Thorgal
– La Chute de Brek Zarith Sur
l'esplanade de la forteresse de Brek Zarith, le puissant Shardar fait le
spectacle d'une nouvelle invention. Le baron Zorn, choisi pour l'occasion,
s'exécute devant la foule, vêtu tel un oiseau géant. Le voilà volontaire forcé
pour s'élancer dans le vide, afin de tester la paire d'ailes mise au point par
un inventeur fou. Le malheureux s'élance et finit sa chute en s'écrasant dans
les récifs. Déçu par la prestation, Shardar précipite aussi l'inventeur du haut
de la plateforme. Peu après, il rejoint dans les bas-fonds de la forteresse son
homme de main, Helgith. Celui-ci l'attend devant un jeune enfant endormi, pour
une étrange cérémonie. Helgith entame en effet un rituel d'incantations, afin
de voir les évènements futurs. Shardar assiste donc à un défilé d'images
montrant son avenir. Il voit une flotte de navires vikings qui foncent droit
sur eux, ainsi qu'une troupe au sol menée par le prince Galathorn lui-même. Il
contemple la félonie de ses barons pour le destituer, mais il voit aussi un
plus grand danger qui s'annonce : la venue d'un étranger. Soudain, le rituel
s'interrompt. Les signes sont néanmoins formels pour Helgith : ce sera ce
mystérieux étranger qui causera la perte de Shardar...
Thorgal – La Chute de Brek Zarith Scénario
: Jean Van Hamme Dessins
: Grzegorz
Rosinski Couleurs : Grzegorz
Rosinski Couverture : Grzegorz
Rosinski Editeur
: Le Lombard Genre : Heroic Fantasy,
Science-Fiction Pays
d’origine : Belgique Langue
d’origine : français Parution : juin
1984 Nombre
de pages : 46
Mon
avis : Comme les amoureux de Thorgal le
savent bien, La Chute de Brek Zarith est le troisième et
dernier volet d’une trilogie que les fans ont surnommés LaTrilogie
de Brek Zarith et qui, pour rappel, avait débuté avec La
Galère Noire et qui s’était poursuivie avec Au-delà
des Ombres. Cette trilogie, que beaucoup estiment être l’un des grands
moments de la saga, possède certaines particularités : ainsi, pendant
trois albums, l’on retrouve les mêmes protagonistes secondaires, ce, même si on
ne les voit pas toujours pour diverses raisons, mais cela est plutôt normal, et
l’adversaire principal est un certain Shardar-le-puissant dirigeant de Brek Zarith
qui a usurper le pouvoir du prince Galathorn, et qui, pour la petite histoire,
ne fait son apparition que dans le troisième volet de la trilogie. De plus, et
pour la première (mais pas la dernière) fois dans la série, le temps commence à
jouer son œuvre et une année s’écoule entre le quatrième et cinquième tome, ce
qui permet surtout aux auteurs de mettre en scène un tout nouveau
personnage : le fils de Thorgal, dont la première rencontre entre celui-ci
et sa progéniture est assez marquante au demeurant. Pour le reste, on notera
que les trois albums sont assez différents les uns des autres : assez typé
action pour ce qui est de La Galère Noire, l’on passe allègrement
vers un certain onirisme dans Au-delà des Ombres (mon préféré
des trois) avant de repasser a de l’aventure pure et dure dans le dernier, même
si celui-ci est un peu ampli d’un certain désabusement quant aux conséquences
de la chute de ce fameux usurpateur de Brek Zarith. Thorgal, qui ne pense qu’à
retrouver la femme qu’il aime, et au passage, son fils, n’a que faire de ce jeu
de rois qui, selon lui, ne valent pas forcément mieux les uns que les autres,
et, finalement, n’aspire qu’à la paix ; chose, bien entendu, qu’on se
doute bien qu’il n’aura pas… sinon, la série en serait restée là. Clôturant
assez bien cette trilogie tant apprécié, La Chute de Brek Zarith regorge
de scènes marquantes, comme la toute première, où l’usurpateur se plait à jouer
aux Icare avec ses sujets, mais aussi celles du bal, véritable orgie qui se
finit tragiquement. L’on notera au passage que la manière dont Shardar tient
ses barons m’a fait diablement pensée à celle dont Louis XIV en personne tenait
ses nobles : en leur donnant moult festivités à la Cour. Ici, cela
n’empêche pas certains d’essayer de se rebeller mais, décidément, à force
d’orgies et probablement émoussées, ils en sont tout bonnement incapables.
Quand a la fameuse chute dont parle le titre, celle-ci, finalement, ne viendra
ni de ses barons, ni des vikings (qui perdent encore l’un de leurs chefs, décidément,
ils sont maudits), ni du roi légitime, ni même, quelque part, de Thorgal… mais
cela, je n’en dis pas plus et vous laisse la surprise, disons juste que, enfin,
une certaine personne commence à prendre davantage d’assurance et a moins jouer
les demoiselles en détresse… quoi que ? Au final, donc, un très bon album,
pas mon préféré, certes, mais suffisamment captivant pour me tenir en haleine
et confirmer tout le bien que je pense de cette série. Reste la grande
question, désormais : quid de la suite ?
Points
Positifs : - La
Chute de Brek Zarith est une bonne conclusion à une trilogie qui est,
selon les fans, l’une des plus réussies de la série ; plus tipée action
que le tome précédant qui était proche du chef d’œuvre absolu, elle n’en reste
pas moins convenable. -
Curieusement, ce qui m’a le plus marquer dans cet album, c’est la cour de
Shardar : tenus en laisse par d’innombrables orgies et autres fêtes
décadentes, les nobles finissent par être complètement incapables de se
rebeller contre leur tyran. De plus, j’ai bien aimé leurs divers costumes, tous
plus improbables les uns que les autres. -
Shardar est un personnage qui en jette : intelligent en diable,
méticuleux, calculant ses coups a l’avance, il tombera, certes, mais cela s’est
jouer a peux de choses. -
Première apparition du fils de Thorgal et de Aaricia, un certain Jolan ;
accessoirement, il semble planer bien des mystères a son sujet. -
Les nombreuses références qui parsèment cet album : Icare, Archimède et
ses miroirs, Leonard de Vinci et ses machines volantes… -
D’ailleurs, la scène d’ouverture où un des barons est « volontaire » pour
voler est un pur régal ! Points
Négatifs : - Mouais,
difficile de passer après Par-delà les Ombres tout de même,
surtout que, finalement, scénaristiquement, cet album est par moments
simpliste. -
Une malédiction semble s’être abattu sur les divers chefs vikings : ils
passent tous l’arme a gauche les uns après les autres ! -
Le discours anti-royauté de Thorgal peut apparaitre par moments un peu naïf…
sympathique mais naïf. Ma
note :7,5/10
Thorgal
– Au-delà des Ombres Un
vieil homme pénètre dans une taverne, à la recherche du chevalier Thorgal. A
défaut d'un chevalier, il tombe sur un mendiant en guenilles, accompagné par
une jeune femme du nom de Shaniah. Il est venu le chercher car Thorgal porte
encore à son cou la clé qui ouvre la porte du deuxième monde. A peine a t-il
expliqué ceci, qu'un homme en armes tente de voler la clé. Il se trouve
soudainement brisé en mille morceaux de couleurs, avant de disparaître
complètement. Les autres clients de la taverne veulent s'en prendre à Thorgal
et au vieil homme, mais ces derniers parviennent à s'échapper de justesse,
grâce à un complice. Ils trouvent alors refuge dans les marais, au milieu d'un
lieu de culte païen. Le vieil homme se nomme Wargan et il accompagne son
seigneur, qui n'est autre que le fugitif Galathorn. Celui-là même qui a volé le
cheval de Thorgal à Shaniah, il y a quelques mois. Il vient demander de l'aide
à Thorgal pour récupérer son trône à Brek Zarith, volé par Shardar-le-puissant…
Thorgal – Au-delà des Ombres Scénario
: Jean Van Hamme Dessins
: Grzegorz
Rosinski Couleurs : Grzegorz
Rosinski Couverture : Grzegorz
Rosinski Editeur
: Le Lombard Genre : Heroic Fantasy,
Science-Fiction Pays
d’origine : Belgique Langue
d’origine : français Parution : août
1983 Nombre
de pages : 46
Mon
avis : Pour rappel, et, bien entendu,
surtout pour celles et ceux qui connaitraient mal voir pas du tout ce monument de la bande
dessinée franco-belge qu’est Thorgal,
œuvre des sieurs Jean Van Hamme pour ce qui est du scénario et Grzegorz Rosinski pour ce qui est des dessins, La
Galère Noire était en fait la première partie de ce que les fans
ont surnommés La Trilogie de Brek Zarith, sans nul doute l’une des
plus belles réussites de toute la série. Et donc, après une entrée en matière
plutôt réussie, j’au l’agréable surprise de lire, tout bonnement, ce qui est le
meilleur album de Thorgal depuis les débuts de la saga !
Il faut dire que l’on retrouve ici tout ce qui a fait l’intérêt de la série
depuis ces débuts : déjà, l’univers de Thorgal, attirant au
possible et qui oscille entre une certaine Fantasy mais davantage proche des
légendes nordiques et germaniques que de la bien trop pâle copie de Donjons
& Dragons. Ensuite, le mélange des genres qui, de mon point de vue, a
toujours bien fonctionné : notre héros, ici, se voit plonger, afin de sauver
son aimée, dans un autre monde, un univers parallèle en quelque sorte,
replongeant carrément dans le temps avant de rencontrer, rien que ça, la Mort
elle-même, du moins, l’un de ses avatars. Et si, dit comme cela, certains
pourront trouver la chose peu originale, à la lecture, il en est tout autre et
chaque page, ou presque, est un véritable régal pour le lecteur, tant, déjà,
par les multiples bonnes idées qui parsèment cet album, mais également par la
qualité des dessins qui, d’album en album, ne cessent de s’améliorer – même si,
pour un jeune lecteur, ceux-ci pourront paraitre un peu trop vieillot. L’intrigue
ne permet pas un seul moment de répit, les protagonistes rencontrés, parfois
sur une ou deux cases, sont tous marquants, et certaines planches sont tout
bonnement somptueuses de par leur découpages ; le tout, empreint d’une certaine
tristesse et d’un fatalisme pesant, accouche d’un final certes sans surprises
mais oh combien réussi – la belle et si triste mort de la jeune Shaniah – mais
qui fonctionne parfaitement, et qui, personnellement, m’a franchement toucher.
Bref, et vous l’avez compris, un excellent album de Thorgal selon
moi, le meilleur depuis le début et qui confirme, une fois de plus, tout le
bien que je pense vis-à-vis de cette œuvre dans son ensemble.
Points
Positifs : - Au-delà
des Ombres est tout simplement le meilleur album de Thorgal depuis
les débuts de la série : que ce soit par son scénario parfaitement abouti
et maitrisé, ses dessins somptueux, le déroulement de l’intrigue et ce final
d’une infinie tristesse, il n’y a aucune fausse note… -
Indéniablement, s’il y a un protagoniste qui se démarque grandement dans cet
album, c’est bel et bien Shaniah : la jeune adolescente amoureuse et
parfois mesquine du tome précédant a bien grandit, elle aime toujours Thorgal,
le suit jusqu’au royaume des morts et finit par se sacrifier par amour. C’est
beau, émouvant… et puis, son regard lorsqu’elle dit à Thorgal qu’elle l’aimait
à en mourir… -
A moins d’être totalement sans cœur, il est impossible de ne pas être toucher
par cette histoire tellement touchante où l’amour est au centre de tout :
celui de Thorgal pour sa femme, bien entendu, mais surtout, mais celui, non
partagé, de Shaniah pour Thorgal. -
Jamais Grzegorz Rosinski n’avait livré jusque là une prestation aussi
somptueuse ; c’est tout simplement magnifique ! -
Ah, les descentes dans le royaume des morts ou aux enfers ont toujours la cote
et, franchement, comment ne pas être captiver par celle-ci !? -
Mine de rien, pas mal l’idée de voyager dans le temps pour parvenir dans le
royaume des morts. Points
Négatifs : - S’il
fallait trouver un défaut a cet album, disons que la couverture n’est
absolument pas a la hauteur de son contenu ; dommage tout de même… Ma
note :8,5/10
Thorgal
– La Galère Noire Thorgal
et Aaricia ont trouvé refuge chez des paysans avec lesquels ils travaillent
dans les champs. Avec l'aide de son cheval, Thorgal apporte une main d'œuvre
non négligeable et Aaricia enceinte peut se reposer en toute tranquillité. Les
moissons sont terminées et tout le monde se retrouve pour un grand banquet.
Thorgal laisse sa femme se reposer tandis qu'il va faire un tour avec son
cheval sur la plage. Il rencontre alors la jeune Shaniah qui souhaite lui
parler. En fait, elle lui demande de partir loin d'ici avec elle. Surpris par
cette déclaration, Thorgal refuse évidemment : il est d'abord marié avec
Aaricia, qui attend, de plus, un enfant. De colère, Shaniah lance soudain du
sable dans les yeux de Thorgal, avant de s'enfuir avec son cheval. Alors
qu'elle chevauche en direction du village, un homme la désarçonne pour lui
voler à son tour le cheval. Le lendemain matin, au village, Thorgal raconte à
Aaricia sa petite mésaventure avec Shaniah. Il sort voir Caleb, le père de
Shaniah pour lui expliquer le comportement de sa fille. Soudain, arrivent des
hommes en armes...
Thorgal – La Galère Noire Scénario
: Jean Van Hamme Dessins
: Grzegorz
Rosinski Couleurs : Grzegorz
Rosinski Couverture : Grzegorz
Rosinski Editeur
: Le Lombard Genre : Heroic Fantasy,
Science-Fiction Pays
d’origine : Belgique Langue
d’origine : français Parution : mai
1982 Nombre
de pages : 46
Mon
avis : Après un excellent troisième tome de Thorgal,
je veux, bien entendu, parler des Trois
Vieillards du Pays d’Aran, épisode indépendant de la saga, nous
abordons, avec La Galère Noire, le premier volet de ce que les
fans du héros nordique ont surnommés La Trilogie de Brek Zarith,
celle-ci étant encore considérée de nos jours comme étant l’une des meilleures
de la série dans son ensemble, chose qui ne pouvait qu’éveiller ma curiosité. Ainsi,
ici, Thorgal et sa compagne, Aaricia, qui, pour rappel, est enceinte jusqu’au cou, ont
trouvé refuge dans un paisible village et se sont mêlés a la population locale,
aidant aux travaux des champs. Cependant, si le couple semble baigner dans le
bonheur, l’on sent bien que celui-ci est apparent : Thorgal, même heureux de
partager une vie plus simple auprès de son aimée et dans l’attente d’être père,
n’en éprouve pas moins le besoin, comme le dit son épouse, de « bouger
» sans cesse. Un désir de partir à l’aventure refoulé ? Non, selon notre
héros, mais une adolescente, Shaniah, amoureuse éconduit l’a bien compris. Le
problème, c’est que par vengeance, Thorgal se retrouve bien malgré lui forcé de
redevenir un homme d’action : fait prisonnier sous de fausses accusations, il
se voit devenir galérien aux mains du fils sadique de Brek Zarith, un puissant
roi local. Et les événements à venir seront assez violents – sur ce point, on
ne rigole pas dans ce quatrième tome, et si ses prédécesseurs n’occultaient pas
la mort et la violence, ici, l’on atteint des sommets – et même tragiques,
jusqu’à un final inattendu, où notre héros va devoir se livrer à un duel digne
d’un western face à l’un des protagonistes les plus charismatiques apparus
jusque-là dans la série : Iarl Ewing, a la psychologie assez bien travaillée
par ailleurs. Ceci étant dit, force est de constater que La Galère
Noire est un bon volet de Thorgal et ce, même si,
personnellement, j’ai une préférence pour son prédécesseur, Les Trois
Vieillards du Pays d'Aran. Par sa noirceur et son intensité dramatique,
Jean Van Hamme nous offre là une histoire assez différente des précédentes mais
toujours aussi captivante, ici, l’on sent bien que la saga part dans d’autres
directions et le côté « nouveau cycle » n’est pas pour me
déplaire. Pour ce qui est des dessins, l’on sent une petite évolution chez
Grzegorz Rosinski, cependant, tout cela fait toujours assez « old
school » et pourra déplaire à une certaine partie du public actuel,
plus habitué à un style plus tape a l’œil – mais que je peux parfaitement
comprendre. Quoi qu’il en soit, par son intrigue, ses protagonistes et son coté
très sombre, La Galère Noire nous prouve une fois de plus que,
décidément, les débuts de Thorgal sont de fort bonne qualité,
mais aussi, justifie un peu le coté culte de la chose depuis quatre décennies.
Cependant, malgré cela, une petite incohérence scénaristique vers la fin a
failli gâcher tout cela : le père Iarl Ewing à beau être balèze et
charismatique en diable, ça prend quand même du temps de revenir à la nage
jusqu'à la côte, d'engager des mercenaires et de massacrer tout un village.
Thorgal a peut-être profité du drakkar de Jorund pour s'organiser une croisière
festive ou quoi ?
Points
Positifs : - Avec La
Galère Noire, nous abordons en fait le début d’une trilogie, excellente au
demeurant, celle de Brek Zarith. Bien évidement, du coup, celle-ci
se doit d’être jugée dans son ensemble mais pour un début, c’est plus que
prometteur. -
Nous avons là le tome le plus sombre depuis les débuts de la saga : les
morts sont nombreux et, accessoirement, on a même droit à un massacre de masse.
De plus, les sentiments humains détestables comme la jalousie, l’envie et la
vengeance sont omniprésents. -
Thorgal lui-même n’échappe pas a un coté un peu plus sombre car malgré ses
grands idéaux de liberté et de justice et son amour pour sa compagne, on le
sent bien avoir la bougeotte et aspiré a l’aventure. -
Iarl Ewing est sans nul doute l’un des meilleurs personnages apparus depuis les
débuts de la série, et, accessoirement, le plus marquant de cet album :
charismatique en diable, cruel mais possédant des valeurs, on est à mille lieux
du méchant de base sans personnalité. -
Le duel final entre Thorgal et Ewing avec son coté western assumé. -
Les dessins de Grzegorz Rosinski, bien entendus, désormais excellents. Points
Négatifs : - Mais
quelle énorme incohérence scénaristique a la fin : le temps que Thorgal
regagne la cote et le village (qui ne devait pas être bien loin), Iarl Ewing a
eu le temps de… rejoindre la cote a la nage (sic), trouver et engager une
troupe de mercenaires, fondre sur le village et massacrer ses habitants puis,
interroger la gamine amoureuse de Thorgal et patienter jusqu’à l’arrivée de ce
dernier… Un peu tiré par les cheveux tout cela, n’est ce pas !? -
Que le monde est petit : même quand des vikings attaquent la galère où se
trouve Thorgal, ce sont ceux de son village ! Ma
note :7,5/10
Thorgal
– Les Trois Vieillards du Pays d'Aran Thorgal
vient d'épouser Aaricia. Comme le veut la tradition nordique, ils quittent leur
village vers de nouveaux horizons. En chemin, ils rencontrent un drôle de petit
personnage se nommant Jadawin. Il leur souhaite la bienvenue au pays d'Aran et
les emmène dans son village, près d'un lac, car il s'y déroule une fête. Sur
place, l'ambiance est très étrange. Les villageois semblent tristes. Ils
arrivent alors devant un magnifique collier accroché par quatre cordes. Aaricia
remarque la beauté de la pierre et demande à Jadawin ce que c’est. Il semble
que ce soit le collier de Thjazi, mère de tous les elfes des forêts. Celui qui
libèrera le collier à l'aide d'une seule flèche deviendra roi. Pour Thorgal,
couper ces quatre fils d'une seule flèche lui paraît impossible, mais Aaricia
pense autrement. Elle emprunte une flèche et coupe simplement les quatre fils
pour s'emparer du collier. Soudain, les villageois clament leur bonheur à la
vue d'Aaricia portant le collier. Ils semblent tous hypnotisés et veulent
s'emparer d'elle. Thorgal tente de fuir avec Aaricia, alors qu'une étrange
barque fait son apparition sur le lac...
Thorgal – Les Trois Vieillards du Pays d'Aran Scénario
: Jean Van Hamme Dessins
: Grzegorz
Rosinski Couleurs : Grzegorz
Rosinski Couverture : Grzegorz
Rosinski Editeur
: Le Lombard Genre : Heroic Fantasy,
Science-Fiction Pays
d’origine : Belgique Langue
d’origine : français Parution : janvier
1981 Nombre
de pages : 46
Mon
avis : Nous
en sommes donc au troisième volet de la saga Thorgal,
œuvre du duo composé de Jean Van Hamme pour ce qui est du scénario et
de Grzegorz Rosinski pour ce qui est des dessins, et celui-ci,
intitulé Les Trois Vieillards du Pays d'Aran, est le premier
que l’on peut qualifier d’indépendant puisque, pour la toute première fois, le
récit tient en un seul album. Pourtant, a bien des égards, il n’en reste pas
moins comme étant indispensable pour la suite et fait apparaitre, pour la première fois, bon
nombre d’éléments qui ne cesseront de revenir tout au long de la série :
concept des univers parallèles, premier voyage dans le temps, absence de
moments heureux entre les protagonistes principaux – Thorgal et Aaricia – ou
plutôt qui ne sont pas montrés au lecteur ainsi que la première apparition de
la Gardienne des Clés. Ensuite, l’intrigue en elle-même, si, de prime abord, ne
parait pas être transcendante, est assez bien trouvée et réussi à tenir en
haleine de bout en bout ; fourmillant de bonnes idées, comme ce village où est
censé se déroulé une fête mais où tous les habitants, grisâtres, tirent des
gueules de trois kilomètres de long, la résolution de l’énigme du collier,
tellement évidant mais encore fallait-il y penser ainsi que le concept même des
fameux vieillards et de leur apparente immortalité, force est de constater que
ce troisième album de Thorgal, non seulement ravira les amateurs du
héros du grand nord, mais qu’en plus, il pourrait plaire aux autres, peu
familier de la série de celle-ci en tant qu’album indépendant qui se lit
parfaitement sans posséder une connaissance de l’univers de Thorgal.
Du coup, la lecture n’en fut que plus agréable et je dois reconnaitre que, mine
de rien, Les Trois Vieillards du Pays d'Aran est une sacrée
bonne BD, ne serais ce que pour son intrigue. Bien évidemment, il faut savoir
remettre les choses dans leur contexte et se dire que le style et les dessins
accusent un peu leur âge, après tout, cet album est vieux de trois décennies,
et que, du coup, certains des plus jeunes d’entre nous pourront trouver cela un
peu vieillot. Personnellement, cela ne m’a pas gêné le moins du monde, c’est
probablement dut à mon âge et au fait que je suis un habitué de ce style «
ancien », mais je conçois parfaitement que cela ne soit pas l’avis de tout
le monde. Dommage, car c’est du tout bon !
Points
Positifs : - Première
aventure indépendante du long, très long cycle de Thorgal, Les
Trois Vieillards du Pays d'Aran se démarque d’entrée de jeu par le simple
fait que l’on peut lire cet album sans posséder une connaissance approfondie de
la saga et que, du coup, il pourra plaire aux néophytes. -
L’intrigue peut apparaitre un peu simpliste en 2015, cependant, celle-ci n’en
reste pas moins plutôt bonne voir même captivante dans son ensemble. De plus,
tout cela fourmille de bonnes idées. -
L’album des premières que ce troisième tome : univers parallèles, voyages
dans le temps, apparition de la Gardienne des Clefs, etc. -
Si, sur les deux premiers albums (particulièrement le premier), on pouvait
encore avoir quelques doutes sur le travail de Grzegorz Rosinski, ici, il en
est tout autrement et les planches sont tout bonnement magnifiques ! -
Excellente idée que l’explication donnée pour la quasi-immortalité des Bienveillants. -
Mine de rien, l’énigme au début de l’histoire est d’une simplicité incroyable
mais encore fallait-il la trouver ! Points
Négatifs : - Bien
évidement, il faut être réceptif a un style narratif et a des dessins
franchement old-school. Ceux de ma génération n’y verront aucun problème, pour
les plus jeunes, c’est un autre problème… Ma
note :8/10
Thorgal
– L'Île des Mers Gelées Aaricia
se prépare à épouser Thorgal. Elle contemple son village une dernière fois du
haut de la falaise, avec son amie Solveig. Soudain, deux aigles gigantesques
surgissent dans le ciel en tournoyant autour d'elles. Pendant ce temps, les
hommes du village et Thorgal jouent à un drôle de jeu. Un aigle énorme est
attaché à un arbre. Chacun leur tour, les hommes tentent de le tuer à l'arc. Au
même moment, les deux aigles gigantesques foncent sur Aaricia et l'un deux la
capture dans ses serres. Solveig prend la fuite afin de prévenir le village.
Les hommes poursuivent leur petit jeu jusqu'au tour de Thorgal qui libère
l'oiseau avec une flèche. Björn, le frère d'Aaricia est furieux, car il voulait
abattre cet oiseau. Il menace alors Thorgal, quand Solveig arrive pour les
avertir du drame. Thorgal regarde le ciel et aperçoit les aigles qui suivent le
fjord. Il monte sur son cheval pour les suivre, tandis que les hommes
embarquent à bord de leur drakkar. Cependant, Thorgal ne peut rattraper
l'étrange navire sans rame sur lequel les aigles se sont posés. Il part alors
avec ses compagnons vikings sur leur drakkar...
Thorgal – L'Île des Mers Gelées Scénario
: Jean Van Hamme Dessins
: Grzegorz
Rosinski Couleurs : Grzegorz
Rosinski, Gaétan Georges Couverture : Grzegorz
Rosinski Editeur
: Le Lombard Genre : Heroic Fantasy,
Science-Fiction Pays
d’origine : Belgique Langue
d’origine : français Parution : janvier
1980 Nombre
de pages : 46
Mon
avis : Après m’être lancer finalement dans
cette grande saga de la bande dessinée franco-belge qu’est Thorgal,
comme on avait put le voir il y a de cela quelques jours, intéressons nous donc
à présent au second volume de la saga, intitulé L'Île des Mers Gelées.
Celui-ci est la suite directe de La Magicienne Trahie et l’on
retrouve donc des personnages et un univers avec lesquels on commence à se
familiariser, mais tout l’intérêt de cet album repose indéniablement sur la
révélation finale, par Slive, la fameuse Magicienne Trahie, des
origines mystérieuses de Thorgal. Personnellement, ce fut une surprise pour
moi, m’attendant probablement a ce que celle-ci ne survienne que plus tard dans
la série, mais quoi qu’il en soit, elle ne le fut pas tant que cela :
comme je vous l’avais expliquer lors de la critique du premier tome, je
connaissais un peu le fond de la série depuis quelques années, ainsi, tout ce
coté fantastique, cette Atlantide non nommée mais dont on soupçonne l’existence
passée dont est originaire ce fameux peuple des étoiles (peut être pas sous ce
nom mais on voit d’où vient l’inspiration), ces fameux être venus du ciel, que
l’on prend pour des Dieux et qui renvoient immédiatement a toutes les théories,
farfelues ou non, de paléocontact tant en vogue dans les années 60 et 70 ;
bref, tout un tas d’éléments et de théories dont se sont inspirées les auteurs
de Thorgal et qui ne pouvaient, indéniablement, que me plaire.
Je savais où je mettais les pieds avec cette série, et sur ce point, je ne fus
pas déçu, bien au contraire. Mais si le fond m’a plut, quand est-il de la
forme, tout aussi importante et vitale pour l’intérêt global de la chose ? Et
bien elle est bonne, tout simplement. Déjà, les dessins ; la première chose qui
saute aux yeux, et après avoir vu une couverture assez semblable de part sa
construction a celle du premier volume, c’est que les dessins de Grzegorz
Rosinski se sont nettement améliorés de part la finesse des traits et la
précision, bien évidement, cela reste ce que les plus jeunes d’entre nous
surnommerons de la « bande dessinée a papa », et l’ensemble fait
indéniablement vieillot, mais si l’on sait passer outre le style, ce n’est pas
vraiment un problème, même si je ne suis pas forcement objectif en disant cela
vu que j’ai l’habitude de la chose. Cependant, avoir l’habitude ne signifie
aucunement que je ne préfère pas un style plus moderne ; disons plutôt qu’il
faut savoir que tout cela date de 1980, et que depuis, il a coulé beaucoup d’eau
sous les ponts. Quant au scénario, sachons reconnaître la maitrise de Jean Van
Hamme qui nous offre la une excellente intrigue, de meilleure qualité que lors
du premier volume qui était surtout un assemblage de courtes histoires, et
assez captivante de bout en bout : ainsi, le lecteur est vite pris, malgré la
simplicité apparente de l’histoire, dans cette course dans le grand nord, a la
recherche de la promise de Thorgal, entre trahisons, coup de théâtres, combats
et révélations. Le tout, bien évidement, baignant dans un décor polaire, où
pointe une technologie anachronique et de vieilles légendes qui plairont aux
habitués du genre. Bref, Malgré un coté old-school, il est indéniable que L'Île
des Mers Gelées est une excellente bande dessinée qui certes, s’inscrit
dans un cycle et qui sans lui, ne vaut pas grand-chose, mais qui se démarque de
part son importance dans celui-ci, ne serais ce que pour sa révélation finale
quant aux origines de Thorgal qui entrainent forcement la série vers un coté où
se mêlent la SF et la Fantasy, genres bien distincts de nos jours
(malheureusement) mais qui flirtaient ouvertement il y a une trentaine
d’années. Mais ne vous méprenez pas, ce deuxième Thorgal ne
vaut pas uniquement pour ses dernières pages et ce que l’on y apprend, son
histoire, même si elle a un peu vieillit, n’en demeurant pas moins de qualité
et méritant le détour.
Points
Positifs : - Ce
second tome de la série est en fait la conclusion du dytique mettant aux prises
Thorgal à Slive, la fameuse Magicienne Trahie du premier
volume. Deux volumes forcément liés et qui se doivent d’être lu ensembles. -
Bien évidement, ce que le lecteur retiendra le plus, ce sont les surprenantes
révélations qui clôturent cet album et qui éclaircissent le passé de
Thorgal : on avait compris que celui-ci n’était pas un viking mais de la a
imaginé qu’il était issu d’une civilisation venue des étoiles (avec un soupçon
d’Atlantide), c’était une autre histoire… -
Justement, le bon vieux temps où Fantasy et SF se mêlaient sans le moindre
problème ! -
Indéniablement, le sieur Grzegorz Rosinski s’est grandement amélioré depuis le
premier tome ; d’ailleurs, l’évolution est même visible entre les
premières pages de ce second volume et les dernières. -
Certes, le tout a un peu vieilli, cependant, scénaristiquement, malgré un coté
par moments vieillots, cela se lit toujours aussi bien. -
La version de 2022, celle possédant la colorisation de Gaétan Georges mérite le
détour et il est intéressant de faire la comparaison avec l’œuvre originale qui
apparait daté sur ce point. Points
Négatifs : - Il
est indéniable que l’ancienneté de la chose est le principal défaut que
certains pourront trouver a cette BD : suivant que vous soyez habitués ou
non au style de l’époque, celui-ci passera… ou pas, et ce, tant
scénaristiquement que pour ce qui est des dessins. -
Certes, de part mon âge, cela ne me pose guère de problèmes de lire les
premiers albums de Thorgal, cependant, je reconnais que par
moments, c’est un peu convenu, surtout pour ce qui est de la personnalité des
personnages, ceux-ci étant plutôt simplistes. -
Grzegorz Rosinski a fait des progrès, certes, mais il fera encore mieux par la
suite. Ma
note :7,5/10
Thorgal
– La Magicienne Trahie Par
un froid glacial, au bord de la mer du nord, un guerrier conduit un homme
enchaîné vers son ultime demeure. Il va être attaché sur un rocher, à marée
basse, avant d'être lentement gelé, puis noyé par les eaux. Cet homme, c'est
Thorgal Aergisson, fils adoptif de l'ancien chef viking et condamné pour
simplement être tombé amoureux d'Aaricia, la fille de l'actuel roi viking
Gandalf-le-fou. Tandis que Gandalf retrouve son navire et ses hommes, Thorgal
supplie les dieux de ne pas le laisser mourir ainsi. A cet instant, une femme
borgne accompagnée d'un loup vient lui faire une étrange proposition. En
échange de sa liberté, elle lui demande une année entière de sa vie, à son
service, sans discuter. Thorgal ne peut qu'accepter son offre pour pouvoir un
jour accomplir sa vengeance contre Gandalf. Quelques jours plus tard, Thorgal
et la mystérieuse femme cheminent dans la neige vers les montagnes. Ils
arrivent alors en vue d'une tour qui se trouve au sommet d'un pic. La femme
explique à Thorgal ce qu'elle attend de lui afin qu'elle puisse, elle aussi,
assouvir une vengeance…
Thorgal – La Magicienne Trahie Scénario
: Jean Van Hamme Dessins
: Grzegorz
Rosinski Couleurs : Grzegorz
Rosinski, Gaétan Georges Couverture : Grzegorz
Rosinski Editeur
: Le Lombard Genre : Heroic Fantasy,
Science-Fiction Pays
d’origine : Belgique Langue
d’origine : français Parution : janvier
1980 Nombre
de pages : 46
Mon
avis : Cela faisait quelques d’années que
j’hésitais à me lancer dans Thorgal ; a la fois attirer par
l’ambiance, le contenu et la qualité de cette œuvre, j’avais un peu peur de
devoir me taper l’acquisition d’une trentaine de volumes par la suite. Mais
bon, après moult hésitations et un énième feuilletage en magasin, je me suis
enfin procurer le premier volume de la saga, paru en 1980 déjà, et
intitulé La Magicienne Trahie. A celui-ci, les auteurs ajoutèrent
un court récit du héros nordique, un poil plus récent, Presque le Paradis.
Mais commençons par le début, et donc, par les débuts de la saga…
Indéniablement, ce qui choque les yeux tout d’abord lorsque l’on découvre le
premier volume de la saga Thorgal en 2023, c’est les dessins
; « ah, c’est de la bonne vieille BD a papa ca ! », comme on
n’en fait plus. Et si je m’attendais, avant coup, a un truc ressemblant par le
style a Rahan (allez donc savoir pourquoi ?), j’eu la
surprise, en voyant les planches de cet album, de constater que celui-ci
lorgnait plus du coté des comics américains de la même époque. Certes, par la
suite, le style évoluera rapidement et l’on retrouvera plus un coté « franco-belge
», comme on peut le voir dans le second récit Presque le Paradis,
plus tardif (mais je ne sais pas de quand il date, enfin, je n’ai pas cherché
non plus), mais pour ce qui est des débuts de Thorgal,
indéniablement, c’est le cas. Alors bien évidement, ce style fait «
vieillot » et accuse franchement son âge de nos jours, mais bon, si
vous passez outre ce dernier, dites vous au moins que Grzegorz Rosinski livrera
des planches sublimes par la suite. Mais bon, outre les dessins, il y a le plat
principal, l’univers de Thorgal, et la, si depuis la parution de ce
premier tome, on en a vu et revu et s’il a perdu de son originalité, je dois
reconnaître que celui-ci m’a enthousiasmé d’emblé : se déroulant dans un
moyen-âge imaginaire, l’action se situe dans le grand nord, chez les vikings et
cela nous permet de sortir du carcan si lassant a force où semble enfermer la
Fantasy depuis Tolkien, celle avec des elfes et des gobelins, des dragons et
des ogres, des chevaliers, des magiciens et tout plein de bons sentiments.
Dans Thorgal, place au grand nord, à la neige, aux légendes où l’on
côtoie Odin, les Valkyries et Siegfried, place a un autre univers, moins
utiliser par les auteurs, ce qui nous apporte un changement salvateur et
agréable. Et encore, ce n’est qu’un début puisque la suite de la saga ira
beaucoup plus loin et lorgnera même du coté du fantastique pur et dur (et oui,
il m’arrivait de feuilleter Thorgal de temps en temps), mais
pour le moment, nous n’en sommes pas la. Ainsi, ce premier album nous présente
les personnages, Thorgal, si différent de ses semblables et dont on devine
qu’un mystère rode sur ses origines, aux prises avec le chef des vikings,
Gandalf-Le-Fou (tient, il est plus magicien celui-là ?) qui décide de se
débarrasser de lui. Sauver par Slive, la fameuse Magicienne Trahie,
notre héros doit donc accomplir une quête afin d’assouvir sa vengeance, et là,
on a droit a des combats fulgurants, des trahisons, des objets magiques et des
révélations, dans la ligne droite de ce que l’on trouve d’habitude dans le
petit monde de l’Heroic Fantasy. Il est clair que dit comme cela, La
Magicienne Trahie n’a pas l’air d’être un récit vachement original,
mais bon, c’est le premier volume d’une très longue saga, qui s’apprécie sur sa
globalité (et qui accessoirement, n’est pas achevée !) et que, vu que cette BD
date d’il y a plus de trente ans, il faut savoir relativiser nos impressions et
nos comparaisons avec d’autres œuvres bien plus récentes. Quoi qu’il en soit,
et malgré des dessins franchement vieillots, j’ai apprécié ce premier récit et
quelque part, c’est ce qui compte. Dans l’édition que je possède, il y a une
histoire courte, Presque le Paradis, qui se lit comme une aventure
indépendante de notre brave et ténébreux viking ; et là, en toute sincérité,
j’ai encore plus accroché que pour l’autre : bon, déjà, question dessins, c’est
le niveau supérieur, mais ce n’est pas la raison principale de mon enthousiasme
puisque le scénario, où Thorgal se retrouve dans une espèce de lieu fermé, où
le temps s’écoule différemment selon les dires de ses habitantes, et où le
lecteur ne cesse de s’interroger, ne sachant plus qui croire, ce, jusqu’au
superbe coup de théâtre final est un petit bijoux qui mérite le détour. Bref,
vous l’avez compris, Thorgal à trouver un nouvel admirateur,
c'est-à-dire, moi-même. Bien évidement, il faudra attendre que je lise un
nombre plus conséquent d’albums, que je voie un peu où tout cela va mener pour
que je me fasse une opinion plus précise de l’œuvre, cependant, pour un premier
tome, je trouve que cette Magicienne Trahie est d’assez bonne
facture et laisse présager des lendemains enchanteurs.
Points
Positifs : - Les
débuts de l’une des bande dessinées franco belges les plus marquantes des trois
dernières décennies : originale pour son concept qui mêle habillement
Heroic Fantasy et SF dans un univers de vikings – avec, bien entendu, tout ce
qui tourne autour de ces derniers comme les dieux, les créatures mythiques,
etc. – Thorgal se démarque nettement de la concurrence,
souvent trop conventionnelle. -
Un premier tome qui permet de faire la connaissance des protagonistes, de
l’univers et où on comprend que les origines de Thorgal sont un peu
mystérieuses… -
Le second récit qui complète ce premier tome, Presque le Paradis,
est bien plus intéressant : plus récent, avec un Grzegorz Rosinski
qui livre une prestation que l’on peut qualifier de superbe, on prend un
plaisir certain à la lecture, surtout pour le final, un peu prévisible mais
réussi. -
La version de 2022, celle possédant la colorisation de Gaétan Georges mérite le
détour et il est intéressant de faire la comparaison avec l’œuvre originale qui
apparait daté sur ce point. Points
Négatifs : - Il
est clair que les dessins de La Magicienne Trahie sont plus
que vieillots : Rosinski fera bien mieux par la suite (d’ailleurs, on le
constate tout de suite dans Presque le Paradis) mais là, ce n’est
pas du tout ça… et puis, on dirait du comics de l’époque, c’est-à-dire,
franchement bof de nos jours. -
Même scénaristiquement, la série montera en puissance au fil des tomes mais
bon, on dira qu’ici, c’est un tome de présentation des personnages et de
l’univers… Ma
note :7/10