la mystérieuse Forêt de Fangorn un allié inattendu : Sylvebarbe, gardien des arbres, représentant d'un ancien peuple végétal dont Saroumane a décimé la forêt...
 

Le Seigneur des Anneaux – Les Deux Tours
Réalisation : Peter Jackson
Scénario : Peter Jackson, Fran Walsh, Philippa Boyens et Stephen Sinclair, d'après le roman éponyme de J. R. R. Tolkien
Musique : Howard Shore
Production : New Line Cinema
Genre : Fantasy
Titre en vo : The Lord of The Rings – The Two Towers
Pays d’origine : Nouvelle-Zélande, États-Unis
Parution : 5 décembre 2002
Langue d'origine : anglais
Durée : 235 min

Casting :
Elijah Wood : Frodon Sacquet
Ian McKellen : Gandalf
Viggo Mortensen : Aragorn
Sean Astin : Sam Gamegie
Andy Serkis : Gollum/Sméagol
John Rhys-Davies : Gimli
Orlando Bloom : Legolas
Billy Boyd : Pippin
Dominic Monaghan : Merry
Christopher Lee : Saroumane
Miranda Otto : Éowyn
Karl Urban : Eomer
Bernard Hill : Théoden
Liv Tyler : Arwen
Brad Dourif : Gríma « Langue de Serpent »
David Wenham : Faramir
Hugo Weaving : Elrond
Cate Blanchett : Galadriel
Craig Parker : Haldir
John Rhys-Davies (voix) : Sylvebarbe
Sean Bean : Boromir
John Noble : Denethor
 
Mon avis :
 Continuons sur la lancée et après vous avoir proposé, sur ce blog, la critique de l’adaptation cinématographique du premier volet du Seigneur des Anneaux, il est temps de m’attaquer à sa suite, je veux bien évidement parler des Deux Tours dont voici ma critique. Bon, bien évidemment, sensiblement quatorze ans après sa sortie et donc, pas mal de visionnages de cette œuvre, l’émerveillement des débuts n’est plus aussi intense, ce qui, quelque part, est assez normal. Cependant, si le plaisir de la découverte s’en est aller depuis fort longtemps désormais, force est de constater que, même avec pas mal de recul, nous nous trouvons une fois de plus devant une adaptation pour le moins excellente et que je n’ai aucun problème à reconnaitre que si l’on peut ne pas être d’accord avec tous les choix de Peter Jackson, son travail sur l’intégralité de cette exceptionnelle saga qu’est Le Seigneur des Anneaux est excellent. Alors bien entendu, on pourrait tiquer sur pas mal de choses et justement, si l’on devait comparer Les Deux Tours à La Communauté de l’Anneau, ce dernier passait mieux pour ce qui était du respect de l’œuvre originale car hélas, du moins à mes yeux, ici, Jackson commence à s’éloigner petit à petit du texte de Tolkien et, entre l’omniprésence de Liv Tyler (et encore, heureusement n’est-elle pas venu au Gouffre de Helm comme Peter Jackson le souhaitait au départ) qui n’apporte pas grand-chose au scénario, l’aide d’une troupe d’Elfes alors que ceux-ci n’interviennent pas dans le roman ou bien, l’absence d’Arachné qui est reléguée dans le troisième film, force est de constater que Les Deux Tours, version film, diverge un peu trop par moments avec sa version papier. Enfin, ce ne sont que des points où certains me rétorqueront que tout réalisateur a sa propre vision mais bon, si je ne nie pas la chose, quand je vois Legolas user d’un bouclier comme d’une planche de surf, j’ai un peu de mal avec la vision de Jackson… Si l’on ajoute à cela pas mal de longueurs que je n’avais pas forcément ressenti dans le film précédant, qui plus est, accentués parce que j’ai la version longue et vous comprendrez que je ne suis pas forcément un grand fan du second volet du Seigneur des Anneaux. Pourtant, cela reste un bon film et quasiment tout le bien que j’avais pu dire dans ma critique de La Communauté de l’Anneau est encore valable ici mais a un moment donné, ce film, je l’ai vu pas mal de fois, j’ai bien plus de recul désormais et je ne peux pas, ne peux plus passer ses défauts sous silence…
 

Points Positifs
 :
- Une fois de plus, il n’y a rien à redire quant au fait que Peter Jackson a su retranscrire, par le biais de ses adaptations, l’univers de Tolkien comme jamais il ne l’avait été auparavant et comme, sans nul doute, il ne le sera plus jamais dans l’avenir. Alors bien entendu, l’effet de surprise et d’émerveillement du premier film est passé, mais quel plaisir de retrouver la Terre du Milieu et de découvrir des nouveaux lieux que, jusqu’ici, on ne pouvait qu’imaginer en lisant le roman original.
- Rien à ajouter de plus pour ce qui est des acteurs : le casting est tout bonnement parfait mais comment ne pas faire une petite mention a Andy Serkis qui joue ici le rôle de Gollum (bien aidé par les effets spéciaux, certes) et qui est tout bonnement parfait.
- Effets spéciaux, décors, costumes : oui, bon bah comme pour le film précédant, il n’y a rien à redire.
- Une nouvelle fois, chapeau bas a Howard Shore pour sa bande originale qui, ici, Rohan oblige, se teinte d’ambiances celtiques du plus bel effet.

Points Négatifs :
- Malheureusement, Peter Jackson s’est cru bon de rentabiliser au maximum le salaire de Liv Tyler en nous la faisant apparaitre bien trop souvent dans le film ; du coup, ses scènes sont les plus pénibles mais en plus, elles n’apportent strictement rien à l’intrigue…
- Mais que viennent faire les elfes au Gouffre de Helm !?
- C’était ce qui m’avait le plus choqué lorsque j’ai regardé ce film pour la toute première fois : l’absence d’Arachnée qui n’apparaitra que dans Le Retour du Roi.
- Pas mal de longueurs tout au long du film, surtout dans sa version longue où certes, certaines scènes supplémentaires sont utiles et apportent un plus mais à côté de ça, on se tape des longs passages avec des paysans du Rohan qui ont peur avec toujours la même musique en bande son… au début, ça passe, au bout de la quinzième fois, on en a plus que marre !
- Legolas qui surf sur un bouclier, le lancer de nain avec Gimli… c’est parti pour les scènes ridicules !

Ma note : 7,5/10

Le Seigneur des Anneaux – La Communauté de l'Anneau


Le Seigneur des Anneaux – La Communauté de l'Anneau
 
Sur la Terre du Milieu, dans la paisible Comté, vit le Hobbit Frodon Sacquet. Comme tous les Hobbits, Frodon est un bon vivant, amoureux de la terre bien cultivée et de la bonne chère. Orphelin alors qu'il n'était qu'un enfant, il s'est installé à Cul-de-Sac chez son oncle Bilbon, connu de toute la Comté pour les aventures extraordinaires qu'il a vécues étant jeune et les trésors qu'il en a tirés. Le jour de ses 111 ans, Bilbon donne une fête grandiose à laquelle est convié le puissant magicien Gandalf le Gris. C'est en ce jour particulier que Bilbon décide de se retirer chez les Elfes pour y finir sa vie. Il laisse en héritage à Frodon son trou de Hobbit ainsi qu'un mystérieux anneau qu'il a autrefois trouvé dans une galerie souterraine des Monts Brumeux et qui a le pouvoir de rendre invisible quiconque le porte à son doigt. Gandalf est intrigué par l'anneau laissé à Frodon et surtout par les circonstances confuses dans lesquelles Bilbon l'a trouvé. Après avoir lu le récit de la vie d'Isildur, un ancien roi de l'Arnor et du Gondor, il découvre que cet objet n'est autre que l'Anneau unique forgé il y a bien longtemps par Sauron, le Seigneur des Ténèbres, et qui fut perdu 3000 ans auparavant. Cet anneau maléfique est une arme redoutable qui permettrait au seigneur du Mordor de régner sur la Terre du Milieu et de réduire tous ses peuples en esclavage. Gandalf relate alors à Frodon la malédiction de l'Anneau et l'informe que les serviteurs de Sauron sont déjà en route pour retrouver le précieux objet. Il lui demande de l'emporter en secret à Fondcombe, demeure de l'Elfe Elrond, où l'on pourra prendre une décision à son sujet, pendant que lui-même va consulter Saroumane, le supérieur de son ordre.
 

Le Seigneur des anneaux – La Communauté de l'Anneau
Réalisation : Peter Jackson
Scénario : Fran Walsh, Philippa Boyens, Peter Jackson d'après le roman de J. R. R. Tolkien
Musique : Howard Shore
Production : New Line Cinema
Genre : Fantasy
Titre en vo : The Lord of The Rings – The Fellowship of the Ring
Pays d’origine : Nouvelle-Zélande, États-Unis
Parution : 10 décembre 2001
Langue d'origine : anglais
Durée : 219 min

Casting :
Elijah Wood : Frodon Sacquet
Ian McKellen : Gandalf le Gris
Sean Astin : Samsagace Gamegie alias Sam
Viggo Mortensen : Aragorn
Sean Bean : Boromir
Billy Boyd : Peregrin Touque alias Pippin
Dominic Monaghan : Meriadoc Brandebouc alias Merry
Orlando Bloom : Legolas
John Rhys-Davies : Gimli
Christopher Lee : Saroumane
Liv Tyler : Arwen
Cate Blanchett : Galadriel
Hugo Weaving : Elrond
Ian Holm : Bilbon Sacquet
Marton Csokas : Celeborn
Sala Baker : Sauron
Craig Parker : Haldir
Lawrence Makoare : Lurtz
 
Mon avis :
 Lors des débuts de ce blog, en janvier dernier donc, la première saga littéraire dont je vous ai proposé la critique fut Le Seigneur des Anneaux. Œuvre magistrale et culte aux yeux de beaucoup, cette saga de Fantasy fut, indéniablement, une des plus importantes de l’histoire du genre et l’on peut dire, sans peine, qu’il y eut un avant et un après Tolkien. Bien des décennies plus tard, arriva ce que les fans les plus agés n’espéraient plus, je veux bien évidement parler de son adaptation cinématographique qui, avec le temps, aura, elle aussi, gagner un coté culte on ne peut plus mériter ! Il faut dire, histoire de se remémorer un peu le contexte de l’époque que lorsque sortie sur les écrans La Communauté de l’Anneau, vers noël 2001, la tension parmi des millions de fans de Tolkien à travers le monde était à son comble : jugé, et a juste raison jusqu’à alors, inadaptable sur grand écran, il était clair que Le Seigneur des Anneaux version Peter Jackson qui était alors surtout connue pour ses films de zombies (Braindead) était attendu au tournant. Or, fort heureusement et au grand soulagement de beaucoup, le résultat fut à la hauteur de nos rêves les plus fous : non seulement, Jackson avait su plus ou moins respecter le matériel originel mais en plus, entre un casting tout bonnement parfait (désormais, comment ne pas lier les personnages aux acteurs ?), des décors somptueux qui nous donnaient l’impression que la Terre du Milieu existait bel et bien (bigre, elle est située en Nouvelle-Zélande !), une bande son imparable et des scènes d’anthologies, c’était bel et bien un grand, que dis-je, un très grand film que nous avions là. Alors bien sûr, le plaisir de découvrir l’œuvre de Tolkien qui nous avait tant marquer sur grand écran y est pour beaucoup, bien entendu, tous ceux pour qui le genre leur est indifférent trouveront cette Communauté de l’Anneau inintéressante, ennuyeuse au possible, de même, à ce moment-là, Peter Jackson qui jouait gros ne s’était pas encore fourvoyé comme il le fit avec Le Hobbit, une décennie plus tard… mais bon, revoir ce premier volet de la saga pour la énième fois ne m’aura pas fait changer d’avis d’un iota : c’est un chef d’œuvre !
 

Points Positifs
 :
- Une adaptation excellente pour ne pas dire exceptionnelle (car jugée impossible au départ) de l’une des œuvres les plus marquantes du siècle passée. Chapeau bas a Peter Jackson car même s’il a pris quelques libertés avec le matériel original, même si l’on peut regretter certains choix ou absences, force est de constater que le néozélandais a fait très fort !
- Un casting d’acteurs tout bonnement excellents et qui, entre quelques vieilles gloires sur le retour, des second couteaux et des petits nouveaux qui ont pas mal fait parler d’eux depuis, désormais, les personnages du Seigneur des Anneaux ont tous un visage : celui de leurs interprètes à l’écran.
- Effets spéciaux, décors, costumes : bien entendu, plus d’une décennie plus tard, on peut tiquer sur certains détails mais à l’époque, c’était la perfection.
- Je n’aurai jamais pu penser que les paysages de la Nouvelle-Zélande aient pu donner une Terre du Milieu aussi crédible !
- Une bande originale tout simplement parfaite : chapeau bas a Howard Shore également.

Points Négatifs :
- Avait-on besoin de donner une place aussi importante à Arwen dans l’histoire ? Je ne le pense pas même si je comprends que Jackson souhaitait caser une histoire d’amour dans son intrigue et justifier le cachet de Liv Tyler.
- Dommage que l’on ne voit pas ou quasiment pas le magnifique seigneur des elfes, Gil-Galad.
- Mais où est donc passé Tom Bombadil !?

Ma note : 9/10

jeudi 14 mars 2024

Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal


Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal
 
Nevada, 1957. En pleine guerre froide, le professeur Henry « Indiana » Jones et son collègue Mac sont capturés par des militaires soviétiques et transportés de force dans la Zone 51, laquelle contient un hangar où sont entreposés des milliers de caisses. Sous la menace, Indiana aide les Soviétiques à s'emparer de l'une d'elles, qui a la particularité d'être magnétisée. En l'ouvrant, les Soviétiques découvrent le corps d'un être difforme. Trahi par Mac qui rejoint l'ennemi, Jones parvient à s'échapper et s'enfuit dans le désert, poursuivi par les sbires du colonel-docteur Irina Spalko. Une fois tiré d'affaire, Jones doit faire face à des agents du FBI le suspectant de se livrer à des activités illégales et de trahison envers les États-Unis. Fuyant l’Amérique pour enseigner à Leipzig, Jones fait la connaissance à la gare de New York d'un jeune motard, Mutt Williams, qui lui fait part de la disparition du professeur Oxley, enlevé par des agents soviétiques en Amérique du Sud alors qu'il recherchait un crâne de cristal, une relique légendaire…
 

Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : David Koepp, George Lucas, Jeff Nathanson
Musique : John Williams
Production : Paramount Pictures et Lucasfilm Ltd.
Genre : Aventure, Fantastique
Titre en vo : Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, russe, allemand
Date de sortie : 22 mai 2008
Durée : 123 mn

Casting :
Harrison Ford : Dr Henry Walton « Indiana » Jones Jr
Shia LaBeouf : Henry « Mutt » Williams
Karen Allen : Marion Ravenwood
Cate Blanchett : Colonel-Professeur Irina Spalko
John Hurt : Pr Harold Oxley
Ray Winstone : George « Mac » MacHale
Jim Broadbent : Doyen Charles Stanforth
Igor Jijikine : Colonel Antonin Dovchenko
Alan Dale : Général Robert Ross
Joel Stoffer : Agent Taylor
Neil Flynn : Agent Paul Smith
Dimitri Diatchenko : un agent du KGB
Ilya Volok : un agent du KGB
Emmanuel Todorov : Lincoln, un soldat russe
Pasha D. Lychnikoff : Roosevelt, un soldat russe
Andrew Divoff : Grant, un soldat russe
Veniamin Manzyuk : Jefferson, un soldat russe
V. J. Foster : le pasteur
Chet Hanks : l'étudiant dans la librairie
Sasha Spielberg : la fille cognant Mutt au bar
Nito Larioza : un guerrier du cimetière
Ernie Reyes : un guerrier du cimetière
Robert Baker : Jimmy Wycroft, le sergent de la police militaire
Jon Braver : Franklin, un soldat russe
John Dixon : Hoover, un soldat russe
Gleb Kaminer : le chauffeur de Spalko
Sean Connery : Dr Henry Walton Jones Sr
Denholm Elliott : Marcus Brody
Kate Capshaw : Wilhelmina « Willie » Scott
 
Mon avis : 
Force est de constater que, avec Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal, nous abordons à présent le cas le plus problématique (si l'on met de coté le cinquième volet de la saga que je n'ai pas encore vu) de ce qui restera comme étant une des figures les plus emblématiques du Septième Art de ces quatre dernières décennies, je veux, bien entendu, parler de Indiana Jones. Il faut dire que, d’entrée de jeu, l’annonce de la sortie d’un nouveau volet, en 2008, provoqua une certaine onde de choc parmi les nombreux fans de l’aventurier au fouet : véritable hérésie qui ne pouvait qu’être une simple pompe a fric, un Harrisson Ford bien trop vieux pour être crédible, des russes comme grands méchants à la place des nazis et, histoire d’enfoncer le clou, des extraterrestres ! Oui, avant même la sortie de ce film, les jeux étaient faits ! Il faut dire que, quelque part, Indiana Jones est un mythe moderne comme peuvent l’être, par exemple, Robin des Bois, Zorro ou Batman, un personnage entré tout droit dans l'imaginaire collectif, qui fait l’unanimité auprès de tous, un héros, un vrai et dans le sens le plus noble du terme ! Et, comme chacun sait, les gens n’aiment pas que l'on touche à leurs idoles… Les trois premiers films de cette saga, on ne va pas se mentir, auraient put se suffire a eux mêmes, cette trilogie, ainsi constituée était parfaite et une suite n'était pas, a priori nécessaire. Pourtant, elle était très attendue, et personnellement, je faisais parti de ceux qui rêvaient depuis des années d'un éventuel quatrième film, surtout que la rumeur courrait depuis longtemps. Alors, en apprenant que ce quatrième opus était en tournage, qu'elle ne fut pas ma joie à l'idée de retrouver un personnage qui avait bercé et émerveiller ma jeunesse, ce, même si je ne me faisais pas de grandes illusions quand a la qualité de ce film et que je me doutais bien que celui-ci ne serait pas aussi bon que ses prédécesseurs... Et puis, lorsque, finalement, Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal paru sur grand écran, ce fut un véritable déferlement de haine parmi les fans et les critiques qui n’épargnèrent guère ce film. A tord ou a raison ? Eh bien, disons que, pour ma part, je suis un peu plus partagé… Disons que, contrairement a beaucoup de personnes, je n’ai pas détesté cet Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal, loin de là. Tout commence dans le désert du Nevada, l'on suit une colonne de véhicules militaires avant qu' apparaisse une voiture tout droit sortie d'American Graffiti de Georges Lucas, histoire de bien nous faire comprendre que l'on a définitivement quitté les années 30, décor habituel de la saga jusque la. Quelques coups de feux plus tard, un corps est jeté sur le sol, un chapeau mythique roule, quelqu'un le ramasse et s'en coiffe et cela suffit à nous propulser une vingtaine d'années en arrière et c'est tout un mythe qui se remet en marche. Cette fois ci, plus de Nazis comme grands méchants mais des Soviétiques, ce qui est logique vu l’époque ou se déroule l’intrigue. Certains l'on regretté; personnellement, vu qu' Harison Ford a vieillit entre temps, il aurait été problématique de cantonner le personnage d’Indy aux années 30. Et tout de suite, on rentre dans le bain avec une petite et mouvementée visite dans un hangar qui rappellera de très bons souvenirs à ceux qui ont vu Les Aventuriers de l'Arche Perdue, la mystérieuse Zone 51. Et a partir de la, tout s'enchaine et l'on s'aperçoit avec plaisir qu'Harison Ford, malgré son âge, possède de beaux restes : courses poursuites, clins d'œil aux anciens films, retour de Marion qui est a mon avis la plus crédible copine d'Indy, vieux temples a explorer, légendes nébuleuses qui s'avèrent être vrai, même humour décalé, affrontement contre un gros dur et, car un Indiana Jones ne serait pas égal lui-même : invulnérabilité du personnage, chance inouïe etc. A ce sujet, nombreux ont été ceux qui ont critiqué l'une des scènes les plus absurdes du film, celle ou Indy, pour échapper a une explosion nucléaire se cache dans un frigo et en sort indemne. J’avoue que, personnellement, celle ci m'a gênée aussi. Mais, en repensant aux films précédents, je me suis dit que dans le fond, elle était à peine plus invraisemblable que le saut en canot pneumatique d'un avion dans le deuxième opus, Indiana Jones et le Temple Maudit. Il est clair que lorsque l'on regarde un Indy, faut pas trop chercher les vraisemblances; ce type est et restera l'homme le plus chanceux que la Terre ait portée, faut croire que rien ne peut lui arriver... Cependant, si nombreux on été ceux qui on critiquer ceci ou cela dans le film, peux ont pu remarquer que Steven Spielberg, malgré que son œuvre est avant tout un formidable divertissement, nous a distillé ca et la quelques petites piques sur son pays, profitant de l'époque ou se déroule l'action, la guerre froide, pour dénoncer la crainte du nucléaire : revoyez donc la scène ou Indy se retrouve dans une ville avec des mannequins en cire qui servent de test et ou un haut parleur ordonne aux habitants de détourner le regard afin de se protégés de l' explosion, ce qui est léger, mais véridique ! Mais également le Maccarthysme qui frappa tant de citoyens américains… Et c'est a ce moment, où Indy, suspecté d'être un rouge, s'apprête a quitter le pays, apparait celui qui s'avérera être son fiston, un mélange entre James Dean et Marlon Brando, symbole parfait de la jeunesse des fifties que l'on a pu voir et revoir un nombre incalculable de fois dans une bonne centaines de films et de séries... Et c'est fou que, même si dans le fond, ce personnage n’a rien d’original puisqu' il n’est que l’avatar du « jeune rebelle à moto qui passe sa vie à se coiffer », ce que le fiston colle bien au film. Après avoir eu affaire a son père dans La Dernière Croisade, voila qu'Indy se trouve une progéniture et les liens entre eux, sans être transcendants sont assez amusants. Et, avant d'en finir, on en vient a l’une des plus grosses critiques de ce film : la présence des Extraterrestres. Hérésie absolue crient certains ! Brulons Spielberg et Lucas ! Bon, comment dire ? Tout d'abord, je pense à mon humble avis que la présence de Jar Jar dans La Menace Fantôme est infiniment plus regrettable et nuit d'avantage a l'intégrité de ce film et a son sérieux. Ici, il faut se souvenir que nous sommes dans les années 50, que Roswell est passé par la et le terme soucoupe volante est d’actualité depuis une poigné d’années. En quelques sortes, ceux ci font partie intégrante du mythe américain de l’époque. Et pour ce qui est des autres épisodes de la saga, le surnaturel et le mystère n'ont jamais été bien loin avec le Saint Graal ou l'Arche d'Alliance. Et quand je pense au gus qui arrachait les cœurs de ses victimes à main nue dans Le Temple Maudit, je ne vois pas pourquoi les vieux films seraient plus crédibles que celui-ci ? Non, pour moi, la présence des Extraterrestres ne m’a pas choqué, pour les raisons évoqués plus haut mais également peut être parce que je suis habitué et que je connais toutes ces histoires de paléocontact, de dieux venus du ciel apportant la connaissance aux hommes etc. Et qu'étaient venu faire ces fameux aliens sur notre bonne vieille planète ? Etudier, chercher des reliques, des objets du monde entier : comme le dit Indy dans le film, c’était des archéologues. Au final, il apparait que sans être un grand film ni même un grand Indiana Jones, ce quatrième volet de la saga n’est pas aussi mauvais que certains l’ont trop rapidement prétendu. Certes, ont peut toujours lui trouver bien des défauts voir reconnaitre que certaines scènes sont ridicules comme celle où le fiston se balance de liane en liane et qui est digne des plus grands nanards, cependant, après tant d’années d’attente, comment ne pas reconnaitre que ce fut tout de même avec un plaisir certains que l’on a retrouver notre aventurier préféré, certes plus agé mais toujours aussi charismatique !? Indiana Jones a vieillit, cependant, il n’en reste pas moins immortel, d’ailleurs, nous n’en n’avons pas tout a fait finit avec lui puisqu’un cinquième volet est prévu ! De quoi réveiller les critiques ? Sans nul doute mais ceci est, naturellement, une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir pour les vieux fans de la saga de retrouver leur aventurier préféré qui, malgré le poids des âges, est toujours aussi charismatique et ce, dans une aventure qui n’est peut-être pas aussi bonne que dans les films précédents mais qui n’en reste pas moins suffisamment réussie pour nous faire passer un bon moment.
- Naturellement, Harrisson Ford a vieillit et commence à accuser son âge, cependant, il n’en reste pas moins toujours crédible dans ce qui est, sans nul doute, son rôle le plus culte.
- Un casting a la hauteur et qui fait parfaitement le job, qui plus est, on retrouve avec plaisir de vieilles connaissances.
- Après le père dans Indiana Jones et la Dernière Croisade, c’est au tour du fils et, ma foi, si l’idée n’est pas la plus originale, force est de constater qu’elle n’en reste pas moins efficace.
- Marion est naturellement la copine la plus crédible pour notre héros et c’est plutôt une bonne idée de l’avoir fait revenir dans la saga.
- L’idée des extraterrestres ne m’a nullement choqué vu que la saga a toujours baigné dans le fantastique et le paranormal.
- Exit les nazis, place aux soviétiques, ce qui est logique vu l’époque où à lieu l’histoire.

Points Négatifs :
- Bien entendu, Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal est le volet le moins aboutit de la saga jusqu’à ce jour puisqu’un cinquième film est prévu. Sympathique mais loin de marquer les esprits, bien au contraire.
- Probablement que ce film est sortit trop tard vis-à-vis des autres volets de la saga.
- Je n’ai rien contre le fils et d’ailleurs Shia LaBeouf fait plutôt le job, cependant, comment ne pas reconnaitre qu’on nous a pondu, avec lui, une véritable caricature du petit rebelle des années 50 !?
- Quelques scènes sont tout de même problématiques et nuisent grandement au film, la principale étant, bien entendu, celle où le fiston saute de lianes en lianes…
 
Ma note : 7/10