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lundi 22 avril 2024

Castlevania – Lords of Shadow


Castlevania – Lords of Shadow
 
Gabriel Belmont, un membre de la Confrérie de la lumière, perd sa femme, assassinée par des adorateurs de l'ombre. Les anciens de la confrérie, guidés par un songe, l'envoient alors voir un ancien dieu, Pan, pour contacter l'esprit de son épouse décédée, qui selon eux aurait un message à faire porter à son époux, un moyen de mettre fin à l'ère de Ténèbres que traverse aujourd'hui le monde. Il part ensuite à la recherche d'un mystérieux artefact, un masque doté de pouvoirs immenses dont celui de ramener sa femme défunte : le masque de lumière. Malheureusement, ce masque est brisé en trois morceaux qui ont été confiés aux Seigneurs des Ombres. Il devra faire équipe avec un autre chasseur de démons nommé Zobek qui lui aussi fait partie de la confrérie de la lumière.
 

Castlevania – Lords of Shadow
Éditeur : Konami
Développeur : MercurySteam
Concepteur : Enric Álvarez, David Cox, Hideo Kojima
Date de sortie : 7 octobre 2010
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-aventure
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3
 
Mon avis : 
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, au cours de toutes ces années à me taper un nombre plus que conséquent de jeux vidéo – et encore, je me suis calmer car du temps de la première Playstation, c’était tout bonnement la folie – je n’eus l’occasion de jouer qu’a un seul opus de Castlevania, qui est, tout simplement l’une des sagas les plus anciennes mais aussi les plus célèbres du médium, je veux, bien entendu, parler de Symphony of the Night, paru, dans les années 90 sur la première Playstation – mais il faut dire que, quand on a eu la chance d’avoir en main un certain Alucard, tout le reste parait bien fade… Et donc, il aura fallu attendre bien des années plus tard, en 2010, plus précisément, pour que, finalement, je ne répare cette bizarrerie vidéoludique avec un soft qui fit parler pas mal à son sujet lors de sa parution : ce fameux Lords of Shadow, qui était, ni plus ni moins, qu’un reboot de la série – chose à la mode depuis quelques années. N’étant pas un inconditionnel pur et dur de la saga, le reboot en tant que tel ne me gênas pas le moins du monde et j’étais davantage intéresser par les divers changements du soft : ainsi, dans ce Lords of Shadows, ce qui frappe de prime abord, ce sont les multiples influences, le gameplay lorgnant allègrement du coté de jeux comme God of WarDevil May Cry ou Shadow of the Colossus, tel un patchwork où l’on retrouvait tous les éléments qui avaient fait la réussite de ces softs – avec l’impression, du coup, qu’entre inspiration et copie, la frontière était plus que mince... Ainsi, tout au long de la bonne quinzaine d’heures, grosso modo, dont on a besoin pour venir à bout des aventures de Gabriel Belmont dans sa quête de vengeance, il faut reconnaitre que Lords of Shadows regorge de combats spectaculaires, que les décors sont souvent magnifiques, et qui plus est, variés, et que, entre quelques protagonistes pour le moins réussis – Gabriel bien sûr mais aussi Claudia, Zobek, le Dieu Pan ou la Reine Vampire, pour ne citer que les plus évidents – et une bande son pour le moins entrainante, force est de constater que, sans atteindre les sommets d’un Symphony of the Night en son temps, car tout n’est pas parfait, loin de là, cette mouture moderne de Castlevania s’en sort avec les honneurs et semble relancer de la plus belle des manières une franchise qui semblait baisser en qualité depuis quelques années. Hélas, cet épisode, aussi bon fut-il, ne fut qu’une espèce de chant du cygne puisque sa suite, Lords of Shadow 2, paru quatre années plus tard, fut une telle catastrophe que, depuis, aucun autre volet n’est paru, quelque soit la console, un peu, finalement, comme si nous avions fait nos adieux a une des sagas les plus anciennes du petit monde des jeux vidéos…
 

Points Positifs
 :
- Une aventure plutôt captivante et dont le scénario ne se dévoile dans son ampleur qu’au fil des niveaux ; alors certes, tout cela reste plutôt convenu – une simple histoire de vengeance, des méchants démoniaques, tout le bestiaire habituel de la saga – mais on s’accroche tout de même à l’intrigue et a ce ténébreux Gabriel.
- Les diverses inspirations offrent leurs lots de nouveautés dans la saga et sont plaisantes, les meilleures, selon moi, étant les fameux Titans qui n’auraient pas dénotés dans Shadow of the Colossus et qui nous offrent des affrontements dantesques.
- L’ouverture de la série a de nouveaux folklores et mythes jusqu’ici non abordés comme Pan, Baba Yaga etc.
- Quelques protagonistes sont diablement charismatiques : Gabriel, bien sûr, mais aussi Zobek, Claudia et son chevalier servant, la Reine des Vampires…
- Les niveaux sont variés et souvent magnifiques.
- Une bande son plutôt bonne dans l’ensemble.
- La dernière scène, après le générique de fin, surprenante quant au devenir de Gabriel.

Points Négatifs :
- Quel dommage que l’on ne puisse vaincre les boss que d’une seule manière ; si cela se conçoit pour certains, pour d’autres (je pense au premier Troll par exemple), c’est un peu exagéré.
- Le système avec les deux cercles où l’on doit taper au bon moment est chiant au possible et m’aura donné des sueurs froides au début du jeu.
- Devoir se retaper les anciens niveaux afin de glaner tous les bonus cachés du jeu, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé surtout que, du coup, il faut tout refaire comme si on y allait pour la première fois.
- Malheureusement, si les niveaux sont la plupart du temps magnifiques, le chemin est imposé et ce manque de liberté est regrettable.
- L’inspiration, c’est bien, mais par moments, on a vraiment l’impression que l’on se trouve dans d’autres softs auxquels on a déjà joué…

Ma note : 8/10

mercredi 13 mars 2024

Metal Gear Solid 3 – Snake Eater


Metal Gear Solid 3 – Snake Eater
 
L'histoire se déroule en 1964, durant la guerre froide. Naked Snake est un soldat d'élite de l'unité Fox. Sa mission est de libérer Sokolov, un ingénieur soviétique de génie. Il sera conseillé dans sa quête par Major Zero, ancien membre du SAS, Para-Medic l'experte en soins et nutrition et enfin SIGINT, expert en armement. L'ancien maître de Snake, The Boss est passée du côté ennemi et a reconstitué son ancienne unité, l'Unité Cobra regroupant des soldats aux pouvoirs surnaturels. Snake doit donc aller libérer Sokolov, emprisonné dans une base de Volgin. Il doit être aidé dans cette tâche par ADAM, un agent spécial se trouvant dans cette base.
 

Metal Gear Solid 3 – Snake Eater
Éditeur : Konami
Développeur : Konami
Concepteur : Hideo Kojima
Date de sortie : 17 novembre 2004
Pays d’origine : Japon
Genre : Action, Infiltration
Mode de jeu : Un joueur
Média : DVD
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS2

 
Mon avis : 
Si Metal Gear Solid 2 – Sons of Liberty avait déçu bon nombre de fans de la saga, force est de constater que le véritable et digne successeur du sublime Metal Gear Solid, sorti a la toute fin des années 90 sur Playstation, fut le troisième volet de la saga du sieur Hideo Kojima, un certain Metal Gear Solid 3 – Snake Eater. Il faut dire que, après la déception du second épisode, fin 2004, toujours sur PS2Konami et Hideo Kojima rectifiaient le tir avec cet extraordinaire Snake Eater, un jeu qui, s’il aura moins marqué l’histoire que le premier Metal Gear sur la console de Sony n’en fut pas moins quasiment aussi bon. Ainsi, profitant du passage sur une nouvelle génération de consoles et donc de graphismes tout simplement merveilleux pour l’époque – oui, les plus jeunes rigoleront en regardant les illustrations de cette critique – avec Snake Eater, Hideo Kojima plonge dans le passé de son univers et nous offre une aventure inoubliable mais dont le héros principal n’est pas Solid Snake mais un certain Naked Snake, celui qui deviendra… Big Boss ! Eh oui, ne vous fiez pas aux apparences, ici, c’est un autre héros dont vous aurez la destiné en main mais, rassurez vous, un héros qui ressemble comme deux gouttes d’eaux a notre bon vieux Snake. Mais plus qu’un changement – relatif – de protagoniste, ce qui ressort avant toute chose de ce soft, c’est qu’ici, la majeure partie de l’intrigue se déroule a l’extérieur, dans la jungle et si l’on continuera bien entendu a parcourir certains entrepôts et autres bases souterraines, marécages, forêts, prairies et rivières seront de la partie. Avec ce changement notable, le sieur Kojima, tout en reprenant tout ce qui a fait le succès de la saga depuis l’épisode paru sur la Playstation (infiltration, personnages charismatiques, dialogues, etc.), nous sort une nouveauté à prendre en compte : les repas ! Eh oui, dans Snake Eater – d’où le titre – il faudra penser à vous nourrir, a chasser car la nourriture ne tombe pas du ciel et a faire attention car toutes les bestioles (serpents, grenouilles) ne sont pas comestibles et, surtout, les repas conservés trop longtemps (un exemple, si vous ne jouez pas pendant deux ou trois jours) se gâtent et peuvent vous causer quelques ennuis. Bref, une excellente idée, franchement originale, et qui apporte un plus indéniable a l’intrigue, intrigue qui, vous l’avez deviné, est une fois de plus excellente : se déroulant en pleine guerre froide, avec tenues et armes de l’époque, vous aurez, par moment, l’impression de faire un superbe bond dans le passé, comme dans les bons vieux films du genre… d’ailleurs, sur ce point, comment ne pas rappeler l’inoubliable générique du début qui n’aurait pas dépareiller dans un James Bond ?! Bref, avec Snake Eater et tout en reprenant les vieilles ficelles qui ont fait le succès de la série tout en apportant quelques nouveautés plutôt bienvenues, Hideo Kojima nous offrit, une fois de plus, un excellent que dis-je, un jeu inoubliable, quasiment parfait de bout en bout et qui, comme Metal Gear Solid quelques années auparavant, aura marqué son époque…
 

Points Positifs
 :
- Nouvel héros, le futur Big Boss, nouvelle époque, 1964 en pleine guerre froide, mais on retrouve bien évidement tous les éléments qui ont fait de la saga Metal Gear un incontournable du monde vidéoludique : scénario complexe mais captivant, personnages hauts en couleurs, système de jeu où l’infiltration prime sur l’action, longs dialogues souvent passionnants, graphismes excellents. Bref, un must !
- Grande nouveauté : Snake doit gérer ses repas. Du coup, ce dernier doit chasser, cueillir des champignons mais faire attention à ce qui est comestible ou pas sous peine d’empoisonnement. De plus, si l’on conserve ses provisions trop longtemps, celles-ci pourrissent.
- Snake doit également se soigner. La aussi, c’est un élément important à prendre en compte car un Snake blessé ou empoissonné n’a pas les mêmes capacités.
- Le plaisir de retrouver Revolver Ocelot, personnage récurent de la saga, ici, dans une version plus jeune.
- Le générique de début qui nous fait penser a un James Bond.
- Le duel au sniper face à The End, inoubliable…
- Il fut dur le combat final face a The Boss mais qu’elle satisfaction lorsqu’on la bat !

Points Négatifs :
- Si vous n’avez pas aimé le premier Metal Gear, bien évidement, celui-ci n’est absolument pas pour vous et vous pesterez devant tout ce qui vous horripilait dans le premier soft de la saga.
- Bien évidement, l’effet de surprise ressenti lors de Metal Gear Solid n’est plus présent.

Ma note : 9,5/10

Metal Gear Solid 2 – Sons of Liberty


Metal Gear Solid 2 – Sons of Liberty
 
En 2007, deux ans après les incidents de Shadow Moses, Solid Snake et Otacon œuvrent désormais pour Philanthropy, une ONG qui lutte contre la prolifération des Metal Gear. Solid Snake infiltre le Discovery KSNM-3, un tanker en partance de New York supposé transporter en secret un nouveau prototype de Metal Gear de l'US Marine Corps. Mais peu après son arrivée, un groupe de spetsnaz investit de force l'embarcation et en prend le contrôle. Sergei Gurlukovich, un colonel du GRU, dirige les opérations en compagnie de Revolver Ocelot. Sur le pont, Snake affronte Olga, la fille de Gurlukovich, qui est enceinte, et la laisse inconsciente. Après avoir atteint les cales, Snake découvre le nouveau Metal Gear, une version amphibie baptisée Metal Gear RAY. Il prend des photos du RAY et les transmet à Otacon. Il assiste ensuite à la trahison d'Ocelot qui tue Gurlukovich et Scott Dolph, le chef des Marines présent sur les lieux, pour s'emparer du Metal Gear. Lorsque Snake tente de s'interposer, Ocelot faillit un instant et sa personnalité se trouve parasitée par celle de Liquid Snake, dont il s'était fait greffer le bras après l'incident de Shadow Moses. Liquid Snake semble promettre une revanche à Snake et disparaît avec le Metal Gear après avoir fait couler le tanker. Dans sa fuite, Ocelot — qui a repris ses esprits — prend contact avec le Président des États-Unis pour lui indiquer que la mission s'est parfaitement déroulée. Laissé pour mort, Solid Snake sera officiellement tenu responsable de la catastrophe écologique supposément engendrée par le naufrage du tanker. Sur le lieu de l'incident, à 30 km au large de Manhattan, les autorités érigent une usine de décontamination surnommée Big Shell.
 

Metal Gear Solid 2 – Sons of Liberty
Éditeur : Konami
Développeur : Konami CE Japan
Concepteur : Hideo Kojima
Date de sortie : 14 novembre 2001
Pays d’origine : Japon
Genre : Action, Infiltration
Mode de jeu : Solo
Média : DVD
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS2

 
Mon avis :
 C’était, il faut s'en souvenir, le jeu le plus attendu des débuts de la PS2, celui qui était annoncer comme étant un chef d’œuvre à venir, le soft qui allait mettre tout le monde d’accord, celui que personne n’imaginait nous décevoir, bref, un jeu que l'on nous annonçait comme étant énorme et qui allait être la suite parfaite d’un autre chef d’œuvre, un certain Metal Gear Solid, qui fut, sans nul doute, un des tous meilleurs jeux de la Playstation, première du nom. Il faut dire qu’entre la confiance que le public avait envers Hideo Kojima et les souvenirs, encore vivaces, du premier volet, comment Metal Gear Solid 2 – Sons of Liberty pouvait-il nous décevoir ? C’était tout bonnement impossible, bien entendu. Ainsi, pendant des mois, entre les nombreuses annonces et les extraits proposés, un chef d’œuvre s’annonçait. Or, au grand désarroi d’une bonne partie du public, ce fut la douche froide, la déception, que dis-je, presque l’horreur absolue ! La raison d’un tel retournement de situation, de ces opinions négatives ? En fait, elle est toute simple : Raiden. Cela peut paraitre débile tant d’années plus tard mais, encore aujourd’hui, certains n’ont pas avalés la pilule… il faut dire, à la décharge des détracteurs de ce second volet de Metal Gear, que personne, je dis bien personne, ne s’attendait à ce que le héros de ce soft ne soit pas Solid Snake : en effet, après une première partie où l’on interprète notre héros, quelle monumentale surprise – désagréable pour la plupart des gens – que de découvrir que, après cette entrée en matière, c’est ce jeune blondinet, loin d’être aussi charismatique que le père Snake, que l’on va devoir se coltiner jusqu’au bout ! Une hérésie absolue, une trahison de la part de Kojima, aux yeux de beaucoup, outrés par ce choix du concepteur qui, jusque là, apparaissait comme étant un génie que l’on ne pouvait critiquer. Bien entendu, ce choix de Raiden fut, pour beaucoup, pour le désamour que bon nombre de fans de la première heure eurent envers ce Metal Gear Solid 2 – d’ailleurs, je ne m’en cache pas, ce fut mon cas – or, avec quelques années de recul et les tensions apaisées, ne devons nous pas reconnaitre que nos réactions furent un poil excessives et que oui, dans l’ensemble, cette second volet de la saga est un grand jeu ?! Car bon, en dehors de la problématique Raiden – qui en est une grosse, il faut en convenir – comment ne pas reconnaitre que l’on retrouve, dans cette suite, absolument tout ce qui avait fait la saveur, que dis-je, la gloire de Metal Gear Solid !? Scénario de folie, protagonistes tous plus charismatiques les uns que les autres, jouabilité inventive et parfaite, graphismes magnifiques, renforcés, bien entendu, par une console d’une nouvelle génération… Et puis, Snake est-il véritablement absent ? En fait, pas tout à fait et on le retrouvera par la suite, au fil de l’aventure, ce qui ne suffit certes pas a occulté le fait qu’il n’est pas le héros de ce jeu, mais bon, c’est déjà cela… Bref, si Metal Gear Solid 2 n’est pas a la hauteur de son illustre prédécesseur, cela est dut, principalement, au choix d’Hideo Kojima d’avoir changé son héros principal, un choix discutable mais qui, avec du recul, n’empêche pas ce soft d’être un superbe jeu dans l’ensemble. Alors, révisons un peu nos anciens jugements et sachons l’apprécier pour ce qu’il est, c’est-à-dire, un des meilleurs softs des débuts de la PS2 et de son époque, tout simplement !
 

Points Positifs
 :
- Si l’on met de coté Raiden, bien entendu, il faut reconnaitre que Metal Gear Solid 2 est un digne successeur à son prédécesseur et que l’on retrouve, dans les grandes lignes, tout ce qui avait fait le succès de celui-ci : un scénario complexe mais génial, une jouabilité excellente, des graphismes de toute beauté et des protagonistes toujours aussi charismatiques. Bref, ce n’est peut-être pas un chef d’œuvre mais nous n’en sommes pas loin…
- Graphiquement parlant, le passage sur PS2 est flagrant et les décors sont tout simplement de toute beauté. Un pur régal pour les yeux !
- Protagonistes, intrigue, coups de théâtre, ambiance générale, musique, on retrouve tous les éléments qui ont fait toute la saveur du premier volet.
- Scénaristiquement, Hideo Kojima va loin, très loin même – peut-être trop par moments aux yeux de certains – et s’il n’est pas toujours évidant de tout comprendre, force est de constater que l’auteur maitrise son sujet et ose sortir des sentiers battus.

Points Négatifs :
- Le cas Raiden, bien entendu. Il faut dire que, quelque soient les qualités et les défauts de ce dernier, il n’arrive nullement à la cheville de celui qui est le véritable héros de la saga, Solid Snake. Ce choix d’Hideo Kojima, oh combien discutable, aura donc fortement nuit à cet épisode car bon, comment dire, interprété Snake ou Raiden, ce n’est franchement pas la même chose…
- Une complexité scénaristique à en rendre fou plus d’un ! Il faut dire que les concepts abordés par Kojima dans ce soft – la mémétique, l'ingénierie sociale, la sociologie, l'intelligence artificielle, le contrôle de l'information, la théorie du complot, les manœuvres politiques et militaires, l'évolution, l'existentialisme, la censure, la manipulation du libre arbitre, et la nature de la réalité – sont passionnants mais loin d’être simples d’accès.
- Bien entendu, ce jeu n’est pas destiné aux bourrins qui tirent sur tout ce qui bouge ainsi qu’a ceux qui n’aiment pas réfléchir.

Ma note : 8/10

lundi 19 février 2024

Metal Gear Solid


Metal Gear Solid
 
En février 2005, pendant un exercice sur l'île de Shadow Moses près des côtes de l'Alaska, un groupe de soldats génétiquement modifiés, les « soldats génomes », sous le commandement de l'unité Fox Hound se rebellent et prennent le contrôle des installations nucléaires. Le leader de la rébellion, Liquid Snake menace la Maison-Blanche d'un tir nucléaire si les restes de Big Boss, le plus grand soldat du XXe siècle, et un milliard de dollars ne leur sont pas remis. À la demande du secrétaire à la défense, Roy Campbell, un ancien commandant de l'unité Fox Hound revient de sa retraite et demande l'aide de Solid Snake, un soldat d'élite, spécialiste de l'infiltration et ancien membre de Fox Hound, pour sauver les otages et éliminer la menace nucléaire. Solid Snake doit infiltrer le complexe aidé à distance par une équipe de spécialistes composé de Roy Campbell, Mei Ling, Naomi Hunter, Nastasha Romanenko et Master Miller.
 

Metal Gear Solid
Éditeur : Konami
Développeur : Konami
Concepteur : Hideo Kojima
Date de sortie : 3 septembre 1998
Pays d’origine : Japon
Genre : Action, Infiltration
Mode de jeu : Un joueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme : Playstation

Mon avis :
 Comment ne pas reconnaitre que, dès sa sortie, ce soft marqua l’Histoire des jeux vidéos comme étant l’un des plus grands jeux de tous les temps, et, de mon point de vu personnel, sans nul doute l’un des meilleurs auquel j’ai joué, je veux bien évidement parler de Metal Gear Solid. Paru il y a environ un quart de siècle, fin 1998 sur la cultissime Playstation, la fameuse console qui démocratisa l’utilisation des jeux vidéos au sein du grand public, Metal Gear Solid, souvent imité depuis, jamais égalé, fut une véritable bombe lors de sa sortie, un truc énorme, inoubliable, qui certes, connu des détracteurs, mais qui n’en fut pas moins considéré, a juste raison, comme étant un chef d’œuvre. Jeu d’action à l’ambiance militaire, Metal Gear fut un soft rempli de contradictions : ici, l’infiltration prenait le pas sur l’action, l’anti-militairalisme typiquement nippon, lui, transpirait de l’ensemble, et ce, alors que, bien entendu, le joueur passe son temps à se balader dans une base militaire et a déglinguer des soldats… Mais aussi, et ce fut l’une des raisons pour lesquelles Metal Gear Solid ne plut pas aux bourrins du dimanche, comment ne pas reconnaitre que l’une des choses qui ressort le plus de ce jeu, ce sont les nombreux dialogues entre les protagonistes, leurs relations, scènes parfois assez longues mais qui apportent un plus indéniable scénaristiquement parlant !? Avec Metal Gear Solid et son héros, Solid Snake, son concepteur, Hideo Kojima nous a donc livrer un véritable chef d’œuvre, un soft où fourmille des bonnes voir d’excellentes idées et qui inspirera bien des générations de concepteurs de jeux qui, bien entendu, ne parviendront jamais a dépasser le maitre… Avec une histoire solide, parfois complexe mais captivante, des graphismes tout bonnement excellents pour l’époque (nous sommes sur Playstation), des protagonistes charismatiques au possible, des coups de théâtre et des scènes devenues cultes avec le temps, une bande son au niveau de l’ensemble et un système de jeu innovant, Metal Gear Solid, véritable ovni vidéoludique lors de sa sortie, fut l’un des rares jeux a atteindre l’excellence – et je n’exagère pas le moins du monde… Une époque lointaine, désormais, et où l’innovation n’était pas un vain mot. Bien entendu, la suite fut un peu plus complexe : la concurrence se réveilla et il faudra patienter jusqu’à un certain Metal Gear Solid 3 pour avoir droit a un chef d’œuvre équivalent, mais là, c’est déjà une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Sans nul doute l’un des plus grands jeux vidéos de tous les temps, un truc monumental qui lança un genre devenu depuis fort banal et maintes fois copié : l’action/infiltration.
- Avoir une vingtaine d’années lors de la sortie de Metal Gear Solid, le découvrir, bouche bée, et s’extasier tout au long du soft, c’est une expérience qui marque une vie.
- Hideo Kojima aura réaliser un chef d’œuvre, certes, mais ce qui est le plus incroyable, c’est le nombre de bonnes idées, de trouvailles, de petits détails qui parsèment ce jeu : que ce soit les graphismes, les éléments du décors, les multiples manières dont on peu se cacher – ah, dans les cartons – l’interaction avec des éléments annexes du jeu – un indice important sur le boitier du soft – l’utilisation de ma manette lors du combat contre Psycho Mantis et j’en passe, j’ai rarement vu un soft aussi innovant pour ne pas dire surprenant !
- Protagonistes, intrigue, coups de théâtre, ambiance générale, musique, il n’y a décidément rien a jeté dans ce jeu où tout, je dis bien tout, est parfait.
- Pas de différences entre les cinématiques et les scènes où l’on joue ce qui aide a l’immersion du joueur.
- J’y pense mais même certains dialogues sont devenus cultes au fil du temps…
- Et le pire, c’est que c’est un jeu antimilitariste avant tout et où la réflexion sur des thématiques comme le danger du nucléaire où le rapport au père (si, si) est fortement présent !

Points Négatifs :
Metal Gear Solid n’est pas destiné aux bourrins qui tirent sur tout ce qui bouge ainsi qu’a ceux qui n’aiment pas réfléchir.

Ma note : 10/10