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lundi 3 juin 2024

Les Cantos d'Hypérion – Hypérion


Les Cantos d'Hypérion – Hypérion
 
Quand les sept pèlerins se posent à Hypérion, le port spatial offre un grand spectacle de fin du monde. Des millions de personnes s'entassent derrière les grilles : les habitants de la planète sont sûrs que le Gritche va venir les prendre et ils veulent fuir. Mais l'Hégémonie ne veut rien savoir : une guerre s'annonce et les routes du ciel doivent être dégagées. Et tout ce que le gouvernement a trouvé, c'est d'envoyer les sept pèlerins. La présidente le leur a dit d'emblée : « Il est essentiel que les secrets des Tombeaux du Temps soient percés. C'est notre dernière chance. » Mais les pèlerins n'y comprennent rien : c'est tout simple, ils ne se connaissent même pas entre eux ! Heureusement, le voyage leur permettra de se rapprocher. Chacun raconte son histoire, et l'on s'aperçoit vite que nul n'a été pris au hasard. Celui qui a fait la sélection, au fils des confidences, paraît bien avoir fait preuve de lucidité... diabolique. Et d'une cruauté... raffinée !
 

Les Cantos d'Hypérion – Hypérion
Auteur : Dan Simmons
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 30 mars 1989
Edition Poche : 11 septembre 2014
Titre en vo : The Hyperion Cantos – Hyperion
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Guy Abadia
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 637
 
Mon avis :
 Si l’on peut aimer ou détester le sieur Dan Simmons, il y a au moins une chose sur laquelle tout le monde, ou presque, est d’accord, c’est la place qu’occupe Les Cantos d’Hypérion dans son œuvre : tout simplement la première. Après, on peut apprécier ou non, mais si l’histoire de la littérature fantastique ne devait retenir qu’un seul titre parmi les nombreux écrits par Simmons, cela serait celui-ci. Œuvre colossale et archi-connue des amateurs de SF depuis sa parution il y a un peu plus de trois décennies déjà, Les Cantos d’Hypérion, moult fois récompensés, ont très longtemps trôné tout en haut des divers classements SF. Bien entendu, c’était une autre époque et cela se passait bien avant la célèbre adaptation du Seigneur des Anneaux, qui entraina un regain d’intérêt pour la Fantasy, reléguant la SF au second plan, et depuis, ça ne s’est pas arrangé, la mode étant aux films de super-héros, alors, forcément, un titre comme Les Cantos d’Hypérion, s’il n’est pas complètement oublié, n’a plus, depuis longtemps, les faveurs d’un public plus jeune et possédant d’autres centres d’intérêts et d’autres œuvres cultes. Et si une telle chose peut, au regard de l’immense qualité de cette œuvre, paraitre comme fortement dommageable – car bon, que voulez-vous, quand on aime à ce point une œuvre, on souhaiterait que le plus grand nombre la découvre – et si l’on peut pester indéfiniment contre ses effets de mode parfois stupides, rien ne dit que, dans l’avenir, Les Cantos d’Hypérion ne retrouvent la place qu’ils méritent, c’est-à-dire, l’une des toutes premières – personnellement, pour ce qui est de la SF pur et dur, je ne vois que Fondation qui puisse véritablement rivaliser avec ce classique de Dan Simmons. Mais dans le fond, tout cela importe peu, et il est temps, véritablement, de s’intéresser au premier volume de cette œuvre, je veux bien entendu parler d’Hypérion… Ici, Dan Simmons nous entraine très loin dans le futur, en une époque où l’humanité, forcée de quitter la Terre, à créer un véritable Empire Galactique et à coloniser une multitude de mondes. Certes, tout cela n’a pas l’air franchement original mais la grande force de Simmons, justement, c’est d’utiliser tous les poncifs du genre, de les assembler dans un délicieux mélange et de les sublimer de façon plus que réussie. Mais cette domination humaine est bien plus fragile qu’il n’y parait puisque, d’un côté, il y a les Extros, descendants de terriens ayant, au fil des siècles, appris à évoluer dans l’espace, et véritable Némésis de la civilisation humaine, et, de l’autre, les Intelligences Artificielles qui, de leur étrange et mystérieux Technocentre, conseillent et guident les humains qui, en fait, leur doivent tout, ou presque. Et, c’est sur la lointaine planète Hypérion, un monde étrange aux confins du Retz et où les premiers colons ont découvert des édifices monumentaux et inexplicables qui viennent du futur, allant à l’envers du temps, que va se dérouler le récit : en effet, ceux-ci vont bientôt s’ouvrir et cela semble intéresser à la fois les Extros, prêts a envahir Hypérion, mais aussi les IA, dont certains d’entre eux ne semblent pas vraiment porter l’humanité dans leurs cœurs, du coup, le seul moyen trouvé par les dirigeants humains est d’envoyer… sept hommes et femmes, sept pèlerins, participer au pèlerinage gritchèque, un curieux culte qui loue les louanges d’une étrange créature métallique, le Gritche, tueur implacable et insaisissable qui vit sur Hypérion. Tout cela semble insensé ? En fait, et comme on le verra par la suite, pas vraiment puisque tout, en fait, est lié, mais le postulat de base est posé, et franchement, il est excellent. La première fois que j’ai lu Hypérion, j’ai été frappé par la structure de celui-ci et je dois avouer que je m’attendais à tout sauf à cela : en effet, dans ce premier volume des Cantos, si Dan Simmons nous narre bien entendu le cheminement des sept pèlerins jusqu’aux Tombeaux du Temps, la quasi majeure du texte est consacrée aux récits de ceux-ci ; ainsi, sur environ six cent pages, le lecteur va découvrir le passé du Père Hoyt et de son cruciforme de résurrection (l’un de mes passages préférés), la quête d’une femme énigmatique, par le plus grand soldat du Retz, Fedmahn Kassad, l’œuvre inachevée, les fameux Cantos, du souvent détestable et tout le temps torché, poète, Martin Silenus, le terrible drame personnel de Sol Weintraub et de sa fille qui rajeunie au lieu de vieillir et qui n’en a plus que pour quelques jours (avant de ???), les mystères qui entourent la Voix de l’Arbre authentique, Het Masteen le Templier, l’histoire d’amour entre une femme détective, la pétillante Brawne Lamia, et un cyborg du Technocentre, constitué des souvenirs d’un poète anglais, John Keats (personnage réel qui, pour la petite histoire, écrivit une œuvre intitulé… Hypérion) ainsi que le mystérieux passé du Consul, dont la planète fut, autrefois, annexée par l’Hégémonie avec tout le mal que cela entraina pour les locaux. Et, du coup, si le lecteur s’attendait à un habituel  et finalement banal récit de SF comme tant d’autres, à la place, il en a six (car un pèlerin ne racontera pas le sien), tous aussi passionnants les uns que les autres, variés, formidables miroirs des multiples genres de la Science-Fiction et qui, chacun à leur manière, apportent une pierre à l’édifice final : celui de la compréhension de la place de ces pèlerins sur Hypérion. Alors, chaque lecteur aura ses préférences suivant les récits, et, pour moi, ceux du prêtre et de Sol Weintraub furent ceux qui me captivèrent le plus ; mais attention, les autres sont tout aussi bons et apportent chacun une pierre importante a la qualité de l’ensemble. Bien évidemment, je reconnais que cette façon de faire, ce choix narratif, finalement assez étonnant pour ne pas dire osé, a plus en étonner, voir surprendre plus d’un… d’ailleurs, probablement que ce fut l’une des raisons qui firent que certains n’ont jamais accroché a Hypérion : entre cet assemblage de récits hétéroclites, la complexité de l’ensemble mais aussi, ne le nions pas, le fait qu’il ne se passe pas grand-chose (l’intrigue ne décollera vraiment que dans la suite, La Chute d’Hypérion), je conçois qu’il n’est pas évidant d’accrocher a Hypérion. Mais si c’est le cas, alors là, quel bonheur : entre des récits captivants, des personnages hauts en couleur auquel l’on s’attache très vite, un ton intimiste d’où ressort une certaine tristesse mais aussi, ne l’oublions pas, un univers futuriste d’une crédibilité étonnante après coup avec l’infosphère  – Internet, en 1989, était à mille lieux de ce qu’il est aujourd’hui, hors, Simmons nous en donne une version acceptable et améliorée de ce qu’il pourrait devenir – des voyages spatiaux et un déficit de temps d’une logique implacable et une dépendance humaine envers les machines plausible, on ne peut que constater, lorsque l’on arrive à la dernière page du roman, que Dan Simmons nous a pondu là un sacré chef d’œuvre, l’un de ses livres rares qui ne sortent qu’une fois, ou presque, par décennie. Mais bien entendu, aussi excellent qu’est Hypérion, celui-ci n’est que le premier volume d’un cycle et je reviendrais donc dessus, du coup, je vous donne donc rendez-vous, bientôt je l’espère, pour voir si la suite est à la hauteur et, quelque chose me dit (mon petit doigt) que cela sera le cas !
 

Points Positifs
 :
- Le premier volet de ce qui est, sans nul doute, un des plus grands chefs d’œuvres de la science-fiction – d’ailleurs, depuis sa parution, dans le genre, on n’a plus jamais fait aussi bien, c’est pour dire. Avec Hypérion, Dan Simmons nous entraine dans les prémices d’un cycle monumental et que l’on peut qualifier d’exceptionnel, un véritable classique du genre, a lire absolument !
- La structure narrative de ce roman peut paraitre singulière de prime abord puisque l’on croirait presque avoir a faire a un assemblage de nouvelles, cependant, ces divers récits des pèlerins, aussi différents soient-ils, sont tout simplement nécessaires pour la compréhension de l’ensemble et, accessoirement, de la suite. Qui plus est, chaque récit est l’occasion, pour Simmons, de nous proposer un sous-genre de la SF : cyberpunk, space-opéra, etc.
- Des protagonistes charismatiques, un univers d’une richesse impressionnante, une histoire du futur de l’humanité que l’on peut qualifier de crédible et un travail de fond, de la part de l’auteur, sur les relations entre les personnages, la place de la religion, la guerre, la colonisation, la poésie, le danger de l’intelligence artificielle, les voyages spatiaux, etc.
- Certains des récits des pèlerins sont tout simplement exceptionnels et, dans le cas présent, j’ai une nette préférence pour celui de Sol Weintraub, d’une telle tristesse au vu de la malédiction qui touche sa fille qui, jour après jour, se voit rajeunir…
- Le Gritche, figure incontournable du cycle.
- Les Tombeaux du Temps, crées dans le futur et qui remontent en arrière dans le passé ; une idée incroyable mais géniale ! Mais où Simmons va-t-il chercher tout cela ?
- Un Dan Simmons au sommet de son art, ce qui peut laisser dubitatif vis-à-vis de l’auteur au vu de certaines de ses autres créations.
 
Points Négatifs :
- La structure narrative d’Hypérion est, bien entendu, ce qui en fait l’une de ses grandes forces, cependant, celle-ci peut déplaire a pas mal de lecteurs qui se demandent pourquoi tellement de monde voue un culte a un tel assemblage de nouvelles ? Eh oui, on peut parfaitement ne pas accrocher à Hypérion !
- L’action ne décollera véritablement que dans le second tome.
 
Ma note : 9,5/10

dimanche 2 juin 2024

L'Histoire Secrète – Messie Noir


L'Histoire Secrète – Messie Noir
 
Dans la forteresse du Wadi Qumram, le petit Iesous montre à Magdla ses pouvoirs. Il transforme une sculpture d'oiseau en véritable oiseau qui prend son envol devant les yeux émerveillés de Magdala. Le fils de Thomas, jaloux, insulte Iesous en le traitant de tricheur. Selon lui, il avait un oiseau derrière lui pour faire croire à ses pouvoirs. Iesous, fou de rage, utilise sa puissance pour l'étrangler sans même le toucher. Après avoir assisté à ce spectacle, Erlin décide d'amener l'enfant prodige pour parfaire son éducation et l'élever selon le message de Moise. Il l'emmène dans le jardin de Siddhartha qu'on appelle également Kor ou Éden. Il ne se doute pas qu'il est suivi par des Berbères qui vont faire leur rapport à Dyo...
 

L'Histoire Secrète – Messie Noir
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Desko
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 15 février 2017
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Cela avait été avec une stupéfaction non feinte, il y a de cela quelques années, que j’avais appris que L’Histoire Secrète, qui, pour rappel, est sans nul doute l’une des bande dessinées les plus clivantes de ces dernières années allait avoir droit a une suite. Il faut dire que cette œuvre du duo Pécau et Kordey avait, pendant des années, alterner entre le bon et le franchement moyen, et ce, au grand désarroi des fans de cette BD, ces derniers étant indubitablement de moins en moins nombreux au fil du temps. Du coup, une suite – dans le cas présent, une préquelle – était-elle nécessaire suite a la conclusion survenue dans le trente-deuxième tome ? Franchement, pas forcément, loin de là. Cependant, suite a la lecture de Messie Blanc, premier volume, donc, de ce tout nouveau cycle de L’Histoire Secrète, disons que j’avais légèrement révisé mon jugement : certes, tout cela n’était pas réellement nécessaire mais bon, découvrir les agissements des Archontes a l’époque du Christ, ma foi, pourquoi pas !? Surtout que, mine de rien, ce passage obligé de notre Histoire manquait cruellement à la saga, il faut l’admettre. Hélas, si ce premier tome avait sut éveiller ma curiosité et était plutôt prometteur, force est de constater que cette suite immédiate, Messie Noir, n’est pas du même acabit. Oh certes, ce n’est pas foncièrement mauvais, loin de là et d’ailleurs, entre les dessins d’un Igor Kordey qui n’a jamais été aussi bon et quelques bonnes idées par ci par là, tout n’est pas à jeter, bien au contraire. Mais, car il y a un mais, autant Messie Blanc promettait pas mal, autant Messie Noir déçoit plus qu’autre chose avec un Dyo au comportement parfois peu compréhensible, un Jésus qui alterne entre des phases de psychopathes et d’autres plus conventionnelles, une Reka qui ne semble être là que pour se comporter comme une fille de mauvaise vie et cette pseudo révélation a la mord mois le nœud qui tombe comme un cheveu dans la soupe, je veux bien évidement parler de la fameuse cinquième famille, celle qui serait cachée et qui, selon nos Archontes, serait en mesure de réunir toutes les autres… Euh, je veux bien mais au fait, cela ne fait pas des années que Jean Pierre Pécau nous avait déjà pondu une cinquième famille avec Guillaume de Lecce ? Allez donc comprendre quelque chose a tout cela…
 

Points Positifs
 :
- En toute sincérité, et cela fait des lustres que je le connais, je pense que jamais Igor Kordey n’a été aussi bon aux dessins ! Certes, il possède un style non conventionnel et il est clair qu’il ne plaira pas a tout le monde, cependant, quand je repense a ses débuts – dans cette série ou chez Marvel – et a ce qu’il fait maintenant, il y a une sacrée évolution !
- Le lien entre les Archontes et le Christ, mais cela faisait des années que celui-ci manquait cruellement a la saga. Du coup, pour les quelques fans qui restent a cette série, c’est plutôt une bonne chose de, enfin, découvrir les événements qui ont eu lieu…
- Il y a quelques scènes plutôt grandioses et qui marquent les esprits – je pense particulièrement au massacre lors de la prise de Jérusalem par les Romains.
- Reka est devenue une caricature d’elle-même, mais bon, au moins, elle fait rire.
 
Points Négatifs :
- Mais qu’est ce que c’est que cette histoire de cinquième famille cachée qui serait censée contrôler toutes les autres ? Certes, cela aurait put marcher, mais ce n’est pas comme si Pécau nous avait bassiné depuis des années avec Guillaume de Lecce et sa… cinquième famille !
- Le comportement de Dyo est incompréhensible : un coup il est avec les Romains, un coup il soutient la résistance juive avant de retourner subitement sa veste pour revenir a ses premières amoures…
- On nous promet un Christ bien plus ambigu et violent que celui de la légende et puis, au final, voilà qu’il finit par se comporter de manière traditionnelle. Accessoirement, on ne comprend rien au plan d’Erlin ; d’ailleurs, je ne sais même pas si lui-même sait ce qu’il fait vu que ce n’est pas bien clair ?!
- L’opposition entre le Christ et Dyo est ratée.
 
Ma note : 6/10

L'Histoire Secrète – Messie Blanc


L'Histoire Secrète – Messie Blanc
 
Hérode, le grand roi, domine la région d'Israël depuis 37 ans et il continue sa collaboration avec Rome et son ami, l'empereur Auguste. Pourtant, les juifs contestent cette alliance. Alors qu'un grand prêtre descend les marches du Colisée, un homme s'avance et l'attaque violemment. En quelques secondes, il a le temps de l'égorger avec une sica. Les Romains y sont habitués, l'assassin a même réussi à s'enfuir en pénétrant dans la foule. Ce n'est pas la première fois qu'un Sicaire attaque l'autorité d'Hérode. Pourtant, cette fois, le centurion remarque quelque chose d'inhabituel : des runes sont gravées sur la Sica, comme si l'arme avait été enchantée. Il décide d'en référer au consul Dyo. En effet, ses visions peuvent être utiles pour régler ce problème...
 

L'Histoire Secrète – Messie Blanc
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Desko
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 12 octobre 2016
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Ce fut avec une stupéfaction pour le moins monumentale que, il y a quelques années, en 2016 pour être plus précis, j’appris qu’un trente-troisième volet de L’Histoire Secrète allait paraitre ! Il faut dire que pour une série qui s’était prolongée dans le temps et avait prit fin trois ans auparavant, plus personne, et moi le premier, ne s’attendait a ce que le duo de compères composé de Jean-Pierre Pécau et d’Igor Kordey ne remettent le couvert !? D’abord, tout simplement parce que la conclusion se suffisait a elle-même et qu’il était tout de même temps d’en finir avec cette œuvre interminable, ensuite, eh ben, parce que je ne voyais pas ce que l’on pourrait raconter de plus au sujet des Archontes ? Et justement, c’est en prenant un peu le lecteur a contre pied que les sieurs Pécau et Kordey ont décidé de nous replonger dans L’Histoire Secrète, non pas en nous proposant une suite a celle-ci, ni même une préquelle, mais, en s’attardant sur des événements qui n’avaient pas été abordé jusque là, ce qui, en soit, n’était pas forcément une mauvaise idée, surtout quand on voit que, dans ce trente-troisième album de la saga, nos Archontes rencontrent un certain… Jésus ! Alors bien sur, il était certain que si l’on reprenait l’intégralité de la série depuis ses débuts, il était évidant qu’il y avait un déséquilibre important au sein de celle-ci qui, malheureusement, se focalisait beaucoup trop sur le vingtième siècle et se contentait de survoler, grossièrement, plus de deux milles ans en moins de sept albums – les premiers. Du coup, et malgré le coté « tiroir caisse » de la chose, il ne faut pas se faire d’illusions, j’étais tout de même curieux de voir ce que ce nouvel album pouvait donner, même si, je le reconnais, je n’attendais pas monts et merveilles de ce Messie Blanc… or, telle ne fut pas ma stupéfaction (oui, encore) de me rendre compte, au fil des pages, que finalement, tout cela était loin de ne pas valoir le coup, bien au contraire ! Déjà, il y a le plaisir de retrouver des personnages qu’on était persuader de ne plus jamais côtoyer – Erlin, Reka, Aker, Dyo – ensuite, bien entendu, il y a la curiosité, enfin assouvie, de découvrir quel rôle ont joué les Archontes lors de la naissance du Christ puis, par la suite, lors de sa vie d’homme, petit détail historique qui manquait cruellement a cette série depuis ses débuts. Ajoutons a cela les dessins d’un Igor Kordey au style toujours aussi particulier mais qui, grâce a tous les dieux de la création, s’est bien améliorer avec le temps, et, ma foi, et sans crier nullement au génie, il apparait grandement que cet album que personne n’attendait, que cet album qui n’était pas forcément nécessaire, s’est avéré être… une bonne surprise ! Certes, cela reste de L’Histoire Secrète pure et dure et uniquement destiné aux fans les plus hardcores qui n’ont pas peur de remettre le couvert pour une nouvelle couche, mais bon, justement, pour ceux là, dont je fais parti, ma foi, pourquoi pas ? Après tout, cela est loin d’être désagréable, bien au contraire… Reste maintenant la grande question que tout le monde se pose après lecture de cet album : n’y aura-t-il qu’un autre volume, Messie Noir, qui conclura définitivement L’Histoire Secrète, ou alors, Pécau et Kordey nous ont-ils concocté d’autres nouvelles aventures de nos Archontes en d’autres périodes de l’Histoire de l’humanité ? Après tout, vu comment deux mille ans avaient été rapidement balayés dans les premiers volumes de la saga, il y aurait matière à cela !?
 

Points Positifs
 :
- La surprise et le plaisir pour le fan hardcore de L’Histoire Secrète de retrouver un univers et des protagonistes auquel il croyait avoir fait ses adieux définitifs il y a quelques années déjà.
- Depuis les tous débuts de la saga que l’on pestait contre la décision de Jean-Pierre Pécau d’avoir fait l’impasse sur une éventuelle rencontre entre les Archontes et le Christ alors que cela semblait évidant que nos quatre immortels y avaient forcément joué un rôle. C’est enfin chose réparée, et, accessoirement, de fort belle manière.
- Malgré les doutes que l’on pouvait avoir au sujet de cet album inattendu, force est de constater que cette première partie de la rencontre entre les Archontes et le Christ – ici, c’est sa naissance qui est au cœur de l’intrigue – est plutôt une réussite. Le fan est en terrain familier et en profite pour découvrir un pan du passé jusque là occulter de cette histoire décidément bien secrète…
- Igor Kordey a fait d’énormes progrès depuis ses débuts et les premiers albums. La preuve, une fois de plus, avec son travail sur ce volume qu’il maitrise de bout en bout.
- Une Reka égale à elle-même, qui en fait des tonnes mais qui reste le personnage le plus réussi de cette saga.
- Une couverture digne des plus belles heures de la série.
 
Points Négatifs :
- Bon, il ne faut se trop se leurrer sur le but premier de cette suite de L’Histoire Secrète : c’est avant toute chose une affaire de gros sous et il est plus facile pour les auteurs de revenir, pour la énième fois, sur une série qui a plutôt bien marcher plutôt que de se lancer dans une nouveauté, ce qui serait plus hasardeux…
- Les détracteurs de cette série interminable regarderont d’un très mauvais œil cette pseudo-suite et seront sans nul doute bien moins sympathiques que moi.
- J’adore Igor Kordey et son style si particulier, mais il est clair que celui-ci peut en troubler plus d’un. Après, cela reste une affaire de gouts persos.
- Pécau et Kordey ne reviennent-ils sur L’Histoire Secrète que pour deux petits tomes ou bien va-t-on avoir droit a une flopée de nouveaux albums ? Mine de rien, on pourrait finir par croire que cette série n’ai jamais de fin !?
 
Ma note : 7,5/10

samedi 1 juin 2024

Les Trois Mousquetaires – Milady


Les Trois Mousquetaires – Milady
 
D'Artagnan, jeune gascon sans le sou qui est décidé à entrer au service des Mousquetaires du Roi Louis XIII, est laissé pour mort après avoir tenté de sauver une jeune femme d'un enlèvement. Une fois arriver à Paris, il réussi la gageure d’être provoquer en duel par les trois Mousquetaires les plus célèbres de la compagnie : Athos, Aramis et Portos mais les quatre hommes décident de faire cause commune contre les hommes du Cardinal de Richelieu. Alors qu’un complot a été déjoué contre le Roi Louis XIII, Constance Bonacieux est enlevée sous les yeux de D'Artagnan. Dans une quête effrénée pour la sauver, le jeune mousquetaire est contraint de s'allier à la mystérieuse Milady de Winter. Alors que la guerre est déclarée, Athos, Porthos et Aramis ont déjà rejoint le front. Par ailleurs, un terrible secret du passé va briser toutes les anciennes alliances.
 

Les Trois Mousquetaires – Milady
Réalisation : Martin Bourboulon
Scénario : Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, d'après l’œuvre d'Alexandre Dumas
Musique : Guillaume Roussel
Production : Chapter 2, Pathé Films, M6 Films, Constantin Film, ZDF, DeAPlaneta
Genre : Cape et Épée, Action, Aventure
Titre en vo : Les Trois Mousquetaires – Milady
Pays d'origine : France, Allemagne, Espagne, Italie
Langue d'origine : français
Date de sortie : 13 décembre 2023
Durée : 115 mn

Casting :
François Civil : D'Artagnan
Vincent Cassel : Athos
Romain Duris : Aramis
Pio Marmaï : Porthos
Eva Green : Milady de Winter
Lyna Khoudri : Constance Bonacieux
Louis Garrel : Louis XIII
Vicky Krieps : Anne d'Autriche
Jacob Fortune-Lloyd : le Duc de Buckingham
Éric Ruf : le Cardinal de Richelieu
Marc Barbé : le Capitaine de Tréville
Patrick Mille : le Comte de Chalais
Ralph Amoussou : Hannibal
Julien Frison : Gaston d'Orléans
Dominique Valadié : Marie de Médicis
Camille Rutherford : Mathilde d'Herblay
Thibault Vinçon : Horace Saint Blancard
Alexis Michalik : Villeneuve de Radis
Gabriel Almaer : Benjamin de La Fère
Olivier Le Montagner : Ventadour, un mousquetaire
 
Mon avis :
 Dans ma critique précédente, j’avais eu le plaisir de vous parler d’un long métrage qui m’avait plutôt enthousiasmé, Les Trois Mousquetaires – D'Artagnan. Enième adaptation sur le grand écran du célèbre roman du grand Alexandre Dumas, cette production française que l’on peut qualifier d’hors-norme avait tenté le pari plutôt audacieux de renouer avec un genre qui avait particulièrement brillé dans l’Hexagone dans les années 60, je veux, bien entendu, parler des films de Cape et d’Épée – avec des œuvres aussi cultes que Le Bossu ou Le Capitaine Fracasse et où brillait un certain Jean Marais… Et, dans l’ensemble, sans être parfait, il faut le reconnaitre, Les Trois Mousquetaires – D'Artagnan avait sut satisfaire une bonne partie du public avec cette version moderne de l’œuvre culte du sieur Dumas, ce, en nous proposant un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles : François Civil, Vincent Cassel, Romain Duris, Pio Marmaï, Louis Garrel et, bien entendu, la sublime Eva Green. Bref, on aurait put penser qu’il n’y avait plus grand-chose à tirer d’une œuvre qui avait été adaptée une bonne centaine de fois au cinéma et, a notre grande surprise, cette énième version des Trois Mousquetaires avait prouver le contraire et, naturellement, ce n’était pas tout à fait finis puisque, a peine ce long métrage paru dans les salles obscures, une suite était annoncée, un certain Milady qui allait nous proposer la suite des péripéties de D’Artagnan, Athos, Aramis et Portos ! Je ne vous le cache pas, j’avais grande hâte de découvrir cette suite même si, il faut le reconnaitre, je n’en n’attendais ni monts ni merveilles : en effet, si j’avais plutôt apprécié le premier volet, c’était davantage pour le plaisir simple que celui-ci m’avait procuré et j’avais parfaitement conscience que cette suite serait tout bonnement dans la même lignée, sans que cela soit un quelconque chef d’œuvre. Et donc, sans la moindre surprise, j’ai accueillis Milady pour ce qu’il était, c’est-à-dire, un film franchement sympathique et plaisant, agréable à regarder, sans grande surprise puisque, comme beaucoup de personnes, je connais les grandes lignes de l’œuvre d’Alexandre Dumas, et qui me ferait passer un bon moment. Du coup, en partant avec cet état d’esprit, je n’ai nullement été déçu par ce Milady, bien au contraire, celui-ci remplissant à merveille son cahier des charges, c’est-à-dire : de l’action, de l’aventure, de la romance, des drames, des scènes d’actions, le tout, toujours servis par un casting haut en couleur qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film ! Alors bien sur, l’effet de surprise n’est plus au rendez vous, c’est un fait et, quelque part, Milady fonctionne un peu moins bien que son prédécesseur, mais quelque part, peu importe : ici, on ne se prend nullement la tête et l’on est juste là pour passer un bon moment, ce qui, ma foi, est le principal… en attendant la sortie d’un éventuel troisième volet ? Eh bien, vu la fin ouverte et l’œuvre de Dumas, nous ne pouvons pas en rester là, c’est un fait !
 

Points Positifs
 :
- La suite de ce qui est une excellente adaptation du roman culte d’Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, et qui, au demeurant, sort nettement du lot, qualitativement parlant. A la fois fidèle et moderne, celle-ci renoue fort bien avec les vieilles heures de gloire des films de cape et d’épée qui ont marqué l’histoire du cinéma français, dans les années 60.
- Même si l’intrigue est archi-connue, même si tout le monde, ou presque, connait par cœur les protagonistes et le déroulement de l’histoire, on se prend très rapidement au jeu et on est tout bonnement captiver par une intrigue haute en couleur.
- Un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles : François Civil, Vincent Cassel, Romain Duris, Pio Marmaï, Louis Garrel et, bien entendu, la sublime Eva Green dans un rôle qui lui va à ravir, c’est-à-dire, Milady de Winter !
- Les vieux de la vieille qui auront été bercés avec les films de Jean Marais renoueront un peu avec leurs anciens amours de jeunesse.
- Une reconstitution historique de qualité et qui nous plonge dans l’ambiance.
- Photographie, décors, costumes, ma foi, c’est du tout bon !
- Comment ne pas s’extasier devant certains lieux qui apparaissent à l’écran comme Saint-Malo et Fort la Latte – accessoirement, cela me rappelle quelques bons souvenirs…

Points Négatifs :
- Bien entendu, l’effet de surprise n’est plus au rendez vous et, par la force des choses, on est un peu moins ébloui par ce Milady
- Naturellement, on ne va pas se mentir, Les Trois Mousquetaires, avec tant d’adaptations sur grand écran depuis une centaine d’années, ce n’est pas le truc le plus original qui soit.
- Sans grande surprise, ce premier volet des Trois Mousquetaires n’aura pas vraiment plu à une intelligentsia parisienne toujours aussi imbue d’elle-même et qui dédaignera totalement un film trop américain à leurs yeux…
- Les habituels détracteurs des films français qui ne jurent que les productions américaines passeront tranquillement leur chemin, estimant que celui-ci est trop français à leurs yeux…

Ma note : 7,5/10

Les Trois Mousquetaires – D'Artagnan


Les Trois Mousquetaires – D'Artagnan
 
D'Artagnan, jeune gascon sans le sou qui est décidé à entrer au service des Mousquetaires du Roi Louis XIII, est laissé pour mort après avoir tenté de sauver une jeune femme d'un enlèvement. Une fois arriver à Paris, il réussi la gageure d’être provoquer en duel par les trois Mousquetaires les plus célèbres de la compagnie : Athos, Aramis et Portos mais les quatre hommes décident de faire cause commune contre les hommes du Cardinal de Richelieu. Tandis que Louis XIII, roi catholique et contre l’avis de ses conseillers, fait tout pour éviter une nouvelle Saint-Barthélemy, nos trois Mousquetaires, qui sont désormais quatre, vont s'opposer au Cardinal et à ses agents, dont Milady de Winter, afin de sauver l'honneur de la Reine de France, Anne d'Autriche, qui pourrait se compromettre auprès du Ministre de la Guerre anglais, le Duc de Buckingham.
 

Les Trois Mousquetaires – D'Artagnan
Réalisation : Martin Bourboulon
Scénario : Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte, d'après le roman d'Alexandre Dumas
Musique : Guillaume Roussel
Production : Chapter 2, Pathé Films, M6 Films, Constantin Film
Genre : Cape et d'Épée, Aventure
Titre en vo : Les Trois Mousquetaires – D'Artagnan
Pays d'origine : France, Allemagne, Espagne, Belgique
Langue d'origine : français, anglais
Date de sortie : 05 avril 2023
Durée : 121 mn
 
Casting :
François Civil : D'Artagnan
Vincent Cassel : Athos
Romain Duris : Aramis
Pio Marmaï : Porthos
Eva Green : Milady de Winter
Jacob Fortune-Lloyd : le duc de Buckingham
Vicky Krieps : Anne d'Autriche, reine de France
Louis Garrel : Louis XIII, roi de France
Lyna Khoudri : Constance Bonacieux
Patrick Mille : le comte de Chalais
Marc Barbé : le capitaine de Tréville
Julien Frison : Gaston d'Orléans, frère du roi
Éric Ruf : le cardinal de Richelieu
Dominique Valadié : Marie de Médicis
Thibault Vinçon : Horace Saint Blancard
Gabriel Almaer : Benjamin de la Fère, frère d'Athos
Raynaldo Houy Delattre : le comte de Rochefort
Laurent Claret : De Monfort
Nicolas Vaude : Le juge
Charlotte Ranson : Isabelle de Valcour
Stéphane Margot : un protestant, allié d'Athos
 
Mon avis :
 Je pense ne pas me tromper en affirmant que Les Trois Mousquetaires, œuvre du sieur Alexandre Dumas père, est, sans aucune discussion possible, un des romans les plus adaptés sur grand écran, et ce, depuis que le cinéma existe. Ainsi, dès 1903 et la toute première adaptation de Georges Méliès (dont les bobines, malheureusement, ce sont perdues) aux toutes dernières productions en date, en 2023, des dizaines de films ont vu le jour, la qualité, accessoirement, n’étant pas forcément au rendez vous à chaque fois – et encore, je ne parle pas des adaptations pour la télévision, les dessins animés ou les bandes dessinées… Bref, vous l’avez compris, Les Trois Mousquetaires, tout le monde connait les grandes lignes, c’est-à-dire, ces Mousquetaires qui sont quatre et non trois, la rivalité de ces derniers avec les hommes du Cardinal Richelieu, la sulfureuse Milady, les fameux ferrets de la Reine Anne d’Autriche et l’amour interdit de cette dernière pour le Duc de Buckingham, etc. Du coup, lorsque parait une énième adaptation de l’œuvre de Dumas, la première réaction que l’on peut avoir, c’est de se dire que celle-ci n’apportera pas grand chose de nouveau et qu’il est plutôt inutile de s’attaquer a un film dont tout le monde connait l’histoire… Pourtant, au vu du matériel original, le jeu peut en valoir la chandelle, surtout lorsque, parfois, tous les astres semblent aligner pour un résultat que l’on peut espérer être bon, a défaut d’être grandiose, cela va de soit ! Ainsi, prenons donc Les Trois Mousquetaires – D'Artagnan, paru l’année dernière et qui avait de quoi mettre l’eau à la bouche des spectateurs : un film français qui avait le désir de renouer avec l’âge d’or des longs métrages de cape et d’épée des années 60 et dont les plus beaux fleurons sont probablement Le Bossu et Le Capitaine Fracasse, une adaptation à la fois fidèle et moderne du récit, un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles, des moyens plutôt conséquents et le fait, non négligeable, que la suite, sobrement intitulée Les Trois Mousquetaires – Milady, paraitrait dans les salles obscures en fin d’année, ce qui signifie qu’on n’aurait pas à attendre des lustres pour connaitre le fin mot de l’histoire… Tout un tas d’éléments qui avaient de quoi attirer les spectateurs et, au vu du résultat final, force est de constater que, pour une fois, celui-ci aura été à la hauteur des attentes de ces derniers ! Alors, naturellement, les traditionnels détracteurs des films français auront passé leur chemin, ne jurant que par les films à grand spectacle hollywoodiens, de même, l’intelligentsia parisienne, toujours aussi imbue d’elle-même, aura tirer à boulets rouges sur ce film trop américain dans la forme à leurs yeux, oubliant au passage que, fut un temps, le genre accouche de fort belles productions en France… Les autres, eux, se seront contenter d’apprécier à sa juste valeur une adaptation que l’on peut qualifier sans peine d’excellente et qui, tout en remettant au gout du jour une œuvre et un récit archi-connu, aura su la sublimée avec une intrigue haute en couleur, captivante et qui prouve, définitivement, que le cinéma français, ce n’est pas uniquement des histoires de couples à problèmes ou de problèmes sociétaux, mais que d’autres genres existent également et que, lorsque la volonté et les moyens sont là, la qualité l’est également ! Bref, sans être non plus un chef d’œuvre, j’ai fortement apprécié ce premier volet des Trois Mousquetaires qui m’aura rappelé les heures de gloires des films avec Jean Marais et, naturellement, comme les bonnes choses n’ont pas toujours une fin, il va être temps de s’attaquer a sa suite, paru fin 2023, un certain Milady, mais bon, naturellement, ceci est une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Une excellente adaptation du roman culte d’Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, et qui, au demeurant, sort nettement du lot, qualitativement parlant. A la fois fidèle et moderne, celle-ci renoue fort bien avec les vieilles heures de gloire des films de cape et d’épée qui ont marqué l’histoire du cinéma français, dans les années 60.
- Même si l’intrigue est archi-connue, même si tout le monde, ou presque, connait par cœur les protagonistes et le déroulement de l’histoire, on se prend très rapidement au jeu et on est tout bonnement captiver par une intrigue haute en couleur.
- Un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles : François Civil, Vincent Cassel, Romain Duris, Pio Marmaï, Louis Garrel et, bien entendu, la sublime Eva Green dans un rôle qui lui va à ravir, c’est-à-dire, Milady de Winter !
- Les vieux de la vieille qui auront été bercés avec les films de Jean Marais renoueront un peu avec leurs anciens amours de jeunesse.
- Une reconstitution historique de qualité et qui nous plonge dans l’ambiance.
- Photographie, décors, costumes, ma foi, tout cela frôle avec la perfection.
 
Points Négatifs :
- Naturellement, on ne va pas se mentir, Les Trois Mousquetaires, avec tant d’adaptations sur grand écran depuis une centaine d’années, ce n’est pas le truc le plus original qui soit.
- Sans grande surprise, ce premier volet des Trois Mousquetaires n’aura pas vraiment plu à une intelligentsia parisienne toujours aussi imbue d’elle-même et qui dédaignera totalement un film trop américain à leurs yeux…
- Les habituels détracteurs des films français qui ne jurent que les productions américaines passeront tranquillement leur chemin, estimant que celui-ci est trop français à leurs yeux…
 
Ma note : 7,5/10