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mercredi 3 avril 2024

La Couronne des Rois


La Couronne des Rois
 
A l’issue d’un long périple, vous allez maintenant affronter les redoutables pièges de la Forteresse de Mampang. Dans les profondeurs de ses labyrinthes est dissimulée la Couronne des Rois, objectif ultime des aventures de la série Sorcellerie ! Mais attention ! Si vous n’avez pas réussi à vaincre les Sept Serpents, une réception particulière a été prévue à votre intention… Sorcellerie ! Quatre volumes, quatre aventures dont VOUS êtes le héros, qui peuvent être jouées séparément, ou comme les quatre épisodes d’une grande épopée. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre ces aventures. Quand aux Formules Magiques, elles vous sont révélées à la fin de ce volume. Bonne chance !
 

La Couronne des Rois
Série : Sorcellerie ! n° 4
Auteur : Steve Jackson
Illustration de la couverture : John Blanche
Illustrations intérieures : John Blanche
Titre original : The Crown of Kings
Traduction : Camille Fabien
Année de l’édition Anglaise : 1984
Sortie de l'édition Française : septembre 1985
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 800
 
Mon avis :
 Avec La Couronne des Rois, nous arrivons enfin au point culminant de la saga culte de Steve Jackson et qui nous avait entrainés, du premier tome, Les Collines Maléfiques, en passant par La Cité des Pièges et Les Sept Serpents, sur les traces de l’Archimage de Mampang afin de retrouver la dite Couronne, dérobée au royaume d’Analand. Mais si les premiers tomes de la série avaient été excellents et avaient déjà placé la barre très haut, ici, nous atteignons tout bonnement le summum de ce qui a put se faire dans le genre des livres jeux, car oui, et la chose me parait indéniable, du moins, c’est mon point de vu, La Couronne des Rois est le plus grand Livre dont vous êtes le héros de tous les temps… Déjà, c’est le plus long, 800 paragraphes, un record, et même si environ 200 d’entre eux sont dut aux conséquences des formules magiques, cela vous pose un peu la durée de vie de cette aventure qui sera forcément conséquente. Surtout que la durée – se rendre dans la forteresse de Mampang, y pénétrer puis la traverser jusqu’à trouver l’Archimage – déjà importante, se voit renforcer par l’extrême complexité de l’aventure : par certains moments, chaque salle, chaque couloir, s’avérera être presque impossible et vous vous direz que c’est impossible, qu’il y a un problème avant de trouver la solution et, tout de suite après, au détour d’une porte, de buter a nouveau sur une énigme insurmontable. Diabolique est le mot et il vous faudra suer sang et eau pour parvenir au but, mais, contrairement aux œuvres de Ian Livingstone où il n’y a qu’un chemin imposé mais où la logique est souvent absente, dans La Couronne des Rois, chaque piège, chaque énigme, chaque adversaire (dont certains fort originaux comme la Croupiture ou le Bélier qui ne ferme pas l’œil) est bien pensé, Steve Jackson ayant fourni un formidable travail d’ensemble qui accouche au final de ce que l’on appeler bel un bien un chef d’œuvre. Bien entendu, il faut prendre Sorcellerie ! dans son ensemble et des découvertes faites dans le premier tome auront des répercussions dans le dernier et justement, sur ce point, jamais aucune autre série n’aura fait aussi bien, ni avant, ni depuis. Mais parmi ces quatre titres qui le composent, il apparait nettement que La Couronne des Rois est largement au-dessus : un challenge comme jamais j’en ai connus dans les LDVELH, une durée de vie incroyable et des rencontres tout simplement cultes font de ce titre le maitre étalon d’un genre qui aura connu son heure de gloire dans les années 80 avant que la démocratisation des jeux vidéos ne vienne le ringardiser. Mais sincèrement, pour les vieux de la vieille qui auront connu cet âge d’or, il me semble évidant que La Couronne des Rois trône fièrement au firmament du genre…
 

Points Positifs
 :
- Le plus grand Livre dont vous êtes le héros de tous les temps, le plus long (800 paragraphes), le plus complexe, le plus retors, le plus captivant aussi ; bref, les superlatifs ne manquent pas pour un titre qui le mérite bien.
- Presque quarante ans après, je me demande encore comme Steve Jackson a put pondre un livre jeu (une série) aussi bon (bonne) ? Tout est parfait du début à la fin, terriblement bien pensé et, la chose est importante car ce n’est pas forcément le cas dans bien d’autres ouvrages, logique pour ce qui est des énigmes et du synopsis.
- Je ne compte même pas le nombre important de rencontres, pièges et monstres devenus cultes qui parsèment La Couronne des Rois ; du Jib-Jib a l’étonnante rencontre finale, de la Croupiture au Bélier qui ne ferme pas l’œil, des Guerriers a l’œil de lynx a l’Ogre bourreau, et j’en oublie des tas, jamais LDVELH ne fut aussi marquant.
- Vous vous arracher les cheveux et pesterez comme un fou a chaque énigme, piège, adversaire qui semblera insurmontable, mais quand vous y arriverez, quel plaisir intense !
- Quand vous arrivez au paragraphe 800 de ce titre, quand vous en aurez finis avec cette aventure inoubliable, vous ressentirez un sentiment de jouissance absolu !
- Encore et toujours John Blanche au sommet de son art et qui nous livre des illustrations tout bonnement superbes.
- Bah oui, encore une couverture magnifique et depuis longtemps rentré dans la légende : l’Archimage en personne !

Points Négatifs :
- S’il fallait trouver un seul défaut, peut-être la fin, un peu étonnante (mais bon, pourquoi pas) et que l’on aurait souhaité être un peu plus longue, surtout après quatre bouquins et plus de deux milles paragraphes. Mais bon, je chipote…

Ma note : 10/10

Les Sept Serpents


Les Sept Serpents
 
Sorcellerie ! Quatre volumes, quatre aventures dont VOUS êtes le héros, qui peuvent être jouées séparément, ou comme les quatre épisodes d’une grande épopée. En vous lançant dans l’aventure de Sorcellerie !, vous allez partir à la quête de la Couronne des Rois. Un voyage qui vous mènera d’Analand, votre patrie, jusqu’à l’inquiétante forteresse de Mampang. Vous pourrez choisir d’être un simple guerrier. Mais vous pourrez également choisir d’être un sorcier : vous devrez alors apprendre les Formules du Livre de la Magie, savoir quels sont leurs effets et comment les utiliser. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre ces aventures. Quand aux Formules Magiques, elles vous sont révélées à la fin de ce volume. Bonne chance !
 

Les Sept Serpents
Série : Sorcellerie ! n° 3
Auteur : Steve Jackson
Illustration de la couverture : John Blanche
Illustrations intérieures : John Blanche
Titre original : The Seven Serpents
Traduction : Pascale Jusforgues et Alain Vaulont
Année de l’édition Anglaise : 1984
Sortie de l'édition Française : septembre 1985
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 498
 
Mon avis :
 Troisième volume de cette excellente série de LDVELH qu’est Sorcellerie !, Les Sept Serpents renoue, après un tome plus urbain dans La Cité des Pièges, avec une aventure en grand air, comme dans le premier volume, Les Collines Maléfiques (qui, d’ailleurs, n’avaient de maléfiques que le nom, mais passons), sauf que, si ce dernier brillait particulièrement pour une certaine facilité et un voyage par moments bucoliques, force est de constater qu’il en va tout autrement dans ce troisième tome de la saga. En effet, dans Les Sept Serpents, ce qui saute particulièrement aux yeux, c’est son nombre pour le moins élevé de mauvaises rencontres et de combats en tout genre ; bien évidement, on se doute bien que les Terres du Fin Fond ne sont pas un lieu de tout repos, mais vu que les deux premiers tomes de la série étaient plus tranquilles de ce coté là, ce nombre de combats plus élevé en surprendra probablement plus d’un. A ces mauvaises rencontres, il faut en ajouter d’autres, moins périlleuses mais tout aussi marquantes, comme celle avec la chaman Elfe noir ou l’ermite, mais ce qui aura surtout marqué cet ouvrage, c’est, justement et comme son nom l’indique, ces fameux serpents qui lui ont donner son nom : issus d’une hydre a sept tête vaincu par l’Archimage de Mampang, ils sont devenus les messages et les espions de ce dernier, et deviendront notre but principal a abattre avant de parvenir a la fin du livre puisque, en effet, les sept serpents, connaissant notre mission, volent chacun de leur côté vers la forteresse de Mampang afin de prévenir leur maitre. Les trouver tous et les neutraliser sera loin d’être chose aisée mais si vous y parvenez La Couronne des Rois, alors les choses seront grandement facilités dans le dernier tome – enfin, façon de parler mais pas mal quand même. Bref, un sacré challenge en perspective surtout que ces fameux serpents s’avèrent être des adversaires redoutables, et, accessoirement, le principal intérêt d’un tome qui est dans la lignée de ses prédécesseurs, c’est-à-dire, toujours aussi bon.
 

Points Positifs
 :
- Bah justement, le principal intérêt de ce troisième tome de la saga, ce sont justement ces fameux sept serpents dont parle le titre : possédant chacun un pouvoir lié a un élément – air, terre, feu, etc. – voir au temps, carrément, ces créatures sont de redoutables adversaires qui vous poseront bien des problèmes et qu’il faut absolument neutraliser avant qu’ils ne parviennent a la forteresse de Mampang. Si un seul y arrive, on vous attendra de pied ferme, par contre, si les sept tombent, alors l’effet de surprise jouera en votre faveur lors du dernier tome.
- Retour d’une aventure en plein air, dans les grands espaces et où il existe pas mal de chemins pour parvenir a votre but.
- Pas mal de rencontres marquantes, une fois de plus et un nombre conséquent de combats, plus nombreux qu’à l’accoutumer.
- Encore et toujours les illustrations de John Blanche que l’on ne présente plus.
- La couverture est celle que je préfère le moins – la shaman Elfe noir – mais elle n’en reste pas moins réussie.
- Comme d’habitude, les points positifs de la série comme les formules magiques, etc.

Points Négatifs :
- La Cité des Pièges représentait un chalenge tellement intéressant que, par moments, et malgré pas mal de combats, les Terres du Fin Fond semblent moins captivantes ; heureusement, la quête des sept serpents vient rehausser l’intérêt de l’ensemble.
- Indéniablement, John Blanche dessine formidablement bien mais je trouve que son style convient mieux à un milieu urbain.

Ma note : 8,5/10

La Cité des Pièges


La Cité des Pièges
 
Sorcellerie ! Quatre volumes, quatre aventures dont VOUS êtes le héros, qui peuvent être jouées séparément, ou comme les quatre épisodes d’une grande épopée. En vous lançant dans l’aventure de Sorcellerie !, vous allez partir à la quête de la Couronne des Rois. Un voyage qui vous mènera d’Analand, votre patrie, jusqu’à l’inquiétante forteresse de Mampang. Vous pourrez choisir d’être un simple guerrier. Mais vous pourrez également choisir d’être un sorcier : vous devrez alors apprendre les Formules du Livre de la Magie, savoir quels sont leurs effets et comment les utiliser. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre ces aventures. Quand aux Formules Magiques, elles vous sont révélées à la fin de ce volume. Bonne chance !
 

La Cité des Pièges
Série : Sorcellerie ! n° 2
Auteur : Steve Jackson
Illustration de la couverture : John Blanche
Illustrations intérieures : John Blanche
Titre original : Kharé – Cityport of Traps
Traduction : Jacques Schakmundès et Camille Fabien
Année de l’édition Anglaise : 1984
Sortie de l'édition Française : septembre 1985
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 511
 
Mon avis :
 Après Les Collines Maléfiques, premier tome de ce qui est, sans aucun doute possible, une des meilleurs sagas de Livres dont vous êtes le héros, je veux, bien entendu, parler de Sorcellerie ! (qui est, pour la petite histoire, ma préférée), La Cité des Pièges commence là ou le livre précèdent s'était arrêté : c'est à dire devant la porte Sud de Kharé. A peine entré vous êtes jeté en prison ou vous apprenez que vous allez devoir trouver les quatre vers d'une formule magique qui permet d'ouvrir la porte Nord de la ville et qui est donc indispensable pour entrer dans les terres des Fins-Fonds. Bref, d’entré de jeu, vous comprenez que la difficulté monte d’un cran et, justement, vous ne vous trompez pas car ce second volume de Sorcellerie !est tout sauf une simple promenade de santé en sifflotant dans les collines et que si vous aviez trouvé que Les Collines Maléfiques était un peu trop simple, ici, ce ne sera pas le cas. En effet, trouver les quatre vers ne sera pas chose aisée et il vous faudra sans nul doute quelques essais pour parvenir à quitter la citadelle de Kharé, et encore, si vous parvenez à échapper aux divers pièges qui parsèment celle-ci, et ils sont nombreux dans cette aventure urbaine qui doit être la plus belle réussite du genre – en tous cas, bien plus que La Cité des Voleurs de Ian Livingstone… Rencontres marquantes, protagonistes pour le moins réussis, nombreux pièges, passages obligatoires, une quête (celle des quatre vers) pour le moins ardue mais qui pourra être faciliter si vous avez trouvé les précieux bonus du premier volume (d’ailleurs, certaines trouvailles vous aideront pour la suite), et toujours ces illustrations de John Blanche qui apportent un plus indéniable a la saga, bref, vous l’avez compris, La Cité des Pièges est un excellent Livre dont vous êtes le héros qui confirme haut la main la valeur de cette formidable et originale saga qu’est Sorcellerie ! et dont on ne doute pas que la suite sera toujours aussi bonne.
 

Points Positifs
 :
- Sorcellerie ! avait débuté de fort sympathique façon avec Les Collines Maléfiques mais ici, difficulté et qualité montent allègrement d’un cran ! La Cité des Pièges est bien plus difficile que son prédécesseur, certains passages sont obligatoires et les dangers et autres énigmes apparaitront souvent sur votre chemin.
- Une fois encore, quelques passages et rencontres cultes, que ce soit pour ce qui est des adversaires (je pense au zombi en morceaux, a l’homme mante religieuse, par exemple), des quelques individus amicaux que vous pourrez rencontrer (le mendiant aveugle) ou du final qui peut s’avérer mortel si vous n’y prenez pas garde.
- Une fois de plus, les illustrations de John Blanche qui apportent un plus indéniable a la saga ; sans celles-ci, Sorcellerie ! n’aurait pas été Sorcellerie !
- Les points positifs de la saga, dans son ensemble, comme, bien entendu, l’utilisation de la magie.
- Encore une belle couverture : cette fois ci, le Gobeur de Vase.

Points Négatifs :
- N’oublions pas que malgré une présence importante de paragraphes, cela est dut au nombre plutôt conséquent en rapport avec l’utilisation des formules magiques.
- Bien entendu, pris individuellement, ce livre-jeu n’a pas grand intérêt, mais bon, qui voudrait y jouer sans faire les autres bouquins de la saga ?

Ma note : 8,5/10

Les Collines Maléfiques


Les Collines Maléfiques
 
Sorcellerie ! Quatre volumes, quatre aventures dont VOUS êtes le héros, qui peuvent être jouées séparément, ou comme les quatre épisodes d’une grande épopée. En vous lançant dans l’aventure de Sorcellerie !, vous allez partir à la quête de la Couronne des Rois. Un voyage qui vous mènera d’Analand, votre patrie, jusqu’à l’inquiétante forteresse de Mampang. Vous pourrez choisir d’être un simple guerrier. Mais vous pourrez également choisir d’être un sorcier : vous devrez alors apprendre les Formules du Livre de la Magie, savoir quels sont leurs effets et comment les utiliser. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre ces aventures. Quand aux Formules Magiques, elles vous sont révélées à la fin de ce volume. Bonne chance !
 

Les Collines Maléfiques
Série : Sorcellerie ! n° 1
Auteur : Steve Jackson
Illustration de la couverture : John Blanche
Illustrations intérieures : John Blanche
Titre original : The Shamutanti Hills
Traduction : Camille Fabien
Année de l’édition Anglaise : 1983
Sortie de l'édition Française : janvier 1986
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 456
 
Mon avis : 
Depuis le début de ce blog, en janvier dernier, j’ai eu l’occasion de vous proposer quelques critiques de Livres dont vous êtes le héros, et, plus précisément, des Défis Fantastiques, sans nul doute la série la plus connue du genre. Cependant, aujourd’hui, c’est d’une autre série dont je vais vous parler, une série tout bonnement mythique, quelque chose de tout bonnement énorme, ce qu’aucun fan du genre ne me contredira, je veux bien évidement parler de Sorcellerie ! (le point d’exclamation faisant parti du titre). Ah, Sorcellerie ! Quatre livres, une seule aventure, la possibilité de jouer un sorcier, une complexité qui monte de volume en volume, des ennemis mythiques, des scènes qui le sont tout autant, bref, sans nul doute la plus belle réussite du genre. Œuvre de Steve Jackson, l’un des cofondateurs des Défis Fantastiques avec Ian Livingstone – voir Le Sorcier de la Montagne de Feu – Sorcellerie !, comme je vous l’ai dit, est une aventure a part : reprenant fort logiquement les règles des Défis Fantastiques (en fait, en anglais, la série en fait partie) tout en y ajoutant les formules magiques, on y joue le rôle d’un aventurier, guerrier ou sorcier, envoyé par son roi – Chalana (euh, un truc a voir avec l’ancien joueur de Benfica ? – afin de récupérer la Couronne des Rois, volée par l’Archimage de Mampang. Une aventure épique, étalée sur quatre livres et dont, ces Collines Maléfiques ne sont qu’une mise en bouche. En effet, si la suite sera autrement plus ardue, force est de constater que ce premier tome n’est pas d’une difficulté insurmontable et que traverser les Collines de Shamutanti jusqu’à rejoindre la cité de Kharé ne devrait pas vous poser énormément de problèmes. Bien évidement, pour la réussite de la saga ou tout simplement pour faciliter bien des choses qui se dérouleront dans l’avenir (voir carrément dans le tome 4, La Couronne des Rois), certains passages sont obligés, de même, même si dans l’ensemble, la plupart des rencontres de devraient pas vous poser guère de problèmes, il y aura un ou deux adversaires plutôt corsés, comme la Manticore, a la fin. Mais bon, dans l’ensemble, Les Collines Maléfiques, comme je l’ai dit, n’est qu’une entrée en matière, réussie mais sans grand challenge, la suite, elle, étant d’un tout autre acabit. Un prologue ? Certes, mais qui, au demeurant, n’en reste pas moins supérieur a pas mal de LDVELH et qui, bien entendu, annonce une suite que l’on devine grandiose…
 

Points Positifs
 :
- Le début de l’une des plus grandes sagas des Livres dont vous êtes le héros, tous genres confondus : synopsis, univers, ambiance, protagonistes et diverses rencontres, Steve Jackson ne s’est nullement moqué du monde, bien au contraire.
- On garde les règles des Défis Fantastiques et on y ajoute la possibilité de jouer un sorcier avec tout un tas de formules magiques qu’il faut apprendre par cœur ; d’ailleurs, si vous souhaitez profiter pleinement de Sorcellerie ! je ne peux que vous conseiller de jouer un sorcier, c’est bien plus intéressant que de jouer un vulgaire guerrier.
- Méfiez vous, malgré une facilité apparente, certains passages sont nécessaires pour la suite : c’est une aventure qui se déroule sur quatre bouquins et un objet apparemment insignifiant découvert dans les collines vous sera peut-être d’une aide précieuse dans la terrible forteresse de Mampang !?
- Que serait Sorcellerie ! sans les dessins de John Blanche ? Alors bien sur, son style, particulier, ne plaira pas a tout le monde, mais personnellement, moi, j’accroche complètement a celui-ci auquel je trouve une certaine âme, quelque chose de plus vis-à-vis de bien autres artistes, plus conventionnels.
- Première couverture mythique de la saga : la Manticore, superbement illustré par John Blanche.

Points Négatifs :
- Un peut trop facile ce premier tome de la saga ; certes, c’est une mise en bouche, une espèce de prologue avant que les choses ne se corsent, mais bon, je n’aurai rien eu contre un peu plus de difficultés.
- 456 paragraphes !? C’est bien ! Euh, attention, il ne faut pas oublier qu’une bonne partie est due à l’utilisation des formules magiques.

Ma note : 8/10

vendredi 8 mars 2024

Le Manoir de l'Enfer


Le Manoir de l'Enfer
 
Vous avez fait la plus grande erreur de votre vie en vous réfugiant dans le Manoir de l'Enfer. La terrible tempête qui fait rage au-dehors ne représente qu'un bien faible danger, comparée aux terrifiantes aventures qui vous attendent à l'intérieur de cette demeure maléfique. Qui peut dire combien de voyageurs malchanceux, cherchant comme vous un abri, ont péri dans les murs du Manoir du Comte de Brume. Sachez que la nuit qui commence s'inscrira pour toujours parmi les plus effroyables souvenirs de votre existence... si toutefois vous vivez assez longtemps pour en garder mémoire. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, Bonne chance…
 

Le Manoir de l'Enfer
Série : Défis Fantastiques n°10
Auteur : Steve Jackson
Titre original : House of Hell
Illustration de la couverture : Ian Miller
Illustrations intérieures : Tim Sell
Traduction : Michel Zénon
Année de l’édition Anglaise : 1984
Sortie de l'édition Française : février 1985
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400
 
Mon avis :
 Après vous avoir parlé du plutôt moyen Le Marais aux Scorpions, j’aborde maintenant Le Manoir de l’Enfer, sans nul doute l’un des titres les plus connus et le plus réussis de la série des Défis Fantastiques, voir même, du genre dans un sens plus large du terme. En effet, et trente ans après sa sortie, il apparait que ce livre jeu qui dès sa sortie, se démarquait notablement de ses prédécesseurs de par son ambiance horrifique et le genre abordé – ici, pas de Fantasy mais une intrigue de film d’horreur digne des plus grands longs métrages du genre – n’a pas perdu ne serait-ce qu’une once de son intérêt premier ; certes, pour les plus jeunes d’entre nous qui n’ont pas connus l’époque bénie des LDVELH et qui sont tombés dans les jeux vidéo étant petits, ce Manoir de l’Enfer ne leur dira pas grand-chose, mais pour les autres, tous les autres, trentenaires et quadras qui, enfants ou adolescents, ont un jour lointain, pénétrer dans le Manoir du Comte de Brume… que de souvenirs ! Avec un Steve Jackson en pleine forme et qui était absent de la série, qu’il avait lancé en compagnie de Ian Livingston, depuis une certaine Galaxie Tragique, livre jeu original mais qui n’était pas resté dans les annales, Le Manoir de l’Enfer est sans nul doute l’un des plus grands Défis Fantastiques : de par son ambiance, comme je l’ai dit bien entendu, qui joue énormément dans le sentiment d’immersion du lecteur,  de par l’utilisation judicieuse de nombreux clichés du genre ainsi que par quelques coups de théâtres savamment amenés et bon nombres de scènes tout simplement cultes. Finalement, le seul défaut que l’on pourrait reprocher à ce titre est son extrême difficulté, du moins, pour un néophyte du genre : des objets indispensables à la réussite de la quête, des protagonistes à rencontrer, des pièces à visiter et d’autres, en aucune façon. Mais contrairement à un Ian Livingstone ou 9 fois sur 10, ce chemin imposé doit tout au hasard, dans Le Manoir de l’Enfer, ce dernier possède une certaine logique et n’est pas frustrant pour le joueur, ce qui, croyez-moi, change énormément la donne et apporte un plus indéniable a un titre qui le mérite bien.
 

Points Positifs
 :
- Sans nul doute l’un des titres les plus réussis du genre, ne serais ce que pour son scénario qui certes, use et abuse des poncifs du genre horrifique mais ce, de façon plutôt intelligente et non déplaisante ; en effet, le sentiment d’immersion est total et par moments, on se croirait dans un véritable film d’horreur.
- Comparer à 99% des LDVELH, au moins, nous ne nous trouvons pas dans un univers de Fantasy vu et archi-revu jusqu’à la nausée.
- Une certaine impression de liberté : certes, il existe quasiment un seul chemin pour parvenir au but mais on peut visiter, ou pas, bien des pièces de la demeure et même, si le cœur vous en dit, vous lancer dans certaines parties de celles-ci où la mort sera forcément au rendez-vous mais vu que les paragraphes pour y parvenir sont tellement bien écrits, ceux-ci valent le détour.
- Le Manoir en lui-même, le Comte de Brume, le Majordome, les adeptes du diable avec leurs têtes de boucs, le bossu. Un casting intéressant et un bestiaire fidèle au genre (goules, zombies, etc.) et qui colle parfaitement à l’ambiance.
- Les illustrations de Tim Sell collent bien à l’ambiance de l’intrigue.

Points Négatifs :
- Le Manoir de l’Enfer est tout de même un livre jeu plutôt ardu a finir, ne serais ce que pour son chemin imposé, surtout pour les néophytes, peu habituer du genre, mais même ainsi, sa difficulté n’est pas insurmontable comme dans d’autres titres et, surtout, contrairement à pas mal d’œuvres de Livingston, ce chemin imposé n’est pas entièrement illogique, bien au contraire.
- Je dois avouer que ce livre, aussi bon soit-il, fait partie de ceux que je n’ai jamais réussi à finir à la loyale ; à chaque fois, il me manquait un élément ou deux. Heureusement, il existe tant de sites qui proposent de belles et intéressantes solutions et autres cartes du manoir…

Ma note : 9/10

samedi 6 janvier 2024

La Galaxie Tragique


La Galaxie Tragique
 
Happé par l’effroyable Vide de Selestian, le vaisseau cosmique Voyageur émerge de l’autre côté du trou noir pour pénétrer dans un univers inconnu. Or, le commandant du vaisseau Voyageur, c’est VOUS, et sa destinée repose entre vos mains. Serez-vous capable de retrouver le chemin de la Terre en visitant les planètes que vous rencontrerez pour demander de l’aide aux extra-terrestres qui les peuplent ? Ou serez-vous condamnés, vous et votre équipage, à errer à jamais dans un espace inexploré ? Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance…
 

La Galaxie Tragique
Série : Défis Fantastiques n°4
Auteur : Steve Jackson
Illustration de la couverture : Peter Andrew Jones
Illustrations intérieures : Peter Andrew Jones
Titre original : Starship Traveller
Traduction : Camille Fabien
Année de l’édition Anglaise : 1983
Sortie de l'édition Française : septembre 1984
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 343
 
Mon avis : 
Alors, tragique ou pas cette fameuse Galaxie Tragique ? Oui, bon, j’ai parfaitement conscience que débuter la critique de ce nouveau tome des Défis Fantastiques, le quatrième pour la petite histoire, par un mauvais jeu de mots d’une nullité affligeante n’est pas franchement la meilleur des manières et ne peut que, une fois de plus, nuire a ma propre crédibilité. Mais bon, que voulez vous, je n’ai pas put m’en empêcher, et ce, au point d’en être moi-même tragique… oui, c’est bon, je ne le ferrais plus. Mais au fait, quid de cette Galaxie Tragique (non, là, c’est le titre) ? Et bien, tout d’abord, ce nouveau LDVELH est le second volume écrit en solo par Steve Jackson, déjà auteur de la peu enthousiasmante (malgré quelques bonnes idées et un boss de fin charismatique) Citadelle du Chaos, et une fois de plus, nous retrouvons la ce que l’un des deux fondateurs des Défis Fantastiques nous proposera dans ses volumes à venir : de l’innovation, des prises de risques et un certain non conformisme ; car là où un Livingston nous sortira toujours des œuvres plus ou moins conformistes, Jackson se démarquera vivement de son compère en sortant des sentiers battus et pour ce quatrième volume des Défis Fantastiques, force est de constater que celui-ci frappe fort puisque cette fois ci, nous sortons carrément, et pour la toute première fois, du cadre habituel de l’Heroic-Fantasy pour nous plonger tout bonnement dans la SF ! Ainsi, ne serais ce que pour cette raison, La Galaxie Tragique à une place a part dans le petit monde des Livres dont vous êtes le héros. Pourtant, cette œuvre est loin, très loin de faire l’unanimité parmi les amateurs du genre. Fortement critiquée depuis sa sortie, en 1983, La Galaxie Tragique ne possède qu’un lot assez réduit de fans, et si le néophyte pourrait penser que cela est dut au fait que ce LDVELH est mal aimé en raison son ambiance SF, ce n’est pas vraiment pour cela ; en effet, a la base, l’idée de Jackson est tout bonnement excellente et l’on ne peut que se réjouir d’une telle initiative, ce qui, au passage, n’arrivera que bien trop rarement par la suite. Cependant, nombreux sont ceux qui critiquent fortement cet ouvrage depuis belle lurette, lui trouvant mille et un défauts qui, a première vue, pourraient inquiéter le lecteur/joueur qui n’avait jamais eu l’occasion de le faire. Personnellement, j’étais dans ce cas là ; adolescent, du temps où je collectionnais les Livres dont vous êtes le héros, j’avais connu quelques mésaventures avec certains titres SF et La Galaxie Tragique ne m’avait jamais franchement attiré, de même que d’autres titres comme Rendez vous avec la M.O.R.T ou Le combattant de l’Autoroute. Bien évidement, j’étais (et d’ailleurs, quelque part, je le suis encore) bien plus attiré par l’Heroic-Fantasy ce qui, au passage, me fit passer à coté de titres intéressants. Comme vous vous en doutez, les années ont passé et une fois adulte, je me suis procurer cette fameuse Galaxie Tragique afin de, premièrement, compléter ma collection (surtout a un prix attractif), deuxièmement, voir ce que celui-ci valait véritablement et constater par moi-même si toutes les critiques étaient justifiées. Et bien en fait, parfaitement. Bon, tout d’abord, abordons les points positifs de ce Défis Fantastiques : déjà, le fait que l’action se déroule dans l’espace et que, pour la première fois, un LDVELH nous permet de changer d’ambiance ; personnellement, je n’ai rien contre la SF en général et c’est tout de même hautement plus original que de devoir pour la énième fois partir tuer le grand méchant sorcier qui menace le monde. Ensuite, l’ambiance. Alors oui, Jackson aurait put faire mille fois mieux, c’est un constat indéniable, cependant, quel plaisir de se prendre pour le Capitaine Kirk et de déambuler ainsi, de planète en planète, d’explorer de nouveaux mondes étranges, d’autres civilisations etc. (vous connaissez la suite), car ce qui fait la grande force de ce livre/jeu, c’est son coté Star Trek parfaitement assumé et pour un vieux fan de cette série culte comme moi, quel plaisir. De même, et pour finir (hein, quoi, déjà ?!), les différentes races d’extraterrestres rencontrées sont suffisamment variées pour éveiller la curiosité du lecteur ; de même, certaines situations marquent assez les esprits et sont, selon moi, très bien trouvées comme le passage où un virus se propage dans notre vaisseau et où il faut trouver rapidement une solution pour sauver l’équipage, celui où l’on débarque sur une planète où tous ses habitants ont droit au chapitre et où il n’y a nul dirigeant (le véritable communisme ?), notre officier médical qui, en tentant de soigner la population locale d’une planète se trouve infecter a son tour ainsi que le combat contre un robot-tueur dans une arène, grand moment de ce livre. Ainsi, sans nul doute que lors de ma première tentative, où, pour rappel, je découvrais La Galaxie Tragique, j’étais assez enthousiaste, trouvant que, finalement, et sans être non plus le truc de la mort qui tue, ce Défis Fantastique méritait peut-être une réhabilitation. Hélas, subitement, sans crier gare, je me suis aperçu que j’arrivais déjà a la fin, alors que j’avais a peine exploré ce fameux univers parallèle ; dubitatif devant ce constat, je me suis retrouver un peu couillon avec mes deux coordonnées d’emplacement de trou noir mais sans aucune de temps. Du coup, hop, fin de l’aventure et disparition ridicule et mal amener dans un autre trou noir. Déjà là, je commençais à sentir venir l’arnaque. Alors bien sur, La Galaxie Tragique est assez courte en soit même – tout juste 340 paragraphes – ce qui en faisait le plus court des Défis Fantastiques, mais tout de même, quelle curieuse impression de ne pas avoir véritablement commencé l’aventure. Car le gros problème, justement, c’est que malheureusement, il ne se passe pas grand-chose. Déjà, ne vous attendez pas a un système de jeu hautement original, c’est du LDVELH première époque pur et dur et il est difficile de faire plus simple, nos seuls et uniques choix se limitant a aller sur la planète bleu, a gauche, la rouge, a droite, ou de continuer notre chemin ; bref, aucune évolution notable, les planètes se contentant de remplacer les fameuses portes dans les couloirs d’un quelconque souterrain. Ensuite, ces fameuses planètes : évidement elles sont assez variées, par contre, pour ce qui est de leur description, on repassera ; tout le temps vides, on ne rencontre à peine que quelques malheureux habitants et nos interactions avec ceux-ci sont souvent limités. D’ailleurs, l’idée pourtant excellente a la base de pouvoir se téléporter avec des membres de notre équipage n’est absolument pas développée comme on pouvait l’espérer et la plus part du temps, j’avais tendance à oublier que j’étais accompagner. Et cet équipage, justement ? Alors là, ca se gatte fortement : imaginez donc un Docteur Mc Coy ou un Mr Spock avec un charisme proche de celui d’une huitre (et encore, la comparaison est désobligeante pour celle-ci) et vous avez notre équipage qui décidément, ne casse pas des briques… L’on n’en viendrait presque à souhaiter effectuer l’aventure en solo plutôt que de se coltiner une telle équipe de bras cassés. Mais ce n’est pas tout, encore une fois ! A quoi bon nous offrir trois systèmes de combats différents – mains nues, phaseur et entre vaisseaux – si on ne les utilise quasiment jamais (personnellement, dans mes multiples essais, celui au phaseur reste une énigme) et d’ailleurs, sur ce point, il est bon de vous révéler le coup de grâce : si vous voulez venir a bout de ce livre, vous ne livrerez aucun combat !!! Du jamais vu dans un LDVELH ! Et on en vient au défaut ultime, La Galaxie Tragique se révèle être un redoutable one-true-path mais sans logique aucune car une fois arriver au fameux paragraphe où on vous demande si vous avez les coordonnées du trou noir et celles de temps, c’est un petit peu au hasard que vous allez jouer votre avenir et celui de vos hommes puisqu’a aucun moment de l’aventure – par ailleurs courte – on ne vous donne le moindre indice quant aux véritables coordonnées. Du coup, soit vous avez du bol et vous allez au 340, soit ce n’est pas le cas et Steve Jackson décide de clore les débats en vous annihilant purement et simplement. Sympa n’est ce pas ? Et si vous n’avez pas les coordonnées, ce n’est pas grave, vous n’avez pas la possibilité de les cherchez encore (pourquoi ? Parce que !) et vous finissez de la même façon. Ridicule ? Effectivement… Du coup, je ne peux que comprendre les multiples critiques, bien souvent virulentes, de la part des amateurs des Livres dont vous êtes le héros a l’encontre de La Galaxie Tragique, car, en partant d’un postulat de base original et prometteur – jouer a la façon de Star Trek dans un LDVELH – Steve Jackson se loupe complètement et nous offre du coup une œuvre creuse, vide, sans grande ambiance, bourrée de défauts et où l’on s’ennui vite, bref, une monumentale déception. Bien évidement, tout n’est pas à jeter dans ce livre, mais les défauts sont tellement nombreux et néfastes que la qualité de l’ensemble s’en trouve fortement affecter. C’est tout de même dommage pour La Galaxie Tragique qui avait pourtant de bonnes idées au départ et qui apparaît, après coup, comme l’un des plus mauvais titre de la série.
 

Points Positifs
 :
- Premier Défis Fantastique à sortir du cadre traditionnel du médiéval fantastique puisqu’ici, nous nageons en pleine science-fiction.
- On louera la prise de risque et l’originalité de Steve Jackson, c’est toujours ça…
- On sent que Steve Jackson s’est fortement inspiré de Star Trek, ce qui est une bonne chose.

 Points Négatifs :
- Bien entendu, l’aventure a lieu ici dans l’espace, certes, nous voyageons a bord d’un vaisseau spatial, mais bon, ne nous leurrons pas, il faut toujours tourner a gauche ou a droite, les planètes remplacent les salles et, comme dans tout bon Défis Fantastique qui se respecte, on ne peut pas faire demi-tour.
- Espace, frontière de l’infini… tellement vide… c’est fou ce que les quelques planètes visitées semblent désertes.
- Il n’y a qu’un seul et unique chemin pour parvenir a son but, cependant, alors qu’il faut trouver des coordonnées de trous noirs, nous n’avons aucun indices quand a celles-ci et, d’ailleurs, il n’y a aucune logique tout au long de l’aventure, les choix se faisant au petit bonheur la chance.
- Trois systèmes de combat, c’est bien ; encore faut-il qu’ils servent à quelque chose.
- On découvre avec désarroi que notre équipage est aussi charismatique que s’il était composé d’huitres ; ah, nous sommes loin de celui de l’USS Enterprise…
- Mais qu’est ce que c’est court !
- Les illustrations du sieur Peter Andrew Jones n’aident pas à élever le niveau, bien au contraire.

Ma note : 3/10

vendredi 5 janvier 2024

La Citadelle du Chaos


La Citadelle du Chaos
 
Caché au sein de la Citadelle du Chaos, l’effroyable sorcier Balthus le Terrible prépare l’invasion de la Vallée des Saules. Ses plans de batailles sont prêts, son armée équipée et l’attaque est imminente. Or, VOUS seul êtes capable de répondre à l’appel désespéré du Roi Salomon, le souverain qui règne sur la Vallée. Car vous êtes le meilleur élève du Grand Enchanteur de Yore, et un Maître en matière de magie. Votre mission consistera à pénétrer au cœur de la Citadelle, dans le sanctuaire de Balthus le Terrible qu’il vous faudra à tout prix terrasser. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance…
 

La Citadelle du Chaos
Série : Défis Fantastiques n°2
Auteur : Steve Jackson
Illustration de la couverture : Emmanuel
Illustrations intérieures : Russ Nicholson
Titre original : The Citadel of Chaos
Traduction : Marie Raymond Farré
Année de l’édition Anglaise : 1983
Sortie de l'édition Française : septembre 1984
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400
 
Mon avis : 
Après Le Sorcier de la Montagne de Feu qui fut le tout premier Défis Fantastiques, voilà que je m’attaque maintenant a La Citadelle du Chaos, deuxième volume de la série. Œuvre de Steve Jackson, qui agit cette fois-ci en solo, après l’écriture à deux mains, en compagnie d’Ian Livingstone, du Sorcier de la Montagne de Feu, La Citadelle du Chaos, depuis des années, souffre d’une assez mauvaise réputation parmi les amateurs du genre. Qu’en est-il vraiment ? C’est ce que je vais essayer de vous expliquer, et pourquoi, tout de suite. Bon, tout d’abord, il m’est impossible d’aller plus loin sans vous parler de la couverture de cet ouvrage qui est tout bonnement la plus hideuse de tous les Défis Fantastiques, voir carrément de tous les Livres dont vous êtes le héros, ce qui est tout de même notable en soit. Tout d’abord, je tenais à préciser que je n’ai strictement rien de personnel contre l’illustrateur de la couverture, un certain Emmanuel ; qui est-il, qu’a-t-il fait d’autre ? Sincèrement, je n’en sais rien mais quoi qu’il en soit, il n’a plus jamais sévis dans les LDVELH, ce qui, quant on regarde son unique boulot, n’est pas plus mal. Non mais sérieusement, je n’aime pas dénigrer juste pour le plaisir de le faire mais bon, comment dire, cet espèce de nounours noir aux yeux rouges, qui occupe une bonne place de la couverture, déjà ridicule en soit, avec un défilé de monstres a la queue leu leu derrière lui qui sortent de la fameuse Citadelle – ici orangée ce qui la fait perdre en crédibilité – sous un ciel rougeâtre avec quelques chauves souris qui se baladaient dans le coin, franchement, ce n’est pas terrible et je dois même reconnaître que j’avais même honte l’autre jour que ma femme la voit ; sans nul doute qu’elle se serait probablement posé quelques questions a mon sujet. Mais bref, comme vous pouvez le constater, avec une telle couverture, La Citadelle du Chaos ne part pas d’un bon pied, bien au contraire, mais le pire – car on pouvait toujours espérer un contenu autrement plus intéressant – c’est que la suite est loin de satisfaire nos attentes. Bon, force est de constater que l’on sent bien que nous avons la le tout premier ouvrage en solo du sieur Steve Jackson et accessoirement, l’un des tous premiers LDVELH de l’histoire : style hésitant, scénario pas franchement excitant, qualité non homogène dans l’ensemble, quelques petites incohérences dans le scénario, bref, tous ces petits défauts ne peuvent que jouer quant a la qualité finale de cette Citadelle du Chaos. Qui plus est, si l’on peut pardonner a Jackson le fait qu’il se rodait encore sur ce titre, souvenons nous que celui-ci n’est pas le premier (même si dans Le Sorcier de la Montagne de Feu, Livingston participa également a l’ouvrage) du britannique. Mais bon, quoi qu’il en soit, ce qui dénote fortement dans La Citadelle du Chaos, ce n’est pas forcement ses imperfections auxquels l’on peut s’attendre pour des premiers titres d’un nouveau genre, non, ce qui est plus grave, c’est, par exemple, son synopsis de base, d’une profonde banalité – partir tuer un méchant sorcier dans sa forteresse, encore une fois – le déroulement de la partie, où l’on ne sort guère du fameux triumvirat magique « porte/monstre/trésor », mais surtout, pour des incohérences qu’un adolescent dans les années 80 pouvait ne pas remarquer, mais qu’un adulte, trois décennies plus tard, ne peut plus occulter : en effet, le sieur Balthus le Terrible, le méchant du jour, encore un puissant sorcier de la mort qui tue (et celui la, il rigole pas comme on le constatera par la suite) a réuni dans sa forteresse, toute une armée prête a déferlée sur le monde libre (hum, où ais-je déjà vu ca ?), or, non seulement, on pénètre dans celle-ci (la forteresse bien évidement) comme dans un moulin, mais en plus, une fois a l’intérieur, si l’on peut faire quelques rencontres dans la cour, une fois dans la tour, c’est finis, ou presque : des couloirs vides, des pièces – grandes ou petites – vides, ou presque. Certes, j’exagère un peu, mais pas tant que ca car si l’on peut effectivement faire quelques rencontres, celles-ci sont rarissimes et la plus part du temps, nous nous contentons de déambuler dans la dite forteresse sans trouver nulle trace de la fameuse armée en question, ce qui, tout de même, me semble assez problématique. Mais le pire, car il y a un pire par-dessus la marché, c’est que, suivant le chemin que vous choisirez, vous risquer de ne rencontrer quasiment personne avant d’arriver devant la fameuse porte, a combinaison (c’est que Balthus, malgré ses immenses pouvoirs, a un petit peur de ses troupes), a moins de vous être fait tuer avant par les célèbres Ganjees. Tient, un petit mot sur ceux-ci : pour beaucoup, ces créatures dont on ne sait pas grand-chose, sont devenues cultes ; personnellement, si elles sont effectivement redoutables, j’aurais aimé en savoir un peu plus a leur sujet et, du coup, j’ai été un peu déçu. Bien évidement, tout n’est pas mauvais dans La Citadelle du Chaos, loin de la. D’ailleurs, sur ce point, Steve Jackson nous a sortit tout de même de bonnes idées : tout d’abord, le fait que l’on joue une espèce de magicien/guerrier et que l’on puisse utiliser des sortilèges ; intéressant sauf que personnellement, je viens de finir l’aventure sans user de magie, sauf une fois, ce qui me semble curieux pour un sorcier ? Ensuite, si les couloirs sont désespéramment vides, les quelques rencontres que l’on y fait sont assez marquantes pour marquer les esprits : les Ganjees donc (même si…), la sensuelle épouse de Balthus, Dame Lucrécia, le petit clin d’œil a la légende de Jason et les argonautes avec l’hydre et la Toison d’or et, bien évidement, Balthus le terrible en personne ! Ah, lui, par contre, il en jette pour un boss final et, sur ce point, ca nous change de Zagor qui, franchement, ne m’avait pas plus convaincu que ca ; puissant sorcier, costaud, formidable combattant (H12E19), celui-ci vous posera bien des problèmes, sans nul doute (ah, mon combat a l’épée où j’ai finis a 2 d’endurance, ouf !!!) mais, paradoxalement, vous pouvez, comme ce fut le cas dans Le Sorcier de la Montage de Feu, le tuer d’un coup et d’une façon particulièrement curieuse pour un individu de son acabit : en effet, Balthus craint la lumière du soleil, ce qui me laisse perplexe quant a l’attaque qu’il prévoir contre les royaumes voisins, il ne combattra que la nuit ? Et justement, c’est la aussi un coté dérangeant de ce livre-jeu : de bonnes idées, mais pas franchement exploitées jusqu’au bout et si l’aventure n’est pas difficile en soit (pas trop de pièges, une quasi absence de combats), une fois le bon chemin trouvé – et ce n’est pas bien compliquer – et les quelques rares objets indispensables (et encore) en votre possession, finir l’aventure sera pour vous un jeu d’enfants… mais ne vous laissera pas un grand souvenir. Soyons francs, La Citadelle du Chaos n’est pas un grand Défis fantastiques, bien au contraire, cependant, il n’est pas franchement mauvais ; certains passages m’ont bien plus, certaines rencontres également comme Dame Lucrécia, les monstres ridicules pour beaucoup m’ont amusé (les deux gardes du début et les Roulards) et puis, surtout, il y a Balthus, qui lui, en jette pas mal pour un boss de fin. De même, l’idée de jouer un magicien est plutôt pas mal selon moi et ce fait démontre la volonté, par la suite, de Steve Jackson, d’essayer d’innover dans les règles dans ses futures productions. Mais au fait, tout ceci ne vous dit rien ? Si, une certaine série du nom de Sorcellerie ! où l’on peut jouer un magicien et où (dans le dernier volume), on doit pénétrer dans une certaine forteresse (il y a même la cour et tout ce qui va avec) où règne en maitre un certain Archimage ! Et oui, indéniablement, il me semble évidant que La Citadelle du Chaos n’est que le brouillon de ce que sera le sublime chef d’œuvre de Steve Jackson, c'est-à-dire, la cultissime série Sorcellerie !
 

Points Positifs
 :
- Quelques innovations au niveau des règles puisque, pour la toute première fois, Steve Jackson nous permet de jouer un guerrier/magicien et que l’on peut donc user de pouvoirs magiques.
- Il y a pas mal de rencontres marquantes comme, principalement, Balthus, le fameux grand méchant du jour, plutôt coriace, son épouse, la sensuelle Dame Lucrécia, la rencontre avec les Ganjees et même une hydre qui rappellera quelques bons souvenirs aux fans de Ray Harryhausen.
- Dans le genre comique, il y aussi les deux gardes du début et les Roulards – voir illustrations.
- Encore une fois, les dessins de Russ Nicholson.

Points Négatifs :
- Bien évidement, La Citadelle du Chaos est connue pour posséder la couverture la plus moche de toute la série !
- Scénaristiquement, c’est très pauvre puisque, une nouvelle fois, on part tuer un sorcier dans sa forteresse.
- Balthus le terrible a, parait-il, engager une terrible armée autour de lui afin de fondre sur le monde libre, or, de façon surprenante, celle-ci est aux abonnées absents de la forteresse puisque celle-ci est désespérément vide…
- D’ailleurs, il y a pas mal de boulettes et autres illogismes dans le scénario.
- Certes, on possède des pouvoirs magiques, mais bon, encore faut-il que l’utilisation de ceux-ci se justifient au cours de l’aventure ce qui, ma foi, n’est pas vraiment le cas.

Ma note : 6,5/10