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dimanche 6 octobre 2024

Le Livre des Solutions


Le Livre des Solutions
 
Marc Becker est un réalisateur dont la vie et la carrière sont en plein bouleversement. Ses producteurs, non satisfaits des ébauches de montage, veulent lui retirer le film. Marc fuit alors avec son assistante Sylvia et sa monteuse Charlotte. Ils se réfugient dans un petit village des Cévennes où vit la tante de Marc, Denise. Là-bas, Marc va tenter de retrouver sa créativité. Il fourmille d'idées mais a beaucoup de mal à se focaliser sur le film, qu'il refuse pour l'instant de voir, au grand désespoir de Charlotte. Il a tellement d'idées qu'il décide d'écrire Le Livre des Solutions, un ouvrage rempli de conseils plus ou moins efficaces. Il pense par ailleurs très souvent à Gabrielle, une jeune femme qui l'a aidé à fuir les producteurs.
 

Le Livre des Solutions
Réalisation : Michel Gondry
Scénario : Michel Gondry
Musique : Étienne Charry
Production : Partizan
Genre : Comédie
Titre en vo : Le Livre des Solutions
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 13 septembre 2023
Durée : 102 mn
 
Casting :
Pierre Niney : Marc Becker
Blanche Gardin : Charlotte
Frankie Wallach : Sylvia
Camille Rutherford : Gabrielle
Françoise Lebrun : Denise
Vincent Elbaz : Max Laporte
Mourad Boudaoud : Carlos
Sting : lui-même
Alex Martin : le producteur exécutif
Sacha Bourdo : le propriétaire du studio de musique
 
Mon avis :
 J’avais déjà eu l’occasion de le souligner sur ce blog à plusieurs reprises mais il est toujours bon, selon moi, de rappeler que Pierre Niney est, sans aucune discussion possible, un des acteurs français les plus présents sur grand écran depuis quelques années. Ainsi, après son apparition dans OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire, troisième volet de la saga culte qu’il est inutile de présenter, puis ses rôles marquants dans Le Comte de Monte-Cristo et Yves Saint Laurent, le voici de retour, aujourd’hui, avec un long métrage récent, sortit dans les salles obscures il y a de cela environ un an, Le Livre des Solutions. Bon, disons le tout de suite, dans le cas qui nous préoccupe en ce jour, c’est le Pierre Niney comique et qui ne se prend pas au sérieux que l’on retrouve, un Pierre Niney que l’on ne voyait peut-être pas ainsi lors de ses débuts mais qui apparait de plus en plus, au fil du temps comme cela avait été le cas, par exemple, dans la mini-série La Flamme. Bien entendu, avec Le Livre des Solutions, force est de constater que ce coté ubuesque de l’acteur est en parfait adéquation avec un scénario complètement loufoque pour ne pas dire barré et que, ma foi, si vous appréciez Pierre Niney – ce qui, personnellement, est mon cas – et que vous n’ayez pas peur des longs métrages limites débiles qui osent tout, alors, vous risquez de passer un très bon moment devant Le Livre des Solutions ! Il faut dire que ce film semi-autobiographique du réalisateur Michel Gondry – eh oui, une bonne partie du délire présenté à l’écran ne sort pas de nulle part, bien au contraire – est une petite bouffée d’air frais comme on aimerait en voir plus souvent et que, entre scènes coquasses, gags délirants et un Pierre Niney tout simplement parfait en réalisateur allumé et bourré de complexes, il y a de quoi s’en payer une bonne tranche de rire… Alors certes, Le Livre des Solutions n’est pas non plus le film de l’année, c’est un fait incontestable, de même, peut-être n’ais-je pas été suffisamment objectif en écrivant cette critique, de par mes propres gouts personnels, mais bon, quelque part, est-ce vraiment un mal que d’apprécier ce genre de films légers, drôles et sans prises de tête ? Ma foi, je ne le pense pas…
 

Points Positifs
 :
- Une sympathique comédie complètement déjantée qui ne se prend absolument pas au sérieux et qui vous fera passer, incontestablement, un bon moment, ce qui, après tout, est le principal.
- Un Pierre Niney qui nous démontre une fois de plus qu’il n’a pas son pareil pour des rôles plus légers et comique et qui est tout simplement excellent dans ce rôle de réalisateur loufoque et complexé pas tout seul dans sa tête.
- Nombreuses sont les scènes loufoques et ubuesques qui vous feront rire à de multiples reprises.
- Et dire que ce film est une œuvre semi-biographique du sieur Michel Gondry : cela nous amène à nous poser des questions sur ce dernier…
- Un casting correct et qui fait le job, d’ailleurs, même Blanche Gardin n’est pas mauvaise, ce qui, pour moi, signifie beaucoup.
 
Points Négatifs :
- Certes, Le Livre des Solutions est une bonne comédie qui vous fera passer un très bon moment, cependant, ce n’est pas non plus le film de l’année, loin de là, il faut en convenir…
- Le scénario va tellement loin par moments dans le délire et l’absurde que je ne suis pas tout à fait persuader que ce film plaira a tout le monde.
- Quoi qu’il en soit, ce n’est pas ce long métrage qui va réconcilier les détracteurs de Pierre Niney avec ce dernier.
 
Ma note : 7,5/10

samedi 5 octobre 2024

L’Attaque des Titans – Tome 10


L’Attaque des Titans – Tome 10
 
Il y a plus d’un siècle, les Hommes vivaient en paix. Mais, un jour l’Humanité a été presque entièrement décimée par des êtres gigantesques, les Titans. Personne ne sait d’où ils viennent ! Une chose est sûre, ils semblent animés par un unique but : dévorer les humains, un par un ! Depuis, les derniers rescapés ont bâti une place forte, une cité cernée de hautes murailles au sein de laquelle vivent leurs descendants. Ignorants tout du monde extérieur, ils se pensent au moins à l’abri des Titans ! Mais leurs vies basculent le jour où surgit un Titan Colossal… Échaudée par l’arrivée de Sieg qui doterait pourtant l’île du Paradis de la puissance du Grand Terrassement, l’armée reste méfiante : peut-on vraiment être sûr qu’Eren n’est pas manipulé par son demi-frère ? Malgré l’emprisonnement des transfuges Mahr pour parer à tout risque, la grogne monte au sein de la population et d’une partie des troupes... C’est alors qu’Eren et ses partisans passent à l’action. Après a voir assassiné le général Zackley et neutralisé l’ensemble de l’État-major, ils partent rejoindre Sieg, dont Livaï s’apprête à découvrir les véritables intentions...
 

L’Attaque des Titans – Tome 10
Scénariste : Hajime Isayama
Dessinateur : Hajime Isayama
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Fantastique, Action
Titre en vo : Shingeki no Kyojin vol.10
Parution en vo : 09 avril 2018
Parution en vf : 19 août 2020
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Pika Édition
Nombre de pages : 576
 
Mon avis :
 Si, depuis ses débuts, L’Attaque des Titans, manga oh combien culte (surtout aux yeux de la nouvelle génération peu familière d’œuvres plus anciennes et, il faut le reconnaitre, nettement supérieures) du sieur Hajime Isayama aura sut, à de multiples reprises, surprendre ses nombreux lecteurs de par ses multiples retournements de situations, ses protagonistes majeurs qui passaient de vie à trépas et ses réponses à ses questions qui en amenaient d’autres, il est évidant que le point culminant de la saga, du moins, pour ce qui est de l’effet de surprise, eu lieu dans le huitième volet de celle-ci – si, bien entendu, on prend en compte que je vous propose les critiques de l’édition intégrale. Un saut narratif dans le temps de quelques années, de nouveaux lieux, de nouveaux protagonistes qui nous amenaient à voir ces derniers, mais aussi nos héros, d’un autre œil, ma foi, avec ce retournement de situation, Hajime Isayama avait fait fort, très fort même ! Dans l’ensemble, tout cela fut confirmer dans le neuvième tome, un album qui, pour la petite histoire, avait marqué les esprits pour deux raisons, principalement : le décès de Sasha, personnage secondaire mais néanmoins sympathique qui nous rappelait que n’importe qui pouvait y passer dans ce manga, et, bien entendu, le fait que nos héros, ici, apparaissaient comme étant les agresseurs, Eren étant, sur ce point, le plus implacable du lot en n’hésitant pas à s’en prendre à des civils – mais bon, lui, je l’ai toujours trouvé trop extrémiste pour ne pas me méfier de lui… Tout cela nous amène donc à ce dixième volet qui nous préoccupe aujourd’hui, un album qui, mine de rien, approche tranquillement de la conclusion et qui, même s’il marque peut-être un peu moins les esprits que ses prédécesseurs immédiats, n’en reste pas moins, qualitativement parlant, tout aussi bon… Tout d’abord, un petit détail s’impose et il n’est pas anodin : c’est dans la première partie de ce dixième tome de L’Attaque des Titans que le lecteur, stupéfait, aura eu la peur de sa vie en croyant que Livaï, le charismatique et surpuissant Caporal Chef du Bataillon d’Exploration, perdait la vie, suite à une explosion. Naturellement, comme on le découvre dans la suite de cet album, notre brave Livaï y échappe, même s’il est grièvement blessé et, sur ce point, l’événement marque moins les esprits que lors d’une première lecture, avec l’édition traditionnelle et qu’il fallait patienter de longs mois pour connaitre le fin mot de l’histoire… Par contre, pour ce qui est d’Eren, les choses sont nettement plus simples : oui, mille fois oui, c’est un connard ! On le devinait dans le volet précédant, on le comprend définitivement ici et, ma foi, ce n’est pas fini ! Certains auront détesté Hajime Isayama pour ce basculement d’Eren du coté obscur – comme le sort de Livaï qui apparait comme étant le moyen, bancal, trouvé par le mangaka pour se débarrasser de lui sans avoir à tuer son personnage le plus populaire – cependant, comme je l’avais souligné précédemment, ce changement peu se comprendre quand on connait bien le bougre… Sinon et sans rentrer totalement dans les détails, qu’en est-il du reste ? Eh bien, nous avons droit à une énième grosse baston où, cette fois ci, ce sont les forces de Mahr qui s’en prennent à l’Ile du Paradis et où, par la force des choses, tout le monde se bat contre tout le monde sans que l’on comprenne totalement toutes les alliances en court. Gaby, elle, confirme sa montée en puissance même si une partie de sa problématique liée au meurtre de Sasha apparait un peu bancal. Quand aux révélations, eh bien disons qu’elles sont, une fois de plus, fort nombreuses : Sieg et Eren qui tapent la discute et se plongent dans le passé de leur père, les révélations sur le passé d’Ymir et comment cette dernière à acquis les pouvoirs des Titans. Tout cela est franchement intéressant et, ma foi, bouleverse pas mal de nos certitudes tout en expliquant bon nombre de zones d’ombres qui planaient sur le manga depuis des lustres. Bref, vous l’avez compris, encore un bon volet de L’Attaque des Titans, un manga qui nous surprend encore et toujours alors que nous approchons de plus en plus de sa conclusion, mais bon, pour ce qui est celle-ci, il sera toujours temps d’y revenir en temps et en heure…
 

Points Positifs
 :
- Une fois de plus, ce nouveau volet de L’Attaque des Titans confirme tout le bien que l’on pensait de ce manga. Certes, certains risquent de ne pas accrocher à la tournure prise par les événements depuis quelques temps, cependant, scénaristiquement parlant, Hajime Isayama, nous prouve une fois de plus toute sa maitrise de son récit qui devient, au fil des albums, de plus en plus étonnant…
- L’opposition entre Eren et Sieg peut paraitre singulière vu le lieu où elle à lieu, cependant, le coté métaphysique passe plutôt bien et puis, cela nous permet d’en savoir davantage au sujet de leur père mais aussi sur les pouvoirs du Titan que porte Eren en lui.
- Le passé d’Ymir nous est enfin révélé et l’on sait, désormais, qui elle était, comment elle a obtenu des pouvoirs de Titans et comment ces derniers sont apparus, il y a deux mille ans.
- Un grand ouf de soulagement pour les très nombreux fans de Livaï qui ont crut, à un moment donné, que leur personnage préféré s’était fait tuer, qui plus est, d’une manière un peu stupide !
- Gaby est devenu, depuis quelques tomes, l’un des protagonistes majeurs de ce manga et, accessoirement, un des plus intéressants à suivre. Pas mal pour une gamine apparue il y a peu…
- Une édition intégrale de fort belle qualité qui rend justice au manga et qui, ma foi, est tout simplement indispensable pour les fans de celui-ci.
 
Points Négatifs :
- Comme je l’ai déjà souligner dans mes critiques précédentes, le gros point faible de L’Attaque des Titans, c’est sa partie graphique qui est, incontestablement, problématique. Certes, Hajime Isayama s’est amélioré depuis les débuts du manga, mais bon, ce n’est pas encore exceptionnel, loin de là…
- Certains peuvent regretter la trop grande complexité, à leurs yeux, de la tournure scénaristique de la chose où la politique, les trahisons et les multiples retournements d’alliances sont légions. De même, Eren est devenu un sacré connard tout de même !
- Un Livaï plus puissant que jamais et qui nous livre encore un combat homérique ! Qui plus, il ridiculise pour la énième fois Sieg, démontrant, définitivement, qu’il est le protagoniste le plus puissant du manga. Par contre, la manière dont il est mis hors-jeu est un poil discutable et on peut regretter que Hajime Isayama ait procéder de la sorte…
- Tellement de protagonistes, d’enjeux, de camps et de trahisons – sans oublier les traditionnels flashbacks – qu’il est facile de s’y perdre !
 
Ma note : 7,5/10

vendredi 4 octobre 2024

A Plague Tale – Innocence


A Plague Tale – Innocence
 
Nous sommes en l'an 1348, dans l'ancienne province de Guyenne située en France. Le pays est ravagé par la Guerre de Cent Ans (1337-1453), conflit opposant le royaume d'Angleterre et celui de France, ainsi que par le début de la Peste noire et la fin de l'Inquisition médiévale. Amicia de Rune, une adolescente âgée de 15 ans, accompagnée de son frère cadet, Hugo, âgé de 5 ans, sont tous deux livrés à eux-mêmes. Bien qu'étant du même sang, les deux enfants se connaissent peu puisque Amicia a été élevée par son père, Robert de Rune, chevalier au service du roi de France, qui lui a appris à chasser, tandis qu'Hugo, atteint d'une mystérieuse maladie du sang, est gardé par sa mère Béatrice de Rune dans sa chambre. Ils vont devoir survivre et ne compter que sur eux-mêmes alors qu'ils sont poursuivis par le seigneur Nicholas, haut membre de l'Inquisition qui tente de capturer Hugo pour le livrer au Grand Inquisiteur, Vitalis Bénévent.
 

A Plague Tale – Innocence
Éditeur : Focus Home Interactive
Développeur : Asobo Studio
Concepteur : David Dedeine, Kevin Choteau
Musique : Olivier Derivière
Date de sortie : 06 juillet 2021
Pays d’origine : France
Genre : Action-Aventure, Infiltration
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS5

Mon avis :
 Pour la petite histoire, cela faisait longtemps que je souhaitais me procurer A Plague Tale – Innocence, jeu vidéo d’une société française et qui est paru, pour la petite histoire, en mai 2019 sur la PS4. Attiré par le postulat du soft, l’époque où se déroulait l’intrigue de celui-ci – c’est-à-dire, la Guerre de Cent ans – et par les nombreuses critiques pour le moins élogieuses que j’avais put lire à son sujet, je m’étais alors dit que ce jeu me conviendrait parfaitement, du moins, ne serais-ce que pour passer le temps entre deux titres plus conséquents. Comme vous l’avez compris, il m’aura fallut pas mal de temps pour, finalement, me décider à me le procurer et, plus de deux années s’étant écoulées, mon choix s’est porter sur la version PS5 – après tout, quitte à devoir patienter entre deux gros jeux, autant avoir une version plus aboutie de A Plague Tale – Innocence… Mais alors, est-ce que le résultat aura été à la hauteur de mes espérances, est-ce que oui, A Plague Tale est-il un bon jeu ? Eh bien, après quelques heures passés dessus – oui, la durée de vie n’est pas folichonne – on peut dire que mon avis est pour le moins mitiger… Bon, le début m’avait plutôt laissé pour le moins enthousiaste : les décors étaient pour le moins réussis, les effets de lumière fort agréables à la vue et, ma foi, disons que c’était plutôt sympa de se plonger en plein Moyen-âge, surtout que, ici, les concepteurs de la chose nous en proposaient une vision pour le moins crédible. L’héroïne, sans être exceptionnelle, tenait la route et, ma foi, si j’ai rapidement pesté sur la prise en main de cette dernière, les premières heures ne m’ont pas vraiment déçues et ont confirmé ce que je pensais de ce soft : c’est-à-dire, un jeu sympa, sans prétention et qui me ferait passer un bon moment. Le souci c’est que, au bout d’un moment, j’ai commencer à me lasser de l’aventure en elle-même, pestant de plus en plus envers les mécaniques du jeu peu perfectibles, une jouabilité d’un autre âge et peu intuitive et, surtout, comme j’ai eu le plus grand mal à accrocher à la plupart des protagonistes – principalement le petit frère que j’avais envie de claquer au début puis de tuer au bout d’un moment – aller au bout de soft ne fut pas une partie de plaisir et vous pouvez être sur que j’étais franchement heureux de l’achever – après un affrontement final oh combien pénible – mais surtout, afin de pouvoir passer à autre chose… C’est plutôt dommage car, au final, A Plague Tale – Innocence n’est pas un mauvais jeu : il possède quelques qualités, graphiquement, il tient plutôt la route et je dois reconnaitre que, par moments, ce fut un plaisir que de me balader dans ce Moyen-âge plutôt bien reconstitué. De plus, tout ce qui tourne autour des meutes de rats s’avère être une bonne idée et je ne peux m’empêcher de me dire que l’on n’est pas passé loin, ici, d’un très bon jeu. Dommage que des mécaniques perfectibles de celui-ci et qui m’on fait penser, par moments, que je me trouvais face a un soft de la première Playstation, ainsi que le peu de charisme des différents protagonistes nuisent un peu à l’ensemble… Mais bon, je ne peux pas tomber sur des super-héros à chaque fois…
 

Points Positifs
 :
- Un soft plutôt plaisant et qui nous plonge dans un Moyen-âge historique qui s’avère être assez bien reconstitué. Certes, A Plague Tale – Innocence n’est pas un grand jeu, cependant, dans l’ensemble, il est plutôt réussi et a de quoi ravir pas mal de joueurs qui y trouveront probablement leur compte.
- Les meutes de rats sont l’une des bonnes trouvailles de ce jeu et les différentes manières dont on doit les évités ou comment on peut les manipuler est, plutôt pas mal.
- Comme je le disais, la reconstitution du Moyen-âge est une des grandes forces de ce soft et, par moments, on a presque l’impression d’y être.
- Amicia est une héroïne plus ou moins correcte mais c’est du coté des méchants que l’on trouve les protagonistes les plus charismatiques : le seigneur Nicholas et le Grand Inquisiteur, Vitalis Bénévent.
- Graphiquement, il n’y a rien à redire, A Plague Tale – Innocence est un beau jeu. Il faut dire que je possède la version PS5, ce qui est un plus, bien entendu.
 
Points Négatifs :
- Une jouabilité d’un autre age et qui devient, très rapidement, pénible. Amicia n’est pas simple à prendre en main, est un peu trop rigide lors des scènes d’actions et cela est plutôt problématique lorsque, justement, on est attaqué par plusieurs adversaires et que la moindre erreur est fatale !
- Un manque flagrant de charisme du coté des compagnons de notre héroïne, le pire étant, et de très loin, son frère, une grosse tête à claque que l’on a envie de jeter aux rats assez rapidement tellement il est insupportable.
- Il y a trois combats de boss dans ce soft : le premier est correct, le second, une véritable purge en raison d’une jouabilité pour le moins perfectible, quand au troisième, l’affrontement final contre Vitalis, disons qu’il est chiant au possible… non pas en raison de sa difficulté puisque l’on comprend rapidement ce qu’il faut faire mais surtout en raison de cette fameuse jouabilité qui, décidément, nous en veut énormément !
- On meurt, souvent en raison de cette fameuse jouabilité ou parce que l’héroïne est aussi souple qu’une enclume et l’on est obligé de se coltiner des tonnes de dialogues inutiles, encore et encore…
 
Ma note : 7/10

jeudi 3 octobre 2024

Beggars Banquet


Beggars Banquet
 
The Rolling Stones
 
1 - Sympathy for the Devil (Mick Jagger/Keith Richards) 6:27
2 - No Expectations (Mick Jagger/Keith Richards) 4:02
3 - Dear Doctor (Mick Jagger/Keith Richards) 3:26
4 - Parachute Woman (Mick Jagger/Keith Richards) 2:23
5 - Jigsaw Puzzle (Mick Jagger/Keith Richards) 6:17
6 - Street Fighting Man (Mick Jagger/Keith Richards) 3:18
7 - Prodigal Son (Robert Wilkins) 2:55
8 - Stray Cat Blues (Mick Jagger/Keith Richards) 4:40
9 - Factory Girl (Mick Jagger/Keith Richards) 2:12
10 - Salt of the Earth (Mick Jagger/Keith Richards) 4:51
 

Beggars Banquet
Musicien : The Rolling Stones
Parution : 6 décembre 1968
Enregistré : 17 mars - 25 juillet 1968, Olympic Studios, Londres
Durée : 39:47
Genre : Blues-rock
Producteur : Jimmy Miller
Label : Decca / ABKCO
 
Musiciens :
Mick Jagger : chant, chœurs, harmonica
Brian Jones : guitare slide, chœurs, sitar, tamboura, mellotron, harmonica
Keith Richards : guitare acoustique, guitare électrique, basse, chant, chœurs
Charlie Watts : batterie, percussions, chœurs
Bill Wyman : basse, chœurs, percussions
Rocky Dijon : congas
Rick Grech : fiddle
Eric Clapton : guitares
Nicky Hopkins : piano
Dave Mason : mellotron, shehnai
Jimmy Miller : chœurs
Watts Street Gospel Choir : chœurs
 
Mon avis :
 Depuis le début du mois de septembre, j’ai eu l’occasion de vous proposer la critiques de quelques-uns des premiers albums des Rolling Stones et donc, après Their Satanic Majesties Request, opus qui avait fait couler beaucoup d’encore en son temps, me voici de retour avec un véritable monument du groupe, un disque que, quelque part, et en toute objectivité, peut-être considérer comme étant leur premier chef d’œuvre absolu, je veux, bien entendu, parler de Beggars Banquet. Sorti sensiblement un an avant Let it Bleed, ce banquet des mendiants fut indéniablement le premier grand coup de maitre des Stones qui jusque-là, avaient certes fait des grands disques mais aucun chef d’œuvre pur et dur, ce qui leur donnait une image d’éternels seconds, derrière, bien entendu, les intouchables Beatles, ce qui fut accentuer par le très psychédélique Their Satanic Majesties Request, opus bien souvent mésestimé dans leur discographie mais qui donnait plus dans la copie d’un certain Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band qu’autre chose. Car avec Beggars Banquet, finis les délires hippies et les reprises de vieux bluesman nécessiteux : avec un Brian Jones quasiment aux abonnés absents et paumé dans ses paradis artificiels, le duo Jagger/Richards prend enfin les choses en main, replonge dans les racines de sa musique, le blues, afin d’en tirer toute la quintessence de celui-ci, sa part la plus noire, la plus désespérée, celle de tous les damnés de la Terre, et nous livre une prestation tout bonnement phénoménale. Acoustique, électrique, Richards est sur tous les fronts et devient finalement la légende que l’on sait ; Jagger, lui, prend une autre dimension, maitrise de mieux en mieux sa voix tandis que ses textes deviennent plus profond, encore plus osés. Sympathy for the Devil, formidable contre-pied à la culture hippie du Flower Power est une monumentale prise de risque, Street Fighting Man renvoi les Beatles dans les cordes avec leur trop gentil Revolution, Salt of the Earth est d’un réalisme saisissant et ne laisse aucun espoir de vie meilleur pour les simples mortels que nous sommes tandis que No Expectations est… l’une de mes chansons préférées si ce n’est ma chanson préférée des Stones depuis que l’ai entendu pour la toute première fois il y a presque trois décennies. Un chef d’œuvre Beggars Banquet ? Plus que cela, un monument, et le premier d’une longue lignée d’ailleurs !
 

Points Positifs
 :
- Premier chef d’œuvre de leur carrière, Beggars Banquet ouvre une période tout simplement exceptionnelle pour les Stones et qui prendra fin en 1972, avec leur dernier grand album, Exile on Main Street : cinq albums, cinq bijoux sans le moindre défaut et qui entraineront les Stones dans une autre dimension, les mettant au même niveau (mais dans un genre différent) que les Beatles.
- Brian Jones est très peu présent sur cet album et c’est peut-être une bonne chose au finale puisque Richards prend les choses en main et se démène comme un beau diable à la guitare.
- Retour aux racines des Stones et au blues : les petits anglais le maitrisent sur le bout des ongles et parviennent à faire mieux que l’original, c’est pour dire !
- Deux énormes tubes des Stones dans ce Beggars Banquet : Sympathy for the Devil et Street Fighting Man.
- La pochette du disque – un mur de toilettes rempli de graffitis – est tout aussi culte que le contenu de l’album.
- D’un point de vue strictement personnel : No Expectations, l’une de mes chansons préférées du groupe.
 
Points Négatifs :
- Aucun, si ce n’est l’absence de Jumpin' Jack Flash sorti en single quelques mois auparavant mais à l’époque, les singles n’étaient pas forcément inclus dans les albums, hélas.
 
Ma note : 10/10

mercredi 2 octobre 2024

Saga – Tome 1


Saga – Tome 1
 
Dans l'arrière-salle d'une carrosserie, Alana, une jeune femme portant des ailes dans le dos et ancienne soldate et Marko, un lunien orné de cornes de bouc et ayant des dons pour la magie, vivent des instants merveilleux avec la naissance d'Hazel, leur petite fille. Cet enfant n'aurait pourtant jamais du naître. Alana et Marko viennent tous deux de planètes différentes et d'espèces en guerre depuis longtemps. Considérés comme des parias, ils sont recherchés de toutes parts. Un baron robot et des soldats de la coalition les ont retrouvés et les tiennent en joue. Trois luniens font aussi irruption. Par miracle, le couple et leur bébé parviennent à s'échapper et à mettre la main sur une carte. Sur celle-ci figure un lieu synonyme d'espoir : la forêt de la fusée. Là-bas, ils pourront quitter Clivage et se rendre sur une autre planète. Mais leur fuite ne se fera pas sans danger, car les différents camps ont engagé des mercenaires indépendants, réputés pour leur méthode expéditive et leurs résultats... 
 

Saga – Tome 1
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Fiona Staples
Encrage : Fiona Staples
Couleurs : Fiona Staples
Couverture : Fiona Staples
Genre : Science-Fiction, Space Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Saga – Vol 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 23 octobre 2012
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 15 mars 2013
Nombre de pages : 167
 
Liste des épisodes
Saga 1-6
 
Mon avis :
 Le hasard faisant souvent fort bien les choses, ce fut donc, alors que je me contentais de lire quelques critiques sur diverses œuvres, tous genres confondus, et ce, sur le net, que je suis tombé sur cette singulière œuvre du nom de Saga : une couverture pour le moins curieuse, avec une femme fée tenant dans ses bras un bébé et un homme portant des cornes de bouc (pas dans ses bras mais sur son crâne, mais bon, je pense que vous m’avez compris), un synopsis pour le moins accrocheur avec une histoire, que l’on pourrait trouver banale (bah oui, Saga, c’est surtout un Roméo & Juliette dans un univers de Space Opéra) mais qui fonctionne toujours, des dessins qui me plaisaient plutôt (excellente Fiona Staples que je ne connaissais pas du tout mais qui possède un petit quelque chose qui fait que j’ai accrocher tout de suite a son style), sans oublier, bien entendu, des personnages fort charismatiques, et ce, malgré leur étrangeté. Curieusement, et sans que je ne me lance plus avant dans la lecture des critiques de cette œuvre, je me disais que je tenais quelque chose de grandiose : quelques dessins, le synopsis et l’affaire était pliée pour moi. Et, après avoir lu et relu moult avis sur cette œuvre, après m’être procurer le premier volume de celle-ci et, donc, après avoir enfin trouvé le temps de la lire, confirmation fut faite que oui, Saga était plus qu’une bonne BD, c’était peut-être un chef d’œuvre… Et je pèse mes mots ! Que ce soit de par son scénario, tout bonnement excellent et où l’auteur, Brian K. Vaughan, qui avait un peu délaissé les comics ces dernières années avant de revenir avec ce Saga, nous offre, comme je l’ai déjà dit, un Roméo & Juliette à la sauce Star Wars, ses personnages, hauts et couleurs et charismatiques au possible, que ce soient les parents de Hazel, bien entendu, le fantôme, Isabel, l’étrange homme a tête de poste de télévision, le Prince Robot IV, mais aussi, les chasseurs de prime, la Traque, mi-femme mi-araignée et son ex-amant, le taciturne Le Testament, toujours accompagné de son énigmatique Chat Mensonge, force et de constater que nous avons le droit à une galerie de fortes têtes que l’on est pas prêt d’oublier de sitôt. Un scénario excellent et qui tient la route, des protagonistes fort bien réussies, une toile de fond intéressante, un univers ma foi fort bien réussi, et malgré une certaine violence, une certaine dose d’humour savamment dosée et on se retrouve au final avec une œuvre tout bonnement excellente mais qui, selon moi, n’est pas à mettre entre les toutes mains : de par sa violence, bien évidemment, mais aussi pour ses scènes de sexe pour le moins crues (mais qui, contrairement à bien d’autres œuvres, ne tournent pas au vulgaire et semblent plutôt logique dans le déroulement de l’intrigue ; bref, pas de voyeurisme ici) et un langage qui l’est tout autant… quoi que, nous sommes en 2024 et probablement que de nos jours, tout cela ne choquera plus grand monde ?! Le premier tome de Saga est composé des six premiers volumes de la série et, en toute sincérité, je ne les ai pas lu mais carrément dévorer tellement ceux-ci m’ont plu. Avec cette toute nouvelle série, paru aux USA fin 2012, on ne peut que reconnaitre tout le talent de Brian K. Vaughan qui nous a donc sortit de son imagination une œuvre qui apparait immédiatement comme étant majeure et qui, en quelques dizaine de numéros à peine, a déjà fait parler beaucoup d’elle – certaines scènes y étant, bien entendu, pour quelque chose, mais je reviendrais dessus ultérieurement… Oui, car bien évidement, après une telle claque – comment appeler mon ressenti autrement – comment ne pas avoir envie d’une seule et unique chose, découvrir la suite des péripéties de Alana, Marko, leur petite fille et tous les autres bien sûr !?
 

Points Positifs
 :
- Le premier volume de ce qui est, sans aucune discussion possible, un des comics les plus audacieux, novateurs et enthousiasmant de la décennie écoulée. Il faut dire qu’avec Saga, Brian K. Vaughan, tout en relançant le genre Space Opéra, nous livre une œuvre d’une maturité rare mais qui n’en reste pas moins accessible et originale. Bref, un incontournable absolu !
- Une flopée de protagonistes hauts en couleurs, charismatiques et d’une originalité à toute épreuve. Il faut dire qu’entre Alana et Marko, mais aussi le Prince Robot IV, le Testament, le Chat Mensonge, la Traque et les autres, il y a de quoi faire !
- Pour ce qui est des dessins, si le style de Fiona Staples peut paraitre naïf de prime abord, assez rapidement, on s’y fait et celui-ci apparait comme étant fort réussi et, ma foi, parfaitement en adéquation avec l’univers de la série. Chapeau bas à l’artiste : sans elle, Saga ne serait pas tout à fait Saga…
- La preuve évidente que l’on peut encore être original dans le petit monde des comics, ce qui est loin d’être évident.
- La sexualité n’est pas occultée dans cette série, cependant, jamais l’on ne tombe dans le voyeurisme de bas-étage, au contraire, disons que celle-ci occupe parfaitement sa place dans l’intrigue.
- Une couverture simple, certes, mais néanmoins efficace et plaisante.
 
Points Négatifs :
- Il se peut que le style de Fiona Staples ne plaise pas à tout le monde, c’est un fait.
- Space Opéra complètement déjanté, personnages singuliers, sexualité non dissimulée, tout cela, bien entendu, pourra déplaire à une frange du public. Après, les gouts et les couleurs…
 
Ma note : 9/10

mardi 1 octobre 2024

Marshal Bass – Black & White


Marshal Bass – Black & White
 
1875, Etat d’Arizona. Un gang d’esclaves affranchis, sous les ordres d’un mystérieux Milord, sème la terreur dans tout l’Etat. Avec son équipe de Marshals, le colonel Terrence B. Helena mène l’enquête et traque sans grande réussite le petit groupe de hors la loi. River Bass, un fermier afro américain, va être recruté comme Marshal adjoint pour infiltrer le gang. Tiraillé entre les doutes de sa femme, son intime conviction pour la justice et le manque de reconnaissance de la profession pour un esclave affranchi, Bass va accepter le job. Le fraichement nommé Marshal adjoint se présente devant Milord en tant que Bill Derby, un dangereux hors la loi que le colonel avait refroidi en toute discrétion. Le chef de gang doute des propos de Bass et décide de le ligoter jusqu’à vérification de son identité. Au même moment, une partie de la bande de fugitifs s’attaque à la banque de la petite ville d’Olive Grove, mais ils sont attendus de pied ferme par les habitants qui défendent bec et ongle leurs économies. Seul Pork et Beef, deux membres du gang et ex compagnon de route de Bill Derby, s’échappent du traquenard sans le sou. Les deux acolytes se présentent, à leur tour, devant Milord, après leur échec et identifient, pour des raisons qui leurs sont propres, River Bass comme étant Bill Derby. Sous couverture, le Marshal va s’intégrer au groupe et poursuivre son chemin avec le gang. Peu avant l’attaque de la prochaine ville, Milord découvre que Bass est un Marshal adjoint et ce dernier va devoir lutter non plus pour la justice, mais pour sauver sa propre vie…
 

Marshal Bass – Black & White
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Desko
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Western
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 07 juin 2017
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Après Nous, les Morts, uchronie pour le moins sympathique qui nous entrainait sur les traces d’Aztèques qui exploraient le continent européen peuplé de zombies puis le singulier Colt & Pepper qui nous montrait un univers de fantasy dans le Nouveau Monde, nous retrouvons le duo composé de Darko Macan pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est des dessins dans une nouvelle saga, Marshall Bass. Bon, ici, nulle trace de Fantasy au programme puisque, dans cette BD, nous nageons en plein western, de plus, le héros, River Bass, est inspiré d’une figure historique réelle, un certain Bass Reeves qui, pour la petite histoire, fut le premier shérif adjoint noir à l'ouest du Mississippi et qui fut crédité, au long de sa longue carrière, de plus de 3000 arrestations, ce qui, ma foi, est plutôt notable. Bref, un postulat de départ pour le moins original qui nous permet non seulement de faire la connaissance avec un personnage pittoresque de l’Histoire américaine mais aussi, et surtout, de nous replonger dans la violence de l’époque mais aussi, de retrouver le fort talentueux – et fort décrié – Igor Kordey. Car bon, on ne va pas se mentir, si vous êtes fan du style oh combien particulier du dessinateur croate, si vous ne jurez que par celui-ci qui s’inspire, bien évidement, du grand et regretté Richard Corben, alors, Marshall Bass est fait pour vous : Kordey est non seulement égal à lui-même et nous livre une prestation de fort bonne qualité mais, en plus, le voir se plonger dans une ambiance western est fort appréciable, surtout que l’artiste excelle visiblement dans celle-ci. A cela, il faut ajouter le scénario du sieur Macan qui, sans être d’une franche originalité, n’en reste pas moins suffisamment réussi et prenant pour faire passer au lecteur un bon moment de lecture et faire de ce premier volet de Marshall Bass une bonne petite réussite qui, ma foi, m’aura donné envie de découvrir la suite et qui, au demeurant, aura confirmer tout le bien que je pense d’Igor Kordey, mais bon, cela, ce n’est pas une nouveauté à mes yeux…
 

Points Positifs
 :
- Un premier volet de fort bonne qualité qui nous entraine sur les traces d’un shérif adjoint noir inspiré d’une figure historique réelle. Intrigue simple mais néanmoins suffisamment prenante pour nous tenir en haleine tout au long de ce premier album, protagonistes intéressants, dessins de qualité, bref, que demander de plus ?
- Igor Kordey reste égal à lui-même et si vous êtes fans du dessinateur, alors, vous serez totalement conquis par sa prestation dans cet album. Qui plus est, le voir officier dans une ambiance western est plutôt une bonne chose et l’artiste s’en sort à merveille.
- Les amateurs d’Histoire et, plus précisément, de l’Ouest sauvage, découvriront par le biais de cette BD une véritable figure historique, ce fameux Marshall noir du nom de Bass Reeves – River Bass ici.
- Toute la violence de l’époque mais aussi son racisme est plutôt bien retranscrit dans cette BD.
- Une couverture simple mais néanmoins réussie.
 
Points Négatifs :
- Reconnaissons que, malgré ses qualités, ce premier volet de Marshall Bass n’est pas, non plus, le truc de l’année : sympathique, plaisant mais sans plus.
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
 
Ma note : 7,5/10