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mardi 2 janvier 2024

Contes et Légendes Inachevés


Contes et Légendes Inachevés
 
Les Contes et Légendes Inachevés sont un recueil de récits allant des Jours Anciens de la Terre du Milieu à la fin de la Guerre de l'Anneau. Ces histoires révèlent de nouvelles facettes de l'univers du Hobbit et du Seigneur des Anneaux. Ce recueil de textes apporte un éclairage crucial sur ce monde à travers l'histoire de Celeborn et Galadriel ou l'expédition d'Erebor. On en apprend davantage sur les Istari, le groupe des Mages auquel appartenaient Gandalf et Saroumane, et on découvre une description de l'île de Númenor et des Palantíri. On trouvera également une version en prose de l'histoire des Enfants de Húrin, et un épisode de la vie de Tuor : autant de textes qui constituent des chapitres supplémentaires du Silmarillion. Les contes ont été édités par Christopher Tolkien, qui fournit un bref commentaire sur chaque histoire, aidant ainsi à la replacer dans l'ensemble des écrits de son père.
 

Contes et Légendes Inachevés
Auteur : J. R. R. Tolkien
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 10 septembre 1980
Edition Poche : 28 mai 2014
Titre en vo : Unfinished Tales of Númenor and Middle-earth
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Tina Jolas
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 544


Mon avis :
 Avec Contes et Légendes Inachevés, je vais achever ma toute première série de critiques de ce blog, série que j’avais débuter par le chef d'œuvre absolu qu’est Le Seigneur des Anneaux et que j’avais poursuivis, ensuite, avec Le Hobbit  puis l’extraordinaire, selon moi, Silmarillion, sans oublier, bien entendu, Les Enfants de Húrin. Bref, la quasi-totalité des œuvres publiées par le grand John Ronald Reuel Tolkien ont eu droit à leurs critiques – quelles soient parues du vivant de l’auteur ou non – et, a présent, en guise de conclusion, je vais m’attaquer à un certain Contes et Légendes Inachevés, un ouvrage qui, force est de constater, est loin, très loin même d’être mon préféré… Il faut dire que, après Le Silmarillion qui était déjà, pour rappel, paru après le décès de Tolkien, les Contes et Légendes Inachevés font un peu figure de réédite. Ainsi, dans cet ouvrage supervisé, lui aussi, par Christopher Tolkien, nous avons droit à un assemblage de fonds de tiroir qui sont loin d’être tous indispensables. Divisé en plusieurs parties, ces récits, déjà vu, pour la plupart, par ailleurs, reprennent les divers âges du monde et, en toute sincérité, celui qui, selon moi, mérite vraiment le détour, est celui consacré à Numenor, l’ile fortement inspiré par l’Atlantide et qui est, enfin, mise en avant ici. Pour le reste, peu de choses vraiment, à se mettre sous la dent et a moins d’être un fanatique absolu de Tolkien, je pense ne pas me tromper en affirmant que vous pouvez parfaitement faire l’impasse sur cet assemblage hétéroclite. Mais bon, comme chacun sait, quand on aime, on ne compte pas…
 

Points Positifs
 :
- Une compilation plutôt intéressante de divers textes de Tolkien qui n’avaient jamais été publiés de son vivant. Certains sont totalement inédits, d’autres tiennent plus de versions différentes que celles qu’on connait et tout cela apporte un nouvel éclairage sur la Terre du Milieu.
- La partie qui aborde le Second Âge est la plus intéressante puisqu’elle nous permet de mieux connaitre cette période de l’univers de Tolkien qui était passée sous silence. Et puis, on a enfin droit à un récit mettant en scène Numenor !
- Les versions différentes de textes du Silmarillion pour le premier âge et l’arrivée des Istari sont loin d’être déplaisants.
- Si vous êtes un fan absolu de Tolkien, cet ouvrage est, naturellement, fait pour vous !

Points Négatifs :
- Une petite majorité des textes présentés ici sont vraiment indispensables, il faut le reconnaitre.
- La partie consacrée au Troisième Âge est, de mon point de vu, la moins intéressante.
- Les différentes versions de textes déjà connues ne sont pas mauvaises, mais bon, cela sent le déjà-vu.
- Bon, on ne va pas se mentir, tout cela sent le raclage de fonds de tiroir par moments…
- Si vous n’êtes pas un fanatique absolu de Tolkien, vous pouvez parfaitement faire l’impasse sur cet ouvrage.

Ma note : 7/10

Les Enfants de Húrin


Les Enfants de Húrin
 
Deux frères humains de la maison de Hador, Húrin et Huor, sont sauvés par les Aigles d'une troupe d'Orques qui les pourchassait. Ils sont conduits au royaume elfique de Gondolin, caché au cœur des montagnes du Crissaegrim. Le roi Turgon leur réserve un accueil chaleureux, mais au bout d'un an, les frères souhaitent revoir les leurs. Bien que la loi de Gondolin interdise à ses résidents de quitter la ville, afin que Morgoth, le Seigneur Ténébreux, ne puisse découvrir son emplacement, Turgon accepte de les laisser partir. Cinq ans après le retour de Húrin, son épouse Morwen met au monde un fils, Túrin. C'est encore un enfant lorsque son père les quitte pour partir à la guerre. Nírnaeth Arnoediad, la « bataille des Larmes Innombrables », se solde par un désastre pour les armées des Elfes et des Hommes, malgré la participation des Elfes de Gondolin, sortis pour la première fois de leur cité. Huor est tué en couvrant la retraite de Turgon, mais Húrin est fait prisonnier. Morgoth ne parvient pas à lui faire avouer la position de Gondolin, et pour le punir, il l'installe au sommet du Thangorodrim, le massif montagneux qui surplombe sa forteresse d'Angband, et le condamne à assister aux effets de la malédiction lancée sur les siens.
 

Les Enfants de Húrin
Auteur : J. R. R. Tolkien
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 17 avril 2007
Edition Poche : 20 mai 2009
Titre en vo : The Children of Húrin
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Illustrations : Alan Lee
Traduction : Delphine Martin
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 276

 
Mon avis :
 Après vous avoir proposé, en guise de premières critiques sur ce blog, la célèbre trilogie de Tolkien, Le Seigneur des Anneaux puis d’autres œuvres du maitre comme Le Hobbit et Le Silmarillion, je m’attaque à présent à ouvrage que l’on peut qualifier sans peine de particulier : Les Enfants de Húrin. Annoncé à grands frais en 2007, ce roman, en fait, n’était pas aussi nouveau que le lecteur lambda pourrait le penser de prime abord puisque, les amateurs de Tolkien connaissaient déjà les péripéties du charismatique et maudit Túrin par le biais du Silmarillion, bien entendu, mais également, avec une version plus longue dans Les Contes et Légendes Inachevés. Cependant, histoire de justifier l’existence de ce nouveau roman, dans Les Enfants de Húrin, nous avons enfin l’intégralité du texte de la destinée de la descendance de Húrin, ou, du moins, sa version la plus complète sans que l’on soit obligé de jongler entre différents ouvrages. Bref, dans le fond, tout cela n’est pas bien nouveau mais en fait, malgré une certaine méfiance de ma part d’entrée de jeu, force est de constater qu’assez rapidement, je me suis laisser prendre au jeu : déjà, pour cela, il faut rappeler que l’histoire de Túrin est sans nul doute l’un des grands moments du Silmarillion (œuvre qui pourtant en possède plusieurs) et que sa destinée, dramatique, est digne des plus grandes tragédies grecques. Ensuite, cette version complète se lit avec grand plaisir et que l’on soit un parfait néophyte ou un connaisseur de l’univers de Tolkien, je pense ne pas me tromper en affirmant que chacun y trouvera son compte. Bien évidemment, par moments, on pourra regretter certains raccourcis ici ou là tandis que d’autres passages sont bien plus développés mais comme Tolkien a disparu avant de mettre en place Le Silmarillion tel qu’il se l’imaginait, tous les textes publiés depuis son décès par son fils Christopher sont plus ou moins incomplets et sur cela, on n’y peut pas grand-chose. Malgré cela, il apparait grandement que Les Enfants de Húrin n’est pas qu’une vulgaire opération commerciale comme on aurait pu le penser de prime abord mais tout simplement la version finale et définitive de l’une des histoires les plus réussies de Tolkien : dramatique, sans aucun espoir pour ses protagonistes principaux, riche en événements et en têtes d’affiches et magnifiquement illustré par le grand Alan Lee, c’est un pur bijou pour tout amateur du maitre et qui, par la force des choses, se doit donc d’être lu par ceux-ci…
 

Points Positifs
 :
- En partant d’un matériel plutôt connu depuis longtemps, cette version n’en reste pas moins indispensable et ce, pour deux raisons : tout d’abord, les familiers des œuvres de Tolkien trouveront dans Les Enfants de Húrin la version des aventures de Túrin la plus complète qui soit, de plus, les néophytes, eux, rentreront facilement dans l’histoire, en tous cas, bien plus facilement que si c’était Le Silmarillion, ouvrage qui, reconnaissons-le, n’est pas simple d’accès.
- Digne des grandes tragédies grecques, Les Enfants de Húrin se délecte avec plaisir par des lecteurs totalement captivés par ses protagonistes maudits par le destin et par ce Túrin qui réussit tout de même l’exploit, à chaque fois qu’il a le choix, de choisir le mauvais.
- Un casting tout bonnement exceptionnel et que les familiers du Silmarillion retrouveront avec plaisir : Thingol, Turgon, Melian, Beleg a l’Arc de Fer, Morghot, Húrin, etc.
- Les illustrations d’Alan Lee.
- Une seule note en bas de page, ça nous change !

Points Négatifs :
- Reconnaissons tout de même que tout cela n’est pas vraiment nouveau et que les familiers de Tolkien connaissent cette histoire depuis des décennies.
- Tolkien n’ayant jamais finis tous ses textes sur le Premier Age (et ils sont légions), ceux-ci se composent du coup de différentes versions, plus ou moins complètes et, du coup, même ces Enfants de Húrin n’échappent pas à la règle avec des passages où abondent des raccourcis et moins complets que d’autres.
- Possédant la version poche de l’ouvrage, les illustrations en noir et blanc d’Alan Lee sont un peu trop petites, hélas.

Ma note : 8,5/10

Le Silmarillion


Le Silmarillion
 
Les Premiers jours du Monde étaient à peine passés quand Fëanor, le plus doué des elfes, créa les trois Silmarils. Ces bijoux renfermaient la Lumière des Deux Arbres de Valinor. Morgoth, le premier Prince de la Nuit, était encore sur la Terre du Milieu, et il fut fâché d'apprendre que la Lumière allait se perpétuer. Alors il enleva les Silmarils, les fit sertir dans son diadème et garder dans la forteresse d'Angband. Les elfes prirent les armes pour reprendre les joyaux et ce fut la première de toutes les guerres. Longtemps, longtemps après, lors de la Guerre de l'Anneau, Elrond et Galadriel en parlaient encore.
 

Le Silmarillion
Auteur : J. R. R. Tolkien
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 15 septembre 1977
Edition Poche : 12 octobre 2023
Titre en vo : The Silmarillion
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Daniel Lauzon
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 640

 
Mon avis :
 Après la trilogie du Seigneur des Anneaux, que l’on ne présente plus, puis Le Hobbit, premier ouvrage du maitre de la Fantasy, je poursuis mes critiques des œuvres du grand J.R.R. Tolkien avec ce qui est, sans nul doute, mon roman préféré de l’auteur britannique : Le Silmarillion, une œuvre qui a fait coulée énormément d’encre depuis sa parution quatre années après le décès de son auteur et qui, pour la petite histoire, fut achevé par le fils de ce dernier, Christopher Tolkien. Et si cet ouvrage a fait couler beaucoup d’encre, c’est qu’en fait, avec Le Silmarillion, nous avons l’exemple parfait d’un livre où il est impossible de se mettre d’accord car avec lui, il n’y a pas de juste milieu : soit on adore, soit on déteste. Mais il faut dire que pour expliquer ces sentiments aussi extrêmes, la structure même de ce roman y est pour beaucoup… Ainsi, dans Le Silmarillion, nous nous trouvons face à une œuvre qui, si on doit la comparer a quelque chose, tiendrait davantage de La Bible que d’un roman à proprement parler, et si la comparaison peut paraitre osée, elle apparait, selon moi, on ne peut plus justifiée. Après tout, et contrairement au Seigneur des Anneaux où nous avions droit à une histoire pour le moins conventionnelle dans sa structure, dans Le Silmarillion, le lecteur se retrouve devant un assemblage de divers récits qui vont de la création du monde jusqu’à la guerre de l’Anneau, à la fin du Troisième âge, et bien évidement, vu que tout cela s’étale sur des milliers et des milliers d’années, les protagonistes sont légions et entre les divers dieux, les Elfes, les humains, les noms sont tellement nombreux que s’y perdre est chose aisée – surtout que la traduction française n’y aide franchement pas, tellement bâclée qu’elle est. Du coup, devant cette avalanche de protagonistes, de lieux, de sauts dans le temps et de manque de héros véritable, nombreux seront ceux qui prendront leurs jambes à leurs cous et abandonneront la partie… mais les autres… Les autres, eux, ne pourront que s’extasier devant ses récits des jours anciens, devant la folie de Fëanor (pas moi, le vrai, celui d’où je tire mon surnom) et de sa rébellion qui entraine la malédiction sur les Noldors, ils ne pourront que se passionner pour les hauts faits de tous ces grands noms des temps jadis, s’extasier devant ses seigneurs elfes et ses grands héros humains qui les secondaient, trembler devant l’ennemi véritable, Melkor, le maitre de Sauron, déjà présent, mais aussi, et surtout, reconnaitre que Tolkien ne s’était pas contenter d’écrire un chef d’œuvre, Le Seigneur des Anneaux, mais avant toute chose, un univers cohérent, avec son histoire, ses légendes, ses différentes langues, ses hauts faits, ses trahisons les plus sombres, bref, admettre définitivement que depuis Tolkien, personne n’a fait aussi bien. Alors oui, Le Silmarillion n’est pas facile d’accès, je ne le nie pas, oui ce n’est qu’une compilation de divers récits écrits tout au long de la vie de Tolkien et regroupés, par ordre chronologique, par son fils, après sa mort, et oui, mille fois oui, s’il avait dut être publié du vivant de l’auteur, nul doute qu’il aurait été bien différent, mais en dehors de cela, quel chef d’œuvre incontestable !
 

Points Positifs
 :
- La véritable Bible de l’univers de Tolkien, un truc énorme, difficile d’accès, mais au souffle incontestablement épique et magistrale qui, si vous accrocher, ne peut que vous marquez a jamais ; d’ailleurs, d’un point de vue personnel, c’est mon œuvre préférée de Tolkien.
- Oui les protagonistes sont nombreux, oui on s’y perd au milieu de tous ces noms et oui, il se passe tellement de choses que tout cela n’est pas évidant par moments, mais sincèrement, quel plaisir pour ceux qui s’accrocheront et que de moments épiques !
- Certains récits sont tout simplement exceptionnels comme La Ruine du Beleriand et la Chute de Fingolfin, Beren et Lúthien, Túrin Turambar, Tuor et la Chute de Gondolin, pour ne citer que quelques exemples parmi les plus marquants.
- De la même façon, Ainulindalë qui nous narre le chant des Ainur sur la création du monde est un petit bijou.
- Réflexions philosophiques, sacrifices désespérés, hauts faits d’armes, trahisons, protagonistes maudits, histoires d’amour magnifiques : tout est magnifié dans Le Silmarillion.
- Après moult relectures, j’ai fortement apprécié l’Akallabêth qui nous narre la chute de Numenor et qui s’inspire très fortement du mythe de l’Atlantide.
- Au vu du comportement de pas mal d’Elfes dans ce récit, vous ne les verrez plus comme avant…
- Vous pensiez que Sauron était le maitre du mal ? C’est que vous ne connaissiez pas Morgoth !

Points Négatifs :
- Le Silmarillion est une œuvre très difficile d’accès et qui ne plaira pas à tout le monde, ni même à l’intégralité des amoureux de Tolkien, loin de là.
- Quel dommage que l’auteur n’ait pas put mettre en ordre tout cela du temps de son vivant.
 
Ma note : 9/10

Le Hobbit


Le Hobbit
 
Le Hobbit Bilbo Sacquet mène une existence paisible dans son trou de Cul-de-Sac jusqu’au jour où il croise le magicien Gandalf. Le lendemain, il a la surprise de voir venir prendre le thé chez lui non seulement Gandalf, mais également une compagnie de treize nains menée par Thorïn Écu-de-Chêne et composée de Balin, Dwalin, Fili, Kili, Dori, Nori, Ori, Oïn, Gloïn, Bifur, Bofur et Bombur. La compagnie est en route vers la Montagne Solitaire, où elle espère vaincre le dragon Smaug, qui a jadis dépossédé les nains de leur royaume et de leurs trésors. Cependant, pour mener à bien leurs projets, il leur faut un expert-cambrioleur, et Gandalf leur a recommandé Bilbo. Celui-ci est plus que réticent à l’idée de partir à l’aventure, mais il finit par accompagner la troupe.
 

Le Hobbit
Auteur : J. R. R. Tolkien
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 21 septembre 1937
Edition Poche : 12 octobre 2023
Titre en vo : The Hobbit
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Daniel Lauzon
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 400

 
Mon avis :
 Après vous avoir proposer la critique des trois volets de ce qui est sans aucune contestation possible la plus grande œuvre de Fantasy de tous les temps, je veux, bien entendu, parler du Seigneur des Anneaux, je m’attaque, à présent, à un autre roman du grand et inimitable John Ronald Reuel Tolkien, un ouvrage certes moins célèbre mais qui n’en reste pas moins important pour les fans de l’auteur britannique, Le Hobbit. Bien évidement, aux yeux des plus jeunes d’entre nous – enfin, qui ne le sont peut-être plus si jeunes puisque quelques années se sont écoulées – depuis l’adaptation par Peter Jackson de l’ouvrage de Tolkien, Le Hobbit, sans atteindre le succès colossal du Seigneur des Anneaux – adapté, lui aussi, par le même Jackson au tournant des années 2000 – est un peu sortit de l’ombre de son illustre successeur… Oui, successeur puisque, bien avant Le Seigneur des Anneaux, J. R. R. Tolkien avait publié, en 1937, un premier roman qui avait connu un beau succès en Grande-Bretagne, ce fameux Le Hobbit qui nous intéresse aujourd’hui. Bien évidement, nous sommes, ici, a mille lieux de l’excellence narrative d’un Seigneur des Anneaux et, quelque part, ce premier ouvrage du sieur Tolkien apparait davantage comme étant un premier coup d’essai qu’autre chose. J’ai naturellement conscience qu’en affirmant une telle chose, je ne me fais pas beaucoup d’amis du coté des fans intégristes de chez Tolkien mais bon, a un moment donné, il faut savoir être objectif et, au petit jeu des comparaisons, Le Hobbit ne tient pas la route vis-à-vis du chef d’œuvre à venir qu’est la trilogie du Seigneur des Anneaux. D’ailleurs, ce constat, je me l’étais fait il y a bien longtemps, la toute première fois que je me suis lancer dans la lecture de cet ouvrage, quelques temps après avoir dévoré plusieurs fois de suite Le Seigneur des Anneaux. Le résultat ? Une terrible déception, tout simplement ! Trop enfantin, trop simpliste, sans le moindre souffle épique, voilà comment m’était apparu Le Hobbit et, sincèrement, plus de trente ans plus tard, je n’ai pas changé d’avis à son sujet. Quand à la fameuse adaptation de Peter Jackson au cinéma qui en avait fait une trilogie – chose qui ne justifiait en aucune façon – disons que celle-ci, lorsqu’elle paru en salle, ne me réconcilia nullement avec Le Hobbit, bien au contraire, mais bon, ceci est une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Bien entendu, même si j’ai toujours été très critique vis-à-vis de cet ouvrage, Le Hobbit est, tout de même, le premier ouvrage du sieur Tolkien et, malgré ses faiblesses, celui-ci mérite le détour, au moins une fois, ne serais-ce que pour découvrir le passé de certains des protagonistes qui apparaissent dans Le Seigneur des Anneaux, les deux titres étant, naturellement, intimement liés.
- Une histoire simple mais qui n’en reste pas moins efficace avec cette chasse au trésor qui va finir par prendre des proportions inattendues.
- Bilbo, Gandalf, Thorïn Écu-de-Chêne, Elrond, Gollum, Smaug le Dragon, Beorn : nous avons tout de même droit à un beau casting !
- La découverte par Bilbo de l’Anneau Unique, événement majeur qui entrainera ce que vous savez…
- Bien entendu, les fans ultras de Tolkien chanteront les louanges de ce roman.

Points Négatifs :
- On ne va pas se mentir, Le Hobbit ne tient absolument pas la comparaison avec ce qui sera vraiment le chef d’œuvre de J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux et si celui-ci est un véritable incontournable du genre, on ne peut pas vraiment dire la même chose du premier ouvrage de l’auteur britannique…
- Un style tellement enfantin qu’il en est navrant voir même énervant par moments. Heureusement que Tolkien s’est grandement amélioré par la suite !
- Une intrigue simpliste, pas le moindre souffle épique et un style qui accuse fortement son âge…
 
Ma note : 7/10

lundi 1 janvier 2024

Le Seigneur des Anneaux – Le Retour du Roi


Le Seigneur des Anneaux – Le Retour du Roi
 
La guerre a éclaté, Aragorn appelle l'Armée des Parjures à accomplir leurs anciens serments. Le temps presse, Minas Tirith est assiégée et les renforts sont si loin. Alors commence une bataille démesurée où se mêlent les Nazgûl, Gandalf, des Hobbits, la folie, le désespoir, le courage, et un rayon de soleil au son d'un écho de cor dans les montagnes. Mais dans cette guerre, la victoire ne se gagne pas sur les champs de bataille, tous les espoirs des Peuples Libres portent sur les épaules fatiguées de deux Hobbits...et sur le souffle du destin qui prend des allures inattendues.
 

Le Seigneur des Anneaux – Le Retour du Roi
Auteur : J. R. R. Tolkien
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 20 octobre 1955
Edition Poche : 1 mars 2005
Titre en vo : The Lord of the Rings – The return of King
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Francis Ledoux
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 569

 
Mon avis :
 Après coup, je dois reconnaitre que cette énième relecture de ce qui est sans nul doute la plus grande œuvre de Fantasy du vingtième siècle, et, sans aucune discussion possible, l’une des plus importantes du genre, je veux bien évidement parler du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien aura été bien plus longue que je le prévoyais : il faut dire que j’ai lu et relu tant de fois cette trilogie, que je connais certains passages presque par cœur  qu’il y eut des moments, j’eu un peu de mal à poursuivre. Pourtant, et malgré un certain passage à vide pendant le second tome, Les Deux Tours (particulièrement le Livre III), pour ce qui fut de la suite, et donc, de ce Retour du Roi, ce fut une toute autre histoire. Il faut dire que cet épilogue, encore aujourd’hui, se lit quasiment d’une traite et est d’une richesse impressionnante : ainsi, entre la description de la guerre au Gondor, dans le Livre V, qui fourmille d’événements marquants et de scènes inoubliables en tous genres – comment ne pas mettre en avant la charge des Rohirims, l’affrontement entre Eowyn et le Seigneur des Nazgûls ou le bucher de Denethor – et la fin de la quête du porteur de l’Anneau, dans le Livre VI, qui s’achève, comme chacun sait, par la chute de Gollum dans la lave de la Montagne du Destin, ce qui entraine la destruction de l’Anneau et la fin de Sauron, Tolkien a su nous offrir une fin tout bonnement magistrale a son œuvre. Bien évidemment, au vu des deux premiers romans, on se doutait que celle-ci ne décevrait pas, mais même après moult relectures, comment ne pas reconnaitre que celle-ci est tout simplement parfaite !? Surtout que, contrairement aux films, décidément excellents mais bien imparfaits, l’intrigue ne s’achève pas avec la chute de Sauron mais avec Le nettoyage de la Comté, chapitre oh combien important et, au demeurant, réussi ; car alors que l’on croyait le mal parti a jamais, nos héros, de retour chez eux, auront une bien mauvaise surprise… Ajoutons à cela les divers appendices qui concluent l’œuvre et qui apportent un plus à la connaissance générale de l’univers crée par Tolkien : historique des événements depuis le début du Second Age, arbres généalogiques, quid du sort des membres de la Communauté… décidément, ceux-ci sont tout bonnement indispensables ! Oui, comme cette œuvre, intemporelle, inoubliable et qui, sans aucune exagération, modifia a jamais la face du monde… du moins, pour ce qui est de la Fantasy.
 

Points Positifs
 :
- Ce troisième tome est non seulement dans le lignée de ses prédécesseurs mais, qui plus est, est une formidable conclusion a une œuvre tout bonnement géniale ; et je pèse mes mots. Mais bon, depuis le temps qu’elle est sortie et connus de tous, ou presque, ce n’est plus une surprise.
- Le siège de Minas Tirith, la charge des Rohirims, le combat entre Eowyn et le Seigneur des Nazgûls, le bucher de Denethor, la destruction de l’Anneau dans la Montagne du Destin, le nettoyage de la Comté : tout un tas de scènes et de chapitres marquants et inoubliables.
- Vous vous attendiez à ce que Frodon soit un héros jusqu’au bout ? Mais arrivé au moment propice, il refuse de jeter l’Anneau, bref, il a failli… heureusement Gollum… Quoi qu’il en soit, beau petit coup de théâtre de la part de Tolkien.
- Justement, pour ceux qui ne connaitraient que la version cinématographique du Seigneur des Anneaux, qu’ils se jettent sur les romans, car ceux-ci sont plus complets, bien entendu, mais surtout pour Le nettoyage de la Comté, un pur petit bijou, totalement inattendu et qui conclut fort bien l’intrigue.
- Les divers appendices, fort intéressants et instructifs qui ne pourront que ravir les plus mordus de Tolkien.
  
Points Négatifs :
- Le principal problème qui se pose dans la structure même du Seigneur des Anneaux, c’est qu’à partir du moment où la Communauté de l’Anneau se sépare, à la fin du premier tome, on suit alternativement deux groupes : Gandalf et compagnie d’un côté, Frodon et Sam de l’autre, or, il se passe bien plus de choses pour les premiers que pour les seconds qui, la plupart du temps, il faut bien le reconnaitre, ne font que marcher…
- Du coup, le début du Livre VI n’est pas le plus enthousiasmant de l’œuvre : Frodon et Sam marchent, se lamentent, se reposent, discutent puis remarchent, etc. Mouais, pas évidant comme passage…
- La traduction de Francis Ledoux, encore et toujours : Eomer qui devient Eomir (et pas qu’une fois), mots qui ne sont pas à leurs places, phrases qui ne veulent rien dire… Heureusement qu’une nouvelle traduction va voir le jour !

Ma note : 9,5/10

Le Seigneur des Anneaux – Les Deux Tours


Le Seigneur des Anneaux – Les Deux Tours
 
Frodon le Hobbit et ses compagnons se sont engagés, au grand conseil d'Elrond, à détruire l'Anneau de Puissance dont Sauron de Mordor cherche à s'emparer pour asservir tous les peuples de la Terre habitée : Elfes et Nains, Hommes et Hobbits. Dès les premières étapes de leur audacieuse entreprise, les Compagnons de Frodon vont affronter les forces du Seigneur des Ténèbres et bientôt ils devront se disperser pour survivre. Parviendront-ils à échapper aux Cavaliers de Rohan ? Trouveront-ils asile auprès de Ceux des Arbres, grâce à l'entremise de Sylvebarbe ? Qu'adviendra-t-il de Gandalf le Gris métamorphosé, au-delà de la mort, en Cavalier Blanc ?
 

Le Seigneur des Anneaux – Les Deux Tours
Auteur : J. R. R. Tolkien
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 11 novembre 1954
Edition Poche : 1 mars 2005
Titre en vo : The Lord of the Rings – The Two Towers
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Francis Ledoux
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 569

 
Mon avis :
 Après avoir le bal des critiques sur ce blog avec celle du premier volet de ce qui est sans aucun doute la plus grande œuvre de Fantasy des temps modernes et, sans nul doute, la plus connue, je veux bien évidement parler du Seigneur des Anneaux du non moins mythique auteur anglais J.R.R. Tolkien, il est grand temps de poursuivre sur la lancée avec le second tome de la saga, Les Deux Tours. Pour la petite histoire, comme je le disais dans ma critique du premier volet, cette œuvre, au cours de ma vie, j’ai eu l’occasion de la lire a de multiples reprises et, fut un temps, je le connaissais par cœur, ou presque ; cependant, je dois bien avouer que cela faisait deux bonnes décennies, plus ou moins, que je n’avais pas eu l’occasion de relire Le Seigneur des Anneaux, ma dernière expérience avec la Terre du Milieu datant, bien entendu, de son adaptation cinématographique du début du siècle par Peter Jackson. Du coup, après tout ce temps, deux sentiments s’opposent à la relecture de cette œuvre : le plaisir, indéniable, de la redécouvrir, tant de temps après, mais, cependant, entre le fait que je connais l’intrigue par cœur a quoi il faut ajouter le revisionage des films, par moments, j’ai eu un peu de mal à me plonger complètement dans la lecture des Deux Tours, second volet du Seigneur des Anneaux. Mais ceci ne signifie en aucune façon que mon opinion au sujet de cette œuvre ait changé, loin de là car si le plaisir de la découverte est perdu depuis longtemps, ce qui est normal, au fil des pages, il apparait rapidement que Tolkien a bel et bien écrit un chef d’œuvre, et si la première partie, ou l’on suit les destinés d’Aragorn, Gandalf, Legolas et les autres en terres du Rohan, est toujours aussi bonne, ma grande surprise lors de cette relecture fut le livre IV qui lui nous entraine sur les pas de Frodon, Sam et Gollum. Plus jeune, ces passages étaient pour moi les moins intéressants et ce n’était pas évidant de les lire, mais en prenant de l’âge, avec un peu plus d’expérience ou de bouteille (comme vous préférez) et surtout, bien d’autres lectures, force est de constater que cette virée à la frontière du Mordor est bigrement passionnante, pour peu que toutes ces descriptions des lieux visités et autres nombreux dialogues entre Frodon et Sam ne vous rebutent pas. Bref, vous l’avez compris, avec Les Deux Tours, nous avons une fois de plus la confirmation que cette œuvre, Le Seigneur des Anneaux, est vraiment exceptionnelle et que, même si je suis le premier à reconnaitre – et j’y tiens – qu’il n’y a pas que Tolkien dans la vie, loin de là, il me parait également évidant que son œuvre, elle, n’en reste pas moins magistrale.
 

Points Positifs
 :
- Un second volet dans la lignée de son prédécesseur et qui vient confirmer, mais pouvait-on encore en douter, que Le Seigneur des Anneaux est plus qu’un chef d’œuvre de la Fantasy mais tout simplement une œuvre majeure de la littérature du vingtième siècle.
- Le découpage en deux parties, où l’on suit les membres de la Communauté désormais séparés, peut choquer de prime abord mais s’avère, finalement, non seulement une bonne idée mais en plus, plutôt réussi, ce qui était loin d’être évidant au départ.
- Finalement, plus de 35 ans après ma première lecture de cette œuvre, j’ai enfin pris plaisir à suivre les péripéties de Frodon, Sam et du sournois Gollum ; certes, il se passe moins de choses qu’avec Gandalf, Aragorn et compagnie mais, mine de rien, c’est tout aussi captivant, et ce, dans un genre différent.
- Certains passages, cultes avec le temps : le réveil des Ents, la course poursuite d’Aragorn, Legolas et Gimli qui prennent en chasse des orcs qui ont kidnappés Merry et Pippin, la mort de Boromir, la relation entre Frodon/Sam d’un côté, Gollum de l’autre, Arachnée, Saroumane défait, Faramir, un personnage bien plus fouillé que dans le film…
- Ce n’est pas une surprise mais c’est fou ce que le roman est supérieur au long métrage, même si ce dernier, finalement, ne démérite pas.

Points Négatifs :
- Il semblerait que Le Seigneur des Anneaux va enfin avoir droit à une nouvelle traduction sous nos vertes contrées, et ben, disons que c’est une bonne nouvelle car celle de Francis Ledoux n’est pas vraiment ce qu’il se fait de mieux… et je ne parle pas des fautes, lettres oubliées et quelques coquilles dans les dialogues où on ne sait plus qui parle par moments.
- La séparation de la Communauté en deux groupes est incontestablement une bonne idée, mais pour certains, suivre ceux-ci dans deux livres différents et avec des chronologies qui ne sont pas les mêmes (du coup, le film s’en sort mieux) peut ne pas être évidant pour certains.
- Finalement, j’ai finis par apprécier le livre IV, celui de Frodon, Sam et Gollum, mais bon, c’est vrai que par moments, ça traine en longueurs…

Ma note : 9,5/10

Le Seigneur des Anneaux – La Communauté de l'Anneau


Le Seigneur des Anneaux – La Communauté de l'Anneau
 
Aux temps reculé qu'évoque ce récit, la Terre était encore peuplée d'innombrables créatures étranges. Les Hobbits, apparentés à l'Homme, mais proches également des Elfes et des Nains, vivaient en paix au nord-ouest de l'Ancien Monde, dans la Comté. Paix précaire et menacée, cependant, depuis que Bilbon Sacquet avait dérobé au monstre Gollum l'Anneau de Puissance jadis forgé par Sauron de Mordor. Car cet Anneau était doté d'un pouvoir immense et maléfique. Il permettait à son détenteur de se rendre invisible et lui conférait une autorité sans limites sur les possesseurs des autres Anneaux. Bref, il faisait de lui le Maître du Monde. C'est pourquoi Sauron s'était juré de reconquérir l'Anneau par tous les moyens. Déjà ses Cavaliers Noirs rôdaient aux frontières de la Comté. Pour fuir ces dangers, les Hobbits préféreront se défaire de l'Anneau. Rien de plus sûr à cet égard que de le détruire, mais seul le feu de la Montagne Oradruin, au cœur du pays de l'Ennemi, était assez puissant pour y parvenir. Autour de Frodon, neveu et fils adoptif de Bilbon le Hobbit, la Communauté de l'Anneau va s'engager dans cette périlleuse et prodigieuse aventure. Survivra-t-elle aux attaques des Orques, inféodés au Ténébreux Seigneur de Mordor ? Saura-t-elle déjouer les pièges du traître Saroumane ?
 

Le Seigneur des Anneaux – La Communauté de l'Anneau
Auteur : J. R. R. Tolkien
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 29 juillet 1954
Edition Poche : 1 mars 2005
Titre en vo : The Lord of the Rings – The Fellowship of the Ring
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Francis Ledoux
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 697

 
Mon avis :
 Force est de constater que je ne pouvais pas mieux choisir comme première critique pour ce blog puisque, en effet, sans la sortie, il y a de cela plus de six décénnies, de l’œuvre de Tolkien, le monde de l’imaginaire en aurait été complètement bouleversé. Sans Le Seigneur des Anneaux, qu’aurait été la Fantasy de nos jours ? Déjà, il n’y aurait pas eu de Donjons & Dragons ou sous une forme différente (et par la force des choses, le monde vidéoludique aurait été privé de tous ces bons vieux RPG), ensuite, pas mal d’œuvres littéraires n’auraient pas existées et les elfes ne seraient toujours que ce qu’ils étaient pendant des siècles, c’est-à-dire, au mieux, des fées, au pire, des lutins. Car oui, et même si je suis le premier à affirmer qu’il n’y a pas que Tolkien dans la vie et que, au fil des années et de mes aventures littéraires, j’ai trouvé d’autres auteurs, d’autres histoires tout aussi intéressantes et marquantes, même si je ne suis pas de ceux qui n’oseraient pas sans prendre à lui, sous prétexte que Tolkien serait une icône intouchable, je ne peux que reconnaitre que son importance pour le renouveau puis le développement, de façon indirecte ou pas, de l’imaginaire au siècle passée n’est pas importante, elle est primordiale ! Oui, sans Tolkien, la face de la Fantasy en aurait été bouleversé et, quelque part, la nôtre aussi. Oui, la mienne, adolescent de 14 ans qui vers la fin des années 80 tomba un jour dedans, un 25 décembre, et qui, en une semaine, complètement bouleversé par ce qui fut mon premier choc littéraire de ma vie, lu et relu Le Seigneur des Anneaux a… six reprises !!! Une folie ? Oui, sans nul doute surtout que, au fil des années, j’eu maintes fois l’occasion de revenir dessus… et ce, jusqu’aux films qui furent la petite cerise sur le gâteau. Mais malheureusement, je n’ai plus 14 ans depuis longtemps ni même 26 et alors que j’ai dépassé la quarantaine depuis quelques années, quid d’une énième relecture de ce monument, chose que je ne faisais plus depuis… hum, plus de vingt ans au moins ? Eh ben bien sûr, pour la découverte, on repassera depuis longtemps car entre mes nombreuses lectures et visionnages de celle-ci, cela fait belle lurette que je ne suis plus un néophyte. De même, si me replonger dans le roman au même moment où je me retapais son adaptation cinématographique me permettait de mieux juger des différences entre les deux, au bout d’un moment, une certaine lassitude se fit avec toute cette overdose de Hobbits, d’anneaux et de rodeurs qui sont en fait des rois en puissance… Mais bon, en toute sincérité, avec du recul, comment ne pas reconnaitre que Tolkien nous a tout de même offert un sacré monument, comment ne pas prendre plaisir à suivre les pas des Hobbits quittant la Comté afin de remplir une mission qui les dépasse complètement, comment ne pas s’émerveiller devant certains passages, vibrer dans la Moria, tomber sous le charme de Galadriel et, au passage, retrouver ce bon vieux et mystérieux Tom Bombadil absent des films et, oui, car c’est le cas, constater que le roman est supérieur à son adaptation qui pourtant, ne déméritait aucunement.
 

Points Positifs
 :
- Impossible de ne pas mettre en avant le coté historique de cette œuvre car sans Le Seigneur des Anneaux, la face de la Fantasy en aurait été complètement bouleversé et on pourrait même se demander à quoi elle ressemblerait sans tous ces elfes, nains et autres orcs ?!
- Dès La Communauté de l’Anneau, on sent que l’on ne se trouve pas ici devant un roman écrit à la va-vite comme c’est parfois le cas : Tolkien a pris son temps, a pensé à tout, à créer un univers crédible avec ces différentes langues, écritures, histoire etc. Un travail impressionnant sur des décennies mais dont le résultat final est exceptionnel.
- Bien entendu, le lecteur moderne ne trouvera pas l’intrigue d’une franche originalité entre le jeune héros lancé sur la route alors que rien ne le préparait à cela, cet héritier d’une grande ligné de rois qui vivait jusque-là comme un vulgaire vagabond, ces magiciens barbus et aux chapeaux pointus, ces nains irrésistibles qui ne s’entendent guère avec ces magnifiques elfes a la vision d’aigle et la longévité impressionnante, ces orcs et autres gobelins moches et cruels et ce seigneur des ténèbres quasiment invincible qui s’apprête à lancer ses armées sur le monde libre. Oui, cela ne semblera franchement pas original… sauf que, sauf que, Le Seigneur des Anneaux fut le premier et que, justement, ce sont toutes les œuvres qui suivirent qui ne sont pas originales !
- Certains passages m’ont davantage marqués que d’autres mais bon, dans l’ensemble, tout est parfait de bout en bout dans cette Communauté de l’Anneau, surtout à partir du moment où celle-ci est formée après le Conseil d’Elrond… et puis, le passage dans la Moria a la chute de Gandalf ! Eh, la première fois, je croyais qu’il y passait !
- Contrairement à son adaptation cinématographique, Tom Bombadil est là ! Et accessoirement, on ne voit quasiment pas Arwen, ce qui est plutôt une bonne nouvelle !

Points Négatifs :
- Un peu pénible à lire la longue introduction sur le mode de vie des Hobbits mais au fil du temps, ça passe beaucoup mieux et il faut reconnaitre que celle-ci est nécessaire pour la bonne compréhension de la suite.
- Il serait peut-être temps qu’un jour, on ait droit en France a une nouvelle traduction car celle de Francis Ledoux n’est pas exempte de défauts, bien au contraire.
- Un sacré manichéisme tout de même dans Le Seigneur des Anneaux où gentils et méchants sont tout de suite reconnaissables et que l’on ne vienne pas me parler de Boromir dont on comprend tout de suite qu’il est destiné à fauter et encore, vu qu’il se répand tout de suite après…
- Trop de chansons tuent les chansons et comme je ne suis pas un grand fan de ces passages là…

Ma note : 9,5/10