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dimanche 20 octobre 2024

Alphonse


Alphonse
 
Alphonse subit une violente agression de la part de clients affiliés à la mafia. Lors de ses congés, il prend conscience de la profonde empreinte laissée par l'abandon de sa mère durant son enfance. En plus de cela, il perd son emploi. Le même jour, il reçoit la nouvelle de l'hospitalisation de son père éloigné, Jacques. Les retrouvailles s'avèrent compliquées, d'autant plus qu'Alphonse découvre qu'il a secrètement travaillé comme gigolo toute sa vie.
 

Alphonse
Réalisation : Nicolas Bedos
Scénario : Nicolas Bedos, Jean Dujardin
Musique : Romain Trouillet
Production : Amazon
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Alphonse
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : Prime Video
Diffusion d’origine : 12 octobre 2023 – 02 novembre 2023
Langue d'origine : français, italien, anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 55 minutes

Casting :
Jean Dujardin : Alphonse Bisson
Pierre Arditi : Jacques Bisson
Charlotte Gainsbourg : Margot
Nicole Garcia : Martha
Francine Bergé : Adèle Clément
Laura Morante : Laura Tomazi
Carolina D'Alerio : Laura Tomazi jeune
Gall Gaspard : Jacques Bisson jeune
Lubna Azabal : Natacha Gemier
Alice Aufray : Martha jeune
Vincent Macaigne : Wildred
Olivier Barthélémy : Bruno
Alice Dufour : Madeleine
Michaël Cohen : Lucien Moreira
Elsa Zylberstein : Eléonore Baumann
Marie-Christine Barrault : Eve Bragnier
Charley Fouquet : Adèle Clément à 40 ans
Claire Romain : Adèle Clément jeune
Myriem Akheddiou : la psychologue
Nicole Calfan : Marianne
Corinne Touzet : une femme de 50 ans
Anne Canovas : Marie
Martine Chevallier : Elise Duthi
Évelyne Dandry : Catherine
Elisabeth Macocco : Chantal Godeffroy
Chantal Neuwirth : Françoise Berleau
Anne-Marie Pisani : Carine Grotze
Yves Pignot : Gaston Bragnier
Louka Meliava : Louis
Rachid Guellaz : Marco
Anaïs Fabre : Clémence, la fille de Martha
Victor Saulnier : Alphonse (3 ans)
 
Mon avis :
 Cela aurait put être, que dis-je, cela aurait dut être un des événements de la fin d’année 2023, au lieu de quoi, ce fut presque en catimini, sans la moindre publicité, que fin octobre de l’année dernière, une mini-série du nom de Alphonse paraissait chez Amazon. La raison de tout cela ? On va dire que les affaires judiciaires de l’auteur de cette mini-série, Nicolas Bedos, y étaient pour quelque chose, des affaires pas très nettes après la plainte, quelques mois auparavant, de trois femmes, pour agressions sexuelles – la plus ancienne datant de 1999 – mais parfaitement dans l’air du temps. Bref, sans souhaiter défendre le sieur Bedos, disons que, aux yeux de certains, tout cela tombait bien, très bien même : détester cordialement par l’intelligentsia parisienne depuis belle lurette mais aussi par les féministes et la racialistes de tout poil, ces plaintes ne pouvaient que satisfaire les nombreux détracteurs du réalisateur qui, depuis des années, critiquaient ce dernier et ne voyaient pas d’un bon œil ses films, des longs métrages, au demeurant, qualitativement bons pour ne pas dire excellents – voir Monsieur et Madame Adelman, La Belle Époque ainsi que OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire. Quoi qu’il en soit, alors que, comme vous l’avez compris, Alphonse aurait put être un des événements de la fin d’année 2023, il en fut tout autrement, quoi que, les choses furent un peu plus compliquées que certains l’auraient souhaité. Naturellement, on pouvait parfaitement comprendre que Amazon n’ait pas fait grand bruit de la sortie de cette mini-série, craignant, a juste titre, que les ennuis judiciaires de Nicolas Bedos ne nuisent grandement a son image. Cependant, là où l’on pouvait être nettement plus dubitatif, c’est en découvrant la quasi-unanimité des critiques professionnels a l’égard de cette série et qui avaient, tous, ou presque, un avis pour le moins tranché : navrant, mauvais, nul, gênant, honteux et autres joyeusetés du même genre, tels étaient les qualificatifs récoltés par Alphonse ! Bref, de quoi se dire que, pour une première série, Nicolas Bedos s’était planté dans les grandes largeurs. Pourtant, si les critiques professionnelles étaient mauvaises, celles du public, au contraire, étaient plutôt bonnes voir excellentes, ce qui avait de quoi nous faire poser quelques questions au sujet d’une telle disparité ? Et là, il y a avait de quoi se dire que, quelque part, aux yeux de certains, ce n’était pas l’œuvre en elle-même qui était critiquée ou critiquable mais plutôt son créateur, le fameux Nicolas Bedos, ce male blanc dominateur et absolument pas politiquement correct pour un sou, cet ennemi de la bien-pensance et du camp du bien. Cela expliquait bien des choses ? Sans aucun doute ! Quand au public ? Eh bien, disons que celles et ceux qui ont tenté l’expérience, qui n’ont pas tenus compte de l’avis partisan et accusateur de la sphère médiatique parisienne ont fait un formidable bras d’honneur à ces derniers, se régalant, au passage, de ce qui est, sans aucune contestation possible, une très bonne mini-série ! Ainsi, et on y arrive enfin, Alphonse est décapant, scabreux, gonflé, cynique, vulgaire et provocateur comme du Bedos. Mais cette série est également drôle, troublante, sensible, triste et touchante comme du Bedos. On y retrouve naturellement ses obsessions habituelles pour le sexe, sa fascination pour les femmes fortes, ses personnages masculins assez piteux, mais aussi sa nostalgie et sa façon à lui de parler du temps qui passe, de la vieillesse, entre cruauté et tendresse. Mais Alphonse doit également beaucoup à son casting que l’on peut qualifier sans peine d’exceptionnel : Jean Dujardin n'a jamais aussi bien joué, en loser, terne et apathique qui semble prendre vie sous nos yeux, Pierre Arditi est génial, féroce et pathétique, quand aux femmes, elles sont toutes épatantes, Charlotte Gainsbourg en tête, mais aussi Nicole Garcia et l'extraordinaire Marie Christine Barrault dans un rôle pour le moins étonnant ! Quand aux accusations de misogynie dont souffre cette série – et, dans un sens plus large, Nicolas Bedos – je trouve que c'est exactement l'inverse que l’on a ici : il faut beaucoup aimer les femmes pour oser les montrer ainsi, vieillissantes mais encore débordantes de désir et de fantasmes. Bref, vous l’avez compris, n’en déplaise aux critiques professionnels, à des journaux comme Le Monde ou Libération et, dans un sens plus large, a l’intelligentsia parisienne, Alphonse est une très bonne série qui, ma foi, mérite largement le détour et qui confirme, définitivement, tout le talent du sieur Nicolas Bedos. Certes, tout n’est pas parfait dans celle-ci et il est difficile de ne pas reconnaitre que toute la partie avec les pseudos racailles est le gros point faible de cette série, de même, je ne nierais pas que l’individu Bedos est, peut-être, quelqu’un de peu fréquentable… mais bon, que juge t’on ici, le réalisateur ou sa création ? Si c’est le premier, alors, attendons que la justice ait fait son travail, si c’est le second, alors, il faut s’incliner bien bas et savourer son plaisir, n’en déplaise à certains…
 

Points Positifs
 :
- Incontestablement, pour une première incursion dans le monde des séries, il s’avère qu’Alphonse est une indéniable réussite ! Typiquement Bedos dans son traitement, reprenant les thématiques habituelles du réalisateur, nous avons là une œuvre de qualité qui, en toute franchise, nous démontre que le fils de qui vous savez possède un talent fou dans son domaine !
- Une œuvre qui met en avant les femmes âgées et qui, surtout, ne dissimule en rien leur sexualité. Ma foi, la chose est rarissime et il faut reconnaitre que, pour un misogyne, Nicolas Bedos aborde la thématique avec justesse.
- Un casting que l’on peut qualifier sans peine d’exceptionnel et qui est pour beaucoup pour la réussite de cette série : Jean Dujardin, Pierre Arditi, Charlotte Gainsbourg, Nicole Garcia, Marie-Christine Barrault et Laura Morante, pour ne citer que les plus connus…
- Certes, il y a du sexe, beaucoup de sexe, cependant, la tristesse et la solitude des séniors est au cœur de l’intrigue, comme quoi, Alphonse est une œuvre plus complexe qu’on pourrait le penser, de prime abord…
- Malgré la gravité de l’ensemble, l’élément comique n’est jamais bien loin, ce qui n’est pas une mauvaise chose.
- Décors, photographie, bande originale, ma foi, c’est du tout bon !

Points Négatifs :
- Toute la partie scénaristique avec les pseudos racailles est le gros point faible de cette série : non seulement ces derniers n’apportent pas grand-chose à l’intrigue, mais en plus, qu’est-ce qu’ils sont caricaturaux pour ne pas dire débiles !
- Un final ouvert et terriblement frustrant puisque l’on ne sait pas s’il y aura une suite…
- Comme je l’ai déjà souligné dans mes critiques précédentes, si vous êtes un indécrottable bobo parisien fidèle lecteur de Libération, du Monde ou de L’Humanité – oui, il y en a encore quelques uns – vous n’apprécierez guère cette mini-série, surtout qu’elle est l’œuvre de Nicolas Bedos qui, il faut le reconnaitre, n’a pas vraiment bonne presse au sein de l’intelligentsia parisienne, bien au contraire…

Ma note : 7,5/10

samedi 19 octobre 2024

Novembre


Novembre
 
En janvier 2015, Abdelhamid Abaaoud parvient à échapper à une opération de police internationale à Athènes où est présent Fred, commissaire de la sous-direction anti-terroriste française. Dix mois plus tard, le 13 novembre 2015, des attentats frappent Paris et Saint-Denis, faisant 130 morts. Dès lors, l'anti-terrorisme va mener l'enquête pour retrouver les terroristes en fuite. Grâce à des écoutes, des filatures et des témoins, ils vont enquêter sans relâche pendant cinq jours, entre Paris et sa banlieue, Bruxelles et le Maroc, jusqu'à l'opération policière du 18 novembre 2015 à Saint-Denis.
 

Novembre
Réalisation : Cédric Jimenez
Scénario : Olivier Demangel et Cédric Jimenez
Musique : Guillaume Roussel
Production : Chi-Fou-Mi Productions, France 2 Cinéma, StudioCanal
Genre : Policier, Drame, Historique
Titre en vo : Novembre
Pays d’origine : France
Parution : 05 octobre 2022
Langue d'origine : français
Durée : 100 min

Casting :
Jean Dujardin : Fred
Anaïs Demoustier : Inès
Sandrine Kiberlain : Héloïse
Jérémie Renier : Marco
Lyna Khoudri : Samia
Sami Outalbali : Kader
Stéphane Bak : Djibril
Cédric Kahn : Martin
Sofian Khammes : Fouad
Raphaël Quenar : Rudy
Jérémy Lopez : Vincent
Victoire Du Bois : Julia
Sophie Cattani : Sarah
Sarah Afchain : Hasna
Lyes Kaouah : Khalid Ben Hamet
Hugo Dillon : Jackie Delattre
Darren Muselet : Attou
Quentin Faure : Benoît
Laurent Maurel : un policier de la Préfecture
Bernard Gabay : un membre du conseil de sécurité de Paris
Luc-Antoine Diquéro : un capitaine de gendarmerie
Jean-Michel Fête : le représentant PP
François Hollande : François Hollande
 
Mon avis :
 Pas plus tard qu’hier, j’ai eu le plaisir de vous parler d’un certain BAC Nord, long métrage du sieur Cédric Jimenez qui avait, lors de sa sortie en aout 2021, connu un immense succès de la part du public qui avait loué l’excellence de ce long métrage que l’on peut qualifier de coup de poing mais qui, également, avait vu toute la gauche bien pensante lui tomber dessus, à bras raccourcis et comme un seul homme – déconstruit, bien entendu – ce, en raison du fait que les idolâtres de la secte de Mélenchon et les habituels bobos du camp du bien prétendaient que ce film faisait l’apologie de la police, BAC Nord étant donc considéré comme étant un long métrage facho. Et donc, une année plus tard, en 2022 donc, l’indécrottable Cédric Jimenez revint sur les écrans avec un autre long métrage, Novembre, qui, pour la petite histoire, mettait en scène les forces de l’ordre – ce qui ne l’aidera pas à faire ami-ami avec la gauche bien pensante – le sujet étant, ici, bien plus marquant pour le grand public puisqu’il traitait des attentats du 13 Novembre 2015 et, plus particulièrement, de la rapide enquête qui débuta dès le début de ceux-ci et qui s’acheva, cinq jours plus tard, par l’assaut, à Saint-Denis, sur les derniers terroristes islamistes encore en vie. Une thématique à priori casse gueule mais assez proche, finalement, de celle d’un autre long métrage, américain celui-là, Zero Dark Thirty qui lui, traitait, une poignée d’années plus tard, de la traque qui aboutie à la mort de ce sombre individu que fut Oussama ben Laden, et, comme ce fut le cas avec ce film, le résultat apparait, au final, assez bon pour ne pas dire très bon ! Certes, au petit jeu des comparaisons, Zero Dark Thirty, plus complet, plus aboutit, apparait comme étant supérieur à Novembre, cependant, malgré ce constat évident, le nouveau long métrage de Cédric Jimenez, même s’il est légèrement moins réussi que BAC Nord qui, lui, formidable film coup de poing, était une indéniable réussite, n’en reste pas moins une œuvre qui mérite le détour… Ainsi, pour le traitement des événements, tout d’abord, qui retranscrit à merveille la terrible course contre la montre qui débuta alors même que les attentats étaient encore en court : on est rapidement plongés dans cette enquête hors-norme et même si les événements sont bien connus – en sept ans, le spectateur a eu l’occasion de voir moult reportages sur le sujet – Novembre se regarde comme un excellent thriller, captivant au possible. De plus, la véracité des événements tels qu’ils sont décrits est un plus indéniable pour ce film qui nous montre, naturellement, les services de police et de contre-espionnage sur le qui vive, traitant la moindre piste plus ou moins plausible mais qui finiront par faire mouche par le biais d’un témoignage tombé du ciel et qui valut, par la suite, bien des déboires à la personne concernée – nous ne sommes pas aux Etats-Unis et le service de protection des témoins, en France, est d’un autre temps. Ajoutons à cela un casting impeccable et un rythme qui vous tiendra en haleine de la première à la dernière minute et l’on obtiendra, au final, un long métrage qui mérite, largement, le détour, confirmant au passage, définitivement, que Cédric Jimenez est un excellent réalisateur mais aussi, que certains films français n’ont nullement à rougir de la comparaison avec leurs homologues d’outre-Atlantique voir d’outre-Manche. Naturellement, la presse de gauche, fidèle à son habitude, n’aura guère été complaisante à l’égard de ce film, mais bon, ce parti-pris, franchement stupide, est peu important : après tout, en dehors d’un certain public parisien appartenant au camp du bien, qui se soucie encore de leur avis ?
 

Points Positifs
 :
- Une indéniable réussite que ce Novembre qui revient, avec justesse, sur les événements des attentats du 13 Novembre 2015 et, plus précisément, sur la rapide enquête qui suivit ceux-ci et qui aboutit, cinq jours plus tard, sur l’assaut lancé, à Saint-Denis, contre la planque de ce triste sir que fut Abdelhamid Abaaoud.
- Si BAC Nord avait déjà marqué les esprits de par son excellence, Novembre confirme définitivement tout le bien et le talent du sieur Cédric Jimenez, un réalisateur qui sort nettement de la norme hexagonale et qui possède suffisamment de savoir faire pour nous offrir des œuvres qui n’ont nullement à rougir de la concurrence étrangère.
- Captivant de bout en bout, possédant un rythme élevé, Novembre se regarde comme un excellent thriller même si l’on sait, parfaitement, que celui-ci aborde des événements réels.
- Un très bon casting – avec Jean Dujardin en tête d’affiche – qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film.
- Il est rare qu’un film français soit aussi bon – oui, je sais, je ne vais pas me faire que des amis en affirmant cela – mais force est de constater que, ici, tant l’ambiance que le rythme, la mise en scène, la bande originale ou l’intrigue oh combien captivante sont à mille lieux des productions hexagonales.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux violences policières, si vous êtes un membre de la France Insoumise, des Ecolos ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche, si vous faites partis d’une de ces fameuses associations racissées et si vous êtes un des derniers lecteurs de L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les Inrockuptibles, alors, vous allez détester Novembre et, naturellement, son réalisateur, Cédric Jimenez qui, visiblement, après BAC Nord, nous pond encore une ode à la police…
- Un film, dans son traitement, plus américain que français, ce qui, la aussi, posera problème à une certaine intelligentsia parisienne.
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 29 mai 2024

OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire


OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
 
En janvier 1981, Hubert Bonisseur de La Bath est retenu prisonnier en Afghanistan. Ses ravisseurs exigent de la France des armes en échange de leur célèbre espion. Il parvient finalement à s'échapper. De retour à Paris, il rencontre Serge, alias OSS 1001, un tout jeune agent bien différent de lui. Alors que Serge est envoyé en mission en Afrique de l'Ouest pour aider le dirigeant Koudjo Sangawe Bamba à mater des rebelles, Hubert Bonisseur de La Bath est assigné au traitement informatique des dossiers de l'agence. Mais lorsqu'OSS 1001 disparait, on envoie OSS 117 poursuivre la mission. Son nom de couverture sera Émile Cousin, un homme d'affaires. À son arrivée, il est accueilli comme un chef d'état....
 

OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
Réalisation : Nicolas Bedos
Scénario : Jean-François Halin, d'après l’œuvre de Jean Bruce
Musique : Anne-Sophie Versnaeyen, Nicolas Bedos
Production : Mandarin Cinéma, Gaumont, M6 Films
Genre : Comédie, Espionnage
Titre en vo : OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
Pays d’origine : France
Parution : 04 août 2021
Langue d'origine : français, allemand, russe, dialectes africains
Durée : 116 min
 
Casting :
Jean Dujardin : Hubert Bonisseur de La Bath / OSS 117
Pierre Niney : Serge / OSS 1001
Fatou N'Diaye : Zéphyrine Bamba
Natacha Lindinger : Micheline Pierson
Wladimir Yordanoff : Armand Lesignac
Gilles Cohen : Roland Lépervier
Habib Dembélé : Koudjo Sangawe Bamba / les 3 sosies
Ivan Franek : Kazimir
Emil Abossolo-Mbo : Pamplemousse
Ibrahim Koma : Promedi
Brice Fournier : le broussard
Christelle Cornil : Josie Ledentu
Karim Barras : Jacky Jacquard
Bruno Paviot : Roger Moulinier
Jean-Édouard Bodziak : Jean-René Calot
Martial Courcier : Jean-Loup l'informaticien
Anne-Charlotte Pontabry : Annie
Marie-Philomène Nga : la femme de Léon
Ricky Tribord : le serveur de l'hôtel
Luc Antoni : Roussel
Nicolas Bedos : l'homme au bar avec Micheline
 
Mon avis :
 C’était un des gros événements de l’été 2021, du moins, pour ce qui est des sorties cinéma dans les salles obscures en France – oui, il faut savoir relativiser les choses – surtout pour ce qui est de ce retour au cinéma après la longue fermeture de ces derniers pendant de longs mois – le fameux Covid, bien entendu – je veux, bien évidement, parler de la sortie du troisième volet des aventures de l’inénarrable et inimitable Hubert Bonisseur de La Bath, plus connu du grand public par son matricule, OSS 117. Et oui, après Le Caire, Nid d’Espions, en 2006, puis Rio ne répond plus en 2009, il aura donc fallut patienter douze longues années pour retrouver le meilleur agent secret français dans de nouvelles aventures. Une attente trop longue, aux yeux des fans, au point même qu’on pouvait même penser que celle-ci ne verrait jamais le jour… et puis, après tout, était-elle vraiment nécessaire vu que celle-ci, fatalement, serait moins réussie que les deux premiers volets qui, eux, avaient fait la légende de la franchise !? De plus, il y avait de quoi être pour le moins dubitatif vu que le maitre d’œuvre des deux premiers films, Michel Hazanavicius, n’était plus aux commandes et que son successeur, Nicolas Bedos, n’était pas vraiment connu pour avoir le même talent pour ce qui est de la mise en scène. Mais bon, rien que pour le plaisir de retrouver Jean Dujardin dans ce rôle qui lui va si bien, rien que pour le bonheur de le voir s’empêtrer, une nouvelle fois, dans une aventure loufoque où on allait bien rigoler, pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Mais alors, pour un résultat acceptable ou pas ? Bon, je passerais rapidement sur la pseudo polémique absurde qui colle si bien à l’air du temps : non, OSS 117 n’est pas un film raciste, malgré les hurlements ridicules des indigénistes et de l’extrême gauche qui, une fois de plus, se fourvoient totalement. Non, OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire est avant toute chose, comme ses prédécesseurs, un film comique, une parodie de ces vieux films d’espionnage à succès et qui, forcément, à pour héros un individu plus bête que raciste, un homme de son temps, avec ses idées reçues et ses certitudes qui, certes, ne sont pas politiquement correctes, mais qui font, finalement, tout le sel du personnage. Car ce qui compte, avant toute chose, ici, c’est de savoir si ce troisième volet de OSS 117 est une réussite et, ma foi, dans l’ensemble, c’est le cas même si, bien entendu, nous avons là le film le moins bon de la saga : comme je l’avais dit, Nicolas Bedos n’est pas Michel Hazanavicius, il n’a pas sa culture cinématographique, sa vision et cela ce sent. Cependant, c’est tout de même un pur plaisir que de retrouver notre bon vieux Hubert Bonisseur de La Bath, désormais vieillissant et un peu mis sous la touche, dans une nouvelle aventure qui l’envoie dans ce que l’on appelait alors la Françafrique – les plus agés savent de quoi je parle, comme le dictateur local qui est, bien entendu, une copie conforme de Bokassa – et qui se voit affublé d’un comparse, Pierre Niney, plus jeune, plus arrogant, plus en forme, et qui pourrait bien le remplacer. Du coup, sans être aussi bon que ses prédécesseurs, OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire s’avère être, néanmoins, une sympathique comédie, plutôt drôle et qui réussi son but premier : faire revenir à l’écran notre bon vieux Hubert Bonisseur de La Bath, ce, pour notre plus grand plaisir. Alors, mission réussie ? Ma foi, dans les grandes lignes, oui et, quelque part, c’est le principal !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir, bien évidement et alors que l’on y croyait plus, de retrouver Hubert Bonisseur de La Bath, alias, l’agent OSS 117, alias, l’agent secret le plus incompétent des services secrets français, ce, dans une nouvelle mission qui le voit plonger au tout début des années 80, juste avant l’élection de François Mitterrand. Le voilà désormais vieillissant, un peu mis sur la touche et ringard aux yeux des plus jeunes, mais bon, notre agent si spécial n’a pas dit son dernier mot, pour notre plus grand plaisir !
- Une suite, si longtemps après, avec un autre réalisateur que Michel Hazanavicius, le pari était plutôt casse gueule. Eh bien, disons que si je ne suis pas le plus grand fan de Nicolas Bedos, bien au contraire, je reconnais que celui-ci s’en sort plutôt bien dans l’ensemble et nous livre ici une sympathique comédie et, surtout, une suite plus qu’acceptable.
- Pour ce qui est du casting, on retrouve avec plaisir Jean Dujardin dans ce rôle qui lui va si bien, quand à Pierre Niney, en jeune rookie, disons qu’il est plutôt bon et que si le procédé est connu depuis longtemps, il n’en reste pas moins efficace.
- Même si on rigole peut-être moins dans ce troisième volet, il reste suffisamment bourré de scènes coquasses pour nous faire passer un bon moment.
- Un générique d’anthologie qui parodie à merveille les vieux James Bond !
 
Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre que Nicolas Bedos n’est pas Michel Hazanavicius et que, qualitativement parlant, cela se ressent. Moins fin, plus provocateur, ce troisième volet de OSS 117 est un film sympathique, plaisant, mais pas aussi bon que ses devanciers.
- Un film plus long que ses prédécesseurs mais, curieusement, moins drôle. Certes, les occasions de rigoler sont encore nombreuses mais nettement moins qu’auparavant, ce qui est dommage.
- Comme je l’ai dit dans mes critiques précédentes, si vous êtes un indécrottable bobo parisien fidèle lecteur de Libération, du Monde ou de L’Humanité – oui, il y en a encore quelques uns – et, surtout, à notre époque, si vous faites partit d’un mouvement indigéniste, alors, vous allez détester cet Alerte Rouge en Afrique Noire et vous allez le hurler sur les toits !
 
Ma note : 7,5/10

OSS 117 – Rio ne répond plus


OSS 117 – Rio ne répond plus
 
En 1967 à Gstaad, une petite station de sports d'hiver dans le Canton de Berne en Suisse. Douze ans ont passé depuis la mission au Caire. OSS 117 y est en paisible villégiature lorsqu'il est confronté à des gangsters chinois qu'il abat les uns après les autres. Hubert Bonisseur de La Bath, agent secret français du SDECE, désormais au service de la Cinquième République française dirigée par le général de Gaulle et son Premier ministre Georges Pompidou, reçoit l'ordre de son supérieur Armand Lesignac de se rendre à Rio de Janeiro où il doit racheter un microfilm contenant une liste d'anciens collaborateurs français durant la Seconde Guerre mondiale, détenu par un ancien dignitaire nazi. Au cours de sa mission, il attire l'attention du Mossad, les services secrets israéliens.
 

OSS 117 – Rio ne répond plus
Réalisation : Michel Hazanavicius
Scénario : Michel Hazanavicius et Jean-François Halin, d'après les romans de Jean Bruce
Musique : Ludovic Bource
Production : Mandarin Cinéma, Gaumont, M6 Films
Genre : Comédie, Espionnage
Titre en vo : OSS 117 – Rio ne répond plus
Pays d’origine : France
Parution : 15 avril 2009
Langue d'origine : français, hébreux, portugais
Durée : 97 min
 
Casting :
Jean Dujardin : Hubert Bonisseur de La Bath / OSS 117
Louise Monot : Dolorès Koulechov
Rüdiger Vogler : Von Zimmel
Alex Lutz : Heinrich / Friedrich Von Zimmel
Reem Kherici : Carlotta / Fräulein Frieda
Pierre Bellemare : Armand Lesignac
Ken Samuels : William « Bill » Trumendous
Serge Hazanavicius : Staman
Laurent Capelluto : Kutner
Cirillo Luna : le hippie à la pomme d'amour
Moon Dailly : la comtesse
Walter Shnorkell : Fayolle
Philippe Hérisson : Mayeux
Nicky Marbot : Castaing
Christelle Cornil : Mlle Ledentu
Vincent Haquin : Blue Devil
Alexandre Goncalves : Blue Devil
Adriana Sallès : Maria-Joa, l'infirmière
Joseph Chanet : le Chinois à la CIA
Patrick Vo : le Chinois pilote
Franck Beckmann : un Allemand
Jean-Claude Tran : un Chinois à l'hôtel
Yin Bing : un Chinois à l'hôtel
Jean-Louis Barcelona : Pichard
Guillaume Schiffman : le militaire israélien
Ludovic Bource : le chef d'orchestre
Laurent Larrieu : un homme de main de Von Zimmel
 
Mon avis :
 Après un premier coup d’essai qui s’était avérer être un coup de maitre avec OSS 117 – Le Caire, Nid d'Espions, sortit dans nos écrans en 2006, Hubert Bonisseur de La Bath – alias Jean Dujardin – c’est-à-dire, l’espion le plus incompétent des services secrets français, était revenu faire un petit tour avec une suite, OSS 117 – Rio ne répond plus, tout juste trois ans plus tard, en 2009. Bon, d’entrée de jeu, il y avait de quoi être dubitatif : après tout, il n’y a rien de plus casse gueule qu’une suite, surtout que le résultat qualitatif n’est pas souvent au rendez vous et que certains, plus cyniques, plus réalistes peut-être, se diront que faire un second volet à un film qui a très bien marché, c’est le meilleur moyen de se faire de l’argent facilement – cela est par ailleurs exact dans bien d’autres médias. Pourtant, dans le cas qui nous préoccupe ici, force est de constater qu’il n’y a nulle déception au programme et que oui, mille fois oui, la réussite est une fois de plus au rendez vous. Ainsi, avec Michel Hazanavicius aux manettes, Jean-François Halin au scénario et, bien entendu, Jean Dujardin en tête d’affiche, l’équipe qui avait été responsable du succès du premier volet de OSS 117 revient avec une suite qui, dans les grandes lignes, est tout aussi bonne. Une petite délocalisation du coté du Brésil, histoire de varier le plaisir, un changement de casting féminin comme dans tout bon James Bond qui se respecte, un nouvel hommage et moult références au cinéma des années 60 et, surtout et encore, le même humour qui vous fera exploser de rire tout au long d’une intrigue loufoque mais bien plus maitrisée qu’il n’y parait. Forcément, ici, l’effet de surprise est passé ce qui fait que OSS 117 – Rio ne répond plus marque peut-être un peu moins les esprits que son prédécesseur, mais bon, rien que pour le plaisir de retrouver Jean Dujardin en pilotage automatique dans ce rôle qui lui va si bien mais aussi, pour cette intrigue d’espionnage complètement loufoque, ces scènes cultes et débiles et ces nazis cachés au Brésil, comment ne pas avoir envie de retenter l’expérience et suivre, une fois de plus, les aventures de l’inimitable agent OSS 117 !?
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver Hubert Bonisseur de La Bath, alias, l’agent OSS 117, alias, l’agent secret le plus incompétent des services secrets français dans une nouvelle aventure oh combien exotique et qui flirte allègrement avec les années 60. Un pur régal terriblement drôle, tout autant que son prédécesseur, voir, quelque part, davantage !
- Une nouvelle fois, Michel Hazanavicius nous offre un  excellent hommage aux premiers James Bond – ceux avec Sean Connery – et aux films d’Alfred Hitchcock. Une véritable plongée dans les années 60 pour ce film bourré de références à quelques œuvres majeures de l’époque.
- Un casting pour le moins excellent où, bien évidement, se démarque nettement un Jean Dujardin qui est tout bonnement parfait en espion qui flirte allègrement avec l’incompétence la plus totale mais qui finit toujours par s’en sortir.
- Des tas d’espions, des nazis, des hippies, des femmes fatales et de l’humour, beaucoup d’humour pour cette suite qui s’avère être excellente !
- Décors, costumes, ambiance, on se croirait plonger dans le Brésil de la fin des années 60 !
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, même si nous avons affaire a une très bonne comédie, OSS 117 – Rio ne réponde plus reste avant toute chose une… comédie. Sympathique, terriblement drôle, bourré de qualité mais nous sommes très loin, tout de même, d’un quelconque chef d’œuvre, il ne faut pas exagérer…
- Bien entendu, celles et ceux qui n’apprécient guère l’humour potache, les pastiches et les comédies en général risquent de ne guère adhérer a ce film.
- Si vous êtes un indécrottable bobo parisien fidèle lecteur de Libération, du Monde ou de L’Humanité – oui, il y en a encore quelques uns – il se peut que vous détestiez un film comme cet OSS 117 – Rio ne réponde plus et que vous le trouviez bourré de clichés, raciste, etc.
 
Ma note : 7,5/10