Marshal
Bass – La Mort Misérable et Solitaire de Mindy Maguire C’est
l’effervescence dans la rue principale de la petite ville de Dryheave, dans
l’Arizona : il y a eu un meurtre chez Madame Cleo. Une de ses filles a tué un
client. Alors qu’un vieil homme se présente devant le Delilah’s General store
appartenant à la fille de River, le Marshal Bass et sa femme Bathsheba se
dirigent vers la maison close. Une foule dense bloque l’accès principal. Cleo,
la maîtresse des lieux, aide River à pénétrer par l’accès de service sur le
côté de l’établissement. A l’intérieur, le désordre règne. Au vu de l’accueil
chaleureux des filles de l‘établissement envers le Marshal, sa femme se doute
bien que ce n’est pas la première fois que son cher mari y met les pieds.
Arrivé dans la chambre, le Sherif est présent. Il fait rapidement remarquer au
marshal qu’il est en dehors de sa juridiction. Peu importe, les faits sont
évidents. Mindy Maguire et Bernhardt le puant étaient seuls dans la pièce et
l’or de ce dernier, ainsi que son revolver, ont disparu. Il faut rattraper la
belle avec son butin et la pendre pour meurtre. River est un peu plus méfiant,
car la fugitive s’est dirigée vers les territoires indiens. Le shérif est sûr
de lui. Il rassemble les hommes de la ville et organise une battue en
promettant du whisky à volonté. Cléo demande une faveur à River. Elle souhaite
qu’il la retrouve avant le shérif et sa horde imbibée de whisky. Car même si
elle a tué un homme, elle a droit à un procès.
Marshal Bass – La Mort Misérable et Solitaire de
Mindy Maguire Scénario
: Darko Macan Dessins
: Igor Kordey Couleurs : Len
O’Grady, Anubis Couverture
: Igor Kordey Editeur
: Delcourt Genre : Western Pays
d’origine : France Langue
d’origine : français Parution
: 31
août 2022 Nombre
de pages : 56
Mon
avis : Huitième, oui, huitième volet
de Marshal
Bass et, la première chose qui me saute aux yeux, après lecture de
celui-ci, c’est que c’est toujours aussi bon ! Bien entendu, arrivé à un
tel point de la saga, ce n’est plus vraiment une surprise et, d’ailleurs, si je
dois être tout à fait précis, j’avais débuté ma critique du tome
précédent, Maître
Bryce, grosso modo, de la même manière. Je me répète ? Certes et
je ne m’en cache pas, mais bon, comment dire si ce n’est que le western haut en
couleur du duo composé du sieur Darko Macan pour ce qui est du scénario et de
l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est des dessins est, à mes yeux, une
bonne, une très bonne surprise et si je dois être tout à fait objectif, je dois
reconnaitre que je n’en n’attendais pas autant. Mais bon, chanter les louanges
de Marshal Bass, c’est une chose, m’intéresser, précisément, à ce
fameux huitième tome, c’en est une autre et, justement, il est grand temps que
j’aborde le cas de La Mort Misérable et Solitaire de Mindy Maguire !
Un titre à rallonge que voilà et, après avoir dévoiler le passé de River Bass
dans le volet précédent, Darko Macan reprend tranquillement le fil rouge de son
intrigue principale, ce, en entrainant notre marshal préféré sur les traces d’une
fille de joie suspectée – à raison – d’un meurtre. Une intrigue simple mais
néanmoins efficace qui a de quoi ravir les fans de la saga surtout que notre
brave River est toujours aussi en forme, même quand le scénario est plus léger
qu’en temps normal : en effet, malgré la gravité de certaines scènes et
quelques décès, l’humour est tout de même présent et si, objectivement, ce
huitième tome est moins aboutit que Los
Lobos et Maître Bryce
qui sont, pour rappel, les deux meilleurs de la série, celui-ci n’en reste pas
moins suffisamment réussi pour confirmer tout le bien que l’on peut penser de
la bande dessinée des sieur Macan et Kordey. Bref, Marshal Bass est
toujours aussi bon, le plaisir est toujours au rendez vous et même si cette
saga ne sera jamais un chef d’œuvre – il ne faut pas exagérer – celle-ci n’en
reste pas moins excellente, ce qui est le principal !
Points
Positifs : -
Un volet certes moins marquant et aboutit que ses prédécesseurs immédiats mais
qui n’en reste pas moins suffisamment réussi pour confirmer, une fois de plus,
tout le bien que l’on peut penser de Marshal Bass, une BD,
décidément, quasiment parfaite depuis ses débuts et qui s’avère être, à mes
yeux, une très bonne surprise ! -
Une intrigue qui plonge notre héros sur les traces d’une prostituée qui a tuer
un client et qui s’avère être plus humoristique qu’en temps normal. C’est à la
fois simple et efficace et si vous êtes fans, vous ne serez pas déçus ! -
Igor Kordey livre une fois de plus une prestation que l’on peut qualifier
d’excellente et, si vous êtes fans de l’artiste croate, force est de constater
que vous allez vous régaler, surtout que l’ambiance western lui va à ravir. -
Une couverture simple mais efficace. - La
Mort Misérable et Solitaire de Mindy Maguire : un titre à rallonge
mais génial ! Points
Négatifs : -
Scénaristiquement, il faut reconnaitre que c’est tout de même un poil moins
aboutit qu’en temps normal, surtout si on compare avec les deux tomes
précédents. -
Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style
particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas
ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet… Ma
note :7,5/10
L'Empereur-Dieu
de Dune Leto
II Atréides, l'Empereur-Dieu de Dune, est désormais un ver de sable à face
humaine. À peu près invulnérable et immortel, il a entrevu dans l'avenir
l'extinction de l'espèce humaine. Pour la conjurer, il fait respecter son
ordre, le Sentier d'Or. L'empire a connu trente-cinq siècles de paix. La Guilde
et le Bene Gesserit ont les mains liées : c'est Leto qui contrôle sur Dune les
dernières réserves de l'indispensable épice. Les Ixiens lui envoient une femme
parfaite, issue d'une éprouvette et chargée à son insu de le séduire et de le
détruire. Leto sait désormais qu'il devra peut être se sacrifier et sacrifier
la femme qu'il aime et qui réveille d'anciens souvenirs.
L'Empereur-Dieu de Dune Auteur
: Frank
Herbert Type
d'ouvrage : Science-Fiction Première
Parution : 28 mai 1981 Edition
Française : 22 novembre 2012 Titre en
vo :God
Emperor of Dune Pays
d’origine : États-Unis Langue
d’origine :anglais Traduction : Michel
Demuth Editeur :Pocket Nombre
de pages : 624
Mon
avis : Comme je l’ai déjà souligner dans
mes critiques précédentes de ce formidable cycle de science-fiction
qu’est Dune,
œuvre du grand et génialissime Frank Herbert, s’il m’aura fallut bien
longtemps, trop longtemps même, pour, enfin, me plonger dans la lecture de ce
véritable chef d’œuvre et si, pour cela, il m’aura fallut un petit coup de
pouce, c’est-à-dire, regarder, au cinéma, son adaptation du
sieur Denis Villeneuve, force est de constater que, dès que je me suis plonger
dans l’univers d’Herbert par le biais des divers romans qui composent le Cycle
de Dune, j’ai été captivé comme rarement je l’été et ma lecture fut un pur
régal à mes yeux au point même que je peux affirmer que, une fois de plus,
qu’avec ce cycle, nous atteignons des sommets du genre, comme le sont,
finalement, deux autres cycles majeurs de la SF, Fondation et Les
Cantos d’Hypérion. Cependant, si le premier volet, sobrement
intitulé Dune, s’était avéré être un chef d’œuvre incontestable,
les deux suivants, Le
Messie de Dune et Les
Enfants de Dune, malgré leurs incontestables qualités, m’étaient
apparus comme étant légèrement inférieurs. Bien évidement, il était difficile,
pour Herbert, de faire aussi bien et ses deux suites, non dénuées de qualités
et indispensables pour tout amateur de science-fiction qui se respecte,
n’avaient pas réussis à faire aussi bien, cependant, avec ce quatrième volet de
la saga, cet Empereur-Dieu de Dune, si, naturellement, celui-ci est
inférieur au premier tome du cycle – indépassable, lui – on peut affirmer, sans
aucune contestation possible, qu’il n’en reste pas moins excellent et qu’il est
peut-être le plus intéressant depuis Dune premier du nom… Il
faut dire que, dans L’Empereur-Dieu de Dune, tout donne le tournis,
ou presque : Leto second du nom, devenu quasiment immortel, règne donc sur
l’Empire Galactique depuis 3500 ans et impose a l’humanité toute entière une
paix forcée qui nuit certes au développement de cette dernière mais qui empêche
également cette dernière de disparaitre. Transformé en Ver à visage humain,
quasiment invulnérable, possédant une longévité peu commune, celui-ci, entouré
d’une troupe de femmes combattantes, les Truitesses, manipule depuis des éons
les descendants des Atréides et ne peut pas s’empêcher d’avoir à ses cotés
moult gholas du légendaire Duncan Idaho, serviteur fidèle de sa famille mais
qui finissent, fatalement, au fil du temps, par se retourner contre lui… Ce
postulat de départ, tout simplement excellent, a de quoi fasciner le lecteur et
si Leto est, effectivement, un personnage franchement antipathique – c’était
déjà le cas dans Les Enfants de Dune – il n’en reste pas moins
intéressant, surtout au vu de son développement personnel, de ses immenses
pouvoirs quasi-divins qu’il impose a l’humanité mais aussi, de par ses
faiblesses car oui, il en a encore quelques unes et c’est là, justement, un des
propos majeurs de cet ouvrage qui est une œuvre souvent étonnante, certes, mais
qui n’en reste pas moins captivante de bout en bout. Bien entendu, Herbert ne
serait pas Herbert s’il ne nous assénerait pas de moult discussions
philosophiques sur la religion, la politique et le développement de l’humanité.
Certains, plus habitués à une SF a plus grand spectacle, n’apprécieront pas
vraiment la prose de l’auteur mais les fans, eux, naturellement, seront aux
anges devant ce quatrième volet hallucinant qui nous prouve, une fois de plus
et de manière incontestable, que Dune est une des plus grandes
sagas de science-fiction de tous les temps. Avec L’Empereur-Dieu de
Dune, nous atteignons un tournant dans le cycle et la suite, elle, sera
légèrement différente puisque, avec la disparition de Leto, nous faisons nos
adieux aux descendants directs du légendaire Paul Atréides, cependant, la saga
continue, il y a encore énormément de choses à dire, mais ceci, naturellement,
est déjà une autre histoire…
Points
Positifs : -
Probablement le meilleur volet de la saga de Dune, en dehors, bien
entendu, du tout premier volet qui reste, lui, un chef d’œuvre absolu.
Captivant de bout en bout, possédant un scénario pour le moins innatendu et qui
donne le tournis de par ses implications, L’Empereur-Dieu de Dune est
une incontestable réussite qui prouve, une fois de plus, que le cycle de Frank
Herbert est l’un des plus importants de l’histoire de la science-fiction ! -
Si Leto II est un personnage pas attachant pour un sou, comme on avait put le
constater dans Les Enfants de Dune – il faut appeler un chat
un chat – il n’en reste pas moins fascinant, ce, de par ses pouvoirs qui en
font une quasi-divinité, mais aussi, de par ses faiblesses car oui, il en
possède quelques unes dont une lui sera, finalement, fatale. -
Si Duncan Idaho reste le personnage récurant de la saga – du moins, une énième
version de celui-ci – l’intégralité du casting est renouvelé et, ma foi, les
petits nouveaux comme Siona, Moneo ou Hwi marquent durablement les esprits. -
3500 années se sont écoulées depuis la fin des Enfants de Dune,
Leto II règne depuis lors sur l’humanité et impose la paix de Leto d’une main
de fer, quand à la Guilde spatiale, le Bene Gesserit, le Bene Tleilax et les
savants de Ix, ils sont tous ramenés au rang de serviteurs. Bref, il y a eu pas
mal de changements dans l’univers de Herbert et tout cela reste toujours aussi
passionnant ! -
Un quatrième volet qui confirme, une fois de plus, tout le bien que l’on
pouvait penser de cette saga. Points
Négatifs : -
Même si L’Empereur-Dieu de Dune est un excellent ouvrage et un
des meilleurs volets de la saga, il reste, naturellement, inférieur a Dune mais
bon, celui-ci reste un incontournable absolu et écrase toutes ses suites de par
son excellence. -
La relation entre Duncan Idaho et Hwi survient peut-être un peu trop facilement
dans le récit ?! -
Comme je l’avais souligné dans mes critiques précédentes, Frank Herbert ne sait
jamais trop pris la tête pour ce qui est des descriptions des lieux, des
personnages, des décors, du coup, cela peut un peu décevoir et il nous reste
que notre imagination… - Le
Cycle de Dune n’est pas une œuvre simple d’accès et il se peut que
certains aient un peu de mal à se plonger dans cette quête mystique et cet
univers si vaste… Ma
note :8/10
The
Crown – Saison 3 À
la suite des élections générales de 1964, Élisabeth II doit nommer le
travailliste Harold Wilson, auteur d'une campagne très marquée à gauche, au
poste de Premier ministre. Cette première alternance depuis son accession au
trône n'est pas du goût de l'entourage de la reine. Son premier chef du
gouvernement, Winston Churchill, meurt peu après. La souveraine a par la suite
vent de rumeurs selon laquelle Wilson serait un agent du KGB sous le nom de
code Olding. Lorsque le directeur du MI-5 Martin Furnival Jones
demande à la voir en tête à tête et lui annonce qu'un espion soviétique évolue
dans les plus hautes sphères, elle croit ses soupçons fondés mais apprend qu'il
s'agit en réalité d'un homme en qui elle a pleine confiance, le conservateur
royal Anthony Blunt. Afin de préserver la réputation du pays et de ses services
secrets, Furnival Jones annonce que Blunt ne sera pas arrêté ou jugé. Lors
d'une exposition, le prince Philip fait savoir au conservateur qu'il sait tout
de ses activités et fera tout pour le faire payer, mais ce dernier le fait
chanter sur des soupçons d'adultère liés à Stephen Ward et tous deux en restent
là.
The Crown – Saison 3 Réalisation
: Benjamin Caron, Peter Morgan Scénario
: Peter Morgan Musique : Rupert
Gregson-Williams Production :Left
Bank Pictures, Sony Pictures Television Genre : Historique,
Biopic Titre
en vo : The Crown – Season 3 Pays
d’origine : Royaume-Uni, Etats-Unis Chaîne
d’origine :Netflix Diffusion
d’origine : 17 novembre 2019 Langue
d'origine : anglais Nombre
d’épisodes : 10 x 55 minutes Casting : Olivia
Colman : Élisabeth II Tobias
Menzies : Philip Mountbatten Helena
Bonham Carter : Margaret du Royaume-Uni Ben
Daniels : Antony Armstrong-Jones, Lord Snowden Jason
Watkins : Harold Wilson, Premier ministre
britannique Marion
Bailey : Elizabeth Bowes-Lyon Erin
Doherty : Anne du Royaume-Uni Jane
Lapotaire : Alice de Battenberg Charles
Dance : Louis Mountbatten Josh
O'Connor : Charles de Galles Emerald
Fennell : Camilla Shand Geraldine
Chaplin : Wallis Simpson Michael
Maloney : Edward Heath Andrew
Buchan : Andrew Parker Bowles John
Lithgow : Winston Churchill Clancy
Brown : Lyndon B. Johnson, 36e Président des
États-Unis Mark
Lewis Jones : Edward Millward Tim
McMullan : Robin Woods Derek
Jacobi : Édouard VIII Harry
Treadaway : Roddy Llewellyn David
Rintoul : Michael Adeane Charles
Edwards : Martin Charteris Michael
Thomas : Henry de Gloucester Penny
Downie : Alice de Gloucester Alan
Gill : Winkie Pippa
Winslow : Blinkie Mark
Dexter : Tony Benn Lorraine
Ashbourne : Barbara Castle Aden
Gillett : Richard Crossman Sam
Phillips : l'écuyer de la Reine Sinéad
Matthews : Marcia Williams David
Charles : George Thomas Stuart
McQuarrie : George Thomson Patrick
Ryecart : Bernard Fitzalan-Howard Connie
M'Gadzah : Syndey Johnson Samuel
West : Anthony Blunt Angus
Wright : Martin Furnival Jones Michael
Simkins : Patrick Dean Pip
Torrens : Tommy Lascelles Richard
Harrington : Fred Phillips Colin
Morgan : John Armstrong John
Hollingworth : Lord Porchester, Porchie Rupert
Vansittart : Cecil Harmsworth King Julian
Glover : Cecil Boyd-Rochfort John
Finn : Arthur Hancock Alan
David : Ben Bowen Thomas Henry
Pettigrew : Neil Armstrong Felix
Scott : Buzz Aldrin Andrew
Lee Potts : Michael Collins Togo
Igawa : Hirohito David
Wilmot : Arthur Scargill Jessica
De Gouw : Lucy Lindsay-Hogg Nancy
Carroll : Lady Anne Tennant Dan
Skinner : Alastair Burnet Tim
Bentinck : John Betjeman
Mon
avis : Ce fut avec un enthousiasme pour
le moins certain que je me suis lancé dans la suite de The
Crown, la fameuse série britannique qui, sur plusieurs saisons, nous a
promis de nous narrer le très long règne de la Reine Elisabeth II qui, comme
chacun sait, a pris fin le 8 septembre 2022 avec le décès de cette dernière.
Pour rappel, les deux premières saisons avaient placé la barre plutôt
haut : acteurs au top, reconstitution fidèle et, surtout, une écriture de
la chose tellement bien soignée et crédible que même ceux qui, en temps normal,
n’en n’ont strictement rien a secoué de la vie de la famille royale britannique
y auront trouvé leur compte. Pourtant, d’entrée de jeu, un détail chiffonnait
ceux qui avaient apprécié les deux premières saisons de The Crown :
le fameux changement d’une bonne partie du casting. Pari oh combien risquer, on
était en droit de ne pas accrocher aux nouveaux acteurs et actrices qu’on
allait découvrir à l’écran, surtout que le renouvèlement était majeur. Qui plus
est, au vu de la performance, par exemple, d’une Claire Foy en Elizabeth II,
comment pouvions nous imaginer que quelqu’un puisse la remplacer !? Or,
dès les premières minutes, alors qu’on était en droit de se poser des questions
sur ce fameux changement au casting, celui-ci apparu comme étant oh combien
logique, ce, pour deux raisons : au vu de l’âge d’Elizabeth II dans les
années 60, Claire Foy était beaucoup trop jeune, quand a celle qui a succéder à
cette dernière, Olivia Colman, disons que la ressemblance avec la souveraine en
est presque troublante ! Ainsi, ce changement qui aura donné des sueurs
froides a plus d’un fan de The Crown se sera révélé salutaire
et toutes ces nouvelles têtes – Tobias Menzies, Helena Bonham Carter, Ben
Daniels, Charles Dance – auront apporté un plus indéniable et une crédibilité
on ne peut plus logique : a personnages plus agés, acteurs plus agés… Pour
le reste, c’est-à-dire, l’intrigue de cette troisième saison de The
Crown, disons que, dans la lignée de la précédente,
nous sommes en terrain familier : chaque épisode met l’accent sur un
événement majeur de la période – de 1967 à 1977 – en mettant tel protagoniste
en avant, suivant l’importance du dit-événement lui-même. Bien évidement,
Elizabeth II occupe royalement le devant de la scène, cependant, entre son
époux, le Prince Philippe, sa sœur, la fantasque Margareth – formidablement
bien interprété par une Helena Bonham Carter égale à elle-même – et un Prince
Charles désormais jeune adulte et qui prend une importance non négligeable dans
l’histoire, force est de constater que les figures marquantes de cette
troisième saison sont nombreuses – et je n’ai citer que les plus importantes.
Bref, si vous êtes fans de The Crown, cette nouvelle saison ne vous
décevra nullement et vous entrainera, une fois de plus, dans les coulisses de
la famille royale britannique, des coulisses oh combien intéressantes, comme on
pouvait s’en douter. Certes, on pourra pinailler sur certaines erreurs
historiques, assez légères, ou sur quelques épisodes, un peu en-deçà des
autres, mais bon, dans l’ensemble, cette troisième saison est suffisamment
bonne pour ne pas nous décevoir et, surtout, nous donner envie de découvrir la
suite qui, elle, se déroulera dans les années 80… et, ma foi, comme ceux de ma
génération le savent bien, il y a de quoi faire, scénaristiquement parlant avec
cette décennie…
Points
Positifs : -
Le plaisir de retrouver la suite d’une série qui brille, depuis ses débuts, par
ses qualités, assez nombreuses au demeurant et qui, sans surprise, est toujours
aussi bonne. Ici, l’intrigue va de 1964 à 1977, les protagonistes ont vieillis
et, ma foi, au vu des dix épisodes proposés, le fan de The Crown sera
ravi de découvrir cette nouvelle période de la vie de la famille royale
britannique. -
Les protagonistes ayant tous vieillis, un changement radical eut lieu au
casting et, ma foi, force est de constater que celui-ci fut une belle réussite :
chapeau bas pour la performance et la crédibilité apportée par Olivia Colman,
Tobias Menzies, Helena Bonham Carter, Ben Daniels et Charles Dance ! -
Si Elizabeth II est, tout naturellement, le personnage qui brille le plus dans
cette saison, il faut reconnaitre la place importante de sa sœur, Margareth,
mais aussi l’importance accordée a ses enfants, Charles, bien entendu, assez
touchant et que l’on voit autrement désormais, mais aussi Anne. -
Comme dans les deux premières saisons, il n’y a rien à redire pour ce qui est
de la reconstituions historique, toujours aussi impeccable : décors,
costumes, dialogues, mise en avant de certains événements, il n’y a rien à
redire. Et puis, que ce soit pour le coté historique comme intimiste de la
chose, c’est fou ce que tout cela est crédible. -
Indéniablement, The Crown est l’œuvre consacrée à la famille
royale britannique la plus crédible qu’il m’a été donné de voir. Points
Négatifs : -
Difficile de comprendre pourquoi certains événements historiques ont été légèrement
modifiés. Certes, on se doute bien qu’un biopic n’est jamais tout à fait fidèle
à la réalité, mais bon, certaines inventions sont pour le moins discutables et
peuvent finir par décrédibiliser l’ensemble. -
Si nous avons affaire à une bonne troisième saison, un ou deux épisodes
apparaissent comme étant un poil inférieur aux autres, scénaristiquement
parlant… Ma
note :8/10
La
Planète Rebelle Depuis
de nombreux siècles, les Arcadiens dominent les planètes que les Terriens
avaient colonisées les une après les autres. Et ils sont aussi les maîtres de
la terre... Dans une tentative désespérée, le mouvement de résistance terrien a
décidé d'essayer de détruire ce qui fait la puissance d'Arcadion : l'Ordinateur
Central. Et c'est VOUS qui avez été choisi pour cette mission impossible.
Saurez-vous, à travers tous les dangers qui vous guettent, reconstituer le code
donnant accès à l'ordinateur ? Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls
accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul
déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à
combattre. Bonne chance…
La Planète Rebelle Série
:Défis
Fantastiquesn°18 Auteur : Robin Waterfield Illustration
de la couverture : Alan Craddock Illustrations
intérieures : Gary Mayes Titre original :Rebel Planet Traduction : C.
Degolf Année
de l’édition Anglaise : 1985 Sortie
de l'édition Française : mai 1986 Edition
Française :Editions
Gallimard (Folio Junior) Nombre
de paragraphes : 400
Mon
avis : S’il y a une chose dont on peut être
sur, vis-à-vis des Défis Fantastiques qui se déroulent dans
l’espace, c’est que ces derniers ont souvent été loin d’être a la hauteur de
leurs équivalents dont les aventures avaient lieux dans un univers d’Heroic
Fantasy. Ainsi, depuis le tout premier d’entre eux, La
Galaxie Tragique, aux Trafiquants
de Kelter en passant par Le
Mercenaire de l’Espace, force est de constater que, au
mieux, nous avons eu droit a des LDVELH plutôt moyens. Fort
heureusement, il y eut une exception à cette règle et ce livre jeu SF qui sort
du lot, accessoirement, de fort belle manière, c’est La Planète Rebelle.
Œuvre du sieur Robin Waterfield qui, pour la petite histoire, écrivit quelques
autres ouvrages plus conventionnels, La Planète Rebelle est,
sans aucune discussion possible, le meilleur Défis Fantastique se
déroulant dans un univers futuriste. Certes, au vue de la concurrence
famélique, la chose pouvait apparaitre facile, pourtant, non seulement l’auteur
a sut sortir de la malédiction propre au genre, mais, surtout, il a réussit a
apporter ce qui manque tellement a la plupart des Livres dont vous êtes
le Héros, c’est-à-dire, un background digne de ce nom et un protagoniste
principal possédant un minimum de charisme – si l’on met de coté des héros
comme Loup Solitaire, par exemple, qui sont un peu a part. Ainsi, d’entrée de
jeu, Robin Waterfield prend le temps de nous narrer l’histoire de la conquête
spatiale par l’humanité, sa rencontre avec les Arcadiens, la guerre qui s’en
suivit et la défaite de l’espèce humaine. Qui plus est, nous avons droit
ensuite a une description des différentes races arcadiennes, bref, avant même de
débuter l’aventure, l’auteur nous en a appris énormément sur son univers, ce
qui apporte une touche de crédibilité a celui-ci. Une bonne chose surtout que
la suite est assez bonne et même si, il faut le reconnaitre, nous restons loin
des chefs d’œuvres absolus du genre, force est de constater que l’aventure,
assez longue et prenante, est indéniablement dans la moyenne haute des LDVELH.
Bref, un excellent Défis Fantastique que cette Planète
Rebelle et qui justifie amplement son titre de meilleur livre jeu de
SF !
Points
Positifs : - Si
vous devez vous essayer a un seul livre jeu se déroulant dans un univers
futuriste, alors, La Planète Rebelle est fait pour vous,
celui-ci étant, et de très loin, le meilleur du genre. -
Louons le travail et le sérieux de Robin Waterfield qui a pris le temps de nous
pondre un background intéressant, ce qui crédibilise son univers :
histoire de la conquête spatiale et de la guerre entre l’humanité et les
arcadiens, biologie de ces derniers, bref, par moments, on se croirait dans un
récit de SF. - La
Planète Rebelle est un livre jeu difficile, je ne le nie pas,
cependant, il est loin d’être impossible et comme en plus, il regorge de scènes
marquantes et de personnages charismatiques, on ne s’ennui pas une seule
seconde en y jouant. -
Les illustrations de Gary Mayes qui apportent un plus indéniable à
l’ensemble. Points
Négatifs : - Une
conclusion en cinq ou six lignes, mouais, je pense qu’un tel livre jeu méritait
bien plus. -
Dommage que l’on n’échappe pas a une certaine difficulté liée au genre,
c’est-à-dire que si vous ne prenez pas le bon chemin, si vous n’effectuez pas
les bons choix, si vous ne disposez pas des bons objets, alors, l’aventure ne
se finira pas bien pour vous. Certes, j’ai déjà connu bien pire, mais bon, c’est
par moments décourageant… -
Une gestion de la chance à vous faire vous arracher les cheveux ! Ma
note :7,5/10
Saga
– Tome 8 Hazel
ne comprend pas ce qui se passe en voyant ses parents se serrant fortement dans
les bras. Marko annonce à sa petite fille que sa maman s'est fait mal et a
perdu le bébé qui grandissait en elle. Les dernières actions du Comte Robot ont
poussé Pétrichor à le ligoter mais c'est finalement ce dernier qui trouve la
solution aux problèmes du couple. Alana et le Comte Robot se rendent ensemble à
Avorteville, un endroit où il est possible d'aider toutes les femmes
nécessiteuses. Alana annonce qu'elle a atteint le troisième trimestre de
grossesse au médecin gérant l'endroit. Celui-ci dit ne plus pouvoir l'aider
mais que si elle souhaite vraiment avorter, ils devront se rendre dans les
terres perdues. De retour au vaisseau où l'attendent Marko, Alana et Pétrichor,
Alana leur dit que le Comte a pris une autre direction mais qu'à présent elle
connaît la localisation de celui ou celle qui pourra la libérer du petit être
mort qui est en elle. Soudain, des monstres apparaissent. Alors que tous
sortent leurs armes, c'est finalement Alana qui les élimine avec de la magie !
Saga – Tome 8 Scénario
: Brian K. Vaughan Dessins
: Fiona Staples Encrage : Fiona
Staples Couleurs : Fiona
Staples Couverture : Fiona
Staples Genre : Science-Fiction,
Space Fantasy Editeur : Image Comics Titre
en vo : Saga – Vol 8 Pays
d’origine : Etats-Unis Parution
: 02
janvier 2018 Langue
d’origine : anglais Editeur
français : Urban Comics Date
de parution : 23 février 2018 Nombre
de pages : 152 Liste
des épisodes Saga
43-48
Mon
avis : Ce n’est pas vraiment une surprise
ni même la première fois que je le souligne mais je ne peux pas m’empêcher de
dire, encore et encore, que chaque nouvel album de Saga,
œuvre du duo Brian K. Vaughan et Fiona Staples, est un véritable plaisir pour
moi, un plaisir comme j’en ressens fort rarement, dois-je ajouter. Il faut dire
que cette œuvre de space-opéra est sans nul doute l’un des meilleurs comics de
ces dernières années et que, même si l’effet de surprise des débuts est passé
depuis longtemps, la qualité, elle, est toujours au rendez vous, et ce, pour le
plus grand plaisir des fans. Et, bien évidement, ce huitième tome ne démord par
a la règle et même si on peut être un poil dubitatif quand au dernier épisode puisque
Vaughan ne nous montre pas la conclusion de son arc sur Avorteville, choisissant,
de fait, une ellipse narrative pour mieux rebondir par la suite, force est de
constater que, dans l’ensemble, nous retrouvons avec plaisir tous les éléments
qui ont fait la force de cette série depuis ses débuts. Bien sur, il y eut des
volumes plus réussis dans le passé mais si ce huitième tome est un peu moins
spectaculaire que d’autres, il brille particulièrement par les thèmes de
sociétés abordés dans celui-ci : ainsi, entre le débat sur l’avortement,
la sensibilité des individus transgenres et la manière dont les autres les
voient, sans oublier, quelques passages réussis sur ce qu’est la vie et la mort
– a ce sujet, la discussion entre Hazel et son éventuel-frère qui ne verra pas
le jour est une pure merveille – Brian K. Vaughan fait preuve d’une belle
maitrise narrative. Ajoutons à cela un nouvel arc qui se met en place et qui
semble prometteur et vous comprendrez, pourquoi, non seulement j’ai été
satisfait par ce huitième volume de Saga mais que, surtout,
désormais, je vais me plonger dans la suite avec délectation…
Points
Positifs : -
Le plaisir de retrouver ce qui est sans nul doute l’un des meilleurs comics
actuel, surtout que, malgré le temps qui passe – nous en sommes au huitième
tome – la qualité, elle, est toujours au rendez vous. Alors bien entendu, il y
eut des volumes plus réussis, mais bon, dans l’ensemble, cela reste très bon. -
Si les événements qui ont lieu dans ce huitième tome sont moins spectaculaires
qu’en d’autres occasions, Brian K. Vaughan en profite pour s’attarder sur des
problèmes de sociétés comme l’avortement, la transidentité ou la mort. -
L’arrivée de Pétrichor dans Saga est l’une des meilleures
choses qui soit arrivée à cette série depuis quelques épisodes. Je
l’adore ! Quand au Prince Robot, il reste égal à lui-même, c’est-à-dire,
excellent. -
Une couverture plutôt réussie ! Points
Négatifs : -
Brian K. Vaughan conclut peut-être un peu trop rapidement son arc sur
Avorteville. Dommage car j’appréciai bien cette ambiance western. -
Un album qui donne plutôt l’impression d’être entre deux arcs plus importants. -
J’aime beaucoup Fiona Staples et son style est tout simplement parfait
pour Saga, par contre, c’est moi ou je l’ai trouver un poil moins
en forme sur certaines planches dans cet album ? Ma
note :8/10