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mercredi 26 juin 2024

Blasphemous


Blasphemous
 
Une terrible malédiction s'est abattue sur Custodia et ses habitants,  ils l'appellent simplement : Le Miracle. Incarnez Le Pénitent, seul survivant du massacre du Chagrin silencieux. Piégé dans un cycle sans fin de mort et de résurrection, vous devez libérer le monde de son terrible destin et atteindre l'origine de votre angoisse. Explorez ce monde cauchemardesque à la religion pervertie et révélez les nombreux secrets renfermés dans ses profondeurs les plus sombres. Utilisez des combos dévastateurs et des exécutions brutales pour abattre des hordes de monstres hideux et des boss titanesques, tous prêts à vous démembrer. Trouvez et équipez-vous de reliques, de chapelets et de prières pour faire appel aux pouvoirs des cieux et vous aider dans votre quête afin de vous libérer de votre damnation éternelle.
 

Blasphemous
Éditeur : Team17
Développeur : The Game Kitchen
Concepteur : Enrique Cabeza, Mauricio García
Musique : Carlos Viola
Date de sortie : 10 septembre 2019
Pays d’origine : Espagne
Genre : Metroidvania
Mode de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 C’était sans nul doute le genre de jeu qui, quelque part, me manquait. En effet, il faut remonter a la toute fin des années 90 – un autre siècle déjà, plus de deux décennies – pour que, à cette époque où j’étais bien plus jeune, un soft complètement hors du temps avait sut me conquérir. Ce jeu, légendaire depuis sa sortie, en 1997, c’était un certain Castlevania – Symphony of the Night dont je vous ai parlé en février dernier. Véritable monument d’un genre qui avait connue son heure de gloire sur les consoles précédentes, ce énième volet de la saga Castlevania, sans nul doute le meilleur, avait sut conquérir un public de joueurs qui, pourtant, ne juraient que par la 3D naissante. Et puis, depuis, ce fut le désert, total, pendant plus de deux longues décennies, du moins, pour ma part, bien entendu… Cependant, ce fut de l’endroit le plus innatendu que Castlevania connu ce que l’on peut appeler son digne héritier, je veux parler de l’Espagne, pays peu connu, il faut le reconnaitre, pour sa production vidéoludique ! Une maison d’édition presque inconnue, des développeurs qui l’étaient tout autant et un soft, Blasphemous, héritier d’un genre totalement monolithique, le Metroidvania, mais qui, malgré tout, en une époque qui ne jurait que par la PS4 et autres consoles équivalentes, remettait de la plus belle des manières la 2D à l’honneur. Une folie ? Oui, probablement, surtout que, histoire d’enfoncer le clou, les concepteurs de la chose, osaient nous plonger dans une ambiance typiquement ibérique, mettant à l’honneur légendes locales, catholicisme, inquisition et créatures typiques du folklore espagnol. Le résultat ? Tout simplement somptueux, et je pèse mes mots ! Habile mélange de Castlevania et de Dark Souls – pour sa difficulté et son scénario obscur qui ne se dévoile que petit à petit – Blasphemous est une indéniable réussite qui, non seulement nous prouve de la plus belle des manières que la 2D n’est pas morte, mais que, surtout, l’originalité non plus et que si l’on ose sortir des sentiers battus, si l’on décide de sortir des genres traditionnels, alors oui, mille fois oui, la réussite peut être au rendez vous. Naturellement, on ne va pas se mentir, un soft comme Blasphemous n’est pas fait pour tout le monde et nombreux seront celles et ceux qui passeront outre un jeu d’un autre âge : tant pis pour eux, tant mieux pour les autres qui, eux, n’auront pas peur de faire l’impasse sur des graphismes dépassés – en apparence – et qui se rappelleront que les meilleures surprises sont souvent là où l’on ne s’attend pas…
 

Points Positifs
 :
- Un des softs les plus originaux de ses vingt dernières années, sans aucune contestation possible ! Reprenant le genre Metroidvania tombé en désuétude depuis des lustres, saupoudrant le tout de légendes ibériques du plus bel effet, s’inspirant de Dark Souls et mettant en avant un coté malsain pour le moins important, Blasphemous est une réussite qui nous prouve que la 2D est loin d’avoir dit son dernier mot !
- Des graphismes en 2D, certes, mais qui n’en sont pas moins de toute beauté avec des animations fluides, une ambiance gothique et inquiétante magnifique, de sympathiques effets de lumière, des adversaires forts réussis ainsi qu’une prise en main instinctive et presque sans faille.
- La mise en avant du folklore andalou est un plus indéniable, comme les multiples références a ce catholicisme dévoyé…
- Pour une fois que l’on échappe aux Vikings, au Japon ou au Moyen-âge européen, on ne va pas s’en plaindre !
- Une flopée de boss qui vous donneront du fil à retordre et qui marquent les esprits.
- Certaines zones sont tout simplement magnifiques !
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, un soft comme Blasphemous n’est pas fait pour tout le monde et n’est pas grand public pour un sou, une bonne partie, naturellement, n’ayant aucun intérêt pour ce jeu d’un autre âge…
- Certains allers retours incessants entre les différentes zones sont pour le moins pénibles par moments, il faut le reconnaitre.
- Certains passages sont pour le moins ardus et risquent d’en faire tiquer plus d’un.
 
Ma note : 8/10

lundi 24 juin 2024

Nioh 2


Nioh 2
 
Japon. L’an 1555. Ère Sengoku. Un étrange message est déposé à votre fenêtre. Après quelques coups de lame par-ci par-là, vous découvrez son auteur : l’excentrique Tokichiro. Ce dernier cherche un homme de main robuste afin de lui prêter main forte. Il sait en effet que les puissantes Pierres d’Esprit, ou Amrita, se vendent particulièrement bien en temps de guerre. Sauf que pour faire son commerce, il faut faire de la route et braver bien des dangers. Vous voilà donc embarqué par votre ami au cœur de conflits armés où se dispute la possession de terres et des fameuses pierres.
 

Nioh 2
Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Team Ninja
Concepteur : Yosuke Hayashi
Musique : Akihiro Manabe, Yugo Kanno
Date de sortie : 13 mars 2020
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur, multijoueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Dans ma critique précédente, j’avais eu l’occasion et, je ne le cache pas, le plaisir de vous parler d’un certain Nioh. Œuvre de la Team Ninja, ce soft se déroulant dans le Japon médiéval était ce que l’on appelle un Souls Like, c’est-à-dire, un jeu que l’on peut qualifier de fortement inspiré, dans sa conception et sa jouabilité, par la célèbre trilogie de chez From Software, je veux, bien entendu, parler de Dark Souls. Sans grande surprise, la copie ne vaut jamais l’original et, a ce petit jeu des Souls Like et des multiples éditeurs qui, depuis quelques années, surfent sur la vague a succès de ces softs a la jouabilité exigeante du sieur Hidetaka Miyazaki, force est de constater qu’il y a tout de même eu quelques belles réussites. Justement, Nioh, premier du nom, était un bon Souls Like et, par la force des choses, un bon jeu qui, malgré le fait qu’il s’inspirait grandement de ses illustres prédécesseurs, possédait tout de même suffisamment de qualités pour ravir les amateurs du genre. Et donc, quelques années plus tard, les petits gars de chez Team Ninja se disant qu’ils tenaient un filon intéressant ont donné une suite, ce fameux Nioh 2 qui nous préoccupe à présent. Alors, ce second volet mérite t-il le détour ? Ma foi, dans les grandes lignes, oui, même si j’ai quelques réserves à son sujet… Bon, disons le tout de suite, si vous avez apprécié Nioh, force est de constater qu’il serait dommage de passer à coté de Nioh 2, c’est un fait. Bien entendu, il ne faut pas s’attendre à de grands bouleversements, bien au contraire, ce qui fait que, dès les premières minutes, vous retrouverez l’ensemble des éléments qui avaient fonctionner dans le premier volet, c’est-à-dire, cet univers nippon plutôt attirant, ces créatures issues du folklore local et qui, dans l’ensemble, sont plutôt réussies, des graphismes de qualité, sans oublier, naturellement, ce coté Souls Like parfaitement assumé qui a de quoi attirer les nombreux fans des softs retors de chez From Software. Le problème car, vous l’avez compris, il y en a un, c’est que, si l’on retrouve les qualités du premier volet de Nioh, les défauts de celui-ci sont une fois de plus au rendez vous et là, comment dire, c’est nettement plus problématique. Ainsi, une fois de plus, il ne faut pas s’attendre a un scénario folichon, bien au contraire, de même, pourquoi n’avoir pas lié les différents niveaux entre eux, comme dans tout bon vieux Dark Soul qui se respecte ? Pour finir, je pense que les gars de chez la Team Ninja ont poussé le bouchon un peu trop loin pour ce qui est de la difficulté qui devient, par moments, presque ridicule : en effet, dans les softs de chez From Software, plus que la difficulté d’un combat face a un boss, c’est l’exigence qui est au cœur de celui-ci, y compris du coté de Sekiro – Shadows Die Twice qui était un peu le maitre étalon du genre, question difficulté, où ce n’était pas le personnage qui devenait plus fort mais le joueur lui-même ! Le souci, avec Nioh 2, c’est que ces nombreux affrontements face à des boss ou des sous boss deviennent rapidement très pénibles et cela, franchement, c’est tout de même un sacré problème qui risque d’en décourager plus d’un… C’est tout de même dommage car, dans l’ensemble, Nioh 2 est un bon jeu, mais bon, comment dire, a un moment donné, davantage de nouveautés et une difficulté mieux dosée n’auraient pas été de trop pour faire de ce soft un incontournable, c’est un fait…
 

Points Positifs
 :
- Très proche, peut-être même un peu trop, de son prédécesseur, Nioh 2 reste, dans l’ensemble, un bon jeu qui a de quoi ravir les amateurs du premier volet et, bien entendu, les fans de Souls Like dans un sens plus large qui y trouveront un certain plaisir en attendant, naturellement, de patienter entre deux softs de chez From Software.
- On retrouve tout ce qui a fait la saveur des softs de chez From Software et si les familiers des Souls seront en terrain plus que familier, les autres qui s’essaieraient au genre pour la première fois y trouveront peut-être leur compte.
- Adversaires nombreux et retors, boss dangereux et charismatiques dont certains vous donneront bien du fil de retorde, niveaux complexes et souvent bien travaillés. Bref, de quoi passer de très bons moments.
- Le Japon médiéval est plutôt bien retranscrit, quand aux diverses créatures issues du folklore nippon, disons qu’elles marquent les esprits et que cet exotisme est plutôt une bonne idée pour un public occidental.
- L’on peut enfin créer son propre personnage, ce qui est tout de même une bonne nouvelle !
- Une durée de vie assez conséquente qui se compte en nombreuses dizaines heures de jeu.
 
Points Négatifs :
- Aucune véritable nouveauté vis-à-vis du premier volet : ainsi, l’on retrouve les mêmes points positifs mais aussi, malheureusement, les mêmes défauts. Je pense qu’il y avait de quoi améliorer pas mal de points…
- Les fans de Dark Souls risquent de tiquer grandement devant le fait que Nioh 2, comme son prédécesseur, est tout de même une grosse copie des softs de chez From Software : même système de jeu, dans les grandes lignes, jouabilité très proche, même concept général, etc. On ne peut pas vraiment dire que les petits gars de chez Team Ninja se soient vraiment foulés…
- Scénaristiquement, tout cela ne vole pas bien haut et, comme dans le premier volet, on oublie cette intrigue inintéressante au possible pour se consacrer uniquement sur le passage des niveaux et la montée en puissance de notre personnage.
- Une difficulté ahurissante par moments, surtout pour ce qui est des affrontements face aux boss. Bon, je sais que c’est le genre qui veut cela mais dans le cas présent, force est de constater que certains combats sont ridicules et qu’il est très facile de se décourager au bout d’un moment…
- Dommage que les différents niveaux ne soient pas liés entre eux comme c’est le cas dans les Souls.
- Pour ce qui est des missions secondaires, tout cela a tendance à tourner rapidement en rond.
 
Ma note : 7,5/10

Nioh


Nioh
 
Nous sommes à la fin de l'époque Sengoku juste avant la bataille de Sekigahara. William Adams, navigateur anglais considéré comme étant le premier samouraï d’origine occidentale débarque, après un très long voyage en mer, sur les cotes nippones. Paria dans son pays puisqu’il à dut s’évader de la Tour de Londres, William va être confronté à de multiples danger au cours de ses diverses rencontres. Mais si le Japon est, en lui-même, un territoire bien périlleux en temps normal, notre héros va avoir fort à faire en étant confronté à divers Oni et Yokai, d’étranges et puissances créatures des mythes nippons…
 

Nioh
Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Team Ninja
Concepteur : Fumihiko Yasuda, Yosuke Hayashi
Date de sortie : 07 février 2017
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur, multijoueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Complètement traumatiser par la saga Dark Souls qui aura été, à mes yeux (mais je pense, aux yeux de beaucoup de joueurs de par le monde) une véritable révolution vidéoludique comme on en connait finalement peu, je ne pouvais pas, après avoir achevé le cultissime Sekiro – Shadows Die Twice en rester là. Non, pour moi, force est de constater qu’il y eut un avant et un après Dark Souls, un peu comme, il y a une vingtaine d’années, dans une moindre mesure, il y avait eu un avant et un après Final Fantasy 7 ou, plus récemment, un avant et un après The Witcher 3 – Wild Hunt – quoi que, Dark Souls et les autres softs du sieur Hidetaka Miyazaki m’auront davantage marquer, ne serais-ce que par cette jouabilité exigeante. Et donc, après avoir achevé Sekiro et ne possédant pas encore, à l’époque, la fameuse PS5 qui fut, pendant longtemps, si compliquée à avoir et ne pouvant donc pas mettre la main, par la force des choses, sur le tant attendu remake de Demon’s Soul, il fallait que je trouve, en attendant, un soft qui, de prêt ou de loin, serait proche des softs de chez From Software. Bien entendu et sans grande surprise, le succès aidant, moult éditeurs ont essayés, au fil des ans et avec plus ou moins de succès, essayer de copier la façon de faire des Souls Like – d’ailleurs, le terme est resté et moult jeux sont considérés, désormais, ainsi – et, dans le lot, celui qui m’intéressait le plus était un certain… Nioh. Œuvre des petits gars de chez Team NinjaNioh était le soft idéal qu’il me fallait après être venu à bout de Sekiro – Shadows Die Twice : même exigence pour ce qui est de la jouabilité – du moins, même si celle tient davantage de la saga des Dark Souls puisque Sekiro est différent dans sa jouabilité – même lieux puisque l’on retrouve le Japon féodal. Bien entendu, c’était un pari à double tranchant : Sekiro était tellement extraordinaire que, fatalement, Nioh risquait de m’apparaitre comme étant moins somptueux, de même, ce dernier étant mon premier Souls Like auquel je m’attaquais, je risquais de ne voir ce dernier que comme une simple copie, là aussi. Mais bon, comme je l’avais dit, je ne pouvais pas quitter ce genre de jeux aussi facilement et ce fut avec un certain enthousiasme, malgré tout, que je me suis plongé dans ce Nioh qui, accessoirement, avait eu pas mal de bonnes critiques… Et, en toute sincérité, ce fut une bonne expérience ! Alors certes, disons le tout de suite, ce n’est pas un jeu de chez From Software et oui, ce n’est pas de l’inspiration mais de la copie pure et dure. Ceci étant dit, Nioh possède bien des qualités – et des défauts mais rien de bien grave non plus – et celles-ci sont suffisamment nombreuses pour faire de ce soft un indispensable qui ravira les amateurs du genre qui sont, accessoirement, de plus en plus nombreux. Naturellement, les familiers de Dark Souls et compagnie seront en terrain plus que familier avec une jouabilité assez proche quoi que plus nerveuse, le même système d’adversaires tous plus retors les uns que les autres et qui ressuscitent si l’on se repose à un point de sauvegarde – des petits temples qui remplacent les feux de Dark Souls – pas mal de boss qui vous feront tourner en bourrique et qui sont les dignes successeurs – quoi que moins marquants – que ceux des Souls et compagnie sans oublier, bien entendu, un système d’évolution de niveau sans surprise. Cependant, malgré tout ce coté copié / collé, Nioh reste un soft plaisant, plutôt aditif même si on peut estimer, à juste titre, que son scénario est bancal au possible et que le seul intérêt du joueur est d’enchainer les niveaux, quand au héros, ce brave William, sa ressemblance avec Geralt de Riv de The Witcher est pour le moins singulière, pour ne pas dire discutable… Quoi qu’il en soit, sans révolutionner nullement le genre – forcément – Nioh est un bon Souls Like qui possède suffisamment de qualités pour se démarquer au sein d’une concurrence de plus en plus importante. Au point d’en faire une nouvelle saga ? Entretemps, un certain Nioh 2 est sortit mais bon, ceci est une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Un excellent Souls Like qui tout en s’inspirant grandement de la saga de chez From Software se démarque nettement par tout un tas de petites choses qui font que, au final, Nioh a réussit à gagner son propre public. Terriblement aditif pour les fans du genre, c’est un soft de qualité qui mérite le détour.
- On retrouve, bien entendu, tout ce qui a fait la saveur des softs de chez From Software et si les familiers des Souls seront en terrain plus que familier, les autres qui s’essaieraient au genre pour la première fois y trouveront probablement leur compte.
- Adversaires nombreux et retors, boss dangereux et charismatiques dont certains vous donneront bien du fil de retorde, niveaux complexes et souvent bien travaillés. Bref, de quoi passer de très bons moments.
- Le Japon médiéval est plutôt bien retranscrit, quand aux diverses créatures issues du folklore nippon, disons qu’elles marquent les esprits et que cet exotisme est plutôt une bonne idée pour un public occidental.
- Une durée de vie assez conséquente qui se compte en nombreuses dizaines heures de jeu.
 
Points Négatifs :
- Les fans de Dark Souls risquent de tiquer grandement devant le fait que Nioh est tout de même une grosse copie des softs de chez From Software : même système de jeu, dans les grandes lignes, jouabilité très proche, même concept général, etc. On ne peut pas vraiment dire que les petits gars de chez Team Ninja se soient vraiment foulés…
- Scénaristiquement, tout cela ne vole pas bien haut et, très rapidement, on oublie cette intrigue inintéressante au possible pour se consacrer uniquement sur le passage des niveaux et la montée en puissance de notre personnage.
- Dommage que les différents niveaux ne soient pas liés entre eux comme c’est le cas dans les Souls.
- Pour ce qui est des missions secondaires, tout cela a tendance à tourner rapidement en rond.
- William est un clone de Geralt de Riv !
 
Ma note : 8/10

samedi 22 juin 2024

Sekiro – Shadows Die Twice


Sekiro – Shadows Die Twice
 
Pendant l'ère Sengoku au Japon, le seigneur de guerre Isshin Ashina lance un coup d'état sur la ville d'Ashina. Au cours des combats sanglants, un Shinobi errant, Ukonzaemon Usui dit la Chouette, recueille un orphelin qu'il appelle Loup et le forme à l'art du combat et la voie du Shinobi. Vingt ans plus tard, le clan Ashina est sur le point de tomber, le vieil Isshin étant tombé malade et ses ennemis s'étant rassemblés autour des terres. Pour sauver son clan, Genichiro Ashina, le petit-fils d'Isshin, compte utiliser Kuro, le jeune Héritier divin, porteur de l'Héritage du Dragon qui permettrait de créer une armée immortelle. Loup, désormais combattant émérite chargé de la protection de Kuro, est vaincu par Genichiro et perd son bras gauche au cours de leur duel. Cependant, comme il est porteur du Sang du dragon, Loup ne meurt pas et reprend conscience dans un temple en ruines où un sculpteur a remplacé son bras manquant par une Prothèse Shinobi, un bras mécanique modifiable pour être équipé d'armes secrètes.
 

Sekiro – Shadows Die Twice
Éditeur : Activision
Développeur : FromSoftware
Concepteur : Hidetaka Miyazaki
Musique : Yuka Kitamura
Date de sortie : 22 mars 2019
Pays d’origine : Japon
Genre : Action, Aventure
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Comme les fans le savent bien, l'aventure FromSoftware à débuter, aux yeux du grand public, il y a de cela bien des années, par le biais de Demon's Souls qui était paru, pour la toute première fois, sur PS3 en 2009 (et dont je vous proposerais la critique de son remake sur PS5 très bientôt) puis poursuivie avec la fameuse trilogie Dark Soulssans oublier, bien entendu, l’excellent Bloodborne. Cependant, alors que le grand public s’était habituer, dans ces divers softs, a retrouver, grosso modo, les mêmes univers, les mêmes thématiques, les mêmes grosses ficelles scénaristiques ainsi que ce coté exigeant qui aura fait la marque de fabrique de la firme, le grand patron de celle-ci, le sieur Hidetaka Miyazaki, aura décider de prendre des risques, de changer totalement de fusil d’épaule, de ne pas nous pondre un Dark Souls 4 et, plutôt, de nous sortir un soft complètement original, à la fois proche dans sa conception de par son coté exigeant et fort éloigné de tout ce qu’il avait fait auparavant, je veux, bien entendu, parler de Sekiro – Shadows Die Twice. Paru en 2019, ce jeu divisa, immédiatement, la communauté vidéoludique : chef d’œuvre absolu pour les uns, soft trop difficile pour ne pas dire élitiste pour la majorité du public, Sekiro connut une belle polémique, certains articles de la presse spécialisée et bon nombre de joueurs affirmant que, a un moment donné, trop de difficulté tuait tout le plaisir. D’ailleurs, ces critiques, cette apparente difficulté qui reléguait, apparemment, celle des Dark Souls a de simples mises en bouches m’effrayèrent pendant longtemps, ce, jusqu’au jour où, méfiant, n’ayant pas grand espoir de réussite, je me sois plonger, début novembre 2021, alors que débutait, en France, le second confinement – qui n’avait de confinement que de nom – dans ce qui est devenu, depuis, une de mes plus extraordinaires expériences vidéoludiques ! Oui et je pèse mes mots, Sekiro est un chef d’œuvre absolu, un soft monumental qui certes, pousse le jusqu’au boutisme des Dark Souls jusqu’à son paroxysme mais qui n’est, en aucune manière, impossible ou trop difficile. Disons plutôt que, encore plus que dans les softs précédents de FromSoftware, ici, en effet, d’entrée de jeu, le joueur connaitra des débuts bien difficiles dans les premières heures de jeu : le joueur lambda sera littéralement dégouté, le spécialiste des Souls, lui, déstabilisé vu qu’il doit oublier tout ce qu’il connaissait depuis des années afin d’apprendre une nouvelle manière de jouer. Cependant, a force de persévérance, d’essais et de morts – il ne faut pas se leurrer – une fois que l’on comprend que dans Sekiro, tout est une affaire de contres et de posture, tout devient infiniment plus simple et une fois ce premier cap franchis, je peux vous le promettre, c’est le début d’une expérience vidéoludique peu commune qui vous entrainera dans une aventure se déroulant dans le Japon médiéval, dans une succession de duels au sabre et de rencontres magnifiques face a des boss tous plus charismatiques les uns que les autres. Alors bien sur, il faut reconnaitre qu’il faut aimer souffrir pour apprécier un soft comme Sekiro, mais bon, quelque part, cela avait déjà été le cas auparavant dans les précédents jeux FromSoftware. De même, je ne nierai pas que certains affrontements sont dantesques et que, à plusieurs reprises, vous passerez a coté du découragement le plus absolu, cependant, ici, tout est une question de volonté et même si vous mourez un nombre incalculable de fois, dans Sekiro, ce n’est pas le personnage qui devient meilleur – enfin, un peu mais cela reste infime – c’est vous, tout simplement, alors, même dans les passages les plus sombres, les plus décourageants, persévérez et vous verrez que vous pourrez finir ce jeu : cela sera alors la plus belle des récompenses…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands jeux auquel j’ai eu le plaisir de jouer depuis bien des années. Etant l’aboutissement logique et innatendu des Dark SoulsSekiro – Shadows Die Twice pousse l’exigence à un niveau rarement vu dans le petit monde des jeux vidéo, cependant, après des débuts qui ne peuvent qu’être poussif, une fois que vous avez compris le concept, les choses changent et ce n’est plus qu’un pur régal jusqu’à une conclusion grandiose ! Un chef d’œuvre !
- Oubliez tout ce que vous avez appris dans les Dark Souls afin d’apprendre une nouvelle manière de combattre où tout repose sur la posture et les contres. Ce changement, une fois compris, s’avère judicieux. Quand a la verticalité, apportée par le grappin, c’est une excellente nouveauté qui apporte un plus indéniable.
- Plutôt que de pouvoir créer son héros de toute pièces – genre, classe – nous avons ici un Shinobi, Loup. Cela peut paraitre singulier, de prime abord, cependant, en se focalisant sur un véritable héros, l’histoire n’en n’est que meilleure et vous vous attacherez rapidement a celui-ci, vous pouvez me croire.
- Un casting de protagonistes haut en couleur et terriblement charismatique : Genichiro Ashina, La Chouette, Dame Papillon, Isshin Ashina font partit des meilleurs personnages de tous les jeux de chez FromSoftware.
- De nombreux affrontements d’anthologie qui vous laisseront sur le carreau à de multiples reprises mais qui vous apporteront une satisfaction inouïe lorsque vous en sortirez vainqueur !
- Graphiquement, Sekiro est un soft de toute beauté et certains niveaux sont tout bonnement magnifiques de par leurs architectures, les paysages, les constructions, les couleurs, etc. Un pur régal pour les yeux.
 
Points Négatifs :
- Il faut adhérer au concept des jeux FromSoftware et il est clair que ce genre de softs n’est décidément pas fait pour tout le monde. Certes, il n’est pas impossible a finir, mais bon, mourir a répétition face au moindre adversaire, devoir se retaper, encore et encore, certains passages avant de se faire massacrer en deux secondes par un boss, cela peut très rapidement lasser beaucoup de monde.
- Il faut tout de même reconnaitre que certains adversaires sont de véritables cauchemars ambulants et vous risquez, au bout d’un moment, d’être littéralement découragés, ce qui peut nuire fortement au plaisir du joueur.
- Dans Sekiro, c’est le joueur qui devient meilleur, pas le personnage. Bon, l’idée est pas mal mais il aurait tout de même été préférable que, comme dans les Dark Souls, Loup puisse gagner en puissance plus nettement car bon, comment dire, le peu d’amélioration qu’il gagne, au fil du jeu, s’avère minime.
 
Ma note : 9,5/10

mardi 18 juin 2024

Bloodborne


Bloodborne
 
Un Chasseur se réveille et découvre qu'il est opéré par un vieil homme. Ce dernier explique qu'il lui transfuse du sang. Il avertit le chasseur qu'il commence un étrange voyage en quête du sang pâle qui semblera être un mauvais rêve. Le chasseur s'évanouit après avoir vu plusieurs créatures bestiales s'approcher de lui. Une fois que le joueur a créé son chasseur, le chasseur se réveille sur une table d'opération dans une petite pièce. Le chasseur quitte alors la pièce, découvre qu'il est à Yharnam, plus précisément à la clinique de Iosefka, constate que le monde est rempli de dangereux monstres et mystères, et commence son long voyage. Peu après son arrivée à Yharnam, le joueur est projeté dans une dimension spectrale nommé le Rêve du Chasseur, qui sert aussi bien de refuge que d'atelier. Il y rencontre deux entités : Gehrman, un vieil homme en fauteuil roulant qui donne des conseils, et la Poupée, une poupée taille humaine qui lui permet d'utiliser les échos du sang pour préparer son corps aux combats. Gehrman informe le joueur que pour obtenir le sang convoité, il doit chasser les différents monstres infestant Yharnam et stopper la source de la contamination. Alors que le chasseur s'enfonce de plus en plus dans la ville, il commence à découvrir ses noirs secrets ainsi que l'origine de la contamination qui la détruit. Il y a fort longtemps, les habitants d’Yharnam commencèrent à vénérer les Grands Anciens, des êtres cosmiques étranges habitant les labyrinthes sous la ville. Ils pourvoyaient le sang guérisseur pour lequel Yharnam était connu, et qui est aussi la source de la contamination. Ils propagent le fléau dans Yharnam afin d'encourager la croissance d'un nourrisson de Grand Ancien.
 

Bloodborne
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : From Software
Concepteur : Hidetaka Miyazaki
Date de sortie : 24 mars 2015
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Solo, Multijoueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Indéniablement, la saga Dark Souls aura changer, a sa manière, la face du petit monde des jeux vidéos car, depuis ses premiers opus, il y a de cela sensiblement une décennie, les softs du sieur Hidetaka Miyazaki auront sut conquérir des joueurs plus exigeants, des joueurs qui en avaient assez de la facilité de la plupart des jeux actuels et qui, bien évidement, étaient prêt a mourir, encore et encore, chaque succès étant considéré comme étant une victoire. Et donc, après avoir pas mal de mois sur la saga, concluant celle-ci, naturellement, par le fameux Dark Souls 3, j’étais tellement emballer par l’univers du sieur Miyazaki et par son concept de jeu que je me suis intéresser a une autre création du même concepteur, un soft assez semblable malgré quelques différences, je veux, bien évidement parler de Bloodborne. Semblable car dans le genre hardcore, Bloodborne est un digne équivalent de Dark Souls : ici, le familier des Souls sera en terrain connu et même s’il y a quelques différences dans les combats, beaucoup plus dynamiques, il est clair que le leitmotiv reste le même, c’est-à-dire, des adversaires dangereux et qui peuvent tous vous tuer, y compris le moindre villageois armé d’une fourche, des boss plus spectaculaires les uns que les autres, des décors grandioses, bref, tout un tas d’éléments que l’on trouvait déjà dans la saga des Souls. Cependant, dans Bloodborne, nous quittons l’Heroic-Fantasy pour une ambiance plus Victorienne et où plane l’ombre d’un certain Lovecraft. Du coup, exit les boucliers et place aux armes a feu, exit les armures pour des tenues du XIXème siècle, exit les sorciers pour faire place a des savants fous. Bref, avec Bloodborne, les familiers de Dark Souls retrouveront tout ce qui avait put les attirer dans cette série de softs, c’est-à-dire, avant toute chose, un jeu exigeant – parfois trop pour certains – mais ce, dans une ambiance différente et qui, ma foi, ravira bien des amateurs de gothique et d’auteurs comme Lovecraft ou Stocker.  Le jeu en lui-même est superbe, les décors, forcément grandioses et inquiétants et si vous avez apprécié Dark Souls, alors, n’hésitez pas une seule seconde, malgré ses différences, Bloodborne est fait pour vous. Bien évidement, certains joueurs, trop habitués aux facilitées de la plupart des jeux vidéos actuels passeront leur chemin, mais cela est plutôt dommage car malgré ce que l’on peut penser, un jeu comme Bloodborne, malgré ses difficultés, n’est pas impossible. Il suffit juste d’avoir de la patience et d’accepter de mourir de nombreuses fois, mais n’oubliez jamais que la réussite, lorsqu’elle surviendra, n’en sera que plus appréciable !
 

Points Positifs
 :
- En gardant le concept qui a fait le succès des Dark Souls mais en quittant l’univers de l’Heroic-Fantasy pour une ambiance gothique, Hidetaka Miyazaki a sut non seulement renouveler la saga mais, qui plus est, nous pondre ce qui est indéniablement un superbe jeu. Car plus qu’une pseudo-suite ou un épisode annexe, Bloodborne est un volet a part qui, peut-être, aura droit a ses propres suites.
- Comme dans les Souls, il faut s’attendre a mourir énormément de fois, a devoir apprendre comment tous nos adversaires se battent, a être prudent, a chercher le bon chemin, les bons raccourcis, a affronter des boss tous plus spectaculaires les uns que les autres, mais même si cela peut présenter quelques difficultés au départ, une fois la manette prise en main et le concept maitrisé, c’est parti pour une centaine d’heures de pur bonheur !
- Les décors, magnifiques et grandioses, les décors, qui le sont tout autant, le design des monstres, l’ambiance générale, la bande son qui permet de nous fondre dans l’aventure. Bref, que du bon !
- Bien évidement, la satisfaction de battre un boss, de traverser un niveau qui semblait impossible et autres joyeusetés du même genre sera a la hauteur de nos difficultés.
- Assez différents de ceux des Souls, les combats de Bloodborne, bien plus dynamiques, déstabilisent au départ mais s’avèrent être une belle réussite.
 
Points Négatifs :
Bloodborne n’est pas un jeu impossible a finir et même s’il est plus destiné aux hardcore gamers – il faut le reconnaitre – c’est avant toute chose un soft exigeant. Forcément, nombreux seront ceux qui n’iront pas au bout devant la difficulté de la chose et qui abandonneront, dès les rues de Yharnam.
- Sympa l’idée de créer des donjons aléatoires où l’on peut prolonger l’expérience, cependant, ces derniers s’avèrent très rapidement se ressembler tous et, du coup, on finit par ne plus trop y aller.
 
Ma note : 9/10

dimanche 16 juin 2024

Dark Souls 3 – The Fire Fades Edition


Dark Souls 3 – The Fire Fades Edition
 
Dark Souls 3 – The Fire Fades Edition contient le jeu complet et le Season Pass. Découvrez les 2 contenus téléchargeables – Ashes of Ariandel et The Ringed City – et enrichissez votre expérience de jeu. Explorez le monde enneigé d'Ariandel à la découverte de nouvelles zones, de boss et d'ennemis inédits, ainsi que de nouvelles armes, armures, sorts et bien plus encore. Oserez-vous relever ce nouveau défi ? Succomberez-vous aux Ténèbres ? The Ringed City est la dernière extension de Dark Souls 3. Voyagez jusqu'au bout du monde à la recherche de la Cité enclavée et découvrez de nouveaux paysages, boss et ennemis ainsi que des armures, sorts et objets inédits.
 

Dark Souls 3 – The Fire Fades Edition
Éditeur : From Software
Développeur : From Software
Concepteur : Hidetaka Miyazaki
Musique : Motoi Sakuraba, Yuka Kitamura
Date de sortie : 21 avril 2017
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Il était apparu, en mars 2016 déjà, comme l’aboutissement d’une saga absolument sans faute et qui avait vu le jour, il y a fort longtemps déjà, sur la PS3 avec un certain Demon’s Souls – soft dont le remake est depuis sortit sur la nouvelle console de Sony, la PS5. Ce jeu, bien entendu, c’était l’excellent Dark Souls 3, sans nul doute le point d’orgue d’une saga vidéoludique qui, après un premier volet légendaire et pour lequel je garde une certaine préférence puis un second un peu différent mais tout aussi bon, s’achevait donc par un soft que l’on peut qualifier, sans peine, de chef d’œuvre. Pourtant, si depuis, From Software, après une première expérience qui sortait un peu des sentiers battus avec l’extraordinaire Bloodborne, nous a proposer un soft assez différent, le fameux Sekiro avant l’aboutissement ultime qu’est Elden Ring, nous n’en n’avions pas tout a fait finit avec la saga culte de Hidetaka Miyazaki puisqu’il manquait, histoire de conclure tout cela en beauté, deux DLC pour le moins indispensables pour les fans les plus ultras : Ashes of Ariandel et The Ringed City. M’étant donc procurer cette édition complète de Dark Souls 3, je m’étais donc atteler à poursuivre l’expérience de cet univers si particulier des Souls et, ma foi, a la fois avec un certain enthousiasme mais aussi, je dois le reconnaitre, pas mal de frustration… Bon, d’entrée de jeu, il faut savoir saluer le travail des petits gars de chez From Software sur ces DLC, principalement le second qui a une importance notable sur le lore de la saga et qui conclut en beauté celle-ci. Nouveaux décors, toujours aussi grandioses, nouveaux lieux, franchement magnifiques, nouveaux adversaires, plus puissants et retords que jamais, nouveaux boss, plus énervants et invincibles que ceux de la saga de base, ce qui, ma foi, veut tout dire. Et, justement, le souci est peut-être, du moins, pour les simples mortels dont je fais partit : la difficulté ahurissante de ces deux DLC ! Bon, je sais, il est de coutume de dire que les Souls ne sont pas des jeux difficiles mais des jeux exigeants, d’ailleurs, ce n’est pas faux, le problème, c’est que, un peu comme cela avait été le cas avec les DLC de Dark Souls 2, ici, on doit se coltiner des ennemis a la puissance colossale qui ne nous laisserons pas le moindre répit… et je ne parle pas uniquement des boss ! Et la, se pose un problème : si vous êtes un expert des Souls, si vous êtes capables de finir les différents volets sans vous faire toucher ou avec un personnage au premier niveau – j’exagère mais pas tant que cela – ces deux DLC représenteront pour vous un beau challenge. Cependant, si vous êtes comme moi, un joueur plus ou moins correct, capable de maitriser le système de jeu et de se coltiner moult boss mais qui, malgré tout, possède quelques limites, alors, cela devient compliquer, très compliquer… C’est plutôt dommage car Ashes of Ariandel et, surtout, The Ringed City sont d’excellents DLC, mais bon, à un moment donné, trop de difficulté tue la difficulté, ce qui fut le cas pour moi ici… J’aurais préféré quitter cette somptueuse saga sans ce sentiment de frustration dont je me serais bien passé…
 

Points Positifs
 :
- Deux excellents DLC qui concluent à merveille ce qui est bel et bien une des plus grandes sagas vidéoludiques de l’histoire du genre : les fans retrouveront, avec plaisir, pour la toute dernière fois – du moins je le pense car il ne faut jamais dire jamais – l’univers si particulier de Hidetaka Miyazaki, ce, en affrontant moult adversaires charismatiques et en ayant quelques explications plutôt bienvenues sur le lore.
The Ringed City est, indéniablement, le meilleur des deux DLC de Dark Souls 3 : de par ses décors, son ambiance, ses adversaires, ses boss, ses révélations sur le lore mais aussi, parce que celui-ci est la conclusion finale de la saga.
- Si Ashes of Ariandel possède quelques défauts, il est clair que, dans l’ensemble, cela reste un bon DLC qui vous fera passer de bons moments, enfin, si vous êtes fans du genre, bien entendu.
- Sister Friede et Gael le Chevalier Esclave sont, indéniablement, deux des boss les plus charismatiques – et puissants – de toute la saga.
- Un bestiaire renouvelé, des adversaires plus retords et puissants que jamais, de nouveaux lieux comme les champs de neige de Ashes of Ariandel ou la cité complètement hallucinante de The Ringed City, des boss surpuissants et qui vous donneront des sueurs froides. Oui, de quoi quitter la saga en beauté !
- Décors magnifiques, animations sans faute, bande originale de qualité. Bon, c’est un Dark Souls quoi !
 
Points Négatifs :
- Une trop grande difficulté qui, forcément, en découragera plus d’un, y compris bon nombre de joueurs qui avaient, pourtant, achevés les volets précédents. Il faut reconnaitre que, dans ces deux DLC, principalement The Ringed City, nous sommes au-delà de l’exigence pure et dure et je pense ne pas me tromper en affirmant que si vous n’êtes pas un hardcore gamer, il est impossible de venir a bout de tout ce petit monde – et je ne vous parle pas des boss…
- Si The Ringed City flirte avec la perfection, j’ai trouvé Ashes of Ariandel un peu trop court, ce qui est dommage.
- Certains bugs d’affichages par moments et une caméra qui nous en fera voir de toutes les couleurs lors de certains affrontements.
- Bien entendu, comme je l’ai dit lors des critiques des autres volets de Dark Souls, il faut adhérer au concept de la saga et il est clair que ce genre de softs n’est décidément pas fait pour tout le monde. Certes, il n’est pas impossible a finir, mais bon, mourir a répétition face au moindre adversaire, devoir se retaper, encore et encore, la moitié d’un niveau avant de se faire massacrer en deux secondes par un boss, cela peut très rapidement lasser beaucoup de monde.
 
Ma note : 8/10