Le
Livre des Solutions
Marc
Becker est un réalisateur dont la vie et la carrière sont en plein
bouleversement. Ses producteurs, non satisfaits des ébauches de montage,
veulent lui retirer le film. Marc fuit alors avec son assistante Sylvia et sa
monteuse Charlotte. Ils se réfugient dans un petit village des Cévennes où vit
la tante de Marc, Denise. Là-bas, Marc va tenter de retrouver sa créativité. Il
fourmille d'idées mais a beaucoup de mal à se focaliser sur le film, qu'il
refuse pour l'instant de voir, au grand désespoir de Charlotte. Il a tellement
d'idées qu'il décide d'écrire Le Livre des Solutions, un ouvrage
rempli de conseils plus ou moins efficaces. Il pense par ailleurs très souvent
à Gabrielle, une jeune femme qui l'a aidé à fuir les producteurs.
Le Livre des Solutions
Réalisation : Michel
Gondry
Scénario : Michel
Gondry
Musique : Étienne
Charry
Production : Partizan
Genre : Comédie
Titre
en vo : Le Livre des Solutions
Pays
d'origine : France
Langue
d'origine : français
Date
de sortie : 13 septembre 2023
Durée : 102
mn
Casting
:
Pierre
Niney : Marc Becker
Blanche
Gardin : Charlotte
Frankie
Wallach : Sylvia
Camille
Rutherford : Gabrielle
Françoise
Lebrun : Denise
Vincent
Elbaz : Max Laporte
Mourad
Boudaoud : Carlos
Sting
: lui-même
Alex
Martin : le producteur exécutif
Sacha
Bourdo : le propriétaire du studio de musique
Mon
avis : J’avais déjà eu l’occasion de le
souligner sur ce blog à plusieurs reprises mais il est toujours bon, selon moi,
de rappeler que Pierre Niney est, sans aucune discussion possible, un des
acteurs français les plus présents sur grand écran depuis quelques années. Ainsi, après son apparition dans OSS
117 – Alerte Rouge en Afrique Noire, troisième volet de la
saga culte qu’il est inutile de présenter, puis ses rôles marquants dans Le
Comte de Monte-Cristo et Yves
Saint Laurent, le voici de retour, aujourd’hui, avec
un long métrage récent, sortit dans les salles obscures il y a de cela environ
un an, Le Livre des Solutions. Bon, disons le tout de suite, dans
le cas qui nous préoccupe en ce jour, c’est le Pierre Niney comique et qui ne
se prend pas au sérieux que l’on retrouve, un Pierre Niney que l’on ne voyait
peut-être pas ainsi lors de ses débuts mais qui apparait de plus en plus, au
fil du temps comme cela avait été le cas, par exemple, dans la mini-série La Flamme.
Bien entendu, avec Le Livre des Solutions, force est de constater
que ce coté ubuesque de l’acteur est en parfait adéquation avec un scénario
complètement loufoque pour ne pas dire barré et que, ma foi, si vous appréciez
Pierre Niney – ce qui, personnellement, est mon cas – et que vous n’ayez pas
peur des longs métrages limites débiles qui osent tout, alors, vous risquez de
passer un très bon moment devant Le Livre des Solutions ! Il
faut dire que ce film semi-autobiographique du réalisateur Michel Gondry – eh
oui, une bonne partie du délire présenté à l’écran ne sort pas de nulle part,
bien au contraire – est une petite bouffée d’air frais comme on aimerait en
voir plus souvent et que, entre scènes coquasses, gags délirants et un Pierre
Niney tout simplement parfait en réalisateur allumé et bourré de complexes, il
y a de quoi s’en payer une bonne tranche de rire… Alors certes, Le
Livre des Solutions n’est pas non plus le film de l’année, c’est un
fait incontestable, de même, peut-être n’ais-je pas été suffisamment objectif
en écrivant cette critique, de par mes propres gouts personnels, mais bon,
quelque part, est-ce vraiment un mal que d’apprécier ce genre de films légers,
drôles et sans prises de tête ? Ma foi, je ne le pense pas…
Points
Positifs :
-
Une sympathique comédie complètement déjantée qui ne se prend absolument pas au
sérieux et qui vous fera passer, incontestablement, un bon moment, ce qui,
après tout, est le principal.
-
Un Pierre Niney qui nous démontre une fois de plus qu’il n’a pas son pareil
pour des rôles plus légers et comique et qui est tout simplement excellent dans
ce rôle de réalisateur loufoque et complexé pas tout seul dans sa tête.
-
Nombreuses sont les scènes loufoques et ubuesques qui vous feront rire à de
multiples reprises.
-
Et dire que ce film est une œuvre semi-biographique du sieur Michel
Gondry : cela nous amène à nous poser des questions sur ce dernier…
-
Un casting correct et qui fait le job, d’ailleurs, même Blanche Gardin n’est
pas mauvaise, ce qui, pour moi, signifie beaucoup.
Points
Négatifs :
-
Certes, Le Livre des Solutions est une bonne comédie qui vous
fera passer un très bon moment, cependant, ce n’est pas non plus le film de
l’année, loin de là, il faut en convenir…
-
Le scénario va tellement loin par moments dans le délire et l’absurde que je ne
suis pas tout à fait persuader que ce film plaira a tout le monde.
-
Quoi qu’il en soit, ce n’est pas ce long métrage qui va réconcilier les
détracteurs de Pierre Niney avec ce dernier.
Ma
note : 7,5/10
L’Attaque
des Titans – Tome 10
Il
y a plus d’un siècle, les Hommes vivaient en paix. Mais, un jour l’Humanité a
été presque entièrement décimée par des êtres gigantesques, les Titans.
Personne ne sait d’où ils viennent ! Une chose est sûre, ils semblent animés
par un unique but : dévorer les humains, un par un ! Depuis, les derniers
rescapés ont bâti une place forte, une cité cernée de hautes murailles au sein
de laquelle vivent leurs descendants. Ignorants tout du monde extérieur, ils se
pensent au moins à l’abri des Titans ! Mais leurs vies basculent le jour où
surgit un Titan Colossal… Échaudée par l’arrivée de Sieg qui doterait pourtant
l’île du Paradis de la puissance du Grand Terrassement, l’armée reste méfiante
: peut-on vraiment être sûr qu’Eren n’est pas manipulé par son demi-frère ?
Malgré l’emprisonnement des transfuges Mahr pour parer à tout risque, la grogne
monte au sein de la population et d’une partie des troupes... C’est alors
qu’Eren et ses partisans passent à l’action. Après a voir assassiné le général
Zackley et neutralisé l’ensemble de l’État-major, ils partent rejoindre Sieg,
dont Livaï s’apprête à découvrir les véritables intentions...
L’Attaque des Titans – Tome 10
Scénariste
: Hajime
Isayama
Dessinateur : Hajime
Isayama
Genre : Shōnen
Type
d'ouvrage : Fantastique, Action
Titre
en vo : Shingeki no Kyojin vol.10
Parution
en vo : 09 avril 2018
Parution
en vf : 19 août 2020
Langue
d'origine : Japonais
Éditeur : Pika
Édition
Nombre
de pages : 576
Mon
avis : Si, depuis ses débuts, L’Attaque
des Titans, manga oh combien culte (surtout aux
yeux de la nouvelle génération peu familière d’œuvres plus anciennes et, il
faut le reconnaitre, nettement supérieures) du sieur Hajime Isayama aura sut, à
de multiples reprises, surprendre ses nombreux lecteurs de par ses multiples
retournements de situations, ses protagonistes majeurs qui passaient de vie à
trépas et ses réponses à ses questions qui en amenaient d’autres, il est
évidant que le point culminant de la saga, du moins, pour ce qui est de l’effet
de surprise, eu lieu dans le huitième
volet de celle-ci – si, bien entendu, on prend en
compte que je vous propose les critiques de l’édition intégrale. Un saut
narratif dans le temps de quelques années, de nouveaux lieux, de nouveaux
protagonistes qui nous amenaient à voir ces derniers, mais aussi nos héros,
d’un autre œil, ma foi, avec ce retournement de situation, Hajime Isayama avait
fait fort, très fort même ! Dans l’ensemble, tout cela fut confirmer dans
le neuvième
tome,
un album qui, pour la petite histoire, avait marqué les esprits pour deux
raisons, principalement : le décès de Sasha, personnage secondaire mais
néanmoins sympathique qui nous rappelait que n’importe qui pouvait y passer
dans ce manga, et, bien entendu, le fait que nos héros, ici, apparaissaient
comme étant les agresseurs, Eren étant, sur ce point, le plus implacable du lot
en n’hésitant pas à s’en prendre à des civils – mais bon, lui, je l’ai toujours
trouvé trop extrémiste pour ne pas me méfier de lui… Tout cela nous amène donc
à ce dixième volet qui nous préoccupe aujourd’hui, un album qui, mine de rien,
approche tranquillement de la conclusion et qui, même s’il marque peut-être un
peu moins les esprits que ses prédécesseurs immédiats, n’en reste pas moins, qualitativement
parlant, tout aussi bon… Tout d’abord, un petit détail s’impose et il n’est pas
anodin : c’est dans la première partie de ce dixième tome de L’Attaque
des Titans que le lecteur, stupéfait, aura eu la peur de sa vie en
croyant que Livaï, le charismatique et surpuissant Caporal Chef du Bataillon
d’Exploration, perdait la vie, suite à une explosion. Naturellement, comme on
le découvre dans la suite de cet album, notre brave Livaï y échappe, même s’il
est grièvement blessé et, sur ce point, l’événement marque moins les esprits
que lors d’une première lecture, avec l’édition traditionnelle et qu’il fallait
patienter de longs mois pour connaitre le fin mot de l’histoire… Par contre,
pour ce qui est d’Eren, les choses sont nettement plus simples : oui,
mille fois oui, c’est un connard ! On le devinait dans le volet précédant,
on le comprend définitivement ici et, ma foi, ce n’est pas fini ! Certains
auront détesté Hajime Isayama pour ce basculement d’Eren du coté obscur – comme
le sort de Livaï qui apparait comme étant le moyen, bancal, trouvé par le
mangaka pour se débarrasser de lui sans avoir à tuer son personnage le plus
populaire – cependant, comme je l’avais souligné précédemment, ce changement
peu se comprendre quand on connait bien le bougre… Sinon et sans rentrer
totalement dans les détails, qu’en est-il du reste ? Eh bien, nous avons
droit à une énième grosse baston où, cette fois ci, ce sont les forces de Mahr
qui s’en prennent à l’Ile du Paradis et où, par la force des choses, tout le monde
se bat contre tout le monde sans que l’on comprenne totalement toutes les
alliances en court. Gaby, elle, confirme sa montée en puissance même si une
partie de sa problématique liée au meurtre de Sasha apparait un peu bancal.
Quand aux révélations, eh bien disons qu’elles sont, une fois de plus, fort
nombreuses : Sieg et Eren qui tapent la discute et se plongent dans le
passé de leur père, les révélations sur le passé d’Ymir et comment cette
dernière à acquis les pouvoirs des Titans. Tout cela est franchement
intéressant et, ma foi, bouleverse pas mal de nos certitudes tout en expliquant
bon nombre de zones d’ombres qui planaient sur le manga depuis des lustres.
Bref, vous l’avez compris, encore un bon volet de L’Attaque des Titans,
un manga qui nous surprend encore et toujours alors que nous approchons de plus
en plus de sa conclusion, mais bon, pour ce qui est celle-ci, il sera toujours
temps d’y revenir en temps et en heure…
Points
Positifs :
- Une
fois de plus, ce nouveau volet de L’Attaque des Titans confirme
tout le bien que l’on pensait de ce manga. Certes, certains risquent de ne pas
accrocher à la tournure prise par les événements depuis quelques temps,
cependant, scénaristiquement parlant, Hajime Isayama, nous prouve une fois de
plus toute sa maitrise de son récit qui devient, au fil des albums, de plus en
plus étonnant…
-
L’opposition entre Eren et Sieg peut paraitre singulière vu le lieu où elle à
lieu, cependant, le coté métaphysique passe plutôt bien et puis, cela nous
permet d’en savoir davantage au sujet de leur père mais aussi sur les pouvoirs
du Titan que porte Eren en lui.
-
Le passé d’Ymir nous est enfin révélé et l’on sait, désormais, qui elle était,
comment elle a obtenu des pouvoirs de Titans et comment ces derniers sont
apparus, il y a deux mille ans.
-
Un grand ouf de soulagement pour les très nombreux fans de Livaï qui ont crut,
à un moment donné, que leur personnage préféré s’était fait tuer, qui plus est,
d’une manière un peu stupide !
-
Gaby est devenu, depuis quelques tomes, l’un des protagonistes majeurs de ce
manga et, accessoirement, un des plus intéressants à suivre. Pas mal pour une
gamine apparue il y a peu…
-
Une édition intégrale de fort belle qualité qui rend justice au manga et qui,
ma foi, est tout simplement indispensable pour les fans de celui-ci.
Points
Négatifs :
-
Comme je l’ai déjà souligner dans mes critiques précédentes, le gros point
faible de L’Attaque des Titans, c’est sa partie graphique qui est,
incontestablement, problématique. Certes, Hajime Isayama s’est amélioré depuis
les débuts du manga, mais bon, ce n’est pas encore exceptionnel, loin de là…
-
Certains peuvent regretter la trop grande complexité, à leurs yeux, de la
tournure scénaristique de la chose où la politique, les trahisons et les
multiples retournements d’alliances sont légions. De même, Eren est devenu un
sacré connard tout de même !
-
Un Livaï plus puissant que jamais et qui nous livre encore un combat
homérique ! Qui plus, il ridiculise pour la énième fois Sieg, démontrant,
définitivement, qu’il est le protagoniste le plus puissant du manga. Par
contre, la manière dont il est mis hors-jeu est un poil discutable et on peut
regretter que Hajime Isayama ait procéder de la sorte…
-
Tellement de protagonistes, d’enjeux, de camps et de trahisons – sans oublier
les traditionnels flashbacks – qu’il est facile de s’y perdre !
Ma
note : 7,5/10
A
Plague Tale – Innocence
Nous
sommes en l'an 1348, dans l'ancienne province de Guyenne située en France. Le
pays est ravagé par la Guerre de Cent Ans (1337-1453), conflit opposant le
royaume d'Angleterre et celui de France, ainsi que par le début de la Peste
noire et la fin de l'Inquisition médiévale. Amicia de Rune, une adolescente
âgée de 15 ans, accompagnée de son frère cadet, Hugo, âgé de 5 ans, sont tous
deux livrés à eux-mêmes. Bien qu'étant du même sang, les deux enfants se
connaissent peu puisque Amicia a été élevée par son père, Robert de Rune,
chevalier au service du roi de France, qui lui a appris à chasser, tandis
qu'Hugo, atteint d'une mystérieuse maladie du sang, est gardé par sa mère
Béatrice de Rune dans sa chambre. Ils vont devoir survivre et ne compter que
sur eux-mêmes alors qu'ils sont poursuivis par le seigneur Nicholas, haut
membre de l'Inquisition qui tente de capturer Hugo pour le livrer au Grand
Inquisiteur, Vitalis Bénévent.
A Plague Tale – Innocence
Éditeur
: Focus
Home Interactive
Développeur
: Asobo
Studio
Concepteur
: David
Dedeine, Kevin Choteau
Musique
: Olivier
Derivière
Date
de sortie : 06 juillet 2021
Pays
d’origine : France
Genre
: Action-Aventure,
Infiltration
Mode
de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme
: PS5
Mon
avis : Pour la petite histoire, cela
faisait longtemps que je souhaitais me procurer A Plague Tale –
Innocence, jeu vidéo d’une société française et qui est paru, pour la
petite histoire, en mai 2019 sur la PS4. Attiré par le postulat du
soft, l’époque où se déroulait l’intrigue de celui-ci – c’est-à-dire, la Guerre
de Cent ans – et par les nombreuses critiques pour le moins élogieuses que
j’avais put lire à son sujet, je m’étais alors dit que ce jeu me conviendrait
parfaitement, du moins, ne serais-ce que pour passer le temps entre deux titres
plus conséquents. Comme vous l’avez compris, il m’aura fallut pas mal de temps
pour, finalement, me décider à me le procurer et, plus de deux années s’étant
écoulées, mon choix s’est porter sur la version PS5 – après
tout, quitte à devoir patienter entre deux gros jeux, autant avoir une version
plus aboutie de A Plague Tale – Innocence… Mais alors, est-ce que
le résultat aura été à la hauteur de mes espérances, est-ce que oui, A
Plague Tale est-il un bon jeu ? Eh bien, après quelques heures
passés dessus – oui, la durée de vie n’est pas folichonne – on peut dire que
mon avis est pour le moins mitiger… Bon, le début m’avait plutôt laissé pour le
moins enthousiaste : les décors étaient pour le moins réussis, les effets
de lumière fort agréables à la vue et, ma foi, disons que c’était plutôt sympa
de se plonger en plein Moyen-âge, surtout que, ici, les concepteurs de la chose
nous en proposaient une vision pour le moins crédible. L’héroïne, sans être
exceptionnelle, tenait la route et, ma foi, si j’ai rapidement pesté sur la
prise en main de cette dernière, les premières heures ne m’ont pas vraiment
déçues et ont confirmé ce que je pensais de ce soft : c’est-à-dire, un jeu
sympa, sans prétention et qui me ferait passer un bon moment. Le souci c’est
que, au bout d’un moment, j’ai commencer à me lasser de l’aventure en
elle-même, pestant de plus en plus envers les mécaniques du jeu peu
perfectibles, une jouabilité d’un autre âge et peu intuitive et, surtout, comme
j’ai eu le plus grand mal à accrocher à la plupart des protagonistes –
principalement le petit frère que j’avais envie de claquer au début puis de
tuer au bout d’un moment – aller au bout de soft ne fut pas une partie de
plaisir et vous pouvez être sur que j’étais franchement heureux de l’achever –
après un affrontement final oh combien pénible – mais surtout, afin de pouvoir
passer à autre chose… C’est plutôt dommage car, au final, A Plague Tale
– Innocence n’est pas un mauvais jeu : il possède quelques
qualités, graphiquement, il tient plutôt la route et je dois reconnaitre que,
par moments, ce fut un plaisir que de me balader dans ce Moyen-âge plutôt bien
reconstitué. De plus, tout ce qui tourne autour des meutes de rats s’avère être
une bonne idée et je ne peux m’empêcher de me dire que l’on n’est pas passé
loin, ici, d’un très bon jeu. Dommage que des mécaniques perfectibles de
celui-ci et qui m’on fait penser, par moments, que je me trouvais face a un
soft de la première Playstation, ainsi que le peu de charisme des
différents protagonistes nuisent un peu à l’ensemble… Mais bon, je ne peux pas
tomber sur des super-héros à chaque fois…
Points
Positifs :
- Un
soft plutôt plaisant et qui nous plonge dans un Moyen-âge historique qui
s’avère être assez bien reconstitué. Certes, A Plague Tale – Innocence n’est
pas un grand jeu, cependant, dans l’ensemble, il est plutôt réussi et a de quoi
ravir pas mal de joueurs qui y trouveront probablement leur compte.
-
Les meutes de rats sont l’une des bonnes trouvailles de ce jeu et les
différentes manières dont on doit les évités ou comment on peut les manipuler
est, plutôt pas mal.
- Comme je le disais, la reconstitution du Moyen-âge est une des grandes forces
de ce soft et, par moments, on a presque l’impression d’y être.
-
Amicia est une héroïne plus ou moins correcte mais c’est du coté des méchants
que l’on trouve les protagonistes les plus charismatiques : le seigneur
Nicholas et le Grand Inquisiteur, Vitalis Bénévent.
-
Graphiquement, il n’y a rien à redire, A Plague Tale – Innocence est
un beau jeu. Il faut dire que je possède la version PS5, ce qui est
un plus, bien entendu.
Points
Négatifs :
- Une
jouabilité d’un autre age et qui devient, très rapidement, pénible. Amicia
n’est pas simple à prendre en main, est un peu trop rigide lors des scènes
d’actions et cela est plutôt problématique lorsque, justement, on est attaqué
par plusieurs adversaires et que la moindre erreur est fatale !
-
Un manque flagrant de charisme du coté des compagnons de notre héroïne, le pire
étant, et de très loin, son frère, une grosse tête à claque que l’on a envie de
jeter aux rats assez rapidement tellement il est insupportable.
-
Il y a trois combats de boss dans ce soft : le premier est correct, le
second, une véritable purge en raison d’une jouabilité pour le moins
perfectible, quand au troisième, l’affrontement final contre Vitalis, disons
qu’il est chiant au possible… non pas en raison de sa difficulté puisque l’on
comprend rapidement ce qu’il faut faire mais surtout en raison de cette fameuse
jouabilité qui, décidément, nous en veut énormément !
-
On meurt, souvent en raison de cette fameuse jouabilité ou parce que l’héroïne
est aussi souple qu’une enclume et l’on est obligé de se coltiner des tonnes de
dialogues inutiles, encore et encore…
Ma
note : 7/10
Beggars
Banquet
The
Rolling Stones
1 - Sympathy for
the Devil (Mick
Jagger/Keith Richards) 6:27
2 - No
Expectations (Mick
Jagger/Keith Richards) 4:02
3 - Dear Doctor (Mick Jagger/Keith Richards) 3:26
4 - Parachute
Woman (Mick
Jagger/Keith Richards) 2:23
5 - Jigsaw
Puzzle (Mick
Jagger/Keith Richards) 6:17
6 - Street
Fighting Man (Mick
Jagger/Keith Richards) 3:18
7 - Prodigal Son (Robert Wilkins) 2:55
8 - Stray Cat
Blues (Mick
Jagger/Keith Richards) 4:40
9 - Factory Girl (Mick Jagger/Keith Richards) 2:12
10 - Salt of the
Earth (Mick
Jagger/Keith Richards) 4:51
Beggars Banquet
Musicien : The Rolling Stones
Parution
: 6 décembre 1968
Enregistré : 17
mars - 25 juillet 1968, Olympic Studios, Londres
Durée : 39:47
Genre
: Blues-rock
Producteur : Jimmy
Miller
Label : Decca / ABKCO
Musiciens :
Mick Jagger
: chant, chœurs,
harmonica
Brian Jones
: guitare slide,
chœurs, sitar, tamboura, mellotron, harmonica
Keith Richards
: guitare
acoustique, guitare électrique, basse, chant, chœurs
Charlie
Watts : batterie,
percussions, chœurs
Bill
Wyman : basse,
chœurs, percussions
Rocky Dijon
: congas
Rick Grech
: fiddle
Eric Clapton
: guitares
Nicky Hopkins
: piano
Dave Mason
: mellotron,
shehnai
Jimmy
Miller : chœurs
Watts
Street Gospel Choir : chœurs
Mon
avis : Depuis le début du mois de septembre, j’ai eu
l’occasion de vous proposer la critiques de quelques-uns des premiers albums
des Rolling Stones et donc, après Their
Satanic Majesties Request, opus qui avait fait
couler beaucoup d’encore en son temps, me voici de retour avec un véritable
monument du groupe, un disque que, quelque part, et en toute objectivité, peut-être
considérer comme étant leur premier chef d’œuvre absolu, je veux, bien entendu,
parler de Beggars Banquet. Sorti sensiblement un an avant Let it
Bleed, ce banquet des mendiants fut indéniablement le premier grand coup de
maitre des Stones qui jusque-là, avaient certes fait des grands disques mais
aucun chef d’œuvre pur et dur, ce qui leur donnait une image d’éternels
seconds, derrière, bien entendu, les intouchables Beatles, ce qui fut accentuer par le très
psychédélique Their Satanic Majesties Request, opus bien souvent
mésestimé dans leur discographie mais qui donnait plus dans la copie d’un
certain Sgt.
Pepper's Lonely Hearts Club Band qu’autre chose.
Car avec Beggars Banquet, finis les délires hippies et les reprises
de vieux bluesman nécessiteux : avec un Brian Jones quasiment aux abonnés
absents et paumé dans ses paradis artificiels, le duo Jagger/Richards prend
enfin les choses en main, replonge dans les racines de sa musique, le blues,
afin d’en tirer toute la quintessence de celui-ci, sa part la plus noire, la
plus désespérée, celle de tous les damnés de la Terre, et nous livre une
prestation tout bonnement phénoménale. Acoustique, électrique, Richards est sur
tous les fronts et devient finalement la légende que l’on sait ; Jagger,
lui, prend une autre dimension, maitrise de mieux en mieux sa voix tandis que
ses textes deviennent plus profond, encore plus osés. Sympathy for the
Devil, formidable contre-pied à la culture hippie du Flower Power est une
monumentale prise de risque, Street Fighting Man renvoi les
Beatles dans les cordes avec leur trop gentil Revolution, Salt
of the Earth est d’un réalisme saisissant et ne laisse aucun espoir de
vie meilleur pour les simples mortels que nous sommes tandis que No
Expectations est… l’une de mes chansons préférées si ce n’est ma
chanson préférée des Stones depuis que l’ai entendu pour la toute première fois
il y a presque trois décennies. Un chef d’œuvre Beggars Banquet ?
Plus que cela, un monument, et le premier d’une longue lignée d’ailleurs !
Points
Positifs :
-
Premier chef d’œuvre de leur carrière, Beggars Banquet ouvre
une période tout simplement exceptionnelle pour les Stones et qui prendra fin
en 1972, avec leur dernier grand album, Exile on Main Street :
cinq albums, cinq bijoux sans le moindre défaut et qui entraineront les Stones
dans une autre dimension, les mettant au même niveau (mais dans un genre
différent) que les Beatles.
-
Brian Jones est très peu présent sur cet album et c’est peut-être une bonne
chose au finale puisque Richards prend les choses en main et se démène comme un
beau diable à la guitare.
- Retour aux racines des Stones et au blues : les petits anglais le
maitrisent sur le bout des ongles et parviennent à faire mieux que l’original,
c’est pour dire !
-
Deux énormes tubes des Stones dans ce Beggars Banquet : Sympathy
for the Devil et Street Fighting Man.
-
La pochette du disque – un mur de toilettes rempli de graffitis – est tout
aussi culte que le contenu de l’album.
-
D’un point de vue strictement personnel : No Expectations,
l’une de mes chansons préférées du groupe.
Points
Négatifs :
-
Aucun, si ce n’est l’absence de Jumpin' Jack Flash sorti en
single quelques mois auparavant mais à l’époque, les singles n’étaient pas
forcément inclus dans les albums, hélas.
Ma
note : 10/10
Saga
– Tome 1
Dans
l'arrière-salle d'une carrosserie, Alana, une jeune femme portant des ailes
dans le dos et ancienne soldate et Marko, un lunien orné de cornes de bouc et
ayant des dons pour la magie, vivent des instants merveilleux avec la naissance
d'Hazel, leur petite fille. Cet enfant n'aurait pourtant jamais du naître.
Alana et Marko viennent tous deux de planètes différentes et d'espèces en
guerre depuis longtemps. Considérés comme des parias, ils sont recherchés de
toutes parts. Un baron robot et des soldats de la coalition les ont retrouvés
et les tiennent en joue. Trois luniens font aussi irruption. Par miracle, le
couple et leur bébé parviennent à s'échapper et à mettre la main sur une carte.
Sur celle-ci figure un lieu synonyme d'espoir : la forêt de la fusée. Là-bas,
ils pourront quitter Clivage et se rendre sur une autre planète. Mais leur
fuite ne se fera pas sans danger, car les différents camps ont engagé des
mercenaires indépendants, réputés pour leur méthode expéditive et leurs résultats...
Saga – Tome 1
Scénario
: Brian K. Vaughan
Dessins
: Fiona Staples
Encrage : Fiona
Staples
Couleurs : Fiona
Staples
Couverture : Fiona
Staples
Genre : Science-Fiction,
Space Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre
en vo : Saga – Vol 1
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 23
octobre 2012
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 15 mars 2013
Nombre
de pages : 167
Liste
des épisodes
Saga
1-6
Mon
avis : Le hasard faisant souvent fort
bien les choses, ce fut donc, alors que je me contentais de lire quelques
critiques sur diverses œuvres, tous genres confondus, et ce, sur le net, que je
suis tombé sur cette singulière œuvre du nom de Saga : une
couverture pour le moins curieuse, avec une femme fée tenant dans ses bras un
bébé et un homme portant des cornes de bouc (pas dans ses bras mais sur son
crâne, mais bon, je pense que vous m’avez compris), un synopsis pour le moins
accrocheur avec une histoire, que l’on pourrait trouver banale (bah oui, Saga,
c’est surtout un Roméo & Juliette dans un univers de Space
Opéra) mais qui fonctionne toujours, des dessins qui me plaisaient plutôt (excellente
Fiona Staples que je ne connaissais pas du tout mais qui possède un petit
quelque chose qui fait que j’ai accrocher tout de suite a son style), sans oublier, bien entendu, des
personnages fort charismatiques, et ce, malgré leur étrangeté. Curieusement, et
sans que je ne me lance plus avant dans la lecture des critiques de cette
œuvre, je me disais que je tenais quelque chose de grandiose : quelques
dessins, le synopsis et l’affaire était pliée pour moi. Et, après avoir lu et
relu moult avis sur cette œuvre, après m’être procurer le premier volume de
celle-ci et, donc, après avoir enfin trouvé le temps de la lire, confirmation
fut faite que oui, Saga était plus qu’une bonne BD, c’était
peut-être un chef d’œuvre… Et je pèse mes mots ! Que ce soit de par son
scénario, tout bonnement excellent et où l’auteur, Brian K. Vaughan, qui avait
un peu délaissé les comics ces dernières années avant de revenir avec ce Saga,
nous offre, comme je l’ai déjà dit, un Roméo & Juliette à
la sauce Star
Wars, ses personnages, hauts et couleurs et
charismatiques au possible, que ce soient les parents de Hazel, bien entendu,
le fantôme, Isabel, l’étrange homme a tête de poste de télévision, le Prince
Robot IV, mais aussi, les chasseurs de prime, la Traque, mi-femme mi-araignée
et son ex-amant, le taciturne Le Testament, toujours accompagné de son énigmatique
Chat Mensonge, force et de constater que nous avons le droit à une galerie de
fortes têtes que l’on est pas prêt d’oublier de sitôt. Un scénario excellent et
qui tient la route, des protagonistes fort bien réussies, une toile de fond
intéressante, un univers ma foi fort bien réussi, et malgré une certaine
violence, une certaine dose d’humour savamment dosée et on se retrouve au final
avec une œuvre tout bonnement excellente mais qui, selon moi, n’est pas à
mettre entre les toutes mains : de par sa violence, bien évidemment, mais
aussi pour ses scènes de sexe pour le moins crues (mais qui, contrairement à
bien d’autres œuvres, ne tournent pas au vulgaire et semblent plutôt logique
dans le déroulement de l’intrigue ; bref, pas de voyeurisme ici) et un
langage qui l’est tout autant… quoi que, nous sommes en 2024 et probablement
que de nos jours, tout cela ne choquera plus grand monde ?! Le premier
tome de Saga est composé des six premiers volumes de la série
et, en toute sincérité, je ne les ai pas lu mais carrément dévorer tellement
ceux-ci m’ont plu. Avec cette toute nouvelle série, paru aux USA fin 2012, on
ne peut que reconnaitre tout le talent de Brian K. Vaughan qui nous a donc
sortit de son imagination une œuvre qui apparait immédiatement comme étant
majeure et qui, en quelques dizaine de numéros à peine, a déjà fait parler
beaucoup d’elle – certaines scènes y étant, bien entendu, pour quelque chose,
mais je reviendrais dessus ultérieurement… Oui, car bien évidement, après une
telle claque – comment appeler mon ressenti autrement – comment ne pas avoir
envie d’une seule et unique chose, découvrir la suite des péripéties de Alana,
Marko, leur petite fille et tous les autres bien sûr !?
Points
Positifs :
-
Le premier volume de ce qui est, sans aucune discussion possible, un des comics
les plus audacieux, novateurs et enthousiasmant de la décennie écoulée. Il faut
dire qu’avec Saga, Brian K. Vaughan, tout en relançant le genre
Space Opéra, nous livre une œuvre d’une maturité rare mais qui n’en reste pas
moins accessible et originale. Bref, un incontournable absolu !
-
Une flopée de protagonistes hauts en couleurs, charismatiques et d’une
originalité à toute épreuve. Il faut dire qu’entre Alana et Marko, mais aussi
le Prince Robot IV, le Testament, le Chat Mensonge, la Traque et les autres, il
y a de quoi faire !
-
Pour ce qui est des dessins, si le style de Fiona Staples peut paraitre naïf de
prime abord, assez rapidement, on s’y fait et celui-ci apparait comme étant
fort réussi et, ma foi, parfaitement en adéquation avec l’univers de la série.
Chapeau bas à l’artiste : sans elle, Saga ne serait pas
tout à fait Saga…
-
La preuve évidente que l’on peut encore être original dans le petit monde des
comics, ce qui est loin d’être évident.
-
La sexualité n’est pas occultée dans cette série, cependant, jamais l’on ne
tombe dans le voyeurisme de bas-étage, au contraire, disons que celle-ci occupe
parfaitement sa place dans l’intrigue.
-
Une couverture simple, certes, mais néanmoins efficace et plaisante.
Points
Négatifs :
- Il
se peut que le style de Fiona Staples ne plaise pas à tout le monde, c’est un
fait.
-
Space Opéra complètement déjanté, personnages singuliers, sexualité non
dissimulée, tout cela, bien entendu, pourra déplaire à une frange du public.
Après, les gouts et les couleurs…
Ma
note : 9/10
Marshal
Bass – Black & White
1875,
Etat d’Arizona. Un gang d’esclaves affranchis, sous les ordres d’un mystérieux
Milord, sème la terreur dans tout l’Etat. Avec son équipe de Marshals, le
colonel Terrence B. Helena mène l’enquête et traque sans grande réussite le
petit groupe de hors la loi. River Bass, un fermier afro américain, va être
recruté comme Marshal adjoint pour infiltrer le gang. Tiraillé entre les doutes
de sa femme, son intime conviction pour la justice et le manque de
reconnaissance de la profession pour un esclave affranchi, Bass va accepter le
job. Le fraichement nommé Marshal adjoint se présente devant Milord en tant que
Bill Derby, un dangereux hors la loi que le colonel avait refroidi en toute
discrétion. Le chef de gang doute des propos de Bass et décide de le ligoter
jusqu’à vérification de son identité. Au même moment, une partie de la bande de
fugitifs s’attaque à la banque de la petite ville d’Olive Grove, mais ils sont
attendus de pied ferme par les habitants qui défendent bec et ongle leurs
économies. Seul Pork et Beef, deux membres du gang et ex compagnon de route de
Bill Derby, s’échappent du traquenard sans le sou. Les deux acolytes se
présentent, à leur tour, devant Milord, après leur échec et identifient, pour
des raisons qui leurs sont propres, River Bass comme étant Bill Derby. Sous
couverture, le Marshal va s’intégrer au groupe et poursuivre son chemin avec le
gang. Peu avant l’attaque de la prochaine ville, Milord découvre que Bass est
un Marshal adjoint et ce dernier va devoir lutter non plus pour la justice,
mais pour sauver sa propre vie…
Marshal Bass – Black & White
Scénario
: Darko Macan
Dessins
: Igor Kordey
Couleurs : Desko
Couverture
: Igor Kordey
Editeur
: Delcourt
Genre : Western
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Parution
: 07
juin 2017
Nombre
de pages : 56
Mon
avis : Après Nous,
les Morts, uchronie pour le moins sympathique qui nous entrainait sur
les traces d’Aztèques qui exploraient le continent européen peuplé de zombies
puis le singulier Colt
& Pepper qui nous montrait un univers de fantasy dans le
Nouveau Monde, nous retrouvons le duo composé de Darko Macan pour ce qui est du
scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est des dessins dans une
nouvelle saga, Marshall Bass. Bon, ici, nulle trace de Fantasy au
programme puisque, dans cette BD, nous nageons en plein western, de plus, le
héros, River Bass, est inspiré d’une figure historique réelle, un certain Bass
Reeves qui, pour la petite histoire, fut le premier shérif adjoint noir à
l'ouest du Mississippi et qui fut crédité, au long de sa longue carrière, de
plus de 3000 arrestations, ce qui, ma foi, est plutôt notable. Bref, un
postulat de départ pour le moins original qui nous permet non seulement de
faire la connaissance avec un personnage pittoresque de l’Histoire américaine
mais aussi, et surtout, de nous replonger dans la violence de l’époque mais
aussi, de retrouver le fort talentueux – et fort décrié – Igor Kordey. Car bon,
on ne va pas se mentir, si vous êtes fan du style oh combien particulier du
dessinateur croate, si vous ne jurez que par celui-ci qui s’inspire, bien
évidement, du grand et regretté Richard Corben, alors, Marshall Bass est
fait pour vous : Kordey est non seulement égal à lui-même et nous livre
une prestation de fort bonne qualité mais, en plus, le voir se plonger dans une
ambiance western est fort appréciable, surtout que l’artiste excelle
visiblement dans celle-ci. A cela, il faut ajouter le scénario du sieur Macan
qui, sans être d’une franche originalité, n’en reste pas moins suffisamment
réussi et prenant pour faire passer au lecteur un bon moment de lecture et
faire de ce premier volet de Marshall Bass une bonne petite
réussite qui, ma foi, m’aura donné envie de découvrir la suite et qui, au
demeurant, aura confirmer tout le bien que je pense d’Igor Kordey, mais bon,
cela, ce n’est pas une nouveauté à mes yeux…
Points
Positifs :
-
Un premier volet de fort bonne qualité qui nous entraine sur les traces d’un
shérif adjoint noir inspiré d’une figure historique réelle. Intrigue simple
mais néanmoins suffisamment prenante pour nous tenir en haleine tout au long de
ce premier album, protagonistes intéressants, dessins de qualité, bref, que
demander de plus ?
-
Igor Kordey reste égal à lui-même et si vous êtes fans du dessinateur, alors,
vous serez totalement conquis par sa prestation dans cet album. Qui plus est,
le voir officier dans une ambiance western est plutôt une bonne chose et
l’artiste s’en sort à merveille.
-
Les amateurs d’Histoire et, plus précisément, de l’Ouest sauvage, découvriront
par le biais de cette BD une véritable figure historique, ce fameux Marshall
noir du nom de Bass Reeves – River Bass ici.
-
Toute la violence de l’époque mais aussi son racisme est plutôt bien
retranscrit dans cette BD.
-
Une couverture simple mais néanmoins réussie.
Points
Négatifs :
-
Reconnaissons que, malgré ses qualités, ce premier volet de Marshall
Bass n’est pas, non plus, le truc de l’année : sympathique,
plaisant mais sans plus.
-
Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style
particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas
ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
Ma
note : 7,5/10