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jeudi 26 septembre 2024

Sentinelle


Sentinelle
 
François Sentinelle mène une double vie. Le jour, il est le flic le plus médiatique de l'Île de la Réunion, connu pour ses méthodes musclées et ses chemises à fleur, poursuivant les criminels à bord de son célèbre Defender jaune. Mais en dehors des heures de service, et bien souvent pendant, Sentinelle a un autre métier : chanteur de charme. Depuis quinze ans, il essaye de renouer avec le succès en préparant un nouvel album, sans y parvenir.
 

Sentinelle
Réalisation : Hugo Benamozig, David Caviglioli
Scénario : Hugo Benamozig, David Caviglioli
Musique : Thomas Couzinier, Frédéric Kooshmanian
Production : 22h22, Les Films entre 2 et 4
Genre : Comédie
Titre en vo : Sentinelle
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 08 septembre 2023
Durée : 99 mn

Casting :
Jonathan Cohen : le capitaine François Sentinelle
Emmanuelle Bercot : Florence Cazeaux-Rocher
Raphaël Quenard : Capitaine Rémi Morisset
Ramzy Bedia : Frédo
Gustave Kervern : Valéry Rocher
Laurent Evuort : Sorcier
Ken Eind : Gilles Hoarau
Joseph Woerlen : Rayane
Matthieu Virginius : Jonas Terrence
Dimitri Virginius : Freddy Terence
Carlito Benzini : Stillian
Luca Besse : Maousse
Hugo Dillon : Serpent
Jessy Salomée Ugolin : Amandine Bègue
Abdoulaye Gago : Abdou, le monteur
Yann Papin : le réalisateur de clip
Thierry René : Wagner
Hervé Rakotofiringa : Laurent Chakravarty
Louzolo Mahonga-Morillon : Timothée
Audrey Dorval : Carole
Yves Tolita : Michel, le passant touché
 
Mon avis :
 Si je dois être tout à fait franc avec vous, lorsque j’ai appris l’existence de ce film, Sentinelle, la toute première chose que je me suis dit c’est qu’il était hors de question que je me fourvoie en le regardant ! Après tout, me disais-je avec une certaine morgue, il y a tout de même des choses que l’on ne peut pas faire, des choses qui, question de dignité, se doivent de ne pas être regarder et même si, malgré moi, je l’aime bien le Jonathan Cohen (que j’ai découvert par le biais des mini-séries La Flamme et Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra) de là à suivre les facéties de cet ahuri sur grand écran, disons qu’il ne faut pas exagérer ! Pourtant, vous l’avez compris, j’ai finis par le regarder ce Sentinelle !? La raison de ce retournement de situation complètement incompréhensible ? Eh bien, comment dire, disons que, ayant déjà connu des jours meilleurs, étant plutôt affaibli par un petit rhume qui ne me quitte pas depuis une bonne semaine et épuisé par un mois de septembre interminable, je me suis dit que, quelque part, Sentinelle était le film parfait pour oublier mes soucis et, sur ce point, ce fut une belle réussite, incontestablement ! Car oui, mille fois oui, si ça ne va pas trop dans votre vie, si vous avez le moral dans les chaussettes et que vous avez franchement besoin de vous changer les idées, alors, Sentinelle, ce film complètement déjanté où un Jonathan Cohen égal à lui-même fait du Jonathan Cohen – c’est-à-dire qu’il fait un ahuri imbu de lui-même, abruti et qui se la raconte – est tout simplement fait pour vous ! Débile mais drôle avec cet humour particulier à ras du sol mais qui n’en reste pas moins efficace pour peu que vous soyez très bon public, Sentinelle vous fera oublié, le temps d’une heure-et-demie, tous vos soucis et, ma foi, c’est déjà une très bonne chose. Après, il sera toujours temps de replonger dans la réalité et de passer à des choses bien plus sérieuses, mais bon, ceci, naturellement, est une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Même si Sentinelle est tout sauf un bon film, force est de constater que celui-ci n’en reste pas moins une indéniable réussite pour peu que vous soyez à la limite de la dépression : avec ce film, tellement débile, vous allez vraiment oublier tous vos soucis et, ma foi, c’est le principal !
- Jonathan Cohen se contente de faire du Jonathan Cohen mais, quelque part, ce n’est pas un problème vu que si vous apprécier ce personnage imbuvable, imbu de sa personne et complètement abruti, alors, vous allez passer un bon moment !
- Un scénario qui tient sur un timbre poste mais qui n’en reste pas moins efficace… du moins, pour les amateurs du genre.
- Des scènes tellement loufoques que l’on tombe dans le grand n’importe quoi, cependant, cela fonctionne plutôt bien.

Points Négatifs :
- Bon, on ne va pas se mentir, Sentinelle est tout de même moyen, très moyen même et il est évidant que même si ce film peut vous faire passer un bon moment – tout en oubliant vos soucis, ce qui est le principal – nous sommes à des années lumières de ce que l’on appelle un bon film…
- Ce n’est surement pas ce film qui va réconcilier les détracteurs de Jonathan Cohen avec celui-ci, bien au contraire.
- Un humour ras des pâquerettes qui en fera fuir plus d’un et, quelque part, cela peut parfaitement se comprendre au vu de certaines scènes qui sont tout de même d’une débilitée profonde.
- Un scénario qui sent le déjà-vu à plein nez, sans grande surprise et qui mise tout sur le coté débile du sieur Cohen et sur des gags faciles et attendus…

Ma note : 6,5/10

mercredi 25 septembre 2024

Une Année Difficile


Une Année Difficile
 
Dans un centre commercial, le matin du Black Friday 2019, des activistes écologistes essayent d'empêcher la foule des clients de rentrer dans un magasin, afin de dénoncer la surconsommation. Leur discours passe mal auprès des nombreux clients bloqués, parmi lesquels se trouve Albert Laprade, venu acheter une télévision. La police intervient, le magasin peut ouvrir, et la ruée des clients en quête de prix bradés tourne au pugilat grotesque. Avec sa télévision neuve, Albert se rend chez Bruno Ambrosi. Ils sont entrés en contact via Leboncoin, Albert veut revendre la télévision à Bruno. Mais un huissier de justice est en train d'organiser la vente aux enchères des meubles de Bruno, surendetté. Bruno est assommé par les comprimés qu'il est en train d'avaler par poignées, puis finit par perdre conscience. Son téléphone sonne, Albert répond : Henri, bénévole d'une association de lutte contre le surendettement, est au bout du fil. Lorsqu'il apprend que Bruno est inconscient, il dit à Albert d'appeler les pompiers, et arrive immédiatement. Il invite Albert à s'adresser à son association, car il a deviné que ce dernier est également surendetté. Il lui explique notamment qu'il est possible, sous certaines conditions, d'obtenir l'effacement de ses dettes par la Banque de France. Albert se montre très intéressé.
 

Une Année Difficile
Réalisation : Éric Toledano, Olivier Nakache
Scénario : Éric Toledano, Olivier Nakache
Musique : Grandbrothers
Production : Gaumont, Quad Productions, Ten Cinéma
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Une Année Difficile
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 18 octobre 2023
Durée : 118 mn

Casting :
Pio Marmaï : Albert Laprade / Poussin
Jonathan Cohen : Bruno Ambrosi / Lexo
Noémie Merlant : Valentine / Cactus
Mathieu Amalric : Henri Tomasi
Grégoire Leprince-Ringuet : Quinoa
Luàna Bajrami : Antilope
Gaïa Warnant : Pomme Pomme
Sandrine Briard : Solange / Sirène
Oussama Kheddan : Sofiane
Danièle Lebrun : Madeleine
Alexandra Roth : Corinne
Jean-François Cayrey : Marco
Margot Bancilhon : Claire
Christiane Bopp : la présidente de la commission de surendettement
Aïssatou Diallo Sagna : l'infirmière
 
Mon avis :
 Comme vous l’avez peut-être remarquer, ce mois de septembre, pour ce qui est de ma rubrique cinéma, est fortement marqué par la présence du duo composé d’Éric Toledano et d’Olivier Nakache, deux réalisateurs français que j’apprécie depuis longtemps. En effet, depuis presque deux décennies, les deux compères sont devenus, sans aucune contestation possible, deux des têtes d’affiches du cinéma français et il suffit de se souvenir de certains de leurs plus belles réussites comme Nos Jours Heureux, Tellement Proches, Intouchables et Le Sens de la Fête pour s’en convaincre. Par la force des choses et comme je suis plutôt fan du duo, je savais parfaitement que, tôt ou tard, j’allais m’attaquer a leur dernier film en date, Une Année Difficile, paru il y a de cela presque un an et qui avait pour vedette Pio Marmaï et, surtout, l’inimitable Jonathan Cohen, ce dernier étant un peu à la mode ces derniers temps, il faut le reconnaitre. Bref, tous les éléments étaient en place pour que l’on ait droit à une bonne petite comédie des familles comme le duo Toledano et Nakache à le secret, alors, le résultat fut-il à la hauteur de mes espérances ? Eh bien, si je dois être tout a fait objectif, je dois reconnaitre que je suis un peu mitigé a l’issu du visionnage de ce film. Bon, tout d’abord, je dois admettre que je n’étais pas emballé par la mise en avant de ces activistes écologistes ai sein de l’intrigue : je vais probablement en faire hurler certains mais bon, comment dire, les petits fils a papa qui n’ont jamais manquer de rien et qui adorent donner de grandes leçons de morales a tous ceux qui ne pensent pas comme eux tout en hurlant a la fin du monde, sincèrement, je ne les aimes pas ! Fort heureusement, ici, le duo Toledano et Nakache est suffisamment malin pour ne pas glorifier le mouvement, les activistes apparaissant ici comme étant des individus tout aussi paumés que nos acheteurs compulsifs parfaitement bien représentés par nos deux compères, Pio Marmaï et Jonathan Cohen qui, au demeurant, forment un duo plutôt sympathique a défaut d’être inoubliable. Une bonne chose, certes, sauf que, malheureusement, cela ne suffit nullement a sauver les meubles car si, effectivement, il y a pas mal de scènes plutôt amusantes et si oui, sans surprises, Cohen fait du Cohen, force est de constater que l’on a déjà connu mieux, beaucoup mieux même… Bref, vous voyez où je veux en venir : Une Année Difficile est une bonne petite comédie qui se laisse regarder mais qui ne restera nullement dans les annales, loin de là, quand a nos amis Éric Toledano et Olivier Nakache, reconnaissons qu’ils ont fait beaucoup mieux avant…
 

Points Positifs
 :
- Incontestablement, Une Année Difficile est une bonne petite comédie qui se regarde plutôt bien et même si nous sommes loin d’avoir à faire a un incontournable, c’est un fait, ce film possède suffisamment de qualités pour ravir les amateurs du genre.
- Les occasions de rigoler sont nombreuses, Cohen fait du Cohen sans tomber dans l’excès, bref, il y a de quoi passer un bon moment sans prise de tête.
- Fort heureusement, nous n’avons pas droit a une glorification des activistes écologistes, ces derniers apparaissant comme étant tout aussi paumés que les autres protagonistes…

Points Négatifs :
- Reconnaissons que Éric Toledano et Olivier Nakache ont fait beaucoup mieux avant et que nous sommes loin de leurs plus belles réussites – d’ailleurs, sur ce point, leur dernière réussite incontestable remonte tout de même a 2017 avec Le Sens de la Fête, ce qui commence à dater…
- C’est une comédie sympathique, cela se regarde, mais sans plus.
- Vu le potentiel de Jonathan Cohen, je trouve tout de même celui-ci sous-exploité ici.

Ma note : 7/10

lundi 23 septembre 2024

Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra


Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra
 
Marc repart à l'aventure sur une île déserte : Chupacabra. Aux côtés d'anciennes prétendantes et de nouveaux candidats, il devra faire face aux manipulations mentales, aux épreuves physiques et aux trahisons de ses coéquipiers.
 

Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra
Réalisation : Jonathan Cohen, Jérémie Galan
Scénario : Jonathan Cohen, Jérémie Galan, Florent Bernard
Musique : Daniel Salomon
Production : Les Films entre 2 et 4, Makingprod
Genre : Comédie, Parodie
Titre en vo : Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : Canal+
Diffusion d’origine : 23 mai 2022 – 06 juin 2022
Langue d'origine : français
Nombre d’épisodes : 9 x 28 minutes
 
Casting :
Jonathan Cohen : Marc, ex-pilote d'avions / Marco, narcotrafiquant et pâtissier mexicain
Jérôme Commandeur : le présentateur de l'émission
Ramzy Bedia : Abdel, dit Tony Tonic, coach des stars, ex-mari de Carole
Leïla Bekhti : Alexandra, ex-juriste et ex-amoureuse de Marc
Camille Chamoux : Chataléré, esthéticienne pas vraiment fan de vêtements
Sébastien Chassagne : Soisson, dit Soso, enfant-bulle
Gérard Darmon : Philippe Machette, ancien militaire reconverti dans l'écriture d'ouvrages de survie
Adèle Exarchopoulos : Soraya, ex-gardienne de zoo transplantée d'un cœur de gorille
Laura Felpin : Annick, circassienne de rue
Ana Girardot : Anne, enseignante
Jonathan Lambert : Hervé, fonctionnaire dans une secte
Natacha Lindinger : Carole, championne sportive et ex-femme de Tony Tonic
Kad Merad : Patrice (dit Patoche), gérant d'un bistrot à Nîmes
Mister V : William, influenceur débutant en recherche de followers
Géraldine Nakache : Marina, policière lesbienne
Thomas Scimeca : Yvan Boutboul, complotiste
Jacky Ido : Jean-Guy, urgentiste
Pierre Niney : Dr Bruno Juiphe, psychologue de l'émission
Claire Droyer : l'infirmière aux côtés de Soraya et de Jean-Guy aux urgences
Frédéric Lopez : lui-même
Nicolas Zaaboub-Charrier : le chef Bernardin, cuisinier de l'émission
Jérémie Galan : l'infirmier de l'émission
Jean-Toussaint Bernard : Lionel Boutboul, star de la chanson et ancien frère siamois d'Yvan
Cédric Chevalme : Lionel, gagnant de la saison précédente de l'émission
Charlotte Baillon : Géraldine, finaliste de la saison précédente
Steve Tran : Jean Jack, spécialiste animalier en tout genre
Thierry Moya : le Mexicain qui fête la Jean-Guile
Vincent Macaigne : Magic Ludo
Djimo : Hilarino
Squeezie : lui-même
Joseph de Gabriel : le majordome du Palace
Edouardo Sainz : José
Montassar Alaya : l'homme de la tribu
Christine Moquet : la mère de la malade dans la série Donde esta mi bandera
Ariel Munoz : le médecin dans la série Donde esta mi bandera
Yacine Belhousse : Frère Guili Guido
Dédo : Frère Guili Roberto
Stanislas Wawrinka : lui-même
Grand Corps Malade : lui-même
Romain Vissol : le faux Yvan
Romain Cottard : Dr Goy, psychiatre d'Anne
 
Mon avis :
 Comme je l’avais souligné à la fin de ma critique de La Flamme, série parodique qui nous présentait une version pour le moins coquasse d’émissions de téléréalité comme Bachelor, le Gentleman Célibataire ou Greg le Millionaire, les concepteurs de la chose étaient revenu, deux petites années plus tard, avec une suite du même genre, Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra et qui, comme son nom l’indique, s’attaquait cette fois ci a un certain Koh-Lanta. Forcément, toutes celles et ceux qui avaient apprécié La Flamme ne pouvaient qu’être au rendez vous de ce Flambeau surtout que, cette saison parodiant le cultissime Koh-Lanta, il y avait de quoi s’attendre à un menu pour le moins alléchant. Bien entendu et, sans grande surprise, les mêmes recettes sont à nouveau usées et l’on retrouve à nouveau tout ce qui avait fait le succès de La Flamme, c’est-à-dire, cet humour débile qui vous fera hurler de rire et ce coté parodique tellement bien fait qu’on se croirait presque, par moments, devant une véritable émission de téléréalité – après tout, soyons objectifs, les candidats de ces émissions débiles sont-ils plus futés que ceux de cette série, permettez moi d’en douter ? Autre bonne, que dis-je, très bonne nouvelle : on retrouve une bonne partie du casting de La Flamme avec, naturellement, en tête d’affiche, l’inimitable Marc, notre ex-pilote d’avion qui est toujours aussi con, prétentieux et détestable. Ajoutons à cela quelques petits nouveaux qui apportent indéniablement un plus à cette nouvelle saison – sur ce point, le duo composé de Gérard Darmon et de Kad Merad est excellent – et l’on obtient, une fois de plus, ce que l’on appelle une belle réussite. Alors bien entendu, l’effet de surprise n’est plus au rendez vous et l’on n’adhère peut-être plus autant qu’avec La Flamme, mais bon, si vous aimez rire jusqu’à vous en décrocher la mâchoire, il serait dommage de passer à coté de ce oh combien jouissif Le Flambeau ! Espérons juste que tout ce petit monde revienne un jour pour nous présenter une énième parodie, après tout, ce ne sont pas les émissions de téléréalité qui manquent…
 

Points Positifs
 :
- Si La Flamme avait déjà marqué les esprits de par son coté parodique fort réussie et pour le moins hilarant, on peut dire sans aucune contestation possible que Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra est son digne successeur ! Toujours aussi débile, toujours aussi drôle, voilà une suite qui vous fera passer un très bon moment !
- Une parodie de Koh-Lanta, probablement une des émissions de téléréalité les plus importantes de ces quinze dernières années, eh bien, disons que cela mérite le détour.
- Le plaisir de retrouver une bonne partie du casting de la première saison avec, en tête d’affiche, l’inimitable Marc.
- Encore une fois, nous avons droit à un casting de têtes d’affiches pour le moins impressionnant avec, selon moi, une petite mention au duo Gérard Darmon / Kad Merad qui est excellent.
- Amateurs d’humour débile, de situations ubuesques et de blagues par-dessous la ceinture, Le Flambeau est, naturellement, fait pour vous !
- Les amateurs de téléréalité seront, naturellement, en terrain familier.
 
Points Négatifs :
- Bon, il faut tout de même apprécier ce genre d’humour et ce coté parodique qui ne se prend absolument pas au sérieux. Si vous n’aimez pas le genre, Le Flambeau vous laissera de marbre, bien entendu…
- L’effet de surprise de la première saison n’est plus là, ce qui est normal, ce qui fait que certains peuvent peut-être accrocher un peu moins.
- Certains gags sont tout de même un peu trop débiles, il faut le reconnaitre.
 
Ma note : 7,5/10

samedi 21 septembre 2024

La Flamme


La Flamme
 
La vie lui a tout donné... sauf une co-pilote. Pendant neuf semaines dans une sublime villa, treize femmes vont s'affronter pour séduire Marc, pilote de ligne, et tenter d'allumer en lui... La Flamme. Alors, armez les toboggans, vérifiez la porte opposée, Marc va emmener ses prétendantes au septième ciel !
 

La Flamme
Réalisation : Jonathan Cohen, Jérémie Galan
Scénario : Jonathan Cohen, Jérémie Galan, Florent Bernard
Musique : Daniel Salomon
Production : Les Films entre 2 et 4, Makingprod
Genre : Comédie, Parodie
Titre en vo : La Flamme
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : Canal+
Diffusion d’origine : 12 octobre 2020 – 26 octobre 2020
Langue d'origine : français
Nombre d’épisodes : 9 x 28 minutes
 
Casting :
Jonathan Cohen : Marc, le prétendant
Vincent Dedienne : le présentateur de l'émission
Ana Girardot : Anne, l'institutrice que Marc n'aime pas
Géraldine Nakache : Marina, la kinésithérapeute lesbienne
Leïla Bekhti : Alexandra, la juriste psychopathe
Adèle Exarchopoulos : Soraya, la gardienne de zoo au cœur de singe
Doria Tillier : Valérie, la styliste pleureuse
Camille Chamoux : Chataléré, l'esthéticienne exhibitionniste
Laure Calamy : Victoire, la fleuriste religieuse
Marie-Pierre Casey : Claude, la retraitée
Florence Foresti : Émilie, la photographe aveugle
Céline Sallette : Manon, la SDF
Léonie Simaga : Sarah, l'hôtesse d'accueil enceinte
Youssef Hajdi : Orchidée, l'assistant(e) de direction
Angèle : Anna, l'intermittente du spectacle (déguisée en panda)
Gilles Lellouche : Milo
Laetitia Casta : Lila
Pierre Niney : docteur Bruno Juiphe
Orelsan : Fabulo
Ramzy Bedia : Tony Tonic, le coach sportif
Olivier Baroux : Pascal, le fils de Claude
Jérémie Galan : l'infirmier de l'émission sans compétences
Florent Bernard : le vendeur de costumes
Chloé Lemarinel : la fille malade
Marina Rollman : la chirurgienne
Stephan Wojtowicz : le médecin
Jean-Toussaint Bernard : Lolo
Vincent Macaigne : Ludo
Cédric Meusburger : le serveur aveugle
François Civil : Luc
Inès d'Assomption : Tina, la fille de Tony Tonic
Serge Bagdassarian : Giovani Farfalle
Gilbert Melki : Jacques, le père de Marc
Sarah Zaghroun : Jessica, la compagne de Jacques
Laurent Bateau : Daniel, le père d'Anne
Carole Franck : Danielle, la mère d'Anne
Seth Gueko : Dan, le frère d'Anne
Charles Clément : Ange, le père de Valérie
Héléna Noguerra : Marie-Ange, la mère de Valérie
Noémie Lvovsky : Patricia, la mère de Marina
Samir Decazza : le pâtissier
Jean-Rachid : Michel Benssoussan
Edouardo Sainz : José
Yannig Samot : le vigneron
Axel Baille : le couturier
 
Mon avis :
 Alors là, c’est peut-être le truc le plus improbable et le plus stupéfiant qu’il m’a été donné de voir depuis bien longtemps. Il faut dire que si j’avais déjà entendu vaguement parler de La Flamme, depuis sa sortie, en octobre 2020, bref, en pleine période Covid, histoire de mieux situé la chose, sur Canal+, je dois reconnaitre également que ce que je pensais n’être qu’une émission qui parodiait d’autres émissions ne m’intéressait pas le moins du monde. Et puis, quelque part, après une vingtaine d’années, grosso modo, à tomber sur des émissions de téléréalité toutes plus débiles les unes que les autres (au point même que je me dise à quel point il est tout bonnement impossible pour les jeunes générations d’imaginer ce qu’a put être la télévision autrefois, c’est-à-dire, un média hautement critiquer par les élites intellectuelles mais au contenu tellement supérieur à ce que l’on nous propose depuis un quart de siècle) je ne me voyais pas me lancer dans une parodie de téléréalité. Mais je n’avais pas compté sur mon épouse et ses bonnes idées et donc, après que celle-ci ait regardé les deux premiers épisodes de La Flamme, cette dernière m’a convaincu de tenter l’expérience, ce, même si j’étais grandement dubitatif… Et là, comment dire… ce fut la révélation ! Tirer d’une série américaine, Burning Love de Ben Stiller, La Flamme parodie donc de la plus délicieuse des façons des émissions débiles comme Bachelor, le Gentleman Célibataire ou Greg le Millionaire (les connaisseurs savent bien de quoi je parle) et ce, avec une qualité pour le moins impressionnante. Ainsi, le concept de ces émissions de téléréalité est repris avec justesse et si vous êtes un habitué de celles-ci ou, tout simplement, si vous avez déjà eu l’occasion d’en regarder, occasionnellement, cela fonctionne encore mieux puisque vous serez en terrain familier. Alors bien évidement, ici, tout est traité d’une manière parodique, celle-ci étant poussée à son paroxysme et même si certaines scènes tombent souvent dans le grand guignolesque, il faut reconnaitre que celles-ci fonctionnent de fort belle manière au point que les fous rires seront légions tout au long des neuf épisodes qui composent La Flamme. Ajoutons à cela un casting pour le moins impressionnant composé de très nombreuses têtes d’affiches qui ne se prennent absolument pas au sérieux et vous obtiendrez, incontestablement, une belle réussite. Innatendu, certes, mais qui vous fera passer un bon, que dis-je, un très bon moment ! Histoire de prolonger le plaisir, La Flamme aura connu une suite, Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra qui, comme son nom l’indique, parodie Koh-Lanta, mais bon, ceci est une autre histoire dont je vous parlerai très bientôt…
 

Points Positifs
 :
- Une excellente parodie d’émissions de téléréalité comme Bachelor, le Gentleman Célibataire ou Greg le Millionaire et qui vous fera hurler de rire tout au long de neuf épisodes hauts en couleurs et qui se dévorent avec un plaisir certain !
- Un casting pour le moins impressionnant et bourré de têtes d’affiches hexagonales qui, au demeurant, ne se prennent absolument pas au sérieux.
- Chapeau bas à Jonathan Cohen dans le rôle de Marc : un mec tellement con et prétentieux qu’on ne peut que l’adorer !
- Amateurs d’humour débile, de situations ubuesques et de blagues par-dessous la ceinture, La Flamme est, naturellement, fait pour vous !
- Les amateurs de téléréalité seront, naturellement, en terrain familier.
 
Points Négatifs :
- Bon, il faut tout de même apprécier ce genre d’humour et ce coté parodique qui ne se prend absolument pas au sérieux. Si vous n’aimez pas le genre, La Flamme vous laissera de marbre, bien entendu…
- Le premier épisode est grandiose, ensuite, on tombe un peu dans un certain traintrain qui reste bon mais convenu.
- Certains gags sont tout de même un peu trop débiles, il faut le reconnaitre.
 
Ma note : 7,5/10