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mercredi 25 septembre 2024

Une Année Difficile


Une Année Difficile
 
Dans un centre commercial, le matin du Black Friday 2019, des activistes écologistes essayent d'empêcher la foule des clients de rentrer dans un magasin, afin de dénoncer la surconsommation. Leur discours passe mal auprès des nombreux clients bloqués, parmi lesquels se trouve Albert Laprade, venu acheter une télévision. La police intervient, le magasin peut ouvrir, et la ruée des clients en quête de prix bradés tourne au pugilat grotesque. Avec sa télévision neuve, Albert se rend chez Bruno Ambrosi. Ils sont entrés en contact via Leboncoin, Albert veut revendre la télévision à Bruno. Mais un huissier de justice est en train d'organiser la vente aux enchères des meubles de Bruno, surendetté. Bruno est assommé par les comprimés qu'il est en train d'avaler par poignées, puis finit par perdre conscience. Son téléphone sonne, Albert répond : Henri, bénévole d'une association de lutte contre le surendettement, est au bout du fil. Lorsqu'il apprend que Bruno est inconscient, il dit à Albert d'appeler les pompiers, et arrive immédiatement. Il invite Albert à s'adresser à son association, car il a deviné que ce dernier est également surendetté. Il lui explique notamment qu'il est possible, sous certaines conditions, d'obtenir l'effacement de ses dettes par la Banque de France. Albert se montre très intéressé.
 

Une Année Difficile
Réalisation : Éric Toledano, Olivier Nakache
Scénario : Éric Toledano, Olivier Nakache
Musique : Grandbrothers
Production : Gaumont, Quad Productions, Ten Cinéma
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Une Année Difficile
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 18 octobre 2023
Durée : 118 mn

Casting :
Pio Marmaï : Albert Laprade / Poussin
Jonathan Cohen : Bruno Ambrosi / Lexo
Noémie Merlant : Valentine / Cactus
Mathieu Amalric : Henri Tomasi
Grégoire Leprince-Ringuet : Quinoa
Luàna Bajrami : Antilope
Gaïa Warnant : Pomme Pomme
Sandrine Briard : Solange / Sirène
Oussama Kheddan : Sofiane
Danièle Lebrun : Madeleine
Alexandra Roth : Corinne
Jean-François Cayrey : Marco
Margot Bancilhon : Claire
Christiane Bopp : la présidente de la commission de surendettement
Aïssatou Diallo Sagna : l'infirmière
 
Mon avis :
 Comme vous l’avez peut-être remarquer, ce mois de septembre, pour ce qui est de ma rubrique cinéma, est fortement marqué par la présence du duo composé d’Éric Toledano et d’Olivier Nakache, deux réalisateurs français que j’apprécie depuis longtemps. En effet, depuis presque deux décennies, les deux compères sont devenus, sans aucune contestation possible, deux des têtes d’affiches du cinéma français et il suffit de se souvenir de certains de leurs plus belles réussites comme Nos Jours Heureux, Tellement Proches, Intouchables et Le Sens de la Fête pour s’en convaincre. Par la force des choses et comme je suis plutôt fan du duo, je savais parfaitement que, tôt ou tard, j’allais m’attaquer a leur dernier film en date, Une Année Difficile, paru il y a de cela presque un an et qui avait pour vedette Pio Marmaï et, surtout, l’inimitable Jonathan Cohen, ce dernier étant un peu à la mode ces derniers temps, il faut le reconnaitre. Bref, tous les éléments étaient en place pour que l’on ait droit à une bonne petite comédie des familles comme le duo Toledano et Nakache à le secret, alors, le résultat fut-il à la hauteur de mes espérances ? Eh bien, si je dois être tout a fait objectif, je dois reconnaitre que je suis un peu mitigé a l’issu du visionnage de ce film. Bon, tout d’abord, je dois admettre que je n’étais pas emballé par la mise en avant de ces activistes écologistes ai sein de l’intrigue : je vais probablement en faire hurler certains mais bon, comment dire, les petits fils a papa qui n’ont jamais manquer de rien et qui adorent donner de grandes leçons de morales a tous ceux qui ne pensent pas comme eux tout en hurlant a la fin du monde, sincèrement, je ne les aimes pas ! Fort heureusement, ici, le duo Toledano et Nakache est suffisamment malin pour ne pas glorifier le mouvement, les activistes apparaissant ici comme étant des individus tout aussi paumés que nos acheteurs compulsifs parfaitement bien représentés par nos deux compères, Pio Marmaï et Jonathan Cohen qui, au demeurant, forment un duo plutôt sympathique a défaut d’être inoubliable. Une bonne chose, certes, sauf que, malheureusement, cela ne suffit nullement a sauver les meubles car si, effectivement, il y a pas mal de scènes plutôt amusantes et si oui, sans surprises, Cohen fait du Cohen, force est de constater que l’on a déjà connu mieux, beaucoup mieux même… Bref, vous voyez où je veux en venir : Une Année Difficile est une bonne petite comédie qui se laisse regarder mais qui ne restera nullement dans les annales, loin de là, quand a nos amis Éric Toledano et Olivier Nakache, reconnaissons qu’ils ont fait beaucoup mieux avant…
 

Points Positifs
 :
- Incontestablement, Une Année Difficile est une bonne petite comédie qui se regarde plutôt bien et même si nous sommes loin d’avoir à faire a un incontournable, c’est un fait, ce film possède suffisamment de qualités pour ravir les amateurs du genre.
- Les occasions de rigoler sont nombreuses, Cohen fait du Cohen sans tomber dans l’excès, bref, il y a de quoi passer un bon moment sans prise de tête.
- Fort heureusement, nous n’avons pas droit a une glorification des activistes écologistes, ces derniers apparaissant comme étant tout aussi paumés que les autres protagonistes…

Points Négatifs :
- Reconnaissons que Éric Toledano et Olivier Nakache ont fait beaucoup mieux avant et que nous sommes loin de leurs plus belles réussites – d’ailleurs, sur ce point, leur dernière réussite incontestable remonte tout de même a 2017 avec Le Sens de la Fête, ce qui commence à dater…
- C’est une comédie sympathique, cela se regarde, mais sans plus.
- Vu le potentiel de Jonathan Cohen, je trouve tout de même celui-ci sous-exploité ici.

Ma note : 7/10

mardi 24 septembre 2024

Môbius – La Ville qui Rêve


Môbius – La Ville qui Rêve
 
Berg et Lee viennent d'arriver sur un nouveau monde, une des milliers d'alternatives à leur monde d'origine. Nos deux héros sont sur les traces d'un tueur qui sévit d'un monde à l'autre sans motif apparent, et qui sait que Berg est à sa poursuite. Ils se retrouvent au cœur d'une caravane se rendant à Kadath. Un des voyageurs sur son étrange animal les invite à les suivre vers la Ville qui Rêve. Mais très vite, la caravane est victime d'une attaque par l'armée des masques, qu'ils parviennent à vaincre grâce aux armes de Berg et Lee. Certains des soldats révèlent derrière leur masque des yeux crevés, ce qui démontre qu'ils viennent des limbes et sont sous le contrôle d'un maître. Cette armée mystérieuse est connue pour s'emparer des mondes qu'ils parviennent à vaincre, et rendre ces Terras inaccessibles aux autres voyageurs. Mais il semble clair que l'intention de Deng est d'envoyer Berg dans les limbes, cette frange des mondes inaccessible, pour s'en débarrasser. Arrivés dans la superbe ville de Kadath, nos deux voyageurs s'installent dans le caravansérail pour prendre un peu de repos. Lee effectue un flip-flap, un aller-retour très rapide pour aller s'approvisionner en munitions au Mont. Un processus violent que ne peuvent se permettre que ceux dont les cellules ne sont pas encore trop dégradées. A son réveil, ils sont prêts à reprendre leur chasse à l'homme.
 

Môbius – La Ville qui Rêve
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Anubis
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 17 novembre 2021
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Après un sympathique premier volet qui avait eu pour lui de présenter un univers plutôt original et une trame narrative pour le moins étonnante (après tout, on allait suivre les péripéties de deux voyageurs d’entre les mondes, le tout, dans une ambiance de folklore gitan) Môbius, œuvre du duo composé de Jean-Pierre Pécau pour ce qui est du scénario et d’Igor Kordey pour ce qui est des dessins, duo qui est, sans aucun doute, le plus présent sur ce blog depuis que celui-ci existe, se rappelle à notre bon souvenir avec un second tome qui, ma foi, est dans la lignée de son prédécesseur. Bon, je ne vais pas vous mentir et encore moins essayer de vous chanter les louanges de cette BD puisque, à mes yeux, Môbius ne restera pas dans les annales du Neuvième Art : certes, nous avons affaire à une œuvre sympathique, loin d’être désagréable, c’est un fait, et qui, en plus, aborde une thématique, celle du peuple gitan, de ses rites, de ses légendes, loin d’être commune, bien au contraire. Cependant, comme je l’avais déjà souligné dans ma critique du premier volet – et, quelque part, cela est valable pour la plupart des créations des sieurs Pécau et Kordey – il faut reconnaitre que tout cela tient davantage de la série B que du chef d’œuvre absolu : sympa, agréable, plaisant mais bon, vite fait lu, vite fait oublié… Pourtant, on passe un bon moment à la lecture de ce second volet de Môbius et il faut reconnaitre qu’il est difficile de ne pas être captiver par ce voyage entre les mondes de nos deux héros, surtout que, dans cet album, ces derniers visitent une certaine cité de Kadath que les amateurs de Lovecraft connaissent fort bien puisque celle-ci est présente dans La Quête Onirique de Kadath l'Inconnue, une des œuvres les plus singulières du maitre… Ajoutons à cela quelques démons tout droits sortis des mythes gitans et un Kordey égal à lui-même et l’on se retrouve avec une BD fort sympathique qui ravira les amateurs du genre – les autres, eux, passeront tranquillement leur chemin, bien entendu – qui, naturellement, auront hâte de découvrir le fin mot de l’histoire…
 

Points Positifs
 :
- La suite d’une mini-série sans grande prétention mais qui se démarque un peu de la norme de par son univers original et le fait qu’il mette grandement en avant la culture et les mythes gitans, ce peuple étant présenté, ici, comme des éternels voyageurs entre les mondes.
- Si vous avez apprécié le premier volet de Môbius, vous retrouverez avec plaisir la suite des péripéties de Berg et de Lee qui, une fois de plus, vont voir du pays et connaitre bien des dangers…
- Un bel hommage au grand Howard Phillips Lovecraft avec la fameuse cité de Kadath.
- Comme je l’avais souligné dans ma critique précédente, on peut aimer ou pas le personnage mais Jean-Pierre Pécau reste un auteur fort prolifique et bourré de bonnes idées qui ne cesse, au fil des années, de nous surprendre même si, parfois, ses créations sont pour le moins hasardeuses…
- Igor Kordey est égal a lui-même et nous livre une excellente prestation qui ravira, je n’en doute pas, ses fans avec son style tellement proche du grand, et regretté, Richard Corben.
- La colorisation d’Anubis colle parfaitement bien aux dessins du sieur Kordey.
 
Points Négatifs :
- On ne va pas se mentir, les deux protagonistes principaux manquent cruellement de charisme et il faut reconnaitre que l’on a du mal à s’inquiéter pour leur sort…
- Il faut tout de même adhérer au concept de base de ce Môbius : le voyage dans des Terres parallèles après notre mort, mouais…
- L’omniprésence de la culture gitane, franchement complexe, est un peu pesante par moments.
- Bien évidement, Igor Kordey possède un style particulier et clivant, ce qui fait que ses habituels détracteurs fuiront cet album comme la peste !
 
Ma note : 7/10

lundi 23 septembre 2024

Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra


Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra
 
Marc repart à l'aventure sur une île déserte : Chupacabra. Aux côtés d'anciennes prétendantes et de nouveaux candidats, il devra faire face aux manipulations mentales, aux épreuves physiques et aux trahisons de ses coéquipiers.
 

Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra
Réalisation : Jonathan Cohen, Jérémie Galan
Scénario : Jonathan Cohen, Jérémie Galan, Florent Bernard
Musique : Daniel Salomon
Production : Les Films entre 2 et 4, Makingprod
Genre : Comédie, Parodie
Titre en vo : Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : Canal+
Diffusion d’origine : 23 mai 2022 – 06 juin 2022
Langue d'origine : français
Nombre d’épisodes : 9 x 28 minutes
 
Casting :
Jonathan Cohen : Marc, ex-pilote d'avions / Marco, narcotrafiquant et pâtissier mexicain
Jérôme Commandeur : le présentateur de l'émission
Ramzy Bedia : Abdel, dit Tony Tonic, coach des stars, ex-mari de Carole
Leïla Bekhti : Alexandra, ex-juriste et ex-amoureuse de Marc
Camille Chamoux : Chataléré, esthéticienne pas vraiment fan de vêtements
Sébastien Chassagne : Soisson, dit Soso, enfant-bulle
Gérard Darmon : Philippe Machette, ancien militaire reconverti dans l'écriture d'ouvrages de survie
Adèle Exarchopoulos : Soraya, ex-gardienne de zoo transplantée d'un cœur de gorille
Laura Felpin : Annick, circassienne de rue
Ana Girardot : Anne, enseignante
Jonathan Lambert : Hervé, fonctionnaire dans une secte
Natacha Lindinger : Carole, championne sportive et ex-femme de Tony Tonic
Kad Merad : Patrice (dit Patoche), gérant d'un bistrot à Nîmes
Mister V : William, influenceur débutant en recherche de followers
Géraldine Nakache : Marina, policière lesbienne
Thomas Scimeca : Yvan Boutboul, complotiste
Jacky Ido : Jean-Guy, urgentiste
Pierre Niney : Dr Bruno Juiphe, psychologue de l'émission
Claire Droyer : l'infirmière aux côtés de Soraya et de Jean-Guy aux urgences
Frédéric Lopez : lui-même
Nicolas Zaaboub-Charrier : le chef Bernardin, cuisinier de l'émission
Jérémie Galan : l'infirmier de l'émission
Jean-Toussaint Bernard : Lionel Boutboul, star de la chanson et ancien frère siamois d'Yvan
Cédric Chevalme : Lionel, gagnant de la saison précédente de l'émission
Charlotte Baillon : Géraldine, finaliste de la saison précédente
Steve Tran : Jean Jack, spécialiste animalier en tout genre
Thierry Moya : le Mexicain qui fête la Jean-Guile
Vincent Macaigne : Magic Ludo
Djimo : Hilarino
Squeezie : lui-même
Joseph de Gabriel : le majordome du Palace
Edouardo Sainz : José
Montassar Alaya : l'homme de la tribu
Christine Moquet : la mère de la malade dans la série Donde esta mi bandera
Ariel Munoz : le médecin dans la série Donde esta mi bandera
Yacine Belhousse : Frère Guili Guido
Dédo : Frère Guili Roberto
Stanislas Wawrinka : lui-même
Grand Corps Malade : lui-même
Romain Vissol : le faux Yvan
Romain Cottard : Dr Goy, psychiatre d'Anne
 
Mon avis :
 Comme je l’avais souligné à la fin de ma critique de La Flamme, série parodique qui nous présentait une version pour le moins coquasse d’émissions de téléréalité comme Bachelor, le Gentleman Célibataire ou Greg le Millionaire, les concepteurs de la chose étaient revenu, deux petites années plus tard, avec une suite du même genre, Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra et qui, comme son nom l’indique, s’attaquait cette fois ci a un certain Koh-Lanta. Forcément, toutes celles et ceux qui avaient apprécié La Flamme ne pouvaient qu’être au rendez vous de ce Flambeau surtout que, cette saison parodiant le cultissime Koh-Lanta, il y avait de quoi s’attendre à un menu pour le moins alléchant. Bien entendu et, sans grande surprise, les mêmes recettes sont à nouveau usées et l’on retrouve à nouveau tout ce qui avait fait le succès de La Flamme, c’est-à-dire, cet humour débile qui vous fera hurler de rire et ce coté parodique tellement bien fait qu’on se croirait presque, par moments, devant une véritable émission de téléréalité – après tout, soyons objectifs, les candidats de ces émissions débiles sont-ils plus futés que ceux de cette série, permettez moi d’en douter ? Autre bonne, que dis-je, très bonne nouvelle : on retrouve une bonne partie du casting de La Flamme avec, naturellement, en tête d’affiche, l’inimitable Marc, notre ex-pilote d’avion qui est toujours aussi con, prétentieux et détestable. Ajoutons à cela quelques petits nouveaux qui apportent indéniablement un plus à cette nouvelle saison – sur ce point, le duo composé de Gérard Darmon et de Kad Merad est excellent – et l’on obtient, une fois de plus, ce que l’on appelle une belle réussite. Alors bien entendu, l’effet de surprise n’est plus au rendez vous et l’on n’adhère peut-être plus autant qu’avec La Flamme, mais bon, si vous aimez rire jusqu’à vous en décrocher la mâchoire, il serait dommage de passer à coté de ce oh combien jouissif Le Flambeau ! Espérons juste que tout ce petit monde revienne un jour pour nous présenter une énième parodie, après tout, ce ne sont pas les émissions de téléréalité qui manquent…
 

Points Positifs
 :
- Si La Flamme avait déjà marqué les esprits de par son coté parodique fort réussie et pour le moins hilarant, on peut dire sans aucune contestation possible que Le Flambeau – Les Aventuriers de Chupacabra est son digne successeur ! Toujours aussi débile, toujours aussi drôle, voilà une suite qui vous fera passer un très bon moment !
- Une parodie de Koh-Lanta, probablement une des émissions de téléréalité les plus importantes de ces quinze dernières années, eh bien, disons que cela mérite le détour.
- Le plaisir de retrouver une bonne partie du casting de la première saison avec, en tête d’affiche, l’inimitable Marc.
- Encore une fois, nous avons droit à un casting de têtes d’affiches pour le moins impressionnant avec, selon moi, une petite mention au duo Gérard Darmon / Kad Merad qui est excellent.
- Amateurs d’humour débile, de situations ubuesques et de blagues par-dessous la ceinture, Le Flambeau est, naturellement, fait pour vous !
- Les amateurs de téléréalité seront, naturellement, en terrain familier.
 
Points Négatifs :
- Bon, il faut tout de même apprécier ce genre d’humour et ce coté parodique qui ne se prend absolument pas au sérieux. Si vous n’aimez pas le genre, Le Flambeau vous laissera de marbre, bien entendu…
- L’effet de surprise de la première saison n’est plus là, ce qui est normal, ce qui fait que certains peuvent peut-être accrocher un peu moins.
- Certains gags sont tout de même un peu trop débiles, il faut le reconnaitre.
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 22 septembre 2024

Les Cahiers de Science & Vie 218 – La Drogue


Les Cahiers de Science & Vie 218 – La Drogue
Septembre/Octobre 2024

Au sommaire :
- Édito : Voyage, voyage
- L’actu face au passé : Nouvelle Calédonie
- Vivre ensemble ?
- Le rouleau compresseur colonial
- Des Lapita aux Kanak
- Le long réveil des Kanak
- Les événements : quatre années de violence
- Trois décennies de paix, et après ?
- Dossier : La Drogue
- Comment elle a fait et défait notre histoire
- Les drogues, ces ennemies intimes
- La folie cannabis
- De l’opium aux opioïdes
- Du cocaïer à la cocaïne
- Premiers usages rituels
- Méditerranée, plaque tournante de l’Antiquité
- Sus aux plantes diaboliques !
- Le cannabis dans le sillage du Prophète et de Bonaparte
- Le Club des Haschischins
- Quand la médecine se pique
- La drôle de Chasse au Dragon des Missionnaires
- La régie de l’opium, pilier du trésor indochinois
- Les deux Guerres de l’Opium : la Chine humiliée
- Les brumes de la Belle Époque
- Les croisières du haschich
- Guerriers sous influence
- Des années folles, folles, folles
- Et le drogué devint hors-la-loi
- French Connection à l’assaut de New York
- Les drogues de synthèses, fléau du XXIème siècle ?
- Entretien avec l’historien Alexandre Marchant
- Culture
- Sir Thomas Lipton, le perdant magnifique de l’America’s Cup
- L’univers olfactif de Leonard de Vinci
- Madame de Sévigné, une dynastie féminine en Provence
- Corto Maltese, les mots et la mer
- Pépinières d’athlètes
- Les ports antiques de Narbonne
- Bandes dessinées
- Les bonnes lectures
 
Mon avis :
 Après avoir connu une baisse de régime pour le moins notable ces dernières années au point même que je me suis poser pas mal de questions au sujet des Cahiers de Science & Vie, il apparait, peut-être, que 2024 pourrait être l’année du renouveau de cette revue. Bien entendu, il est encore trop tôt pour l’admettre totalement, cependant, comment ne pas reconnaitre qu’après deux numéros plutôt bons dans l’ensemble, je veux, bien entendu, parler de celui consacré a l’Impressionisme et celui consacré aux Sociétés Secrètes Américaines, le dernier numéro en date des Cahiers est dans la même lignée. Une bonne nouvelle, donc, pour les fans de cette revue qui, pour rappel, fut le maitre étalon du genre pendant bien des années. Pourtant, une fois de plus, a priori, le sujet du dossier principal de ce numéro était loin de m’enthousiasmer. Il faut dire que la drogue, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, ce, dans tous les sens du terme, pourtant, a bien y réfléchir, revenir sur la longue histoire de celle-ci, ma foi, cela pouvait être intéressant. Et, justement, quand on se rend compte que la drogue, sous des formes multiples, a accompagné l’humanité depuis des milliers d’années et qu’elle n’était pas inconnue de nos anciens ancêtres de la Préhistoire, ma foi, cela avait de quoi relancer mon intérêt. Le résultat ? Un bon dossier, incontestablement, qui nous permet de découvrir cette longue histoire entre l’humanité et la drogue, comment, finalement, celle-ci aura été une très vieille compagne de nos ancêtres et comment, au fil des millénaires et des siècles, elle aura évoluée, de même, naturellement, sa place dans la société. Alors certes, il y aurait peut-être une ou deux choses à redire au sujet de ce dossier qui, une fois de plus, est un peu trop centré sur le vieux continent, la Chine et le Moyen-Orient, cependant, au vu du résultat final, force est de constater que celui-ci n’en reste pas moins fort intéressant et pour le moins instructif, ce qui, ma foi, est le principal. Espérons à présent que ce renouveau des Cahiers de poursuive même si, je dois le reconnaitre, le sujet du prochain numéro me laisse pour le moins perplexe, mais bon, qui sait, j’aurais peut-être une bonne surprise ?
 

Points Positifs
 :
- Un dossier principal plutôt intéressant dans l’ensemble et qui nous permet de mieux comprendre la très longue histoire de la drogue, vieille compagne de route de l’humanité. Ainsi, de la Préhistoire à l’époque moderne, le lecteur sera captivé par ces liens millénaires qui nous lient à la drogue sous toutes ses formes.
- Le second dossier, consacré à la Nouvelle Calédonie, est plutôt intéressant et nous permet de mieux saisir les événements qui ont eu lieu il y a quelques mois dans cet archipel lointain.
- Comme c’est toujours le cas avec les Cahiers, l’ensemble est bien écrit et suffisamment clair pour ravir le grand public. De plus, nous avons droit à de nombreuses illustrations de qualité.

Points Négatifs :
- Dommage que, une fois de plus, le dossier principal occulte quasiment une bonne partie du monde et soit trop eurocentré à mon gout. Je pense qu’il y avait de quoi mettre un peu plus en avant certains continents comme l’Afrique ou les Amériques.
- Pourquoi ne pas avoir consacré une partie du dossier a la problématique médicamenteuse actuelle ?
 
Ma note : 7,5/10

Le Cycle des Robots – Les Cavernes d'Acier


Le Cycle des Robots – Les Cavernes d'Acier
 
L'assassinat du docteur Sarton à Spacetown jette le trouble dans la communauté. Qui aurait intérêt à faire disparaître celui-là même qui milite pour le rapprochement entre Terriens et Spaciens ? Les Médiévalistes, qui ne voient pas d'un très bon œil la prolifération des robots ? Les Spaciens eux-mêmes, prêts à tout pour conserver leurs privilèges ? Le problème du détective Baley, toutefois, n'est pas seulement de retrouver un meurtrier, mais aussi et surtout d'y parvenir avant son collègue robot R Daneel. Car celui-ci est l'un de ces androïdes au cerveau électronique ultra-perfectionné, créés certes par l'homme, mais qui n'attendent peut-être que l'occasion de prendre sa place...
 

Le Cycle des Robots – Les Cavernes d'Acier
Auteur : Isaac Asimov
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 04 février 1954
Edition Française : 23 septembre 2012
Titre en vo : The Caves of Steel
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Jacques Brécard
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 374
 
Mon avis : 
Troisième volet du célèbre Cycle des Robots, Les Cavernes d’Acier marque, sans aucune discussion possible, un tournant majeur dans celui-ci puisque, si les deux premiers tomes n’étaient qu’un assemblage de nouvelles qui nous faisaient découvrir les premières années de la cohabitation entre l’Homme et le Robot, avec ce troisième ouvrage qui, accessoirement, est un véritable roman, Asimov nous fait faire un important bond dans le temps et nous présente, pour la toute première fois, les deux protagonistes qui seront les figures majeures de la suite du cycle, je veux, bien entendu, parler d’Elijah Baley et de Daneel Olivaw. Le premier est un inspecteur de police new-yorkais, le second, lui, un robot, le plus perfectionné de son temps – au point même qu’il a une apparence totalement humaine – d’origine Spaciens, d’anciens humains qui ont coloniser les planètes proches et qui ont été en guerre avec les terriens. Le duo, plutôt imposé, doit résoudre l’énigme entourant un meurtre, celui d’un Spacien, sous couvert de crise interplanétaire entre les habitants des étoiles et les terriens, ces derniers détestant cordialement les premiers mais aussi, les robots… Vous vous en doutez, le principal intérêt des Cavernes d’Acier est de nous faire suivre l’enquête des deux compères, cependant, si la résolution de l’énigme n’est pas dénuée d’intérêt, loin de là – même s’il faut se faire au style d’Asimov qui privilégie les dialogues a l’action – le plus fascinant, dans ce roman, est la société terrestre que nous présente l’auteur : véritable dystopie proche d’un communisme avec un système de castes, celle-ci nous montre une humanité qui vit, uniquement, dans des mégalopoles gigantesques enterrées dans le sol. L’idée se révèle être intéressante puisque Asimov en profite pour nous dévoiler toutes les tares  de cette société et de ses habitants : agoraphobie, crainte d’être déclassé, haine de l’autre et de tout ce qui est différent, etc. Ainsi, dans Les Cavernes d’Acier, entre des émeutes anti-robots et les agissements des Médiévistes – des rêveurs qui regrettent l’ancien temps – notre duo d’enquêteurs aura fort à faire pour résoudre l’énigme du meurtre d’une personnalité Spaciens, quand au lecteur, lui, s’il sait passer outre le fait que ce roman accuse son âge, force est de constater qu’il passera un très bon moment de lecture, ce, en attendant la suite des enquêtes d’Elijah Baley et de Daneel Olivaw…
 

Points Positifs
 :
- Tournant majeur dans Le Cycle des Robots, Les Cavernes d’Acier est le premier volet où apparaissent Elijah Baley et Daneel Olivaw, sans aucun doute, deux des protagonistes majeurs de l’intégralité des œuvres d’Asimov. Qui plus est, ici, l’auteur abandonne le format compilation de nouvelles pour le roman, ce qui est une très bonne chose.
- Le duo composé par nos deux enquêteurs est, tout bonnement, génial  et l’évolution de leurs relations, au fil de l’histoire, est plutôt bien trouvée.
- La société futuriste proposée par Isaac Asimov est, tout simplement, fascinante : imaginez une humanité sclérosée, plutôt communiste, vivant dans de gigantesques citées sous-terraines, avec tout un tas de craintes comme celle du déclassement de caste et d’autres joyeusetés du même genre… Bref, une très bonne dystopie.
- Peur de l’autre, de tout ce qui est différent, de ces humains vivant sur d’autres planètes, des robots ; l'idéologie conservatrice de l'Homme est ici dénoncée.
- Le coté thriller, sans être génial, il faut le reconnaitre, n’en reste pas moins suffisamment intéressant pour éveiller la curiosité du lecteur jusqu’au bout.
 
Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre que ce roman accuse un peu son âge – sensiblement sept décennies – et, par la force des choses, le lecteur moderne risque de tiquer devant ce récit qui lui apparaitra, probablement, un peu singulier dans sa structure – prédominance des dialogues, quasiment aucune description, protagonistes peu développés. Cela, bien entendu, pourra déplaire a une partie du public, ce qui est dommage selon moi…
- On sourie, par moments, devant certains détails du futur proposé par Asimov. Mais bon, cela est normal pour, quasiment, tous les auteurs de science-fiction qui, tôt ou tard, se voient totalement dépassés par la propre évolution humaine.
 
Ma note : 8/10

samedi 21 septembre 2024

Between the Buttons


Between the Buttons
 
The Rolling Stones
 
1 - Let's Spend the Night Together (Jagger, Richards) 3:36
2 - Yesterday's Papers (Jagger, Richards) 2:04
3 - Ruby Tuesday (Jagger, Richards) 3:17
4 - Connection (Jagger, Richards) 2:08
5 - She Smiled Sweetly (Jagger, Richards) 2:44
6 - Cool, Calm And Collected (Jagger, Richards) 4:17
7 - All Sold Out (Jagger, Richards) 2:17
8 - My Obsession (Jagger, Richards) 3:17
9 - Who's Been Sleeping Here? (Jagger, Richards) 3:55
10 - Complicated (Jagger, Richards) 3:15
11 - Miss Amanda Jones (Jagger, Richards) 2:47
12 - Something Happened to Me Yesterday (Jagger, Richards) 4:55
 

Between the Buttons
Musicien : The Rolling Stones
Parution : 20 janvier 1967
Enregistré : 3 août 1966 – 13 décembre 1966
Durée : 38:51
Genre : Rock, Rock psychédélique, Pop
Producteur : Andrew Loog Oldham
Label : Decca/ABKCO
 
Musiciens :
Mick Jagger : chant, percussions, harmonica, claviers
Brian Jones : guitare, piano, orgue, accordéon, vox bijou (dulcimer électrique), percussions, vibraphone, flûte à bec, harmonica, trompette, saxophone, clarinette, chant
Keith Richards : guitare, chant, basse, violoncelle, piano, orgue, kazoo
Charlie Watts : batterie, percussions
Bill Wyman : basse, contrebasse, percussions, violoncelle, claviers
Nicky Hopkins : piano
Jack Nitzsche : piano, clavecin, percussions
Ian Stewart : piano, orgue
 
Mon avis :
 Faisant suite à Aftermath, paru l’année précédente et que l'on peut qualifier comme étant le premier chef d'œuvre du groupe, Between the Buttons souffre, encore aujourd’hui, de la comparaison, certains n’hésitant pas a affirmer, le plus sérieusement du monde, que cet opus serait une demi-déception, or, une fois de plus, les choses sont un peu plus compliquées qu’on pourrait le penser. Car déjà, Between the Buttons est un bon, que dis-je, un sacré bon disque. Bon, certes, il est inférieur à son prédécesseur, Aftermath, mais ce dernier ayant placé la barre très haut, ce n’est pas forcément un défaut surtout lorsque l’on prend la peine d’écouter les douze compositions qui parsèment cet album, certaines étant, et je pèse mes mots, tout simplement excellentes. Ainsi, même en faisant l’impasse sur les mégas tubes que sont, bien entendu, Let's Spend the Night Together et Ruby Tuesday, présentes sur l’édition américaine mais absentes de l’anglaise, hors-concours, ne serais-ce que pour des titres comme Connection, Complicated, Cool, Calm And Collected ou le très satyrique Miss Amanda Jones, pour ne citer que quelques exemples, ce sont des Stones au top de leur forme, malgré les apparences – voir la pochette où nos cinq cailloux sont complètement défoncés – auxquels on a droit. Et puis, il y aussi un titre plutôt incongrue avec ses sonorités de cirque mais oh combien réussi, Something Happened to Me Yesterday, où Richards chante en duo avec Jagger tandis qu’un Brian Jones plus vif que jamais joue tous les instruments de l’orchestre. D’ailleurs, puisque je parle du loup, comment ne pas reconnaitre l’immense talent du sieur Jones, véritable homme orchestre qui apporta tant aux premières années du groupe et qui, dans cet album, métissait encore de fort belle manière le son du groupe ?! Alors certes, Between the Buttons n’est pas un grand album des Stones et oui, ils firent mieux avant et après – mais infiniment pire depuis – mais cependant, il n’en reste pas moins bon, très bon même, et, accessoirement, parfaitement représentatif de ce qu’était les Stones à l’époque, c’est-à-dire, un groupe qui évoluait de plus en plus, sortant des limites trop strictes du blues, pour aborder, et de belles manières, une pop enjouée et plus inventive. Bref, un opus à posséder si ce n’est pas déjà fait !
 

Points Positifs
 :
- Between the Buttons est un bon album, de moins en moins blues, de plus en plus pop et qui voit nos cinq cailloux se diversifier musicalement de plus en plus, surtout par le biais d’un Brian Jones en état de grâce.
- Du coup, les titres rock alternent avec les titres pops, le tout étant agréablement métissé par l’usage d’instruments variés voir improbables au vu des précédents albums du groupe.
- Brian Jones, comme je l’ai déjà dit, qui joue d’une multitude d’instruments et qui, il faut le reconnaitre, était vraiment un musicien fort talentueux et génial. Dommage que les drogues…
- Let's Spend the Night Together et Ruby Tuesday, sur l’édition américaine et CD.
- Something Happened to Me Yesterday pour son ambiance cirque et pour son duo entre Jagger et Richards.
- Pas mal de renforts de poids au piano – et ça s’entend – comme Nicky Hopkins, Jack Nitzsche et Ian Stewart. Oui, les Stones n’ont jamais été véritablement cinq seulement…
- La pochette, bien sur, avec nos cinq Stones complètements défoncés !
 
Points Négatifs :
- Malgré un ensemble cohérent, pas mal de bonnes chansons, il est évidant que ce Between the Buttons reste inférieur a son prédécesseur, Aftermath. Un très bon album, certes, mais pas un grand album.
- Les différences entre les versions britanniques et américaines, ce qui fait qu’il manque des titres suivant la version que l’on possède. Cette façon de faire, typique de l’époque, était tout de même débile !

Ma note : 8/10