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samedi 30 novembre 2024

Marshal Bass – La Mort Misérable et Solitaire de Mindy Maguire


Marshal Bass – La Mort Misérable et Solitaire de Mindy Maguire
 
C’est l’effervescence dans la rue principale de la petite ville de Dryheave, dans l’Arizona : il y a eu un meurtre chez Madame Cleo. Une de ses filles a tué un client. Alors qu’un vieil homme se présente devant le Delilah’s General store appartenant à la fille de River, le Marshal Bass et sa femme Bathsheba se dirigent vers la maison close. Une foule dense bloque l’accès principal. Cleo, la maîtresse des lieux, aide River à pénétrer par l’accès de service sur le côté de l’établissement. A l’intérieur, le désordre règne. Au vu de l’accueil chaleureux des filles de l‘établissement envers le Marshal, sa femme se doute bien que ce n’est pas la première fois que son cher mari y met les pieds. Arrivé dans la chambre, le Sherif est présent. Il fait rapidement remarquer au marshal qu’il est en dehors de sa juridiction. Peu importe, les faits sont évidents. Mindy Maguire et Bernhardt le puant étaient seuls dans la pièce et l’or de ce dernier, ainsi que son revolver, ont disparu. Il faut rattraper la belle avec son butin et la pendre pour meurtre. River est un peu plus méfiant, car la fugitive s’est dirigée vers les territoires indiens. Le shérif est sûr de lui. Il rassemble les hommes de la ville et organise une battue en promettant du whisky à volonté. Cléo demande une faveur à River. Elle souhaite qu’il la retrouve avant le shérif et sa horde imbibée de whisky. Car même si elle a tué un homme, elle a droit à un procès.
 

Marshal Bass – La Mort Misérable et Solitaire de Mindy Maguire
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O’Grady, Anubis
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Western
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 31 août 2022
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Huitième, oui, huitième volet de Marshal Bass et, la première chose qui me saute aux yeux, après lecture de celui-ci, c’est que c’est toujours aussi bon ! Bien entendu, arrivé à un tel point de la saga, ce n’est plus vraiment une surprise et, d’ailleurs, si je dois être tout à fait précis, j’avais débuté ma critique du tome précédent, Maître Bryce, grosso modo, de la même manière. Je me répète ? Certes et je ne m’en cache pas, mais bon, comment dire si ce n’est que le western haut en couleur du duo composé du sieur Darko Macan pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est des dessins est, à mes yeux, une bonne, une très bonne surprise et si je dois être tout à fait objectif, je dois reconnaitre que je n’en n’attendais pas autant. Mais bon, chanter les louanges de Marshal Bass, c’est une chose, m’intéresser, précisément, à ce fameux huitième tome, c’en est une autre et, justement, il est grand temps que j’aborde le cas de La Mort Misérable et Solitaire de Mindy Maguire ! Un titre à rallonge que voilà et, après avoir dévoiler le passé de River Bass dans le volet précédent, Darko Macan reprend tranquillement le fil rouge de son intrigue principale, ce, en entrainant notre marshal préféré sur les traces d’une fille de joie suspectée – à raison – d’un meurtre. Une intrigue simple mais néanmoins efficace qui a de quoi ravir les fans de la saga surtout que notre brave River est toujours aussi en forme, même quand le scénario est plus léger qu’en temps normal : en effet, malgré la gravité de certaines scènes et quelques décès, l’humour est tout de même présent et si, objectivement, ce huitième tome est moins aboutit que Los Lobos et Maître Bryce qui sont, pour rappel, les deux meilleurs de la série, celui-ci n’en reste pas moins suffisamment réussi pour confirmer tout le bien que l’on peut penser de la bande dessinée des sieur Macan et Kordey. Bref, Marshal Bass est toujours aussi bon, le plaisir est toujours au rendez vous et même si cette saga ne sera jamais un chef d’œuvre – il ne faut pas exagérer – celle-ci n’en reste pas moins excellente, ce qui est le principal !
 

Points Positifs
 :
- Un volet certes moins marquant et aboutit que ses prédécesseurs immédiats mais qui n’en reste pas moins suffisamment réussi pour confirmer, une fois de plus, tout le bien que l’on peut penser de Marshal Bass, une BD, décidément, quasiment parfaite depuis ses débuts et qui s’avère être, à mes yeux, une très bonne surprise !
- Une intrigue qui plonge notre héros sur les traces d’une prostituée qui a tuer un client et qui s’avère être plus humoristique qu’en temps normal. C’est à la fois simple et efficace et si vous êtes fans, vous ne serez pas déçus !
- Igor Kordey livre une fois de plus une prestation que l’on peut qualifier d’excellente et, si vous êtes fans de l’artiste croate, force est de constater que vous allez vous régaler, surtout que l’ambiance western lui va à ravir.
- Une couverture simple mais efficace.
La Mort Misérable et Solitaire de Mindy Maguire : un titre à rallonge mais génial !
 
Points Négatifs :
- Scénaristiquement, il faut reconnaitre que c’est tout de même un poil moins aboutit qu’en temps normal, surtout si on compare avec les deux tomes précédents.
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
 
Ma note : 7,5/10

L'Empereur-Dieu de Dune


L'Empereur-Dieu de Dune
 
Leto II Atréides, l'Empereur-Dieu de Dune, est désormais un ver de sable à face humaine. À peu près invulnérable et immortel, il a entrevu dans l'avenir l'extinction de l'espèce humaine. Pour la conjurer, il fait respecter son ordre, le Sentier d'Or. L'empire a connu trente-cinq siècles de paix. La Guilde et le Bene Gesserit ont les mains liées : c'est Leto qui contrôle sur Dune les dernières réserves de l'indispensable épice. Les Ixiens lui envoient une femme parfaite, issue d'une éprouvette et chargée à son insu de le séduire et de le détruire. Leto sait désormais qu'il devra peut être se sacrifier et sacrifier la femme qu'il aime et qui réveille d'anciens souvenirs.
 

L'Empereur-Dieu de Dune
Auteur : Frank Herbert
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 28 mai 1981
Edition Française : 22 novembre 2012
Titre en vo : God Emperor of Dune
Pays d’origine : États-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Michel Demuth
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 624
 
Mon avis :
 Comme je l’ai déjà souligner dans mes critiques précédentes de ce formidable cycle de science-fiction qu’est Dune, œuvre du grand et génialissime Frank Herbert, s’il m’aura fallut bien longtemps, trop longtemps même, pour, enfin, me plonger dans la lecture de ce véritable chef d’œuvre et si, pour cela, il m’aura fallut un petit coup de pouce, c’est-à-dire, regarder, au cinéma, son adaptation du sieur Denis Villeneuve, force est de constater que, dès que je me suis plonger dans l’univers d’Herbert par le biais des divers romans qui composent le Cycle de Dune, j’ai été captivé comme rarement je l’été et ma lecture fut un pur régal à mes yeux au point même que je peux affirmer que, une fois de plus, qu’avec ce cycle, nous atteignons des sommets du genre, comme le sont, finalement, deux autres cycles majeurs de la SF, Fondation et Les Cantos d’Hypérion. Cependant, si le premier volet, sobrement intitulé Dune, s’était avéré être un chef d’œuvre incontestable, les deux suivants, Le Messie de Dune et Les Enfants de Dune, malgré leurs incontestables qualités, m’étaient apparus comme étant légèrement inférieurs. Bien évidement, il était difficile, pour Herbert, de faire aussi bien et ses deux suites, non dénuées de qualités et indispensables pour tout amateur de science-fiction qui se respecte, n’avaient pas réussis à faire aussi bien, cependant, avec ce quatrième volet de la saga, cet Empereur-Dieu de Dune, si, naturellement, celui-ci est inférieur au premier tome du cycle – indépassable, lui – on peut affirmer, sans aucune contestation possible, qu’il n’en reste pas moins excellent et qu’il est peut-être le plus intéressant depuis Dune premier du nom… Il faut dire que, dans L’Empereur-Dieu de Dune, tout donne le tournis, ou presque : Leto second du nom, devenu quasiment immortel, règne donc sur l’Empire Galactique depuis 3500 ans et impose a l’humanité toute entière une paix forcée qui nuit certes au développement de cette dernière mais qui empêche également cette dernière de disparaitre. Transformé en Ver à visage humain, quasiment invulnérable, possédant une longévité peu commune, celui-ci, entouré d’une troupe de femmes combattantes, les Truitesses, manipule depuis des éons les descendants des Atréides et ne peut pas s’empêcher d’avoir à ses cotés moult gholas du légendaire Duncan Idaho, serviteur fidèle de sa famille mais qui finissent, fatalement, au fil du temps, par se retourner contre lui… Ce postulat de départ, tout simplement excellent, a de quoi fasciner le lecteur et si Leto est, effectivement, un personnage franchement antipathique – c’était déjà le cas dans Les Enfants de Dune – il n’en reste pas moins intéressant, surtout au vu de son développement personnel, de ses immenses pouvoirs quasi-divins qu’il impose a l’humanité mais aussi, de par ses faiblesses car oui, il en a encore quelques unes et c’est là, justement, un des propos majeurs de cet ouvrage qui est une œuvre souvent étonnante, certes, mais qui n’en reste pas moins captivante de bout en bout. Bien entendu, Herbert ne serait pas Herbert s’il ne nous assénerait pas de moult discussions philosophiques sur la religion, la politique et le développement de l’humanité. Certains, plus habitués à une SF a plus grand spectacle, n’apprécieront pas vraiment la prose de l’auteur mais les fans, eux, naturellement, seront aux anges devant ce quatrième volet hallucinant qui nous prouve, une fois de plus et de manière incontestable, que Dune est une des plus grandes sagas de science-fiction de tous les temps. Avec L’Empereur-Dieu de Dune, nous atteignons un tournant dans le cycle et la suite, elle, sera légèrement différente puisque, avec la disparition de Leto, nous faisons nos adieux aux descendants directs du légendaire Paul Atréides, cependant, la saga continue, il y a encore énormément de choses à dire, mais ceci, naturellement, est déjà une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Probablement le meilleur volet de la saga de Dune, en dehors, bien entendu, du tout premier volet qui reste, lui, un chef d’œuvre absolu. Captivant de bout en bout, possédant un scénario pour le moins innatendu et qui donne le tournis de par ses implications, L’Empereur-Dieu de Dune est une incontestable réussite qui prouve, une fois de plus, que le cycle de Frank Herbert est l’un des plus importants de l’histoire de la science-fiction !
- Si Leto II est un personnage pas attachant pour un sou, comme on avait put le constater dans Les Enfants de Dune – il faut appeler un chat un chat – il n’en reste pas moins fascinant, ce, de par ses pouvoirs qui en font une quasi-divinité, mais aussi, de par ses faiblesses car oui, il en possède quelques unes dont une lui sera, finalement, fatale.
- Si Duncan Idaho reste le personnage récurant de la saga – du moins, une énième version de celui-ci – l’intégralité du casting est renouvelé et, ma foi, les petits nouveaux comme Siona, Moneo ou Hwi marquent durablement les esprits.
- 3500 années se sont écoulées depuis la fin des Enfants de Dune, Leto II règne depuis lors sur l’humanité et impose la paix de Leto d’une main de fer, quand à la Guilde spatiale, le Bene Gesserit, le Bene Tleilax et les savants de Ix, ils sont tous ramenés au rang de serviteurs. Bref, il y a eu pas mal de changements dans l’univers de Herbert et tout cela reste toujours aussi passionnant !
- Un quatrième volet qui confirme, une fois de plus, tout le bien que l’on pouvait penser de cette saga.
 
Points Négatifs :
- Même si L’Empereur-Dieu de Dune est un excellent ouvrage et un des meilleurs volets de la saga, il reste, naturellement, inférieur a Dune mais bon, celui-ci reste un incontournable absolu et écrase toutes ses suites de par son excellence.
- La relation entre Duncan Idaho et Hwi survient peut-être un peu trop facilement dans le récit ?!
- Comme je l’avais souligné dans mes critiques précédentes, Frank Herbert ne sait jamais trop pris la tête pour ce qui est des descriptions des lieux, des personnages, des décors, du coup, cela peut un peu décevoir et il nous reste que notre imagination…
Le Cycle de Dune n’est pas une œuvre simple d’accès et il se peut que certains aient un peu de mal à se plonger dans cette quête mystique et cet univers si vaste…
 
Ma note : 8/10

vendredi 29 novembre 2024

The Crown – Saison 3


The Crown – Saison 3
 
À la suite des élections générales de 1964, Élisabeth II doit nommer le travailliste Harold Wilson, auteur d'une campagne très marquée à gauche, au poste de Premier ministre. Cette première alternance depuis son accession au trône n'est pas du goût de l'entourage de la reine. Son premier chef du gouvernement, Winston Churchill, meurt peu après. La souveraine a par la suite vent de rumeurs selon laquelle Wilson serait un agent du KGB sous le nom de code Olding. Lorsque le directeur du MI-5 Martin Furnival Jones demande à la voir en tête à tête et lui annonce qu'un espion soviétique évolue dans les plus hautes sphères, elle croit ses soupçons fondés mais apprend qu'il s'agit en réalité d'un homme en qui elle a pleine confiance, le conservateur royal Anthony Blunt. Afin de préserver la réputation du pays et de ses services secrets, Furnival Jones annonce que Blunt ne sera pas arrêté ou jugé. Lors d'une exposition, le prince Philip fait savoir au conservateur qu'il sait tout de ses activités et fera tout pour le faire payer, mais ce dernier le fait chanter sur des soupçons d'adultère liés à Stephen Ward et tous deux en restent là.
 

The Crown – Saison 3
Réalisation : Benjamin Caron, Peter Morgan
Scénario : Peter Morgan
Musique : Rupert Gregson-Williams
Production : Left Bank Pictures, Sony Pictures Television
Genre : Historique, Biopic
Titre en vo : The Crown – Season 3
Pays d’origine : Royaume-Uni, Etats-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 17 novembre 2019
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 55 minutes
 
Casting :
Olivia Colman : Élisabeth II
Tobias Menzies : Philip Mountbatten
Helena Bonham Carter : Margaret du Royaume-Uni
Ben Daniels : Antony Armstrong-Jones, Lord Snowden
Jason Watkins : Harold Wilson, Premier ministre britannique
Marion Bailey : Elizabeth Bowes-Lyon
Erin Doherty : Anne du Royaume-Uni
Jane Lapotaire : Alice de Battenberg
Charles Dance : Louis Mountbatten
Josh O'Connor : Charles de Galles
Emerald Fennell : Camilla Shand
Geraldine Chaplin : Wallis Simpson
Michael Maloney : Edward Heath
Andrew Buchan : Andrew Parker Bowles
John Lithgow : Winston Churchill
Clancy Brown : Lyndon B. Johnson, 36e Président des États-Unis
Mark Lewis Jones : Edward Millward
Tim McMullan : Robin Woods
Derek Jacobi : Édouard VIII
Harry Treadaway : Roddy Llewellyn
David Rintoul : Michael Adeane
Charles Edwards : Martin Charteris
Michael Thomas : Henry de Gloucester
Penny Downie : Alice de Gloucester
Alan Gill : Winkie
Pippa Winslow : Blinkie
Mark Dexter : Tony Benn
Lorraine Ashbourne : Barbara Castle
Aden Gillett : Richard Crossman
Sam Phillips : l'écuyer de la Reine
Sinéad Matthews : Marcia Williams
David Charles : George Thomas
Stuart McQuarrie : George Thomson
Patrick Ryecart : Bernard Fitzalan-Howard
Connie M'Gadzah : Syndey Johnson
Samuel West : Anthony Blunt
Angus Wright : Martin Furnival Jones
Michael Simkins : Patrick Dean
Pip Torrens : Tommy Lascelles
Richard Harrington : Fred Phillips
Colin Morgan : John Armstrong
John Hollingworth : Lord Porchester, Porchie
Rupert Vansittart : Cecil Harmsworth King
Julian Glover : Cecil Boyd-Rochfort
John Finn : Arthur Hancock
Alan David : Ben Bowen Thomas
Henry Pettigrew : Neil Armstrong
Felix Scott : Buzz Aldrin
Andrew Lee Potts : Michael Collins
Togo Igawa : Hirohito
David Wilmot : Arthur Scargill
Jessica De Gouw : Lucy Lindsay-Hogg
Nancy Carroll : Lady Anne Tennant
Dan Skinner : Alastair Burnet
Tim Bentinck : John Betjeman
 
Mon avis :
 Ce fut avec un enthousiasme pour le moins certain que je me suis lancé dans la suite de The Crown, la fameuse série britannique qui, sur plusieurs saisons, nous a promis de nous narrer le très long règne de la Reine Elisabeth II qui, comme chacun sait, a pris fin le 8 septembre 2022 avec le décès de cette dernière. Pour rappel, les deux premières saisons avaient placé la barre plutôt haut : acteurs au top, reconstitution fidèle et, surtout, une écriture de la chose tellement bien soignée et crédible que même ceux qui, en temps normal, n’en n’ont strictement rien a secoué de la vie de la famille royale britannique y auront trouvé leur compte. Pourtant, d’entrée de jeu, un détail chiffonnait ceux qui avaient apprécié les deux premières saisons de The Crown : le fameux changement d’une bonne partie du casting. Pari oh combien risquer, on était en droit de ne pas accrocher aux nouveaux acteurs et actrices qu’on allait découvrir à l’écran, surtout que le renouvèlement était majeur. Qui plus est, au vu de la performance, par exemple, d’une Claire Foy en Elizabeth II, comment pouvions nous imaginer que quelqu’un puisse la remplacer !? Or, dès les premières minutes, alors qu’on était en droit de se poser des questions sur ce fameux changement au casting, celui-ci apparu comme étant oh combien logique, ce, pour deux raisons : au vu de l’âge d’Elizabeth II dans les années 60, Claire Foy était beaucoup trop jeune, quand a celle qui a succéder à cette dernière, Olivia Colman, disons que la ressemblance avec la souveraine en est presque troublante ! Ainsi, ce changement qui aura donné des sueurs froides a plus d’un fan de The Crown se sera révélé salutaire et toutes ces nouvelles têtes – Tobias Menzies, Helena Bonham Carter, Ben Daniels, Charles Dance – auront apporté un plus indéniable et une crédibilité on ne peut plus logique : a personnages plus agés, acteurs plus agés… Pour le reste, c’est-à-dire, l’intrigue de cette troisième saison de The Crown, disons que, dans la lignée de la précédente, nous sommes en terrain familier : chaque épisode met l’accent sur un événement majeur de la période – de 1967 à 1977 – en mettant tel protagoniste en avant, suivant l’importance du dit-événement lui-même. Bien évidement, Elizabeth II occupe royalement le devant de la scène, cependant, entre son époux, le Prince Philippe, sa sœur, la fantasque Margareth – formidablement bien interprété par une Helena Bonham Carter égale à elle-même – et un Prince Charles désormais jeune adulte et qui prend une importance non négligeable dans l’histoire, force est de constater que les figures marquantes de cette troisième saison sont nombreuses – et je n’ai citer que les plus importantes. Bref, si vous êtes fans de The Crown, cette nouvelle saison ne vous décevra nullement et vous entrainera, une fois de plus, dans les coulisses de la famille royale britannique, des coulisses oh combien intéressantes, comme on pouvait s’en douter. Certes, on pourra pinailler sur certaines erreurs historiques, assez légères, ou sur quelques épisodes, un peu en-deçà des autres, mais bon, dans l’ensemble, cette troisième saison est suffisamment bonne pour ne pas nous décevoir et, surtout, nous donner envie de découvrir la suite qui, elle, se déroulera dans les années 80… et, ma foi, comme ceux de ma génération le savent bien, il y a de quoi faire, scénaristiquement parlant avec cette décennie…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver la suite d’une série qui brille, depuis ses débuts, par ses qualités, assez nombreuses au demeurant et qui, sans surprise, est toujours aussi bonne. Ici, l’intrigue va de 1964 à 1977, les protagonistes ont vieillis et, ma foi, au vu des dix épisodes proposés, le fan de The Crown sera ravi de découvrir cette nouvelle période de la vie de la famille royale britannique.
- Les protagonistes ayant tous vieillis, un changement radical eut lieu au casting et, ma foi, force est de constater que celui-ci fut une belle réussite : chapeau bas pour la performance et la crédibilité apportée par Olivia Colman, Tobias Menzies, Helena Bonham Carter, Ben Daniels et Charles Dance !
- Si Elizabeth II est, tout naturellement, le personnage qui brille le plus dans cette saison, il faut reconnaitre la place importante de sa sœur, Margareth, mais aussi l’importance accordée a ses enfants, Charles, bien entendu, assez touchant et que l’on voit autrement désormais, mais aussi Anne.
- Comme dans les deux premières saisons, il n’y a rien à redire pour ce qui est de la reconstituions historique, toujours aussi impeccable : décors, costumes, dialogues, mise en avant de certains événements, il n’y a rien à redire. Et puis, que ce soit pour le coté historique comme intimiste de la chose, c’est fou ce que tout cela est crédible.
- Indéniablement, The Crown est l’œuvre consacrée à la famille royale britannique la plus crédible qu’il m’a été donné de voir.
 
Points Négatifs :
- Difficile de comprendre pourquoi certains événements historiques ont été légèrement modifiés. Certes, on se doute bien qu’un biopic n’est jamais tout à fait fidèle à la réalité, mais bon, certaines inventions sont pour le moins discutables et peuvent finir par décrédibiliser l’ensemble.
- Si nous avons affaire à une bonne troisième saison, un ou deux épisodes apparaissent comme étant un poil inférieur aux autres, scénaristiquement parlant…
 
Ma note : 8/10

jeudi 28 novembre 2024

La Planète Rebelle


La Planète Rebelle
 
Depuis de nombreux siècles, les Arcadiens dominent les planètes que les Terriens avaient colonisées les une après les autres. Et ils sont aussi les maîtres de la terre... Dans une tentative désespérée, le mouvement de résistance terrien a décidé d'essayer de détruire ce qui fait la puissance d'Arcadion : l'Ordinateur Central. Et c'est VOUS qui avez été choisi pour cette mission impossible. Saurez-vous, à travers tous les dangers qui vous guettent, reconstituer le code donnant accès à l'ordinateur ? Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance…
 

La Planète Rebelle
Série : Défis Fantastiques n°18
Auteur : Robin Waterfield
Illustration de la couverture : Alan Craddock
Illustrations intérieures : Gary Mayes
Titre original : Rebel Planet
Traduction : C. Degolf
Année de l’édition Anglaise : 1985
Sortie de l'édition Française : mai 1986
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400
 
Mon avis : 
S’il y a une chose dont on peut être sur, vis-à-vis des Défis Fantastiques qui se déroulent dans l’espace, c’est que ces derniers ont souvent été loin d’être a la hauteur de leurs équivalents dont les aventures avaient lieux dans un univers d’Heroic Fantasy. Ainsi, depuis le tout premier d’entre eux, La Galaxie Tragique, aux Trafiquants de Kelter en passant par Le Mercenaire de l’Espace, force est de constater que, au mieux, nous avons eu droit a des LDVELH plutôt moyens. Fort heureusement, il y eut une exception à cette règle et ce livre jeu SF qui sort du lot, accessoirement, de fort belle manière, c’est La Planète Rebelle. Œuvre du sieur Robin Waterfield qui, pour la petite histoire, écrivit quelques autres ouvrages plus conventionnels, La Planète Rebelle est, sans aucune discussion possible, le meilleur Défis Fantastique se déroulant dans un univers futuriste. Certes, au vue de la concurrence famélique, la chose pouvait apparaitre facile, pourtant, non seulement l’auteur a sut sortir de la malédiction propre au genre, mais, surtout, il a réussit a apporter ce qui manque tellement a la plupart des Livres dont vous êtes le Héros, c’est-à-dire, un background digne de ce nom et un protagoniste principal possédant un minimum de charisme – si l’on met de coté des héros comme Loup Solitaire, par exemple, qui sont un peu a part. Ainsi, d’entrée de jeu, Robin Waterfield prend le temps de nous narrer l’histoire de la conquête spatiale par l’humanité, sa rencontre avec les Arcadiens, la guerre qui s’en suivit et la défaite de l’espèce humaine. Qui plus est, nous avons droit ensuite a une description des différentes races arcadiennes, bref, avant même de débuter l’aventure, l’auteur nous en a appris énormément sur son univers, ce qui apporte une touche de crédibilité a celui-ci. Une bonne chose surtout que la suite est assez bonne et même si, il faut le reconnaitre, nous restons loin des chefs d’œuvres absolus du genre, force est de constater que l’aventure, assez longue et prenante, est indéniablement dans la moyenne haute des LDVELH. Bref, un excellent Défis Fantastique que cette Planète Rebelle et qui justifie amplement son titre de meilleur livre jeu de SF !
 

Points Positifs
 :
- Si vous devez vous essayer a un seul livre jeu se déroulant dans un univers futuriste, alors, La Planète Rebelle est fait pour vous, celui-ci étant, et de très loin, le meilleur du genre.
- Louons le travail et le sérieux de Robin Waterfield qui a pris le temps de nous pondre un background intéressant, ce qui crédibilise son univers : histoire de la conquête spatiale et de la guerre entre l’humanité et les arcadiens, biologie de ces derniers, bref, par moments, on se croirait dans un récit de SF.
La Planète Rebelle est un livre jeu difficile, je ne le nie pas, cependant, il est loin d’être impossible et comme en plus, il regorge de scènes marquantes et de personnages charismatiques, on ne s’ennui pas une seule seconde en y jouant.
- Les illustrations de Gary Mayes qui apportent un plus indéniable à l’ensemble.
 
Points Négatifs :
- Une conclusion en cinq ou six lignes, mouais, je pense qu’un tel livre jeu méritait bien plus.
- Dommage que l’on n’échappe pas a une certaine difficulté liée au genre, c’est-à-dire que si vous ne prenez pas le bon chemin, si vous n’effectuez pas les bons choix, si vous ne disposez pas des bons objets, alors, l’aventure ne se finira pas bien pour vous. Certes, j’ai déjà connu bien pire, mais bon, c’est par moments décourageant…
- Une gestion de la chance à vous faire vous arracher les cheveux !
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 27 novembre 2024

Saga – Tome 8


Saga – Tome 8
 
Hazel ne comprend pas ce qui se passe en voyant ses parents se serrant fortement dans les bras. Marko annonce à sa petite fille que sa maman s'est fait mal et a perdu le bébé qui grandissait en elle. Les dernières actions du Comte Robot ont poussé Pétrichor à le ligoter mais c'est finalement ce dernier qui trouve la solution aux problèmes du couple. Alana et le Comte Robot se rendent ensemble à Avorteville, un endroit où il est possible d'aider toutes les femmes nécessiteuses. Alana annonce qu'elle a atteint le troisième trimestre de grossesse au médecin gérant l'endroit. Celui-ci dit ne plus pouvoir l'aider mais que si elle souhaite vraiment avorter, ils devront se rendre dans les terres perdues. De retour au vaisseau où l'attendent Marko, Alana et Pétrichor, Alana leur dit que le Comte a pris une autre direction mais qu'à présent elle connaît la localisation de celui ou celle qui pourra la libérer du petit être mort qui est en elle. Soudain, des monstres apparaissent. Alors que tous sortent leurs armes, c'est finalement Alana qui les élimine avec de la magie !
 

Saga – Tome 8
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Fiona Staples
Encrage : Fiona Staples
Couleurs : Fiona Staples
Couverture : Fiona Staples
Genre : Science-Fiction, Space Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Saga – Vol 8
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 02 janvier 2018
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 23 février 2018
Nombre de pages : 152
 
Liste des épisodes
Saga 43-48
 
Mon avis :
 Ce n’est pas vraiment une surprise ni même la première fois que je le souligne mais je ne peux pas m’empêcher de dire, encore et encore, que chaque nouvel album de Saga, œuvre du duo Brian K. Vaughan et Fiona Staples, est un véritable plaisir pour moi, un plaisir comme j’en ressens fort rarement, dois-je ajouter. Il faut dire que cette œuvre de space-opéra est sans nul doute l’un des meilleurs comics de ces dernières années et que, même si l’effet de surprise des débuts est passé depuis longtemps, la qualité, elle, est toujours au rendez vous, et ce, pour le plus grand plaisir des fans. Et, bien évidement, ce huitième tome ne démord par a la règle et même si on peut être un poil dubitatif quand au dernier épisode puisque Vaughan ne nous montre pas la conclusion de son arc sur Avorteville, choisissant, de fait, une ellipse narrative pour mieux rebondir par la suite, force est de constater que, dans l’ensemble, nous retrouvons avec plaisir tous les éléments qui ont fait la force de cette série depuis ses débuts. Bien sur, il y eut des volumes plus réussis dans le passé mais si ce huitième tome est un peu moins spectaculaire que d’autres, il brille particulièrement par les thèmes de sociétés abordés dans celui-ci : ainsi, entre le débat sur l’avortement, la sensibilité des individus transgenres et la manière dont les autres les voient, sans oublier, quelques passages réussis sur ce qu’est la vie et la mort – a ce sujet, la discussion entre Hazel et son éventuel-frère qui ne verra pas le jour est une pure merveille – Brian K. Vaughan fait preuve d’une belle maitrise narrative. Ajoutons à cela un nouvel arc qui se met en place et qui semble prometteur et vous comprendrez, pourquoi, non seulement j’ai été satisfait par ce huitième volume de Saga mais que, surtout, désormais, je vais me plonger dans la suite avec délectation…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver ce qui est sans nul doute l’un des meilleurs comics actuel, surtout que, malgré le temps qui passe – nous en sommes au huitième tome – la qualité, elle, est toujours au rendez vous. Alors bien entendu, il y eut des volumes plus réussis, mais bon, dans l’ensemble, cela reste très bon.
- Si les événements qui ont lieu dans ce huitième tome sont moins spectaculaires qu’en d’autres occasions, Brian K. Vaughan en profite pour s’attarder sur des problèmes de sociétés comme l’avortement, la transidentité ou la mort.
- L’arrivée de Pétrichor dans Saga est l’une des meilleures choses qui soit arrivée à cette série depuis quelques épisodes. Je l’adore ! Quand au Prince Robot, il reste égal à lui-même, c’est-à-dire, excellent.
- Une couverture plutôt réussie !
 
Points Négatifs :
- Brian K. Vaughan conclut peut-être un peu trop rapidement son arc sur Avorteville. Dommage car j’appréciai bien cette ambiance western.
- Un album qui donne plutôt l’impression d’être entre deux arcs plus importants.
- J’aime beaucoup Fiona Staples et son style est tout simplement parfait pour Saga, par contre, c’est moi ou je l’ai trouver un poil moins en forme sur certaines planches dans cet album ?
 
Ma note : 8/10