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mercredi 19 juin 2024

Annette


Annette
 
Henry McHenry est une star de stand-up américaine. Il vit en couple avec Ann Desfranoux, cantatrice reconnue mondialement. Le couple est constamment épié par les paparazzis. Fous amoureux l'un de l'autre, ils se marient, et quelque temps plus tard ont une fille. C'est ainsi qu'Annette naît, sous la forme d'une marionnette articulée. À l'annonce de la naissance d'Annette par les médias people, le chef d'orchestre (qui accompagne Ann dans tous ses concerts) est attristé, car lui aussi est amoureux d'Ann : ensemble, ils ont eu une brève relation, peu de temps avant qu'elle ne rencontre Henry. Celui-ci, pendant qu'Ann se produit à l'international, s'occupe beaucoup d'Annette. Il fait des cauchemars où il imagine la tuer, de manière grotesque (il s'assoit sur le canapé sans remarquer qu'elle est en dessous). Le temps passe, et le succès sourit à Ann, tandis que Henry commence à connaître des problèmes dans ses stand-up. Un soir, en se produisant à Las Vegas, il se fait huer par l'auditoire, après une mauvaise blague où il affirme avoir tué Ann à coups de chatouilles. Le couple décide de partir en vacances, en croisière sur son yacht, en famille avec Annette.
 

Annette
Réalisation : Leos Carax
Scénario : Ron Mael, Russell Mael, Leos Carax
Musique : Sparks
Production : CG Cinéma, Tribus P Films, Arte France Cinéma, Detailfilm
Genre : Drame Musical
Titre en vo : Annette
Pays d'origine : France, Allemagne, Belgique
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 07 juillet 2021
Durée : 140 mn
 
Casting :
Adam Driver : Henry McHenry
Marion Cotillard : Ann Desfranoux
Simon Helberg : le chef d'orchestre
Devyn McDowell : Annette
Rebecca Dyson-Smith : Jane Smith
Rila Fukushima : une infirmière
Laura Jansen : une infirmière
Angèle : membre du chœur des six accusatrices
Kiko Mizuhara : membre du chœur des six accusatrices
Julia Bullock : membre du chœur des six accusatrices
Claron McFadden : membre du chœur des six accusatrices
Noémie Schellens : membre du chœur des six accusatrices
Natalie Mendoza : membre du chœur des six accusatrices
Ron Mael : lui-même
Russell Mael : lui-même
Leos Carax : le producteur
Nastya Carax : Nastya
Kait Tenison : la juge
Nino Porzio : le shérif Garoni
Gabriela Leguizamo : Consuelo
Natalia Lafourcade : une officier de police
Okon Ubanga Jones : Le Juge
Catherine Trottmann : Ann (voix chantée pour certaines scènes)
 
Mon avis :
 Inclassable, stupéfiant, hors-norme, hallucinant, clivant, totalement fou, génial, prétentieux. Que dire, oui, que dire au sujet de ce Annette, sixième long métrage du sieur Leos Carax, réalisateur qui, grosso modo, se rappelle à notre bon souvenir sensiblement une fois tous les dix ans. Car oui, ce film complètement fou ne peut que diviser totalement le public et fait partie de cette rare catégorie d’œuvres que l’on adore ou que l’on déteste, les premiers estimant – a raison – qu’ils ont affaire à un chef d’œuvre absolu, les seconds jugeant, eux – a raison également – que tout cela n’est qu’un ramassis vulgaire et prétentieux sans le moindre intérêt ! Bon, je ne vais pas faire durer plus longtemps le suspens, je rentre dans la première catégorie et oui, mille fois oui, à mes yeux, Annette est un putain de chef d’œuvre comme il en existe trop rarement, peut-être même que je le considérerais, en décembre prochain, comme étant le film de cette année. Pourtant, les choses ne furent pas aussi simples, loin de là… Ainsi, après un départ original et loufoque en plan séquence où l’on suit, pèle mêle, les acteurs, Leos Carax et les Sparks – Ron et Russell Mael – qui, en quelque sorte, nous présentent le film à venir, les premières minutes de Annette sont compliquées, très compliquées : long monologue chanté – car oui, Annette est un film musical – par Adam Driver qui nous pond un spectacle de stand-up interminable et où les premières loufoqueries ont lieu. Ensuite, les scènes se succèdent et tout le sieur Driver et Marion Cotillard ne cessent de pousser la chansonnette… et là, je me pose la question que tout humain normalement constitué se doit de se poser : mais ils vont chanter tout le temps, pendant plus de deux heures !? Premières inquiétudes qui m’ont même fait me demander si j’allais aller au bout… Mais ce n’est pas tout puisque, lorsque le couple à l’écran à un enfant, le bébé est une… poupée ! Bon, là, je vous avoue, je n’étais pas loin de stopper les frais et il m’a fallut un certain courage pour poursuivre. Et, sincèrement, ce fut une sage décision car la suite fut nettement meilleure et m’aura fait totalement changé d’avis ou, plus précisément, disons qu’il me fallait un certain temps afin d’appréhender totalement ce film, d’accepter la folie qui s’en dégage, le coté kitch assumé, son onirisme, ses messages cachés et une fois que la chose était faite, j’ai tout bonnement été embarqué pour une expérience – oui, une expérience – complètement innatendu et folle et qui aura été en s’améliorant jusqu’à un final d’une intensité folle et que je qualifie, sans peine, de génial ! Alors oui, mille merci à Adam Driver qui est toujours aussi génial même quand il pousse la chansonnette, mille merci à Marion Cotillard dans un rôle étonnant, mille merci au reste du casting, bravo aux choix de faire d’Annette une poupée, mille merci également aux Sparks, toujours aussi géniaux et qui sont les maitres d’œuvre de la chose et n’oublions pas, non plus, Leos Carax qui était aux commandes de ce projet fou mais qui aura réussi, haut la main, son pari… Alors bien entendu, Annette n’est absolument pas un film destiné à tout le monde et je comprends parfaitement que peu de personnes adhèrent à un tel délire, cependant, si c’est le cas, si vous êtes, comme moi, réceptifs à cette douce folie audacieuse et que vous apprécier grandement les œuvres hors-norme qui se démarquent de la norme, alors, vous risquez, comme ce fut mon cas, de passer un bon, que dis-je, un excellent moment devant un film qui nous prouve que, par moments, le cinéma est encore génial et peut se renouveler de la plus superbe des manières… Franchement, je ne m’en suis toujours pas remis !
 

Points Positifs
 :
- Un chef d’œuvre absolu, tout simplement ! Certes, j’exagère peut-être mon propos, cependant, c’est ainsi que je considère ce film et, ma foi, à mes yeux, c’est ce qui compte tellement j’ai été conquis par ce long métrage totalement hors-norme et que je qualifie sans peine de génial !
- Un drame musical avec quasi-uniquement que des passages chantés, la chose est plutôt rare mais quand on voit le résultat final, force est de constater que nous avons affaire à une belle réussite !
- Si le début est fatalement déstabilisant au possible, une fois que l’on a compris le concept et que l’on adhère à celui-ci, Annette se révèle à nos yeux et devient tout bonnement excellent, ce, jusqu’à un final grandiose qui m’aura laisser sur le cul au vu de son intensité.
- Chapeau bas à Adam Driver et Marion Cotillard pour leurs performances respectives dans cette folie : si j’allais penser qu’un jour, je verrais ces deux là chanter pendant tout un film et que j’adhérerais à la chose…
- Justement, pour ce qui est d’Adam Driver, plus le temps passe et plus je me dis que ce type est génial et est capable de tout faire !
- L’idée de faire d’Annette une poupée s’avère être une excellente idée, surtout lorsque l’on comprend ce que cela signifie…
- Un final grandiose et, accessoirement, chapeau bas à la jeune Devyn McDowell qui m’aura impressionnée.
- Bravo a Ron et Russell Mael ainsi qu’a Leos Carax pour nous avoir pondus une telle folie cinématographique. Le pari était risqué mais fut remporté haut la main !
- Décors qui renvoient à l’impressionnisme allemand, photographie somptueuse, onirisme omniprésent : oui, Annette est un pur régal, visuellement parlant.
- Une bande originale excellente et qui est pour beaucoup pour la réussite de l’ensemble, ce qui est normal pour un film musical…
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, Annette est un film terriblement clivant et je comprends parfaitement qu’il n’est pas fait pour tout le monde. Il faut dire qu’il faut adhérer au concept et que, si ce n’est pas le cas, cela devient très rapidement compliqué pour ne pas dire impossible !
- Il faut tout de même s’accrocher au début, celui-ci étant déstabilisant au possible…
 
Ma note : 9/10

mercredi 22 mai 2024

Le Dernier Duel


Le Dernier Duel
 
En 1386, en Normandie, le chevalier Jean de Carrouges, de retour d'un voyage à Paris, retrouve son épouse, Marguerite de Thibouville. Celle-ci accuse l'écuyer Jacques le Gris, vieil ami du chevalier, de l'avoir violée. Le Gris se dit innocent. L'affaire remonte jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir, le roi Charles VI doit décider s'il y aura un procès par le combat, selon le souhait du chevalier. Ce duel est censé déterminer la vérité. Si son mari est vaincu, Marguerite de Thibouville sera brûlée vive pour fausse accusation. Ruiné, Jean de Carrouges est peu soutenu, alors que Jacques le Gris peut compter sur le soutien du puissant comte Pierre II d'Alençon.
 

Le Dernier Duel
Réalisation : Ridley Scott
Scénario : Ben Affleck, Matt Damon et Nicole Holofcener, d'après le roman d'Eric Jager
Musique : Harry Gregson-Williams
Production : 20th Century Studios, TSG Entertainment, Scott Free Productions
Genre : Drame Historique
Titre en vo : The Last Duel
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 13 octobre 2021
Langue d'origine : Anglais, Français
Durée : 152 min
 
Casting :
Matt Damon : Jean de Carrouges
Adam Driver : Jacques le Gris
Jodie Comer : Marguerite de Carrouges
Ben Affleck : le Comte Pierre II d'Alençon
Harriet Walter : Nicole de Buchard
Nathaniel Parker : Robert de Thibouville
Sam Hazeldine : Thomin du Bois
Michael McElhatton : Bernard Latour
Caoimhe O'Malley : Elizabeth
Aoibhín Murphy : Béatrice
Tallulah Haddon : Marie
Bryony Hannah : Alice
Zoé Bruneau : Marie Chamallart
Alex Lawther : le Roi Charles VI
Marton Csokas : Crespin
William Houston : Herald
Clive Russell : l'oncle du roi
Oliver Cotton : Jean III de Carrouges
Željko Ivanek : Le Coq
Adam Nagaitis : Adam Louvel
Clare Dunne : Ceila
John Kavanagh : le prêtre de Le Gris
Bosco Hogan : un prêtre
Paul Bandey : un prêtre
Lorris Chevalier : Soldat qui chante
 
Mon avis :
 Comme je vous l’avais souligné dans ma critique précédente, je veux, bien entendu, parler de celle de House of Gucci, fin 2021, le sieur Ridley Scott avait sortit, coup sur coup, deux longs métrages, House of Gucci, donc, ainsi que Le Dernier Duel qui nous occupe à présent. La chose, naturellement, est peu commune et si elle aura marqué les esprits de par sa rareté, ce qui est normal, disons que, pour ce qui est du succès en salles, on ne peut pas vraiment dire que Ridley Scott ait vraiment été récompensé par ses efforts… au point même que, pour ce qui est de ce Dernier Duel, le réalisateur ait piquer une grosse colère où il fustigea la nouvelle génération qui, selon lui, est incapable de se concentrer sur une œuvre un poil plus complexe que les films hollywoodiens à grand spectacle… Sans rentrer dans une polémique stérile qui n’a pas lieu d’être ici, même si, dans le fond, je suis plutôt d’accord avec le sieur Scott, disons plutôt que si j’avais déjà enthousiasmer par House of Gucci, cela a été également le cas avec Le Dernier Duel et, ma fois, pas qu’un peu ! Revenant sur un fait historique bien réel, celui qui opposa le chevalier Jean de Carrouges à l'écuyer Jacques le Gris en 1386 et qui fut, pour la petite histoire, un des tous derniers duels judiciaires qui eut lieu en France, Le Dernier Duel est un long métrage franchement réussi et qui, ma foi, possède suffisamment de qualités pour ravir davantage qu’un simple public amateurs de reconstitutions historiques. Ainsi, si, naturellement, Ridley Scott nous entraine en pleine Guerre de Cent Ans, nous offrant au passage une reconstitution moyenâgeuse pour le moins fort réussie, ce qui compte, avant toute chose, dans ce film, ce sont ses trois protagonistes principaux : Jacques le Gris – interprété par un excellent Adam Driver – Jean de Carrouges – Matt Damon – et, bien entendu, l’épouse de ce dernier, Marguerite de Thibouville – Jodie Comer. En effet, Le Dernier Duel, plutôt que de nous proposer un simple synopsis qui nous présenterais le déroulement des événements jusqu’à la conclusion attendue, c’est-à-dire, le fameux duel, nous présente trois points de vus différents, celui des trois protagonistes impliqués et, ma foi, disons que si le procédé n’est pas nouveau, ici, il est terriblement efficace ! Ainsi, en débutant par la vision que le chevalier Jean de Carrouges à des événements qui ont conduit au duel, on se dit naturellement que le brave Matt Damon est un type sympa, droit dans ses bottes et qui est dans son bon droit. Le problème c’est que, dès le point de vu suivant, celui de Jacques le Gris, on ne peut pas s’empêcher de se dire que les choses, finalement, sont un poil plus compliquées : ainsi, la relation entre les deux hommes est présentée comme étant plus complexe, moins manichéenne. Cependant, de manière incontestable, il y a viol, c’est un fait même si Adam Driver est convaincu du contraire. Pour finir, reste le dernier point de vu, celui de Marguerite de Thibouville qui nous offre enfin la vérité et là, comment dire… disons que là, on découvre que les choses sont encore plus sombres qu’on aurait put le penser de prime abord et que, en fait, les deux hommes sont deux belles ordures qui, finalement, n’ont que faire du sort de la jeune femme. Du coup, lorsque survint cette troisième partie et que le spectateur comprend le sous-entendu de ce film, c’est-à-dire, le sort peu enviable de la gente féminine de l’époque – même si le trait est forcé puisque, en fait, le Moyen-âge fut une période plus propice au sort des femmes que ne le fut, par exemple, la Renaissance – Le Dernier Duel prend enfin de l’ampleur et révèle, au spectateur, qu’il est davantage qu’un simple film de chevaliers, bien au contraire. Naturellement, le succès n’aura pas été vraiment au rendez vous et la jeune génération, habituée aux stupidités des films de super-slips et autres joyeusetés décérébrées n’aura pas été convaincu par un film où il faut réfléchir un peu plus que d’habitude, juste un petit plus… C’est dommage, certes, mais bon, que les autres n’aillent pas s’attarder sur ces détails et se moquent un peu de toute notion de succès ou d’échec : après tout, l’important est de savoir si ce film mérite le détour et, selon moi, c’est le cas, alors, pourquoi bouder son plaisir !?
 

Points Positifs
 :
- Sans être un quelconque chef d’œuvre, loin de là, Le Dernier Duel n’en reste pas moins un très bon film qui, ma foi, a de quoi ravir les amateurs de reconstitutions historiques qui ne dédaignent pas se faire plaisir avec des œuvres un poil plus intelligentes qu’en temps normal. Captivant de bout en bout, présentant des thématiques fortes, voilà une belle réussite qui mérite le détour !
- Un scénario terriblement malin et qui se dévoile, petit à petit, alors que l’on découvre les points de vus des différents protagonistes…
- Bien entendu, c’est la condition féminine de l’époque qui est mise au premier plan de ce film, surtout lorsque le spectateur découvre la vérité au sujet des événements et qu’il s’aperçoit que les deux hommes impliqués sont, en fait, deux beaux salauds !
- Matt Damon, Adam Driver – que l’on n’a pas l’habitude de voir en salaud – Ben Affleck, nous avons tout de même droit à un casting cinq étoiles. Quand à Jodie Comer, que je ne connaissais pas, disons qu’elle n’est pas en reste, loin de là.
- Une reconstitution historique de qualité, au point même que, par moments, on s’y croirait, ou presque !
 
Points Négatifs :
- Dommage que l’on comprenne trop rapidement que oui, effectivement, il y ait bel et bien eu un viol.
- Une vision peut-être un peu trop moderne de la part du réalisateur, défaut un peu trop commun de bon nombre de longs métrages qui ont tendance à juger le passé suivant la manière de pensée actuelle, ce qui est, bien entendu, complètement anachronique.
- Si vous êtes totalement allergique aux films de chevaliers, aux reconstitutions historiques et à la violence de l’époque, alors, vous risquer de ne pas accrocher à ce film. C’est dommage, mais bon, cela peut se comprendre…
 
Ma note : 7,5/10

House of Gucci


House of Gucci
 
À la fin des années 1970, l’empire italien de la mode est à un tournant critique de son histoire. Si l’entreprise Gucci rayonne désormais à l’international, elle est handicapée par des rumeurs de malversations financières, une innovation en berne et une dévalorisation de la marque. Le groupe est dirigé par les deux fils du fondateur – Aldo, personnage rusé et haut en couleur, et son frère Rodolfo, beaucoup plus froid et traditionnel. Pugnace, Aldo n’a pas la moindre intention de céder le contrôle de l’empire à qui que ce soit – et certainement pas à son fils Paolo, garçon fantaisiste qui aspire à devenir styliste. Quant à Maurizio, fils timide et surprotégé de Rodolfo, il a davantage envie d’étudier le droit que de diriger un groupe de luxe mondialisé. C’est alors que Maurizio tombe amoureux de la ravissante et manipulatrice Patrizia Reggiani et, contre l’avis de son père, décide de l’épouser. Lorsqu’Aldo se découvre des affinités avec Patrizia, il réussit, avec l’aide de la jeune femme, à convaincre son neveu de renoncer à ses ambitions juridiques pour intégrer l’entreprise dont il devient, de facto, le probable héritier. Ce qui ne manque pas de nourrir la rancœur de Paolo, dont le talent n’est pas à la hauteur de ses rêves artistiques…
 

House of Gucci
Réalisation : Ridley Scott
Scénario : Becky Johnston et Roberto Bentivegna, d'après le livre de Sara Gay Forden
Musique : Harry Gregson-Williams
Production : Metro-Goldwyn-Mayer, Bron, Scott Free Productions
Genre : Drame, Biographie
Titre en vo : House of Gucci
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 09 novembre 2021
Langue d'origine : Anglais, Italien
Durée : 157 min
 
Casting :
Lady Gaga : Patrizia Reggiani
Adam Driver : Maurizio Gucci
Jared Leto : Paolo Gucci, le cousin de Maurizio
Jeremy Irons : Rodolfo Gucci, le père de Maurizio
Salma Hayek : Giuseppina Auriemma
Al Pacino : Aldo Gucci, le père de Paolo et frère de Rodolfo
Jack Huston : Domenico De Sole
Reeve Carney : Tom Ford
Camille Cottin : Paola Franchi
Vincent Riotta : Fernando Reggiani, le père de Patrizia
Alexia Murray : Silvana Reggiani, la mère de Patrizia
Mia McGovern Zaini : Alessandra Gucci, la fille de Maurizio et Patricia
Florence Andrews : Jenny Gucci, la femme de Paolo
Mădălina Ghenea : Sophia Loren
Youssef Kerkour : Nemir Kirdar
Mehdi Nebbou : Said
Miloud Mourad Benamara : Omar
Antonello Annunziata : Karl Lagerfeld
Catherine Walker : Anna Wintour
Martino Palmisano : Richard Avedon
 
Mon avis :
 Dans les derniers mois de l’année 2021, le sieur Ridley Scott sortit, coup sur coup, deux nouveaux longs métrages sur le grand écran, Le Dernier Duel dont il faudra que je vous parle en temps et en heure et, bien entendu, House of Gucci qui nous préoccupe aujourd’hui. Deux films pour un même réalisateur en si peu de temps, la chose est pour le moins singulière, il faut le reconnaitre, de plus, on ne peut pas vraiment dire que ces deux œuvres aient connu un grand succès, loin de là, quand à moi, disons que j’avais bien envie, à l’époque, de les voir au cinéma mais que l’opportunité ne se présenta pas, malheureusement. Cependant, ces deux longs métrages étaient sur mes tablettes et ce fut donc avec un certain plaisir que, hier soir, je me suis plongé dans ce si clivant House of Gucci. Clivant dans le sens que, en France, ce film connu des critiques pour le moins discutables : certains ont loué ce long métrage tandis que d’autres, plus nombreux, l’ont présenté comme étant une daube, ou presque ! Des avis aux antipodes les uns des autres qui, malgré tout, ne m’avaient nullement fait peur ; après tout, je me méfie tellement des critiques, surtout françaises, que je n’en tiens jamais vraiment compte. Et, ma foi, disons que, sur ce coup là, j’ai bien fait de ne pas suivre les avis de ces prophètes de mauvais augure qui préfèrent s’extasier sur des films d’auteurs français chiants au possible et qui ne raviront qu’une certaine intelligentsia parisienne… Car bon, comment dire… House of Gucci est, incontestablement, une vraie réussite : revenant sur le destin de Maurizio Gucci, l’héritier de la prestigieuse marque italienne qui finit assassiner, sous les ordres de son ex-épouse, en 1995, ce film est nettement plus intéressant et réussi que bon nombre de biopics – genre que je n’apprécie guère, faut-il le rappeler. Extravaguant, haut en couleur, captivant de bout en bout malgré ses près de deux heures quarante, House of Gucci nous entraine sur les traces de la sulfureuse famille Gucci, une famille où jalousies, envies et coups bas sont légions et où les trahisons ne sont jamais bien loin, avec les conséquences fatales que l’on sait. Naturellement, pour un tel film, il fallait un casting à la hauteur du projet et si Jared Leto, Jeremy Irons, Al Pacino et Salma Hayek sont plutôt bons dans leurs rôles respectifs, ce sont, bien entendu, Adam Driver et Lady Gaga qui crèvent l’écran, surtout la seconde qui confirme, après A Star is Born, qu’elle est davantage qu’une simple chanteuse qui fait du cinéma de temps en temps. Cabotine, manipulatrice, extravagante, Lady Gaga est la grosse bonne surprise de ce film décidément étonnant qui, au demeurant, nous rappelle qu’il ne faut jamais blesser une femme, surtout quand celle-ci apprécie le luxe et le statut social. Bref, vous l’avez compris, n’écoutez pas les mauvaises critiques et foncez voir ce House of Gucci : non seulement vous passerez un bon moment mais, en plus, vous en découvrirez un petit plus sur ce monde si impitoyable de la mode, un milieu finalement un poil plus dangereux qu’on aurait put le penser de prime abord…
 

Points Positifs
 :
- Même si House of Gucci n’est pas non plus un chef d’œuvre absolu – il ne faut pas exagérer – force est de constater que ce long métrage n’en reste pas moins une belle réussite et que le spectateur ne peut qu’être captiver par cette famille Gucci où règnent jalousies, envies et trahisons en tout genre. Une belle petite plongée dans la vie tumultueuse de l’une des familles les plus célèbres du milieu qui, ma foi, vaut le détour !
- Lady Gaga est tout simplement excellente dans ce film et prouve, définitivement, qu’elle est davantage qu’une simple actrice et qu’on peut, sans peine, la qualifier d’actrice. Il faut dire que celle-ci livre ici une prestation haut en couleur qui ne laissera pas le spectateur indifférent.
- Un casting cinq étoiles : Lady Gaga, bien sur, mais aussi Adam Driver, Jared Leto, Jeremy Irons, Al Pacino et Salma Hayek, excusez du peu !
- Curieusement, House of Gucci est un film plutôt drôle par moments et même si on ne s’y attendait pas, cela passe plutôt bien.
- Décors, costumes, on est plongé dans les années 70 et 80 comme si on y était.
- Une bande originale de qualité.
 
Points Négatifs :
- Comme il est de coutume avec les biopics, il ne faut pas prendre pour argent comptant tout ce que l’on voit à l’écran et si certains arrangements avec la réalité peuvent se comprendre, d’autres sont un peu plus discutables : quid de la seconde fille du couple et on ne comprend pas non plus qu’ils sont divorcés au moment de l’assassinat.
- Naturellement, si vous êtes totalement allergique au monde de la mode et que vous ne jurez que par les films d’auteurs qui émoustillent une certaine intelligentsia parisienne, alors, House of Gucci n’est pas fait pour vous…
 
Ma note : 8/10

lundi 11 mars 2024

Star Wars – L'Ascension de Skywalker


Star Wars – L'Ascension de Skywalker
 
Kylo Ren se rend sur Exegol, la planète des Sith. Il compte y tuer l'empereur Palpatine, qui a survécu à sa chute dans un puits d'énergie de l'Étoile de la Mort, pour ainsi devenir le maître de la galaxie. Il y trouve l'Empereur affaibli, maintenu en vie par un imposant dispositif. Celui-ci révèle avoir créé Snoke, l'ancien Suprême Leader du Premier Ordre. Il a également préparé en secret la plus grande flotte de destroyers de toute la galaxie : 10000 destroyers, capables chacun de détruire une planète. Son but est de mettre fin à toute Résistance et de créer le Dernier Ordre. Palpatine offre alors à Kylo cette immense flotte, avec laquelle il pourrait régner en maître incontesté sur la galaxie. En échange, le fils de Leia et Han Solo doit lui ramener Rey. Kylo Ren accepte et demande alors à Palpatine des explications sur les origines de la jeune femme. La Résistance, elle, se cache sur une planète boisée. Leia Organa poursuit la formation Jedi de Rey et l'entraîne au maniement du sabre laser — celui de son défunt frère, Luke Skywalker. Cependant, la jeune femme connaît de grandes difficultés face aux épreuves de Leia et ne s'estime pas digne de manier le sabre laser du légendaire Jedi. Au même moment, le Faucon Millenium revient dans un piteux état. La Résistance comprend, via l'indice rapporté par Finn et consorts, que Palpatine est bel et bien en vie et avait en réalité échafaudé un plan pour permettre aux Sith de régner à nouveau sur la galaxie.
 

Star Wars – L'Ascension de Skywalker
Réalisation : J. J. Abrams
Scénario : J. J. Abrams, Chris Terrio
Musique : John Williams
Production : Lucasfilm, Bad Robot Productions, Walt Disney Pictures
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : Star Wars – The Rise of Skywalker
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 16 décembre 2019
Durée : 142 mn
 
Casting :
Daisy Ridley : Rey
Adam Driver : Kylo Ren / Ben Solo
John Boyega : Finn
Oscar Isaac : Poe Dameron
Carrie Fisher : Générale Leia Organa
Mark Hamill : Luke Skywalker
Ian McDiarmid : Sheev Palpatine / Dark Sidious
Kelly Marie Tran : Rose Tico
Billy Dee Williams : Lando Calrissian
Joonas Suotamo : Chewbacca
Anthony Daniels : C-3PO
Jimmy Vee : R2-D2
Brian Herring : BB-8
J. J. Abrams : D-O (voix)
Domhnall Gleeson : Général Armitage Hux
Lupita Nyong'o : Maz Kanata
Billie Lourd : Kaydel Ko Connix
Mike Quinn : Nien Nunb
Naomi Ackie : Jannah
Richard E. Grant : Général Pryde
Keri Russell : Zorri Bliss
Nick Kellington : Klaud
Dominic Monaghan : Beaumont Kin
Greg Grunberg : Temmin Snap Wexley
Warwick Davis : Wicket
Harrison Ford : Han Solo
Denis Lawson : Wedge Antilles
Jodie Comer : la mère de Rey
Frank Oz : Yoda (caméo vocal)
Ewan McGregor : Obi-Wan Kenobi, jeune (caméo vocal)
Alec Guinness : Obi-Wan Kenobi, âgé (caméo vocal)
Liam Neeson : Qui-Gon Jinn (caméo vocal)
Samuel L. Jackson : Mace Windu (caméo vocal)
Hayden Christensen : Anakin Skywalker (caméo vocal)
Ashley Eckstein : Ahsoka Tano (caméo vocal)
Freddie Prinze Jr. : Kanan Jarrus (caméo vocal)
Jennifer Hale : Aayla Secura (caméo vocal)
Olivia d'Abo : Luminara Unduli (caméo vocal)
Angelique Perrin : Adi Gallia (caméo vocal)
James Earl Jones : Dark Vador (caméo vocal)
Andy Serkis : Snoke (caméo vocal)
John Williams : un homme sur la planète Kijimi
Lin-Manuel Miranda : un résistant
 
Mon avis :
 Toutes les bonnes choses ont une fin et, dans le cas présent, pourquoi le cacher, toutes les mauvaises également. Oh, bien entendu, il serait bien trop facile de hurler au loup, de faire comme la plupart des critiques et des fans et de ne pointer du doigt que les immenses et très nombreuses faiblesses de cette troisième trilogie de Star Wars, une série de trois films qui, en plus d’être largement inférieurs à leurs prédécesseurs (car oui, n’en déplaise à nos amis les grincheux, la seconde trilogie, paru au début des années 2000, méritait tout de même le détour) se sera conclut en nous laissant cette bien piètre impression : tout cela en valait-il vraiment la peine ? Oui, il serait facile de critiquer L’Ascension de Skywalker, c’est un fait, pourtant, après visionnage de la chose, comment ne pas le faire ? C’est tout bonnement impossible ! Ainsi, après Le Réveil de la Force, film trop moyen pour être honnête et qui n’était qu’une longue réédite sans saveur de tout ce qui avait fait la force de la saga jusque là puis, ensuite, Les Derniers Jedi, un poil plus intéressant même si nous étions loin des heures de gloire de la saga, ce troisième et dernier volet de cette troisième trilogie fut, incontestablement, dans la lignée de cette dernière, c’est-à-dire, que ce film ne fit que confirmer tout le mal que l’on pouvait penser de celle-ci… Il faut dire que le retour du sieur J. J. Abrams ne fut pas forcément une bonne chose : absent du second volet, le réalisateur vedette nous prouva, une fois de plus, par le biais de ce film, qu’une bonne partie de son talent est, selon moi, oh combien surestimé, car bon, comment dire… comment peut-on nous pondre un film aussi fade, où l’on a autant de mal a accrocher a des protagonistes qui ne sont pourtant pas aussi mauvais que certains ont put le dire, où de nombreuses scènes sans grand intérêt se succèdent, les unes aux autres, où aucune émotion n’est ressentie, ce, malgré quelques scènes fortes qui auraient put nous pousser a verser une petite larme. Mais bon, en aucune façon, cela ne fonctionne, ce qui est tout de même dommage car tout n’est pas à jeter non plus dans cette Ascension de Skywalker, je les ai bien aimé Rey et Kylo Ren, particulièrement ce dernier, de même, il y a quelques passages plus ou moins réussis qui font que, au pire et sans demander la lune, ce film peut, à la limite, se regarder. Mais bon, c’est un Star Wars que diable, un volet de ce qui est l’une des franchises les plus importantes de l’histoire du cinéma, bref, un film passable et sans âme, je suis désolé, mais cela ne suffit pas ! Enfin, d’un autre coté, avions-nous quelque chose à attendre de cette saga depuis son rachat par Disney ? Avions nous quelque chose à attendre de cette dernière – pour le moment – trilogie à notre époque où règne en maitre le politiquement correct et l’absence totale de prise de risque ? Bien évidement que non…
 

Points Positifs
 :
- Si vous avez moins de vingt ans, si vous n’avez pas vécu a l’époque de la sortie précédents films, si, en quelque sorte, vous avez découvert Star Wars par le biais de cette toute nouvelle trilogie, alors, il se peut que vous y trouviez votre compte, c’est un fait. Après tout, il est plus difficile d’adhérer à cette trilogie si vous êtes un vieux de la vieille et que vous disposez d’éléments de comparaisons implacables. Si ce n’est pas le cas,  il faut reconnaitre que ces nouveaux films ne sont, aucunement, inférieurs à bon nombre de leurs équivalents cinématographiques actuels.
- Les protagonistes ne sont pas vraiment mauvais ou inintéressants, surtout pour ce qui est de Rey et de Kylo Ren, ces deux derniers étant, indéniablement, des figures majeures et plutôt réussies, surtout ce dernier qui aura pris de l’ampleur au fil des différents volets.
- Un film qui se regarde, qui peut, éventuellement, vous faire passer un bon moment si vous souhaitez vous divertir – oui, je sais, Star Wars, c’est tout de même autre chose, mais bon…
- L’espoir qu’ils ne nous proposent plus aucune nouvelle trilogie.
- La musique de John Williams, forcément, même s’il faut reconnaitre que celui-ci a un peu de mal à se renouveler depuis le temps.
 
Points Négatifs :
- Comme ce fut le cas pour les deux premiers volets de cette troisième trilogie, L’Ascension de Skywalker est largement inférieur à tous les précédents films de la saga Star Wars : bien entendu, ce n’est même pas une surprise tellement les deux autres films ne nous avaient laissé aucun espoir, mais bon, après coup, il est difficile de ne pas ressentir comme une franche pointe d’amertume en se disant qu’ils auraient mieux faire d’en rester a deux trilogies uniquement.
- J. J. Abrams aurait mieux fait de ne pas repointer le bout de son nez dans la saga : franchement, non seulement il est incapable de donner une âme a son film, mais, qui plus est, tout cela est terriblement fade, prévisible, sans aucune émotion. Bref, voilà donc un réalisateur que je juge comme étant un peu trop surestimé a mon gout…
- Trop de références tuent les références, de plus, a force de multiplier les clins d’œil aux vieux fans, cela a plus tendance à agacer ces derniers qui auraient préféré quelque chose de véritablement original et qui ne se contente pas de reproduit les bonnes vieilles ficelles qui avaient fait le succès de la saga, sauf que tout cela ne fonctionne plus du tout désormais.
- J’aurai été surpris si Kylo Ren finissait par survivre à tout cela, comme si, malgré sa rédemption, il devait payer pour ses crimes passés. Quand je vous disais que ce film est sans surprise…
- Le rachat de la franchise par Disney ne pouvait de toute façon pas fonctionner, c’est un fait, et le résultat n’est que la conséquence, flagrante, de l’absence de prise de risque de la firme de Mickey et de la soupe insipide qu’ils savent si bien produire, années après années…
 
Ma note : 6/10